Affichage des articles dont le libellé est présence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est présence. Afficher tous les articles

lundi 8 décembre 2025

Rupert, mon ami, il y a un an déjà...

  
20 octobre 2015 - 8 décembre 2024

 Mon cher Rupert, il y a aujourd’hui, ce 8 décembre 2025, exactement un an que tu es reparti, de façon subite et imprévisible. Trois jours plus tard, il y aurait eu exactement neuf ans que tu étais arrivé chez moi. Je t’avais désiré, cherché et attendu pendant quelques années : je ne voulais pas un chien, je voulais seulement un bulldog anglais. Il m’aura fallu du temps pour te trouver. Puis, un jour, les étoiles se sont alignées pour ta venue : je crois que quelqu’un qui n’était plus sur terre et qui nous voulait du bien a choisi de t’envoyer auprès de moi, à moins que tu aies décidé toi-même de te réincarner et de venir m’accompagner pour transformer et enrichir ma vie et la rendre plus agréable. 

Tu me manques énormément, mon cher Rupert. Mes lectures et mes recherches sur la vie après la mort m’ont beaucoup aidé à comprendre et à accepter que le temps de ta mission sur terre était terminé et que le temps était venu pour toi d’abandonner ton écorce terrestre, de retourner auprès de ceux qui nous aiment et qui, sans qu’on puisse les voir, veillent sur nous, et pour retrouver ta légèreté, ta liberté de choisir d’accepter ou non une autre mission auprès de quelqu’un qui mériterait ta présence.

Je te remercie infiniment, mon cher Rupert, de m’avoir accompagné durant ces neuf années, d’avoir constamment enrichi ma vie de multiples façons et, malgré ton absence physique, de continuer de m’inspirer tous les jours. Je ne serai jamais assez reconnaissant de tout l’amour partagé, de toutes ces belles rencontres que tu auras suscitées autour de nous, de toutes ces riches amitiés que tu auras favorisées et nourries.

Il faudrait un livre pour vraiment parler de toi et faire voir à quel point un chien peut enrichir une vie. Je crois que les chiens ont une âme, qu’ils sont intelligents et sensibles et qu’ils savent donner à ceux qui sont attentifs le soutien affectueux et loyal qu’il leur faut. Rupert, tu as été, merveilleusement, ce compagnon fidèle, attentif dont j’avais besoin. Ce fut un privilège de t’avoir à mes côtés durant ces neuf années. Pour le reste de mes jours, tu vivras en moi, je te serai reconnaissant, Rupert, et je t’aimerai comme l’une des dimensions les plus nobles de moi-même.

samedi 6 juillet 2019

Conversation stellaire

« Quand je n’écris pas, c’est que
quelque chose en moi ne participe plus
à la conversation des étoiles. »
Christian Bobin, La grande vie

lundi 31 octobre 2016

Abonnés absents

Dans les mois qui ont précédé et ceux qui ont suivi le départ d'Alexander, certains de mes amis, parmi les plus anciens et les plus intimes, sont « disparus » en douce, sans rien dire, ou sous des prétextes pas très clairs. Je n'ai pas voulu en parler vraiment ici pour ne pas faire de peine à l'entourage d'Alexander, car l'idée que la présence d'Alexander dans ma vie ait pu avoir une influence négative sur mes amitiés aurait vraiment chagriné et blessé sa famille et ses amis. Alexander, lui, sentait bien quels étaient, parmi mes amis, ceux qui méritaient vraiment le titre d'amis. J'ai assuré Alexander que, si je devais choisir entre lui et mes amis, je n'hésiterais pas du tout : je n'aurais pas pu continuer d'appeler « amis » ceux qui auraient refusé de croire à l'authenticité de mon amour pour Alexander et de celui, absolu, d'Alexander pour moi... Au cours de nos conversations ou dans ma correspondance avec Alexander, j'ai plusieurs fois défendu ces amis mais, au bout du compte, il semble que c'est lui qui avait raison...

Je ne m'étendrai pas sur l'une ou l'autre de ces tristes histoires en particulier. Chacun a le droit, s'il le peut, de choisir sa vie, ses croyances, ses valeurs, ses attaches, ses relations... Et cela vaut pour moi aussi. Il m'est arrivé plusieurs fois de vouloir parler d'Alexander à l'un ou l'autre de mes proches et, plusieurs fois, après avoir prononcé son nom, c'est exactement comme si je n'avais rien dit. C'est comme si pour eux, ne pouvant le toucher, il n'existait pas, n'avait jamais existé... Et pourtant, je sais, moi, qu'en quinze mois de conversations et de correspondance entre lui et moi, Alexander a été vraiment présent, à chaque instant, et que j'ai plus appris et mieux vécu qu'en quinze ans avec ceux qui sont physiquement plus près de moi, mais qui, au fond, ne m'ont jamais connu comme Alexander a su me connaître, me reconnaître.

Il y a un mois, j'ai envoyé un courrier électronique à l'un de ces amis qui habite tout près de chez moi, mais que je n'ai pas revu depuis quelques années. Comme il m'envoie de temps à autre un message disant qu'il aimerait me voir, me parler de vive voix, je lui proposais que nous fassions, pendant qu'il faisait encore beau, une promenade le long de l'avenue du Parc, comme nous avons si souvent fait dans le passé. Je trouvais cela plus facile, pour reprendre contact, que d'aller m'asseoir chez lui et sa femme. Je lui proposais de nombreuses plages horaires où je me serais rendu disponible. Non seulement je n'ai pas reçu, un mois plus tard, de réponse à ma proposition, je n'ai même pas reçu d'accusé de réception.

Le même jour, j'ai envoyé à un autre ami quelques mots à l'occasion de sa fête. Il m'a vite répondu pour m'en remercier, ajoutant toutefois qu'il avait été déçu de ne pas recevoir une nouvelle photo de Rupert et que, devant la brièveté de mon message, il se demandait si j'allais bien. J'ai aussitôt envoyé une nouvelle photo de Rupert, en précisant qu'en effet je n'allais pas très bien, en lui donnant un très bref aperçu de quelques-unes de mes inquiétudes... J'ai dû attendre trois semaines pour qu'il réagisse. Il m'a téléphoné un soir de la semaine dernière, mais il s'était « bien » préparé, s'était armé de phrases toutes faites, de « pensées positives » qui peuvent servir en toute occasion et, bien qu'il m'ait posé la question sur ce qui n'allait pas, il ne m'a jamais laissé finir une phrase. Puis il a mis fin à la conversation, car il était fatigué...

vendredi 1 juillet 2016

Une respectueuse et tendre pensée...

Lady Di -  1er juillet 1961 - 31 août 1997

Je m'associe à sa famille, à ses proches, à tous ceux qui l'aiment et qui auront pour elle aujourd'hui une tendre pensée...
Merci de tout ce que vous avez fait, Lady Di, et pour tout ce que, personnellement, bien qu'à distance, vous m'avez apporté !

mardi 10 mai 2016

Émotions !


Il y a près de deux semaines (le 28 avril, précisément), Rupert avait rendez-vous, tôt le matin, à sa clinique vétérinaire, pour y subir une chirurgie que je n'ai pas voulu nommer devant lui. Comme il devait y passer la journée, j'avais apporté de la nourriture pour deux repas, au cas où il aurait envie de manger après l'anesthésie et la chirurgie. Pour éviter qu'il soit trop dépaysé au réveil, j'avais aussi pris l'une de ses couvertures et le t-shirt avec lequel j'avais dormi la nuit précédente.

Pour être sûr d'arriver à temps à son rendez-vous, j'avais appelé un taxi, en précisant que j'étais accompagné d'un jeune chien qui n'était pas petit mais pas gros non plus. Avant même que nous ayons le temps de nous installer, le chauffeur a commencé à être désagréable, en disant par exemple : « Il n'a pas l'air de prendre souvent des taxis, votre chien. » Je lui ai répondu qu'en effet, il ne prenait pas un taxi chaque matin pour aller au bureau, que ce n'était pas la première fois, mais que ce matin-là, il se sentait un peu bousculé et montrait un peu de résistance à monter dans une voiture... Le chauffeur a continué en disant que, normalement, les gens qui ont des chiens ont un petit tapis pour y asseoir l'animal sur la banquette, alors que j'avais Rupert sur mes genoux... Et il continuait ainsi... Il m'arrive rarement de m'impatienter avec des gens qui me servent, mais ce chauffeur commençait drôlement à m'énerver avec ses leçons et ses commentaires. Je lui ai dit que, malgré son jeune âge, Rupert était monté déjà à quelques reprises dans une voiture et que nous n'avions jamais eu affaire à un chauffeur aussi hautain et désagréable, que j'avais précisé que j'aurais un chien avec moi et que s'il n'avait pas envie d'avoir un chien dans sa voiture, il n'avait qu'à laisser quelqu'un d'autre répondre à l'appel. J'ai ajouté que je n'avais jamais eu affaire à un chauffeur aussi grincheux et que la prochaine fois j'appellerais une autre compagnie...

À la clinique, nous avons été accueillis par une jeune technicienne très sympathique qui nous a ouvert la porte (la clinique n'ouvrait qu'une heure plus tard, mais pour la chirurgie, nous avions rendez-vous plus tôt). Elle a pesé Rupert : 19, 6 kilos. Elle m'a fait remplir un petit questionnaire pré-chirurgie, je lui ai laissé Rupert, qui n'a pas fait d'histoire... Elle m'a dit qu'on m'appellerait en après-midi, quand Rupert serait assez bien réveillé pour pouvoir marcher. Je suis rentré chez moi où, voulant profiter de l'absence de Rupert, je m'étais préparé un programme assez chargé pour la journée.

Arrivé à la maison, j'ai trouvé l'appartement si vide, sans âme ! J'avais l'impression d'être abandonné par quelqu'un que j'aimais... J'ai préparé mon petit déjeuner et, avant même que je l'aie terminé, la clinique m'appelait pour me demander, pendant qu'il était encore endormi, la permission d'enlever à Rupert deux dents de lait qui n'étaient pas encore tombées ; permission accordée. Puis, peu de temps après, autre appel de la vétérinaire : en déplaçant Rupert, elle avait entendu un craquement aux hanches ; elle suggérait de faire des radiographies et, donnant encore une fois mon autorisation, même si à chaque appel je sentais s'allonger le montant de la facture... Elle m'a donné rendez-vous au début de l'après-midi pour regarder avec elle les radiographies. Il n'était donc plus question que j'entreprenne quoi que ce soit chez moi, que je n'aurais pas eu le temps de terminer.

En me montrant les radiographies, elle m'expliquait les problèmes d'articulations constatés chez Rupert, qu'il faudrait prévenir l'éleveur de ce défaut congénital, et annonçait la nécessité de procéder assez rapidement à une intervention délicate, au cours de laquelle il faudrait casser des os de Rupert et les ressouder, opération qui ne pouvait être faite que par un chirurgien spécialisé, et dont le coût représentait une importante partie de mon revenu annuel. Je lui ai dit que je n'avais pas cet argent et que, si cette opération devait se faire, je devrais me séparer de Rupert... Elle m'a alors proposé de se renseigner sur les alternatives, sur les modalités de paiement, etc., et qu'elle me rappellerait.

Rupert n'était pas encore très bien réveillé, mais j'ai pu le voir. Je me suis approché de la cage où il dormait sur mon t-shirt, sa couverture près de lui ; en me sentant arriver, il s'est approché et, entre les barreaux, nous avons pu nous faire un baiser... J'étais encore à la réception de la clinique lorsque sa vétérinaire m'a téléphoné pour me transmettre la bonne nouvelle : le chirurgien spécialisé lui a dit que l'opération n'était pas nécessaire, que les radiographies montraient une conformation tout à fait normale chez un bulldog... Ouf ! Mais la vétérinaire et le chirurgien suggéraient de donner dès maintenant à Rupert des suppléments alimentaires (vendus à la clinique au prix du caviar) pour maintenir en bonne santé ses articulations.

Je suis parti pour rentrer chez moi en disant que je reviendrais chercher Rupert à la fin de la journée, car je voulais réaménager son petit parc pour lui faciliter les déplacements après la chirurgie (il devait éviter durant quelques semaines de grimper, de sauter, de trop courir) car, depuis plusieurs semaines, il dort sur le canapé ; en rendant son parc plus accueillant, je pensais qu'il serait heureux de s'y installer. Mais en sortant de la clinique, j'étais épuisé, lessivé ; je cherchais à éviter tout ce qui ressemblait à un drain, une bouche d'égout, car je sentais qu'en passant trop près, je m'y serais coulé pour y disparaître à jamais... Je suis entré dans une rôtisserie pour y manger un sandwich (et rapporter à la maison un poulet déjà bien rôti). Et, avant d'arriver à la maison, je me suis arrêté dans une pâtisserie sympathique pour y prendre un dessert et un café ; sans cela, je ne sais dans quel état je serais rentré chez moi.

Je me suis empressé de réaménager le parc de Rupert et, voyant l'heure passer et ne me sentant pas très fort pour retourner à la clinique y prendre Rupert, j'ai téléphoné en leur demandant de le garder pour la nuit. On me l'avait offert, tout en ajoutant qu'il est préférable que le chien rentre chez lui le jour même, lui évitant un surplus de stress inutile. J'étais bien conscient de ce stress, mais j'en ressentais moi-même une bonne dose, et je craignais de ne pas savoir quoi faire si Rupert se plaignait durant la nuit ; de toute façon, je me sentais si démuni que je n'aurais pas vraiment été d'un grand soutien pour Rupert.

J'ai passé la soirée à travailler sur quelques documents en cours puis, un peu plus tard que d'habitude, je suis allé me coucher, le cœur gros, les yeux au bord des larmes. Rupert me manquait ! Et je me sentais un peu coupable d'avoir laissé porter atteinte à son intégrité. Je me demandais s'il ne me le reprocherait pas dans les jours, les semaines à venir...

Depuis, je veille à ce qu'il n'ouvre pas la cicatrice... J'ai parfois l'impression, lorsqu'il me regarde droit dans les yeux avec un petit air triste qu'il me demande ce qu'il lui est arrivé... Il est de plus en plus affectueux, reste plus souvent près de moi, comme sur la photo ci-dessus où il regarde ce qui se passe sur l'écran de mon ordinateur, et il dort plus souvent à mes pieds lorsque je travaille, comme s'il ne voulait plus me quitter.

jeudi 17 décembre 2015

Un nouvel ami

Je disais il y a quelques jours en commentaire au billet précédent que j'étais occupé à repeindre l'appartement et certains meubles, etc., parce que j'attendais pour vendredi dernier l'arrivée d'un ami. Il est bien arrivé ce vendredi 11 décembre (ne le lui répétez pas, mais j'aurais préféré qu'il n'arrive qu'en cette fin de semaine, comme il était d'abord prévu, pour me laisser le temps de terminer le plus gros de mes travaux ; alors que j'ai dû tout interrompre, laissant en suspens plusieurs tâches, de peinture notamment, que je ne peux évidemment pas poursuivre en sa présence).

Dès qu'il me laissera un peu de temps libre, je vous reparlerai de cet ami, de « mon ami », qui s'est installé chez moi vendredi dernier. Pour l'instant, il m'est difficile de faire comme s'il n'était pas là. Peu à peu, il sera plus autonome et, au lieu de monopoliser toute mon attention, tout mon temps, toutes mes énergies, m'empêchant même de dormir le jour comme la nuit, saura contribuer à mon inspiration et soutenir mes activités. Ce mercredi, par exemple, j'ai réussi à m'évader une heure pour... aller faire des courses. J'essaierai de trouver, avant dimanche, un peu de loisir et de concentration pour vous parler de lui.

vendredi 20 juin 2014


Le chagrin, la douleur de la perte, de l'absence, du manque de la moitié de soi, ... sont toujours là ; mais je n'aurais pas dû relire notre conversation d'il y a cinq ans, qui devait être notre dernière conversation. Bien sûr, je n'en avais rien oublié, mais cette relecture m'a donné durant plusieurs minutes l'impression d'y être encore...

Je sais que deux ou trois lecteurs comprendront très bien, pour le vivre aussi de leur côté...

Il me redisait notamment, dans cette dernière conversation, que son seul désir, c'était d'être dans mon coeur, pour toujours. Et il ajoutait : « Je sais que tu m'aimes aussi et que jamais tu ne diras, même dans plusieurs années : « Ah oui, j'ai connu un jour un garçon qui s'appelait Alexander... » Parfois je me demande comment quelqu'un comme toi peut m'aimer, mais j'ai confiance en toi et j'ai confiance en ton amour. Et tu ne me parles toujours qu'avec ton coeur... »

Oui, Alexander, tu es et tu seras toujours dans mon coeur, comme tu l'as été depuis que tu es entré dans ma vie, « dirigé vers [moi] par quelqu'un qui t'aime et qui veille sur toi », aimait répéter notre meilleure amie. Et tout le temps qu'il me reste à vivre, que ce soit un jour, un mois, des années, je vivrai avec toi, pour nous. Je crois que j'essaie parfois de m'étourdir dans l'action pour ne pas trop me rendre compte de ton absence, comme si à la fin de mes agitations, de mes pérégrinations, j'allais te retrouver pour poursuivre nos échanges quotidiens...

Mais cette nuit, c'est le grand vertige...

Et d'autres douloureux silences sont venus s'ajouter, qui  attristent et inquiètent, et sont par moments difficiles à « gérer »...

Je sais cependant que tu n'as plus peur de me perdre, puisque tu es avec moi pour toujours, que tu comprends et que tu m'encourages à cultiver quelques vraies et précieuses amitiés, sans lesquelles la vie sur terre serait vraiment trop ardue. Je sais qu'avec moi tu les remercies de leur présence chaleureuse, même à distance.

vendredi 5 avril 2013

Les Roses d'Alexander

Il y a deux ou trois jours, en marchant vers la Grande Bibliothèque où je me rends au moins une fois par semaine, je pensais à l'anniversaire de naissance d'Alexander, dont la date approchait ; je me disais que j'irais chercher de jolies roses. Arrivé à la bibliothèque, avant d'aller chercher les documents que j'avais réservés, je me suis dirigé, comme je le fais toutes les fois, vers un grand présentoir de livres de toutes catégories. J'y jette toujours un coup d'œil rapide et il m'arrive de faire là des découvertes très intéressantes. Il y a là des parutions récentes, mais pas uniquement ; aussi bien des romans que des livres de recettes, des livres sur les musées ou sur l'architecture, des manuels d'utilisation de logiciels, des essais sur la santé physique ou mentale, des biographies, etc.

Or, cette fois-ci, il y avait devant moi un livre sur les roses. Déjà, au cours des deux ou trois dernières années, j'avais emprunté quelques livres sur les roses, ce qui était une autre façon pour moi d'approfondir ma connaissance de l'univers d'Alexander. Je n'avais jamais vu celui-ci ; je l'ai saisi, feuilleté, j'ai lu quelques lignes au hasard des pages... Les illustrations étaient belles, non pas des photos mais des dessins très réussis, sans doute à l'aquarelle ; on aurait cru respirer leur parfum... J'ai décidé de l'emprunter ; je l'ai mis sous mon bras et je suis allé chercher les deux autres livres qui m'attendaient. L'un qui aurait beaucoup intéressé Alexander, s'il ne l'avait pas déjà dans sa bibliothèque : un très beau livre d'Édouard Brasey, La Grande Encyclopédie du merveilleux.


Je ne vois pas comment Alexander aurait pu passer à côté d'une telle encyclopédie qui présente « les peuplades féeriques, elfes, lutins, sirènes ou nains, les bêtes terrifiantes comme les dragons, les licornes, les griffons, les gargouilles, mais aussi les créatures de la nuit, les loups-garous, les vampires, les trolls, les cyclopes, les géants, les orques, les titans... » (présentation de l'éditeur). Mais comme cette édition est sortie à l'automne 2012 (j'ai demandé à la bibliothèque d'en faire l'achat ; depuis, je ne suis pas seulement le premier à l'avoir emprunté, plusieurs fois, mais le seul à l'avoir fait jusqu'à présent), Alexander devait avoir l'édition précédente, la « petite » Encyclopédie...

En possession de mes trois livres (l'autre est un livre sur Luca Penni, un peintre disciple de Raphaël, récemment exposé au Prado, puis au Louvre), je me suis dirigé vers un poste libre-service pour y enregistrer mes emprunts. Tout allait bien pour les deux livres que j'avais réservés, mais le système informatique refusait de me laisser emprunter le livre sur les roses. J'ai essayé plusieurs fois et j'obtenais toujours le même message, demandant de me présenter au comptoir du prêt. Il y avait une longue file d'attente ; je me suis plutôt présenté à l'accueil en demandant pourquoi je ne pouvais pas emprunter ce livre. La préposée a regardé le code à l'endos et m'a vite répondu que ce livre avait été « retiré de la collection de prêt et de référence » ; il avait été mis en vente ; quelqu'un l'avait acheté, il y a quelques mois, et il a été déposé récemment sur un présentoir de la bibliothèque. « Vous n'avez pas besoin de l'emprunter ; ce livre est à vous... pour toujours », a-t-elle ajouté avec un grand sourire.

Je suis rentré chez moi tout joyeux. Non seulement je recevais en cadeau un livre qui m'intéressait beaucoup, mais puisque j'avais pensé aux roses avant d'entrer à la bibliothèque, que j'avais l'intention d'en acheter pour Alexander, je me suis dit que, très certainement, il ne pouvait s'agir que d'un clin d'œil d'Alexander pour signifier qu'il est là, toujours présent, qu'il peut lire mes pensées et, même, intervenir dans ma vie.

Un peu plus tard, en parlant à ma voisine, je lui ai raconté cet événement. Spontanément, sans aucune hésitation, elle s'est exclamée : « C'est un signe d'Alexander ! »


Il y a exactement trente-et-un an naissait en Angleterre ce petit ange qui allait devenir ce garçon merveilleux qui a transformé ma vie et que, en attendant de nous voir réunis sur son étoile, j'aimerai jusqu'à mon dernier souffle. Hier soir je suis allé acheter des roses, roses comme celles qu'il m'a envoyées, comme celles, virtuelles, que je lui envoyais tous les jours. Elles sont magnifiques !

mardi 3 janvier 2012

Je ne t'oublie pas

La photo vient d'ici

Il y a déjà trois ans que tu nous as quittés, Harry. Tu as précédé de quelques mois ton inconditionnel ami. Vous êtes, Alexander et toi, aussi présents dans mon coeur et dans mes pensées que les images de vous deux que j'ai sans cesse devant moi dans leurs cadres d'argent.

lundi 1 août 2011

Aimer, perdre et... pleurer



Que dire à quelqu'un de très cher qui, en moins d'une semaine, a perdu sa mère et son grand-père ?
Quelqu'un qui, à peine arrivé chez des amis à la campagne, à l'autre bout du pays, pour tenter de refaire un peu ses forces après le départ de sa mère, doit refaire le chemin en sens inverse pour aller aux funérailles de son grand-père ?
Je crois qu'il n'y a rien à dire. Dans ces circonstances, les mots sont bien impuissants. Seules la présence et l'affection des amis, même à distance, peuvent tenter d'apporter un peu de soutien et de réconfort.
Il connaissait déjà l'intensité de la douleur et l'immensité du vide causés par la perte d'un être cher. Avant même de pouvoir se rendre compte de l'ampleur du désastre, on doit se demander, quand deux autres départs consécutifs viennent s'ajouter à celui dont on essayait de se remettre, quand est-ce que cela va s'arrêter.

« Aimer, perdre et grandir » : c'est le titre d'un livre de Jean Monbourquette que l'on m'a, parmi d'autres titres, suggéré de lire pour tenter de donner un sens à la perte de celui qui donnait à ma vie tout son sens. Je n'ai jamais été capable de lire ce livre, ni aucun autre du genre, qui veut nous faire croire que la perte des êtres qui nous sont chers nous fera grandir. Non, merci ! Je ne crois pas qu'il faille perdre ceux que l'on aime pour grandir. Si c'est cela, je préfère rester petit, serais-je porté à dire. Il faut être religieux, profondément croyant, et avoir abandonné pratiquement toute attache terrestre, pour pouvoir accepter la perte comme occasion de grandir. Je sais que le départ d'Alexander me force à trouver en moi des ressources que je ne me connaissais peut-être pas, mais je n'ai pas le choix ; je ne peux toutefois pas envisager sereinement « la chance » que j'ai de pouvoir « grandir ». Le seul point sur lequel j'aurai grandi, c'est sur la capacité de continuer de vivre avec la perte, malgré la perte.  Je reste toutefois convaincu que j'aurais évolué et grandi énormément plus avec la présence d'Alexander.

Cela dit, j'ai plusieurs fois eu recours aux services d'écoute de la Maison Monbourquette, au téléphone ou en personne, face à face, afin d'exprimer les trop fortes angoisses, les douleurs insoutenables, qui ont suivi le départ d'Alexander, et il m'arrive encore d'y faire appel. Il y a là des bénévoles formidables qui savent écouter sans juger, faire exprimer l'angoisse, le chagrin, en posant les bonnes questions sans suggérer eux-mêmes des réponses, et sans tenter même de faire allusion à Dieu ou aux pratiques spirituelles. Leur mission, c'est l'écoute, l'accompagnement des personnes en deuil, pas la foi.

Quand à notre ami si horriblement éprouvé, qu'il sache qu'il sera dans mon coeur et dans mes pensées, et que je serai là pour lui, aujourd'hui, demain, la semaine prochaine, dans les années à venir, aussi longtemps que je pourrai dire toujours.
Et, chez moi, de nouvelles bougies se sont ajoutées pour apporter un peu de lumière sur ces moments très sombres.

vendredi 24 décembre 2010

Esprit de Noël

Photo : Alcib

Chaque année, c'est la même chose : je m'aperçois au matin du 24 décembre, que nous sommes à la veille de Noël et que je n'ai pratiquement rien accompli de ce que je me promettais de faire avant d'aller réveillonner en famille. Mon psychanalyste, si j'en avais un, donnerait sûrement une excellente explication à cela...
Je n'ai pourtant pas été inactif : à l'exception des moments de grande fatigue où je me suis contenté de lire ou de regarder quelques films et séries d'émissions britanniques, il me semble avoir été assez occupé ces dernières semaines. Il faut croire que, sur ma liste d'activités, peu d'entre elles concernaient la préparation de Noël. Cela pourrait s'expliquer, je crois, par le fait que je pense davantage aux célébrations de Noël auxquelles je voudrais participer qu'à celles que je connaîtrai vraiment...

Des amis très chers sont encore terriblement éprouvés et pour eux cette fête ne ressemblera en rien aux célébrations qu'ils ont connues dans le passé. « Ne pensez pas à nous, soyez heureux », m'écrivait quelqu'un il y a quelques jours. Je reste sans nouvelles d'autres personnes que j'aime beaucoup. Je penserai aux uns et aux autres en souhaitant à chacun un peu de calme, de réconfort et beaucoup d'amour. Je me réjouirai avec ceux qui sont joyeux et je serai de tout mon cœur avec ceux pour qui ces moments de réjouissances sont plus difficiles et plus douloureux.

J'ai reçu de certains lecteurs et lectrices fidèles de très beaux et très émouvants messages personnels auxquels je répondrai ; en attendant ma réponse personnelle, qu'ils en soient publiquement remerciés. Un ami lointain vient de m'appeler. Je me prépare à aller rejoindre certains membres de ma famille... Peu à peu, j'entre dans l'esprit de Noël.

Ce matin, au moment où j'allais ouvrir les stores du salon, j'ai entendu un bruit à la fenêtre, comme si quelqu'un voulait entrer (j'habite un appartement au sixième étage). Puisque le store de ce côté était à moitié fermé, il m'a fallu un petit moment avant d'apercevoir, perchés sur le bord de la fenêtre, deux oiseaux que je ne connais pas et que je n'ai jamais vus d'aussi près (ce n'étaient ni des mouettes, ni des pigeons, ni des mésanges ou des moineaux). Je suis resté plusieurs minutes à les observer faire leur toilette et se chauffer au soleil. Je veux croire qu'ils étaient porteurs d'un message de paix et de tendresse.

Je souhaite à tous, à chacun de vous, de très joyeuses fêtes, sous le signe de la sérénité, de la joie, de l'amour et du partage. Que la tendresse accompagne chacune de vos pensées, chacune de vos paroles, chacun de vos gestes.


Alexander avait depuis longtemps fait sienne cette règle de vie qui peut englober toutes les dimensions de la vie terrestre ; il en était lui-même une excellente illustration : « Bonne pensée. Bonne parole. Bonne action. »

dimanche 7 novembre 2010

Les yeux du coeur


Le petit garçon regarda l’étoile
Et se mit à pleurer.
L’étoile lui dit : « Pourquoi pleures-tu ? »
Le garçon lui répondit : « Tu es trop loin,
Je ne pourrai jamais te toucher ! »
Et l’étoile lui répliqua :
« Petit, si je n’étais pas déjà dans ton cœur,
Tu ne serais pas capable de me voir ! »


John Magliola


Ces mots que l'étoile confie au petit garçon, elle n'a peut-être plus besoin de les dire au grand garçon que je suis. Je sais à quel point ceux que j'aime sont dans mon cœur, en permanence.

Ces dernières semaines, le ciel a souvent été couvert et, certaines nuits, lorsqu'il ne pleuvait pas, un épais brouillard flottait sur la ville. Cependant, rares ont été les nuits où je n'ai pas pu apercevoir au moins une étoile. Vendredi soir, par exemple, quand je suis sorti pour aller manger, la pluie s'était arrêtée et, en un endroit précis, les nuages s'étaient dispersés ; dans cette éclaircie très circonscrite, j'ai pu apercevoir l'étoile la plus souriante. Quelques minutes plus tard, le ciel était encore tout couvert...

Plusieurs fois par jour, à des moments précis, j'ai la conviction qu'Alexander me dit, d'une façon ou d'une autre : « Tu vois, ne l'oublie jamais : je suis toujours là, avec toi. »

lundi 7 juin 2010

Un rossignol amoureux

Il y a deux ans et des poussières, je ne savais pas reconnaître le chant du rossignol. Grâce à l'article « Sérénade printanière » publié ici le 6 mai 2008, j'ai pu apprendre que le chant que j'ai si souvent entendu le soir, la nuit ou au petit matin, c'était en fait celui du rossignol. C'est une jeune Anglais qui avait identifié le chant de l'oiseau que l'on entendait sur l'enregistrement que j'avais mis en ligne. Dans les mois qui ont suivi, Alexander, le jeune Anglais en question, aura eu l'occasion de laisser plusieurs autres commentaires, notamment le 14 juillet 2008, à la suite d'un article que j'avais écrit en pensant à lui, connaissant son amour pour l'écrivain Colette et surtout pour une dame qu'il adorait et qui lui a appris tellement de choses, y compris le nom des oiseaux. À la suite de cet article, « J'ai vu chanter un rossignol sous la Lune », Alexander écrivait que dans la Grèce antique le rossignol était un symbole car son chant si beau inspirait les amoureux... Ce commentaire m'avait alors très ému ; aujourd'hui sa relecture me bouleverse... C'est que, les lecteurs fidèles le savent, Alexander est retourné sur son étoile en juillet 2009, il y a exactement onze mois et que, par conséquent, ses mots, comme tant d'autres choses qui faisaient mon bonheur, me manquent terriblement, plus encore qu'il y a onze mois.

Alexander m'a toujours dit que si un jour il devait retourner sur son étoile ou sur la Lune, il serait tout de même toujours près de moi et il insistait que je ne devais jamais oublier qu'il était là. Je dois dire que les dernières semaines ont été très difficiles. Ce n'est pas vrai qu'avec le temps le chagrin diminue. Mais avec le temps qui passe, les proches croient que le chagrin devrait s'atténuer et que l'on ne devrait plus avoir besoin d'autant d'attention. À qui, alors, dire sa peine ? à qui parler encore de ce qui nous manque cruellement ? Je reconnais que ces derniers temps, peut-être parce que j'étais plus préoccupé par des problèmes pressants (mais tout est lié : l'état d'esprit influence tout le reste), même si je pensais toujours à lui et que mes rituels n'ont pas changé, il m'était plus difficile de sentir sa présence. Et cela même me rendait malheureux. Et, depuis deux ou trois jours, je ne sais plus pourquoi exactement, je sens davantage la présence d'Alexander. Je perçois très souvent des signes qui étaient peut-être là auparavant mais que je n'arrivais pas à décoder.

La photo vient d'ici

Vendredi soir, par exemple, je suis sorti pour aller manger au restaurant. Le soleil se couchait à l'horizon. Ma rue est bordée de grands arbres des deux côtés. Devant chez moi, j'entendais les oiseaux se préparer pour la nuit. Puis un chant se distinguait très nettement parmi les autres. Je me suis arrêté, cherchant je ne sais pourquoi dans l'épais feuillage, l'oiseau qui chantait si bien. Et je l'ai vu : il était perché sur un élément décoratif de la corniche d'une maison de quatre étages ; sa silhouette était clairement découpée sur le bleu violacé du ciel. Je pouvais même distinguer le gonflement de sa poitrine et les mouvements de son bec. Il semblait seul au monde et si heureux de chanter. C'était, vous l'aurez deviné, un rossignol. Alexander avait raison de mentionner que dans la Grèce antique son chant magique inspirait les amoureux. Je crois qu'aujourd'hui encore, souvent sans le savoir, les amoureux sont sous le charme de cet enchanteur. Je suis resté longtemps à l'écouter, en pensant à tout ce qu'aurait dit Alexander. Puis je me suis dit que tout ce qu'Alexander aurait voulu m'exprimer passait ce soir-là par le chant merveilleux d'un rossignol qui semblait ne chanter que pour moi.

lundi 25 janvier 2010

Fréquentations

Je n'ai jamais eu d'affection particulière pour les statistiques, quelles qu'elles soient. Je ne consulte les statistiques de ce blogue que pour avoir un aperçu du nombre de visites quotidiennes et la provenance de ces visiteurs. Durant une certaine période, si je ne m'étais fié qu'aux commentaires aux articles publiés, j'aurais pu croire que plus personne ne me lisait. Je savais toutefois que je pouvais compter sur quelques fidèles. Et puis le compteur m'indiquait que chaque jour le blogue recevait plusieurs dizaines de visiteurs. Ces dernières semaines, le nombre de visiteurs n'a cessé d'augmenter. J'ai été content quand ce nombre a dépassé les cent cinquante. Or, ces derniers jours, le nombre de visiteurs a franchi le cap des deux cents, puis de deux cent cinquante et, finalement, ce dimanche 24 janvier, le cap des trois cents visiteurs a été franchi. Je n'ai pas la prétention de croire que c'est le contenu de mes articles qui amène sur le blogue tous ces visiteurs, mais je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire. Alexander tenait à ce que je poursuive la tenue de ce carnet ; de son étoile, je suis sûr qu'il sourit aussi. Je veux surtout remercier les véritables lecteurs, ceux qui reviennent jour après jour, depuis des mois, depuis quelques années, ceux qui laissent un commentaire comme ceux qui restent silencieux, ainsi que les nouveaux qui découvrent le blogue par hasard ou qui y arrivent après être passés chez des amis. Merci de votre fidélité, merci de votre présence et merci de laisser parfois au moins la trace de votre passage.

jeudi 24 décembre 2009

Voeux de Noël 2009


Je vous souhaite à tous
un Noël de paix,
de sérénité, d'amour,
sous le signe de
la présence aux autres,
à ceux que vous aimez,
à ceux qui vous aiment.

vendredi 16 octobre 2009

Mais lui...

Moi, je sais ce que je sens, ce que je vis, ce que je pense, mais lui, que sait-il, que voit-il, comment perçoit-il ce que je vis, ce que ressentent ceux qui l'aiment ?

Dans un message qu'il m'écrit ce matin (jeudi), Alistair, un ami d'Alexander qu'il a connu à l'école il y a déjà treize ans, m'écrit avoir lu récemment que si le corps s'éteint, l'esprit est éternel, qu'il poursuit son existence sans le poids de son écorce terrestre. Puisque personne n'est jamais venu nous dire que c'est ce qui se passe vraiment, il s'agit là d'une croyance et celle-là vaut bien toutes les autres. Il est doux de croire qu'il en est ainsi, ajoute Alistair. C'est aussi ce que je crois.

vendredi 27 février 2009

Que le ciel soit avec nous...

...que les dieux nous soient favorables.


« Oui, il faut que le ciel nous aide un peu. Merci pour tout l'amour que vous lui donnez ; je sais que c'est pour vous qu'il se bat. Et je suis très fière de lui », me dit docteur Jane.

J'en suis tellement conscient, à chaque instant ! Et je suis si fier de lui aussi.

Devant tant d'amour, je ne peux qu'essayer d'en être digne et de l'aimer de tout mon être, plus que tout au monde.


samedi 6 décembre 2008

La Saint-Nicolas

Aujourd'hui, 6 décembre, c'est la Saint-Nicolas.
Je connais des gens qui fêteront autour d'un bon repas et qui s'échangeront des mandarines, du pain d'épice et des chocolats... J'y serai en pensée... Joyeuse Saint-Nicolas !


Quand j'étais enfant, à la campagne, la fête de Noël était bien sûr la fête la plus attendue de l'année. C'était la fête des cadeaux pour les enfants sages (et les autres aussi, je crois bien). Je me souviens cependant que la fête de Saint-Nicolas, le 6 décembre, avait tout de même une certaine importance. C'est surtout à l'école, en fait, que les enfants entendaient parler de saint Nicolas, patron des écoliers et des petits enfants. On nous parlait donc du saint, de la fête, sans nous faire de fête. Je crois que les enfants québécois, comme beaucoup d' autres dans le monde, auraient aimé recevoir ce jour-là des mandarines, du pain d'épice ou du chocolat (et pourquoi pas les deux ?).


Outre les grandes fêtes de Noël et de Pâques, je trouve que pour les autres fêtes, au Québec, on était plutôt discrets, pour ne pas dire « peu généreux » et qu'au fond, ça n'a pas tellement changé. On n'a pas développé chez nous, du moins chez les francophones, ce sens de la fête et des traditions. C'est peut-être en raison de notre situation économique et politique, au statut de peuple, de nation sans pays ; encore aujourd'hui, les Québécois préfèrent être locataires dans un Canada qui inclut les Rocheuses plutôt que d'être chez eux au Québec (entre nous, combien de Québécois iront voir une fois dans leur vie ces Rocheuses auxquelles ils tiennent tant ? 3 %). Tant qu'il n'auront pas pour eux-mêmes la fierté de se reconnaître comme un peuple émancipé, les Québécois resteront au monde une nation de seconde classe, laissant à d'autres le soin de choisir et de parler en leur nom sur la scène internationale. Si un jour ils cessent d'avoir peur de la maturité, les Québécois se permettront peut-être d'arrêter de regarder avec envie les minorités culturelles qui ont rapporté et conservé de leur pays d'origine les traditions et le sens de la fête.

La Saint-Nicolas est une fête très populaire dans bien des pays du monde. Dans ces pays où la fête persiste, selon la tradition, on donne aux enfants qui ont été sages durant toute l'année du pain d'épice ou du chocolat.


Saint-Nicolas n'est pas que le patron des écoliers ; il serait aussi celui des marins, des navigateurs, des pèlerins et des voyageurs, des cireurs de chaussures, des démunis, des pharmaciens et apothicaires, des parfumeurs, des prêteurs sur gages, des femmes célibataires, des commerçants, des juges, des pêcheurs, des dockers, des personnes captives, des jeunes mariés et des tonneliers.

Noël avant l'heure : Est-ce saint Nicolas qui, presque tous les jours de cette semaine, m'a apporté tous ces cadeaux ? Si c'est saint Nicolas, il est vraiment adorable ce saint ! Il s'est déguisé en charmant amoureux, pour ne pas dire en prince charmant (bien que je n'aie pas été dormant), pour m'envoyer plein de belles choses, toutes plus touchantes les unes que les autres car chaque objet a un sens... C'est la magie de... Noël ? de saint Nicolas ? ou de... l'amour ?

mardi 2 décembre 2008

La réponse est « oui » !

J'ai peur dans le noir
J'ai les pieds froids
Je me tourne et me retourne
Je parle dans mon sommeil

(Pourrais-je dormir avec toi ?)
Traduction libre : Alcib

Dans ma boîte aux lettres, hier, il y avait cette carte avec un ourson, dont j'aime beaucoup la question. La réponse est « Oui », bien entendu. Surtout qu'au verso de la carte il a bien ajouté de sa main qu'il « promet de ne pas être sage du tout ».

mardi 25 novembre 2008

Avec toi


Toutes mes pensées, tout mon cœur, toute mon âme
avec mon petit lapin en ce moment difficile.