Affichage des articles dont le libellé est In memoriam. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est In memoriam. Afficher tous les articles

mercredi 24 novembre 2021

Il y a 30 ans... Freddie Mercury

 
Il y a trente ans, le 24 novembre 1991, mourait Freddie Mercury. Qui, si je ne le fais pas, soulignera ce trentième anniversaire ? Je n'ai rien vu dans les médias montréalais, québécois, au sujet de ce triste événement. En me levant, ce matin, c'est pourtant la première pensée que j'ai eue. Alexander, qui n'avait que neuf ans au moment de la disparition de celui qu'il appelait « Monsieur », et qui conservait précieusement un rosier que lui avait offert Freddie Mercury, m'en aurait voulu si je n'avais rien écrit ici aujourd'hui.

mardi 23 avril 2019

Une pensée pour Rupert Brooke...


Je n'oublie pas Rupert Brooke, mort à 27 ans (comme Alexander) en Méditerranée le 23 avril 1915, en voulant se rendre à la bataille de Galipoli.

Lors de notre première conversation en direct, Alexander, dans un contexte particulier, m'avait parlé de ce poème de Rupert Brooke, « The Soldier » :

If I should die, think only this of me:
   That there’s some corner of a foreign field
That is for ever England.  There shall be
   In that rich earth a richer dust concealed;
A dust whom England bore, shaped, made aware,
   Gave, once, her flowers to love, her ways to roam,
A body of England’s, breathing English air,
   Washed by the rivers, blest by suns of home.

And think, this heart, all evil shed away,
   A pulse in the eternal mind, no less
     Gives somewhere back the thoughts by England given;
Her sights and sounds; dreams happy as her day;
   And laughter, learnt of friends; and gentleness,
     In hearts at peace, under an English heaven.



Il fut mis en terre dans un champ d'oliviers et repose désormais en Grèce sur l'île de Skyros.

lundi 11 août 2014

Ô Capitaine, mon capitaine

Triste journée que ce 11 août 2014 !

L'acteur Robin Williams, qui a fait rire et pleurer tant de spectateurs, que ce soit au théâtre, au cinéma, à la télévision... est décédé aujourd'hui, à 63 ans. Il se serait suicidé.


« Carpe diem »

« Peu importe ce qu’on pourra vous dire,
les mots et les idées peuvent changer le monde. »

Ceux qui ont vu ce magnifique film, « Le Cercle des poètes disparus », ou, au Québec, « La société des poètes disparus », ne l'oublieront jamais. Même un de mes neveux qui, adolescent, n'était pas trop porté sur la poésie, a adoré ce film, au point de m'en parler plusieurs fois (peut-être y voyait-il une similitude entre mon non-conformisme et l'enseignement de M. Keating ; j'ai toujours été touché qu'il ait envie de m'en parler, avec émotion et admiration) ; je crois qu'il l'a compris un peu à la manière des étudiants de M. Keating dans le film.


«  C’est dans ses rêves que l’homme trouve la liberté,
cela fut, est, et restera la vérité. »

Voici ce que l'on dit sur Wikipédia au sujet de ce film : « En 1959, aux États-Unis, Todd Anderson, un garçon timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton (lieu fictif1), dans le Vermont, réputée pour être l'une des plus fermées et austères du pays et où son frère a suivi de brillantes études. Il y fait la rencontre d'un professeur de lettres anglaises aux pratiques plutôt originales, M. Keating, qui encourage le refus du conformisme, l'épanouissement des personnalités et le goût de la liberté. Voulant au maximum suivre la voie nouvelle qui leur est présentée, certains élèves vont redonner vie au cercle des poètes disparus, un groupe d'esprits libres et oniriques, dont M. Keating fut, en son temps, l'un des membres influents. La découverte d'une autre vie va à jamais bouleverser l'avenir de ces lycéens. En effet, les situations des divers personnages ne se prêtent guère à l'exercice de ces libertés récemment découvertes. »

« On ne lit pas et on n’écrit pas de la poésie parce que ça fait joli. Nous lisons et nous écrivons de la poésie parce que nous faisons partie de la race humaine ; et que cette même race foisonne de passions. La médecine, la loi, le commerce et l’industrie sont de nobles occupations, et nécessaires pour la survie de l’humanité. Mais la poésie, la beauté et la dépassement de soi, l’amour : c’est tout ce pour quoi nous vivons. Écoutez ce que dit Whitman : « Ô moi ! Ô vie !... Ces questions qui me hantent, ces cortèges sans fin d’incrédules, ces villes peuplées de fous. Quoi de bon parmi tout cela ? Ô moi ! Ô vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l’identité. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ? »
Le Cercle des poètes disparus


Nous n'oublierons jamais non plus l'excellent psychologue qu'interprète Robin Williams dans  « Will Hunting ».




Et, dans un tout autre genre, Mrs Doubtfire.

Triste journée, en effet !
Merci, Robin Williams, pour tout ce que vous nous avez donné !
Soyez en paix ! Vous l'avez mérité.


O Captain! my Captain!

O Captain! my Captain! our fearful trip is done;
The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won;
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring:
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
Rise up--for you the flag is flung--for you the bugle trills;
For you bouquets and ribbon'd wreaths--for you the shores a-crowding;
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning;
Here Captain! dear father!
This arm beneath your head;
It is some dream that on the deck,
You've fallen cold and dead.

My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
The ship is anchor'd safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip, the victor ship, comes in with object won;
Exult, O shores, and ring, O bells!
But I, with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

Poème de Walt Whitman 

 Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Finie notre effrayante traversée !
Le navire a tous écueils franchi, le trophée que nous cherchions est conquis
Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,
En suivant la stable carène des yeux, le vaisseau brave et farouche.
Mais ô cœur ! cœur ! cœur !
Ô les gouttes rouges qui saignent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Étendu, froid et sans vie.

Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Dresse-toi, entends les cloches.
Dresse-toi - pour toi le drapeau est hissé - pour toi le clairon vibre,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannées - pour toi les rives noires de monde,
Vers toi qu'elle réclame, la masse mouvante tourne ses faces ardentes.
Tiens, Capitaine ! Père chéri !
Ce bras passé sous ta tête,
C'est un rêve que sur le pont
Tu es étendu, froid et sans vie.

Mon Capitaine ne répond pas, ses lèvres sont livides et immobiles;
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a plus pouls ni volonté.
Le navire est ancré sain et sauf, son périple clos et conclu.
De l'effrayante traversée le navire rentre victorieux avec son trophée.
Ô rives, exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
j'arpente le pont où gît mon capitaine,
Étendu, froid et sans vie.
 

mercredi 23 avril 2014

Saint-Georges - Fête de l'Angleterre



The Soldier

If I should die, think only this of me:
That there's some corner of a foreign field
That is for ever England. There shall be
In that rich earth a richer dust conceal'd;
A dust whom England bore, shaped, made aware,
Gave, once, her flowers to love, her ways to roam,
A body of England's, breathing English air.
Wash'd by the rivers, blest by suns of home.

And think, this heart, all evil shed away,
A pulse in the eternal mind, no less
Gives somewhere back the thoughts by England given;
Her sights and sounds; dreams happy as her day;
And laughter, learnt of friends; and gentleness,
In hearts at peace, under an English heaven.

Rupert Brooke a écrit ce poème à Noël 1914, quelques mois avant sa mort.

Il y a 99 ans ce 23 avril 2014, mourait, à l'âge de 27 ans, le même âge qu'Alexander, d'un empoisonnement à la suite d'une piqûre de moustique, circonstances différentes de celle du départ d'Alexander, mais avec tout de même une certaine similitude, le poète Rupert Brooke, enterré sur l'île de Skyros, en Grèce. 

Je me souviens très bien que lorsque pour la première fois nous avons parlé de sa venue à Montréal, Alexander m'avait fait promettre une chose : que si jamais, au cours de son séjour à Montréal, il lui arrivait quelque chose qui ne soit pas voulu, je devais le faire rapatrier dans son pays, sa patrie, sur le sol de sa naissance, de sa famille. Il était, disait-il, très attaché à l'Angleterre, son pays, celui de ses ancêtres, au point, ajoutait-il, d'apporter toujours avec lui, lorsqu'il quittait l'Angleterre, une poignée de la terre de son pays.

Et je ne me souviens plus exactement de l'enchaînement de nos idées lors de cette conversation, mais je me souviens très bien que, ce soir-là, il m'avait parlé de Rupert Brooke, qu'il aimait beaucoup, et tout particulièrement de ce poème, The Soldier.

 

Ce 23 avril, fête de saint Georges, c'est donc aussi la fête du fils du duc et de la duchesse de Cambridge, le prince George Alexander Louis.

vendredi 25 juin 2010

En souvenir de...

29 août 1958 - 25 juin 2009

« Avant de me juger, essayez simplement de m'aimer »*

"Childhood"

Have you seen my Childhood?
I'm searching for the world that I come from
'Cause I've been looking around
In the lost and found of my heart...
No one understands me
They view it as such strange eccentricities...
'Cause I keep kidding around
Like a child, but pardon me...

People say I'm not okay
'Cause I love such elementary things...
It's been my fate to compensate,
for the Childhood
I've never known...

Have you seen my Childhood?
I'm searching for that wonder in my youth
Like pirates in adventurous dreams,
Of conquest and kings on the throne...

Before you judge me, try hard to love me,*
Look within your heart then ask,
Have you seen my Childhood?

People say I'm strange that way
'Cause I love such elementary things,
It's been my fate to compensate,
for the Childhood I've never known...

Have you seen my Childhood?
I'm searching for that wonder in my youth
Like fantastical stories to share
The dreams I would dare, watch me fly...

Before you judge me, try hard to love me.
The painful youth I've had

Have you seen my Childhood...

À sa façon, souvent maladroite, il était aussi un Petit Prince.