jeudi 23 septembre 2010

Chiens « gays » discriminés


Un « chien gay » n'est pas le bienvenu dans un restaurant asiatique australien.

Un homme de 57 ans, Ian Jolly, et sa compagne, se sont vu refuser l'accès à un restaurant thaïlandais après qu'un serveur du restaurant ait compris que monsieur Jolly et sa compagne voulaient entrer dans la salle à manger avec leur « gay dog ».
Le serveur avait mal compris : la compagne de M. Jolly, madame Chris Lawrence, avait mentionné la présence d'un «chien guide » (guide dog), alors que le restaurant dit souhaiter la bienvenue aux chiens guides. Même après avoir montré au serveur une pièce d'identité spécifiant le caractère particulier de leur chien, M. Jolly et Mme Lawrence se sont vu refuser l'entrée.

Un tribunal australien a demandé aux propriétaires du restaurant de suivre une formation sur le respect de l'égalité des chances, d'adresser une lettre d'excuses aux personnes lésées et de leur verser la somme de 1 500 $.

Voilà pour les faits qui m'ont été signalés par un ami français (merci, Frank), qui avaient été relatés dans un journal australien,
The Sunday Mail.

Mais peut-on me dire pourquoi il faudrait interdire l'accès à un chien « gay » lorsque les autres chiens sont admis ? La « bêtise » n'a pas de continent.

Alexander avait fondé une association pour la défense des chats maltraités dans les dessins animés. Prenant connaissance de cette histoire, il n'hésiterait pas à fonder immédiatement une association pour la défense des chiens « gays ». Et son fidèle bulldog en serait le président d'honneur.

7 commentaires:

Dr. CaSo a dit…

Misère, la bêtise humaine n'a-t-elle donc vraiment aucune limite???

Alcib a dit…

Dr. CaSo : Je crains vraiment qu'il n'y ait pas de limite : elle est partout, de toutes les couleurs, elle parle toute les langues...
J'hésite toujours à emmployer le mot « bêtise » pour qualifier l'étroitesse d'esprit et la stupidité des humains ; ça me semble toujours une insulte envers les les bêtes : je leur demande pardon.

Anonyme a dit…

Bonjour Alcib,

S'il y a beaucoup d'histoires gay qui sont tristes, c'est souvent parce qu'il y a des non-gays qui sont de tristes sires. A la place dudit chien, je crois que j'aurais opté ce soir-là pour du fond de culotte de serveur comme plat principal. .

Alcib a dit…

Je crois que la discrimination vient souvent de l'ignorance (ignorance voulue ou non). L'ignorance découle probablement d'un manque d'intelligence, de l'étroitesse d'esprit ou de la fermeture à ce qui ne nous ressemble pas.
Pourtant, il faut être vraiment isolé physiquement ou intellectuellement borné pour ne pas connaître en 2010 la réalité des différences, qu'elles soient ethniques, culturelles, d'orientation sexuelle ou autre.

Dans le cas de ce chien, il n'était même pas « gay » : le serveur a compris « gay dog » quand on lui a dit « guide dog ». Son ignorance de la langue du pays peut s'expliquer, mais sa réaction au mot « gay » est plus inquiétante. Si la personne qui accompagnait ce client potentiel avait mentionné qu'elle était elle-même « guide », lui aurait-on aussi interdit l'entrée du restaurant sous prétexte qu'elle était « gay » ?

J'aime bien la fin de ton commentaire. Si le chien avait été un peu moins innocent (en ne présummant pas que le serveur était idiot), il aurait pu, en effet, goûter du postérieur asiatique.

Alexander, qui était végétarien et contre la violence faite aux animaux, avait dit un jour qu'il ne mangeait pas d'animaux mais que, en dépit du goût qu'il imaginait détestable, il aurait bien voulu manger du torréador.

RPL a dit…

J'ai ri de bon coeur à la lecture de cette courte histoire qui semble parfaitement invraisemblable - s'il n'y avait le jugement de Cour qui, probablement, ne s'invente pas !

La stupidité est universelle, et à tout considérer, elle en devient, comme telle, un motif anti-discriminatoire !

Porte-toi bien, Alcib.

Beo a dit…

Bien fait pour l'obligation de dédommager ces pauvre propriétaires du chien.

Ils ont dû se pincer sur place pour y croire! Mais quel imbécile ce serveur!!!!!

Alcib a dit…

RPL : Merci. C'est en effet assez incroyable de voir à quel point le seul mot « gay » peut faire perdre la tête à des cervelles anémiques.

Béo : En effet, les excuses à demander et la somme minime à payer devraient faire réfléchir les propriétaires et les serveurs de ce restaurant. Mais ce qui sera probablement le plus utile, c'est la formation qu'ils devront suivre sur le respect des droits, sans discrimination.