dimanche 20 mars 2011

L'Aiglon : 200 ans et toujours jeune


Puisqu'il lit toujours le blogue par dessus mon épaule, Alexander aurait été déçu que je ne souligne pas aujourd'hui le deux centième anniversaire de naissance du duc de Reichstadt, dit l'Aiglon, qui fut sans doute le premier avec qui Alexander aurait voulu « se marier ». Il a par la suite aimé d'autres personnages historiques, le principal étant Héphaistion, mais il n'a jamais oublié l'Aiglon, dont il avait chez lui un portrait encadré.



En cherchant l'Aiglon sur Internet, Alistair est tombé sur ce blogue, le 7 octobre 2009 et, dans les mots où je parle d'Alexander, il y a reconnu son camarade de pension et ami. Alistair a laissé quelques commentaires sur ce blogue, mais il m'a surtout écrit pratiquement tous les jours, pour partager son chagrin du départ d'Alexander et pour me parler un peu de lui. Véritable petit frère d'Alexander, Alistair a été victime d'un terrible accident le 12 décembre 2009 et je n'ai plus eu de ses nouvelles.
Quelques semaines plus tard, un jeune Gallois enseignant à Londres et à Paris, a aussi reconnu dans mes mots le garçon qu'il lui arrivait d'apercevoir dans les rues de Londres, dont il connaissait l'identité sans jamais lui avoir encore adressé la parole et qui le fascinait... Je n'ai pas eu l'occasion de demander à Alexandre le Gallois comment il était arrivé sur ce blogue ; j'espère qu'il pourra bientôt me le dire. Il se pourrait bien que ce soit aussi par l'Aiglon.

6 commentaires:

RPL a dit…

J’aurais dû y penser, hier, à ce deuxième centenaire. Mais je t’avoue que ça ne m’a pas effleuré l’idée.

Il y a peu de biographies sur l’Aiglon. À sa mort, sa famille maternelle a détruit plusieurs de ses papiers, compromettants semble-t-il. Il aurait développé l’idée, ahurissante pour les Habsbourg, de la souveraineté du peuple, incontournable pour fonder la légitimité de tout pouvoir. Il y aurait eu là, bien sûr, un emprunt idéologique à son illustre père.

C’est sur ce dernier aspect qu’on sait finalement peu de choses : être le fils de Napoléon, mythe vivant, père écrasant, et pourtant honni à la cour d’Autriche, et chez les réactionnaires post Congrès de Vienne. Comment se sent-on quand on est le fils de Napoléon  ? On en sait davantage sur les relations de l’Aiglon avec sa mère - une mère d’une parfaite insignifiance, et d’un code moral assez souple ( c’est le moins que l’on puisse dire ).

Pas de biographie possible, probablement, faute d’une documentation complète, qui n’existe plus.

Alcib a dit…

RPL : Merci de ce cours intensif d'histoire.
Quand Alexander a commencé à s'intéresser à l'Aiglon, il n'était encore qu'un tout petit garçon. Le rôle politique du jeune Bonaparte et de son père n'avaient vraiment aucune importance pour lui.
En grandissant, il a appris l'histoire, bien sûr. Il est resté fidèle non pas au personnage politique mais au jeune homme qu'il avait trouvé beau au cours de son enfance, comme il est resté fidèle à son enfance et à tous ceux qu'il a aimés depuis.

seb haton a dit…

Arrivé par chez Béo, je trouve l'endroit agréable :)

"Vous n'y trouverez cependant rien de croustillant, de spectaculaire ou quoi que ce soit qui ait un lien avec la mode ou même l'actualité criante..."

Tant mieux, je ne suis pas de ce public.
Bon dimanche,
s.h.

Alcib a dit…

Seb Haton : Merci de votre passage. Soyez le bienvenu.
Si je me souviens bien, vous êtes le linguiste de chez Béo... et très certainement bien d'autres choses ;o)

seb haton a dit…

"vous êtes le linguiste de chez Béo... et très certainement bien d'autres choses"

La description est parfaite :))
Merci pour cet accueil sympathique !
s.h.

Alcib a dit…

Seb Haton : Et c'est fort probablement la deuxième partie de ma description qui est la plus juste ;o)