Il y a trente ans, le 24 novembre 1991, mourait Freddie Mercury. Qui, si je ne le fais pas, soulignera ce trentième anniversaire ? Je n'ai rien vu dans les médias montréalais, québécois, au sujet de ce triste événement. En me levant, ce matin, c'est pourtant la première pensée que j'ai eue. Alexander, qui n'avait que neuf ans au moment de la disparition de celui qu'il appelait « Monsieur », et qui conservait précieusement un rosier que lui avait offert Freddie Mercury, m'en aurait voulu si je n'avais rien écrit ici aujourd'hui.
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mercredi 24 novembre 2021
Il y a 30 ans... Freddie Mercury
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dimanche 19 janvier 2014
Félicitations, Jared Leto
Photo : Mike Blake, Reuters
Jared Leto a obtenu le prix du meilleur acteur de soutien pour son rôle dans le film du Québécois Jean-Marc Vallée, « Dallas
Buyers Club ». Ce prix lui a été décerné ce samedi soir lors de la 20e cérémonie de remise des prix de la Guilde des acteurs, à Los Angeles. Il est également en lice pour les Oscars qui seront décernés le 2 mars prochain.
Je suis heureux pour Jared. Je n'ai pas vu le film du Québécois Jean-Marc Vallée, « Dallas Buyers Club », mais j'imagine que si on lui a remis ce prix, c'est que son interprétation était convaincante, et je suis content que son talent d'acteur soit reconnu.
Je suis aussi content parce que Jared Leto, c'est Héphaistion dans le film Alexandre d'Oliver Stone. Héphaistion était, de tous les temps, le personnage qu'Alexander aimait le plus. Il était l'ami d'enfance de celui qui allait devenir Alexandre le Grand. Il lui a jusqu'à la fin été loyal, fidèle. Parce qu'il était l'ami intime du roi, toujours prêt à l'appuyer, à le défendre, Héphaistion faisait bien des jaloux, et certains des personnages qui enviaient sa place, son influence sur Alexandre, l'ont souvent blessé, parfois cruellement. Alexander, qui était la loyauté et la fidélité incarnées, admirait Héphaistion.
Jared Leto, c'est aussi l'auteur-compositeur-chanteur-interprète du groupe 30 Seconds to Mars. Pour aller l'entendre en concert, que ce soit à Londres ou à Paris, Alexander pouvait passer la nuit entière sur le trottoir, dans le froid, sans boire et sans manger. Il aurait facilement pu obtenir des places gratuites et se trouver aux premières loges, mais, le plus possible, il refusait les privilèges et voulait vivre sa vie en tant qu'Alexander, et non à titre de membre de la famille de...
Alexander n'avait pas de iPod ; il avait deux lecteurs de musique d'une autre marque quelconque ; l'un contenait toute la musique de Freddie Mercury, et uniquement celle de Freddie, et l'autre contenait toute la musique de 30 Seconds to Mars, et uniquement celle-là.
Quand il a rencontré Jared Leto, après l'un de ses spectacles à Londres, Alexander a fait allusion à son rôle d'Héphaistion. Jared Leto lui a répondu qu'il n'était plus Héphaistion mais que pour lui, il le resterait.
« 30 Seconds To Mars est le premier groupe autorisé à tourner dans la Cité interdite. Un fois l'idée prise au sérieux par leur manager, le groupe s'envole pour la Chine pour filmer son clip en seulement trois jours. Leur équipe tourne de jour comme de nuit car le palais ne peut être éternellement fermé aux touristes.
Derrière la caméra, la réalisation du clip revient à Bartolemew Cubbins, comme pour une majorité des clips du groupe. Les ambitions des musiciens volent hauts, car le clip du single suivant fut tourné au Groenland. » Wikipédia
Ce que ne dit pas l'article de Wikipédia, c'est que le réalisateur de ce clip et des autres clips du groupe, ce Bartolemew Cubbins, c'est un pseudonyme de... Jared Leto.
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lundi 5 septembre 2011
mercredi 9 mars 2011
Les amis de Barcelone

Je crois que ce qu'il y avait de plus plus douloureux, de plus intolérable pour Alexander, dans l'idée qu'il pourrait devoir « partir sur la Lune » ou retourner sur son étoile, c'était de devoir laisser derrière lui son ami Alexander Bull. Lorsqu'il était allé le chercher chez l'éleveur, il avait promis à son nouvel ami qu'il serait toujours là pour s'occuper de lui, pour le soigner, pour le rendre heureux. Une promesse était pour lui un engagement sacré, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le vérifier. S'il devait partir, il ne pourrait pas respecter son engagement envers Alexander Bull et cela lui était insupportable. « Je ne peux plus le regarder dans les yeux », me disait-il parfois. Bien sûr, j'essayais de le rassurer, de le déculpabiliser, mais je sentais si bien ce qu'il pouvait ressentir... Après le départ d'Alexander, j'espérais qu'Alexander Bull aille vivre chez Docteur Jane, qu'il connaissait très bien et qui l'aimait déjà depuis son arrivée chez Alexander. Il vit maintenant à la campagne où il a vraiment tout pour être heureux, avec des chevaux, des chats, d'autres chiens qui, plus grands que lui, l'impressionnent tout de même un peu...
Il y a quelques jours, Alexander Bull était à Barcelone. Comme il est très sociable et généreux, toujours prêt à offrir ou à partager ses jouets, il se fait facilement de nouveaux amis. Il a sympathisé avec Gus, un bulldog de son âge, et ils sont devenus inséparables. Gus vivait en France, chez une dame récemment décédée du cancer ; son fils qui vit à Barcelone s'est chargé du chien. Voyant qu'Alexander Bull et Gus s'entendaient si bien, le jeune Français a proposé à Docteur Jane de ramener Gus en Angleterre où il serait sûrement plus heureux, avec son nouvel ami, et surtout dans un climat plus agréable pour lui. Les bulldogs ne supportent pas la chaleur ; l'été de Barcelone pourrait leur être fatal. Une fois tous les papiers en ordre, Gus a pu rentrer en Angleterre et, depuis quelques jours, il y découvre la superbe campagne avec son ami Alexander Bull.
Il y a quelques jours, Alexander Bull était à Barcelone. Comme il est très sociable et généreux, toujours prêt à offrir ou à partager ses jouets, il se fait facilement de nouveaux amis. Il a sympathisé avec Gus, un bulldog de son âge, et ils sont devenus inséparables. Gus vivait en France, chez une dame récemment décédée du cancer ; son fils qui vit à Barcelone s'est chargé du chien. Voyant qu'Alexander Bull et Gus s'entendaient si bien, le jeune Français a proposé à Docteur Jane de ramener Gus en Angleterre où il serait sûrement plus heureux, avec son nouvel ami, et surtout dans un climat plus agréable pour lui. Les bulldogs ne supportent pas la chaleur ; l'été de Barcelone pourrait leur être fatal. Une fois tous les papiers en ordre, Gus a pu rentrer en Angleterre et, depuis quelques jours, il y découvre la superbe campagne avec son ami Alexander Bull.
Alexander non plus n'aimait pas la chaleur ; je ne crois pas qu'il aurait été heureux en Espagne. Je sais qu'il est allé déjà à Madrid pour y poursuivre des recherches pour la rédaction de son livre sur Héphaistion, mais je ne crois pas qu'il soit déjà allé à Barcelone. Il aurait pourtant eu au moins une bonne raison d'y aller : celle d'aller y entendre son ami Freddie, mais il n'était alors qu'un petit enfant (il n'avait que cinq ans en 1987), ou pour aller y célébrer après coup la rencontre inoubliable de Freddie et de Montserrat Caballé.
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mardi 24 novembre 2009
Il y a 18 ans
Le 24 novembre 1991, disparaissait l'un des plus célèbres chanteurs de sa génération, et davantage, l'auteur-compositeur-interprète Freddie Mercury, chanteur du groupe Queen. « The Queen is dead », pouvait-on lire dans les journaux anglais, semant la confusion chez les sujets de Sa Majesté.

Il y a dix-huit ans, un petit garçon avait, encore une fois, le coeur brisé. Son ami Freddie venait de partir. Alexander n'avait que neuf ans, mais il avait déjà tellement appris de son ami Freddie ! La musique, les oiseaux, les poissons, les fleurs, l'alimentation, les livres, la spiritualité, etc., faisaient partie de leurs conversations, de leurs complicités.

En dix-huit ans, Alexander n'a jamais oublié une seconde. Chaque jour, ses pensées, son coeur, ses prières, ses rituels, rendaient hommage à la mémoire de son ami, de son mentor en quelque sorte.
Chez Alexander, Freddie occupait une grande place. Un lierre que lui avait remis Freddie il y a dix-huit ans poussait encore sur la terrasse d'Alexander ; il s'agissait d'une bouture de l'original qu'Alexander avait laissé chez sa grand-mère, à la campagne.

Chaque année, le 24 novembre, Alexander apportait son bouquet de fleurs et ses bougies pour aller encore rendre hommage à celui qui lui avait tellement appris, qui l'avait tant inspiré. Il se rendait au cimetière de Kensal Green. Il ne cherchait pas parmi ces tombes le lieu de sépulture de Freddie Mercury car celui-ci avait demandé qu'on l'incinère et que ses cendres soient répandues dans un lieu inconnu.
Alexander allait se recueuillir à la chapelle du cimetière. Ce 24 novembre, Alexander ne sera pas là. Mais il a demandé à notre amie Jane de se recueillir pour lui à cette chapelle de Kensal Green où il a fait poser une plaque en souvenir de Freddie. Jane y viendra avec des fleurs et des bougies, comme elle l'a promis à Alexander.
Ailleurs à Londres, dans le quartier de Kensington où il habitait, des milliers de fans du chanteur de Queen viendront aussi apporter des fleurs. On y dévoilera une plaque à la mémoire de Freddie Mercury.
Il y a quelques mois, Alexander m'envoyait le lien vers une vidéo où Freddie Mercury chantait « Prince of the Universe » (Prince de l'Univers), en ajoutant : « Voilà ce que tu es pour moi ! » Je me suis senti particulièrement touché d'être ainsi associé dans le coeur et dans les pensées d'Alexander, par le biais d'une chanson, à celui qui n'était pas seulement un grand créateur, un grand interprète, mais aussi un grand ami et un mentor pour ce garçon que j'aime et que j'aimerai troujours.
Il y a quelques mois, Alexander m'envoyait le lien vers une vidéo où Freddie Mercury chantait « Prince of the Universe » (Prince de l'Univers), en ajoutant : « Voilà ce que tu es pour moi ! » Je me suis senti particulièrement touché d'être ainsi associé dans le coeur et dans les pensées d'Alexander, par le biais d'une chanson, à celui qui n'était pas seulement un grand créateur, un grand interprète, mais aussi un grand ami et un mentor pour ce garçon que j'aime et que j'aimerai troujours.
vendredi 31 juillet 2009
Fais-moi signe....
Il nous est arrivé quelques fois de parler, Alexander et moi, des signes que pourraient nous envoyer des personnes décédées afin de nous transmettre un message ou de nous faire comprendre quelque chose. Je n'ai pas très bonne mémoire pour ce genre d'anecdotes mais je sais qu'il m'est arrivé déjà de me demander si tel ou tel événement survenu près de moi n'avait pas été provoqué par quelqu'un qui voulait me dire quelque chose. Je suis plutôt du type rationnel, en général, mais je ne suis pas non plus trop incrédule ; j'ai tendance à accorder le bénéfice du doute ; l'existence de certains phénomènes est difficile à prouver ; la non-existence de ces mêmes phénomènes l'est tout autant. Alexander m'a raconté, sans affirmer avec force que c'était la seule explication, quelques anecdotes qui permettent de croire que certains disparus peuvent vouloir communiquer avec nous. En écoutant ces anecdotes et l'interprétation qu'en faisait Alexander, j'avais vraiment envie de croire que c'était possible. J'en parlais récemment avec une amie, une autre personne très rationnelle, très pratique, qui a les deux pieds sur Terre ; elle est elle-même persuadée de la présence autour d'elle de sa mère décédée il y a plusieurs années. Dans les moments difficiles de sa vie, elle a cru bénéficier de l'aide de sa mère, car elle ne voyait pas d'autre explication aux dénouements heureux qui se présentaient.
Alexander a toujours aimé la Lune, au point de passer parfois la nuit sur son balcon afin de mieux contempler le ciel, la Lune et les étoiles. Nous avons fait de la Lune une amie qui nous aidait à transmettre nos messages de part et d'autre de l'Atlantique. Certains soirs, quand je sortais pour regarder la Lune dans le ciel, je suis tombé quelques fois sur l'un de mes voisins, Juif orthodoxe, qui me disait que dans leur religion, il y a quelques jours durant le mois où il faut prier en regardant la lune (on ne prie pas la lune, mais on prie en regardant la Lune).
À cause de la pluie, des nuages, de l'humidité de l'air, la Lune n'était pas visible à Montréal depuis plusieurs jours. Or, en rentant d'une course, jeudi soir, j'ai vu que la Lune aperçue dans l'après-midi, pâle et translucide, avait pris une belle couleur dorée lorsque la nuit est tombée. Marchant dans sa direction, je ne pouvais m'empêcher de la regarder, fasciné. J'éprouvais ce sentiment très fort qu'elle avait un message à me transmettre et qu'elle se chargerait du mien pour Alexander. Arrivé devant chez moi, je me suis arrêté durant de très longues minutes pour la contempler, pour lui parler d'Alexander, de nous. J'avais envie de demander à Alexander, s'il m'entendait, de me faire un signe quelconque, mais je n'ai pas osé, sans doute parce que je craignais d'être déçu. Je suis monté chez moi et je me suis tout de suite dirigé vers ma chambre ; la Lune, notre Lune, y était bien visible, de chacune des trois fenêtres. Puis je me suis dirigé vers le salon, j'ai allumé le téléviseur afin de vérifier s'il y aurait une émission susceptible de m'intéresser et, là, j'ai eu le signe que je n'avais pas osé demander.
J'ai immédiatement reconnu Freddie Mercury et le groupe Queen et je ne pouvais plus m'en détacher. J'ai vite compris qu'il s'agissait de la rediffusion d'un concert intitulé « Queen : rock Montréal », enregistré à Montréal en novembre 1981. Alexander n'était pas encore né mais sa marraine s'était mariée quelques mois plus tôt... En quoi la présence de Freddie Mercury était-elle un signe de la part d'Alexander ? C'est une longue histoire, complexe, mais en gros, je dirai que Freddie Mercury a joué un rôle déterminant dans la vie d'Alexander. Le chanteur était un ami de la famille et Alexander a passé énormément de temps chez lui : ensemble, ils faisaient de la musique, ils lisaient de la poésie, ils étudiaient les plantes, les fleurs, les poissons. Alexander n'avait que neuf ans lorsque le chanteur est décédé. Et jamais, jamais, pas une seconde, Alexander n'a oublié tout ce qu'il devait à Freddie ; il en parlait toujours avec tellement de respect et d'admiration ! Régulièrement, Alexander allait se recueillir, non pas sur la tombe car il n'y en a pas, mais dans une chapelle où avait eu lieu le service religieux en 1991. Bref, je pourrais vous en parler longuement mais l'important c'est de savoir que Freddie était l'une des personnes très significatives dans la vie d'Alexander et que, dix-huit ans plus tard, Alexander conservait pour lui un immense respect, beaucoup d'admiration... Freddie Mercury avait énormément de talent, et pas seulement pour la musique ; derrière l'artiste exubérant, il y avait un homme profondément humain et croyant... Alexander a toujours défendu les plus hautes valeurs que Freddie lui avait transmises... Plusieurs fois nous avons écouté ensemble certaines de ses chansons.
« Je suis [...] persuadée qu'Alexander sera toujours là pour vous. Soyez attentif aux détails, je pense qu'il vous fera parfois signe. N'avez-vous pas écrit, aujourd'hui, que le hasard n'existe pas... ? », écrivait l'autre jour ma lectrice discrète.
Or, la présence jeudi soir dans le ciel de notre Lune et la présence au même moment de Freddie Mercury à la télévision alors que j'attendais un signe d'Alexander m'a semblé une éloquente coïncidence.
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