lundi 7 janvier 2008

Il silenzio

Bonsoir mon amour
Aujourd'hui je ne t'ai pas écrit
Pardonne-moi
J'ai trop de peine...

Où vont donc toutes ces lettres d'amour que l'on n'a pas écrites ?
Retombent-elles dans le coeur, comme toutes les larmes qui n'ont pas été versées ?
Si c'est le cas, il y a de quoi l'alourdir ! (Je ne sais pourquoi, je pense à Cavafy, dont je n'ai rien lu depuis si longtemps).

Aux larmes retenues, faudrait-il préférer celles qui, selon Chateaubriand, « coulaient de leurs yeux jusqu'aux lèvres » ? (Les Natchez).

Oui, oui, croyez-moi, j'assume totalement la part de Dalida en moi...

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samedi 5 janvier 2008

Désenchantée

Cette cabane, que j'ai déjà utilisée en novembre 2005, représente
ma vie intérieure plutôt que l'appartement que j'habite


En vérifiant les statistiques de fréquentation de ce blogue, j'ai constaté que le plus récent lecteur, de Marseille, était arrivé chez moi en effectuant une recherche sur un titre de Montherlant, titre que j'avais donné à mon billet du 21 janvier 2006 : Mais aimons-nous ceux que nous aimons ? Par curiosité, je suis allé relire ce billet et, surtout, les commentaires qu'ils ont suscités. J'ai longuement répondu à l'un de ces commentaires et, dans cette longue réponse je disais, entre autres, ceci que je pourrais encore écrire aujourd'hui.
J'avais un peu, ces dernières années, perdu le fil qui me liait à un certain nombre de choses que j'aimais : des livres, des musiques... Je me suis perdu de vue et j'en ai souffert. J'essaie, depuis quelques semaines, de renouer ce fil, ou tout au moins de retrouver la curiosité, le désir, le plaisir de la lecture, de l'écriture... J'ai l'impression d'avancer à tâtons dans une grande maison que j'ai déjà habitée, où j'ai déjà été heureux, mais une maison qui a été désertée depuis quelques années, d'où la lumière et l'air frais sont absents depuis trop longtemps ; j'avance en repoussant les toiles d'araignées, en me demandant si j'aime encore ce que j'ai aimé, si j'aimerais retrouver tous ces trésors... Et je me demande parfois si ces toiles d'araignées ne sont pas plutôt dans ma tête...
Cette maison désertée, je l'habite toujours, cependant, car c'est la seule que j'aie. La lumière, la musique, l'esprit, l'amour, la tendresse, bien d'autres fées et bien d'autres anges, s'en sont éloignés et cette maison a perdu son âme. Je n'y cohabite pas avec des fantômes : le fantôme, c'est moi.

mercredi 2 janvier 2008

Bonne année 2008

Je vous souhaite une bonne année,
sous le signe de la paix, de la santé,
de la sérénité, de la joie et de l'amour.

Puissiez-vous conserver votre âme d'enfant
et vous émerveiller à tout moment.

Puissiez-vous vivre au présent
tout en souriant à l'avenir.

Bonne année 2008 !