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samedi 23 avril 2016

Rupert, parce que...

Ce matin, alors que je sortais Rupert, deux très jeunes filles et un garçon du même âge, de très beaux jeunes étudiants venus de l'extérieur pour étudier à l'Université McGill, se sont arrêtés et m'ont demandé s'ils pouvaient caresser Rupert. « Si vous ne le faites pas, il sera très déçu », leur ai-je répondu. Lorsque, à leur demande, je leur ai dit le nom du chien, l'une d'entre elle s'est exclamée : « Oh, Rupert ! Quel beau nom ! » Je leur ai raconté pourquoi il s'appelait ainsi. D'abord, parce que c'est un nom anglais, qui n'existe pratiquement pas en Amérique du Nord, et que mon bulldog anglais devait forcément avoir un nom anglais. Et ensuite parce que ce prénom était très associé à Alexander et à mes autres amis anglais. En effet le poète Rupert Brooke était l'un de leurs poètes préférés. Il est décédé à vingt-sept ans, il y a précisément cent un an aujourd'hui même, 23 avril.

3 août 1887 - 23 avril 1915

Alexander aimait particulièrement, quand je l'ai connu, son célèbre poème « The Soldier »... Quelques semaines avant de partir lui-même à vingt-cinq ans, Alistair, un ami d'Alexander, m'écrivait qu'il était en train de lire des lettres de Rupert Brooke qui parlait notamment de son passage à Montréal. Et mon ami Gallois, pour qui « The Old Vicarage, Grandchester » avait un sens particulier, a étudié dans un collège du nord de l'Angleterre, qui est peut-être celui de Rugby où Rupert Brooke a commencé ses études, qu'il a poursuivies à Cambridge.

C'est aussi, aujourd'hui, la Saint-Georges, patron des Anglais.
C'était hier, 22 avril, la Saint-Alexandre, et l'anniversaire de notre Alexander Bull.
Le 20 avril, mon chien et ami Rupert a célébré son sixième mois.

mercredi 22 avril 2015

Saint Alexandre 2015

En ce 22 avril 2015, je veux souhaiter une bonne fête à tous ceux qui, où qu'ils soient, portent le prénom d'Alexander, d'Alexandre, d'Alistair, et tous les prénoms qui y sont associés. Je n'ai plus de nouvelles de quelques amis, que je considère toujours des amis très chers, et la Saint-Alexandre est une occasion supplémentaire de penser à eux encore plus particulièrement. 

Un ami voulait m'inviter depuis quelque temps déjà à aller voir une exposition qui se tient à Montréal, et qui se termine ce dimanche en fait, intitulée « Les Grecs - d'Agamemnon à Alexandre le Grand », et nous n'arrivions pas à trouver un moment qui nous convenait. Finalement, ce sera aujourd'hui, 22 avril, que j'irai le prendre à la sortie de son travail et que nous nous rendrons au musée. Cet ami m'a proposé, la semaine dernière, ce rendez-vous d'aujourd'hui, sans savoir que ce 22 avril était la Saint-Alexandre, donc la fête d'Alexandre le Grand et... la fête d'Alexander. Je ne sais trop ce qu'il faut attendre de cette exposition organisée par le musée Pointe-à-Caillière. Même si elle ne devait présenter qu'une simple statuette d'Alexandre, je ne me serais pas pardonné de ne pas l'avoir vue. 



Ce 22 avril, c'est aussi l'anniversaire de naissance de mon ami Alexander Bull. Il a dix ans aujourd'hui. Je n'ai pas de ses nouvelles depuis un moment et cela m'attriste énormément. J'espère qu'il est vivant et en santé, heureux de partager encore un gâteau et des cadeaux avec son ami Gus le Bulldog.

J'ai des centaines d'images de bulldog, des milliers peut-être, et, au moment de choisir l'une de ces images, je ne pouvais pas les regarder, n'ayant qu'envie de pleurer...

jeudi 11 septembre 2014

11 septembre

Pour la plupart des gens sur cette planète, sans doute que cette date du 11 septembre évoque l'attaque terroriste sur les deux tours du World Trade Center, en 2001, attaque qui aura tué plusieurs milliers de personnes et transformé, pas souvent pour le mieux, la vie de millions d'autres. Pas plus que la plupart des gens, je ne saurais oublier cette date et cet événement. Je m'en souviens d'autant plus facilement que ce matin-là, avant même de savoir ce qui se déroulait à quelques centaines de kilomètres au sud de chez moi, j'essayais d'acheter un billet d'avion Montréal-Bruxelles et Paris-Montréal ; on m'a vite fait comprendre que ce n'était pas le moment. Je crois que pour le reste de ma vie, à moins de souffrir de dégénérescence ou de sénilité, je me souviendrai clairement de cette journée.
Cet événement a pris tellement de place dans l'esprit des gens et cette date est tellement restée associée à cette tragédie qu'un ami très cher, dont c'est l'anniversaire de naissance ce jour-là, ce jour-ci, s'en veut presque d'être né ce jour-là ou, du moins, si on lui demande la date de son anniversaire, il hésite à prononcer cette date fatidique. Et pourtant, dans mon cœur et dans mon esprit, cette date est vraiment, depuis près de cinq ans, la date d'anniversaire de celui que j'appelle mon ami même si je n'ai plus de ses nouvelles depuis plus d'un an ; ce sera toujours pour moi la date de naissance d'Alexander de Galles, qui a l'âge d'un autre Alexander dont j'ai abondamment parlé dans ces pages et dont je parlerai certainement encore longtemps.

J'ai si souvent rêvé de me tremper les pieds dans l'eau, sans doute froide, de la Taff, cette rivière le long de laquelle Alexander de Galles et son ami Maurice, le fidèle et inséparable ami canin, ont si souvent fait des promenades et de longues pauses. Cette seule image, avec son vieux pont de pierres et sa charmante petite maison, qui provient d'ici me fait tellement rêver à un éventuel séjour à Cardiff et ailleurs au pays de Galles, que je me permets de l'imprimer et de l'encadrer afin de l'avoir toujours sous les yeux Et il y en a tellement d'autres !

Caernarfon Castle - source

Je veux donc profiter de ce jour pour souhaiter à mon ami Alexander de Galles (« de Galles » n'est pas son vrai nom ; je lui ai donné ce nom pour le distinguer de celui que nous appelons le Petit Prince. Mais si Alexander de Galles n'est pas pour tous Le Petit Prince, il est vraiment son frère par son caractère, ses valeurs, sa façon d'être et de vivre). Je suis malheureux de ne plus avoir de ses nouvelles, mais je ne l'oublie pas, je ne l'oublierai jamais. Je rêve de visiter un jour son pays magnifique, en sa compagnie j'espère, car il en est pour moi, peut-être ne le sait-il pas, le meilleur ambassadeur.

 
Oscar, comme Oscar Wilde, un autre Oscar que nous aimons

Ce 11 septembre 2014, c'est aussi la date où la juge Thokozile Masipa doit commencer, après six mois de procès, à Pretoria, à rendre durant plusieurs heures ou quelques jours, son verdict dans la cause accusant le jeune champion olympique sud-africain d'avoir tué sa fiancée. Je ne résumerai pas ici ce procès de six mois. Oscar Pistorius reconnaît bien sûr avoir tiré sur Reeva Steenkamp, sa petite amie, alors qu'elle était dans la salle de bain. Mais Oscar Pistorius soutient avoir tiré à travers la porte après avoir entendu du bruit au milieu de la nuit et croyant sa vie en danger, qu'un voleur était entré par effraction, alors qu'il croyait son amie endormie près de lui. Les accusations sont nombreuses et il serait étonnant qu'Oscar Pistorius soit totalement innocenté. S'il est reconnu coupable de meurtre prémédité, il est passible de prison à perpétuité (vingt-cinq ans incompressibles).



J'ai commencé à m'intéresser à Oscar Pistorius parce que mon ami Alexander de Galles m'avait parlé de lui au moment où Oscar Pistorius, qui a les deux jambes amputées, a voulu participer avec les athlètes non handicapés aux compétitions olympiques des Jeux de Londres 2012, où il s'est admirablement bien distingué.


Oscar Pistorius, en raison de son handicap (qui lui a tout de même permis de devenir champion olympique) était, et est resté j'en suis sûr, une immense source d'inspiration pour mon ami gallois. Ce procès et son issue possible a fortement inquiété mon ami gallois, et je le comprends ; j'ai partagé son inquiétude et je sais que cette date du 11 septembre sera déterminante pour la suite des choses. Je crois personnellement, et je suis sûr que mon ami gallois en est convaincu, que la thèse de l'accident mortel qui a enlevé la vie à Reeva Steenkamp est la vérité, que ce champion olympique, vedette mondiale n'a pas intentionnellement causé la mort de sa petite amie. S'il avait prémédité de la faire disparaître, je ne crois absolument pas qu'il aurait envisagé la solution de l'arme à feu dans sa propre chambre. Je sais que mon ami gallois doit attendre dans l'angoisse le verdict qui sera rendu aux cours des prochaines heures ou des prochains jours. Je suis de tout cœur avec Oscar et ses proches, avec mon ami Alexander le Gallois. Je croise les doigts et je prie pour que ce 11 septembre soit enfin un jour de libération plutôt qu'un sombre jour de condamnation.


dimanche 3 août 2014

Anniversaires du 3 août

C'est aujourd'hui l'anniversaire de naissance de ce poète anglais, magnifique de bien des façons - et notamment pour sa poésie - et qui de plus a pour moi valeur de symbole, Rupert Chawner (Chaucer) Brooke, né le 3 août 1887, à Rugby (ville du nord de l'Angleterre que les amateurs de cette sorte de football devenu le rugby doivent connaître).
 Avant d'apprendre à le connaître mieux à travers mes conversations avec Alexander, j'avais entendu parler de ce poète, que Yeats considérait comme « le plus beau jeune homme d'Angleterre ». Je me souviens notamment que dans un des premiers films hollywoodiens à traiter sans répugnance l'homosexualité, Making Love, sorti en 1982, l'année de naissance d'Alexander, il était question de ce poète anglais. Alexander et moi avions parlé de lui dès nos premières conversations en direct ; nous avions surtout évoqué, à ce moment-là, l'un de ses poèmes les plus connus, The Soldier.
Trois mois exactement après le départ d'Alexander, un ami avait découvert ce blogue par hasard et, à travers mes mots, il avait reconnu cet ancien camarade d'école devenu un ami. Alistair avait tellement été séduit par Alexander Bull qu'il avait voulu en avoir un semblable ; il était allé chercher Douglas chez le même éleveur. Alistair est immédiatement devenu l'un de mes amis ; il m'a écrit tous les jours, jusqu'au 10 décembre 2009. Alistair était comme un petit frère d'Alexander ; il m'a envoyé de nombreuses photos qu'il faisait, superbes, que je conserve précieusement, notamment les photos de Douglas, le jeune et magnifique bulldog. Deux jours plus tard, il a connu une fin tragique, que je n'arrive pas à oublier non plus. Dans l'un de ses messages, il m'avait écrit avec fierté qu'il était en train de relire les Lettres d'Amérique, de Rupert Brooke.
En janvier 2010, un autre jeune Britannique, né au Pays de Galles mais vivant désormais à Londres la plupart du temps, découvrait aussi par hasard ce blogue et reconnaissait Alexander dans ce que j'écrivais. Lui aussi avait tenu à me dire qu'il connaissait le nom de ce garçon dont je pleurais la perte, qu'il l'avait aperçu à quelques reprises lors de déplacements dans la ville, et reconnu. Alexander le Gallois, de l'âge d'Alexander, est devenu aussi un ami précieux, dont je n'ai plus de nouvelle depuis son départ pour une excursion en Écosse, pour aller voir un petit arbre qu'il y avait planté et qui avait pour lui une signification particulière. Il me manque énormément, mais j'ose espérer qu'il est revenu de cette excursion, avec Maurice son chien fidèle et ami, et que son silence ne concerne que moi. Ensemble, nous avions évoqué un autre poème de Rupert Brooke, The Old Vicarage, Grantchester.
Ce petit village de Grantchester a souvent été un lieu de villégiature pour les étudiants de l'université de Cambridge, à proximité. La poésie anglaise lui doit beaucoup. 



Vous trouverez ici les paroles, en anglais et en français, de cette chanson de Pink Floyd.

* * * * *

Je dois à de nombreux écrivains un très grand nombre de mes découvertes, de mes joies, de mes plaisirs, de mes révélations, de mes prises de conscience, de mes émerveillements, etc. Certains de ces écrivains ont eu sur ma vie, sur ma pensée, sur ma façon de concevoir le monde, une influence considérable. Mais il y a peu de ces écrivains à qui j'aie vraiment eu envie de dire, d'écrire mon admiration, la place qu'ils ont prise dans mon panthéon, dans ma vie. Michel del Castillo est de ceux-ci.


Il m'a fallu de très nombreuses années pour me « résigner » à entreprendre la lecture de l'un de ses livres. Un ami m'avait parlé de lui il y a très longtemps, à un moment où je n'avais pas encore beaucoup lu. Cet ami, qui a échangé une correspondance avec Michel del Castillo, me faisait l'éloge de son premier roman, Tanguy. Ce livre parle de l'enfance de l'auteur, à Madrid pendant la guerre, de sa mère qui sera toujours pour lui un personnage énorme, énigmatique, qu'il n'arrive toujours pas à comprendre. Il parle du rejet par son père français. Puis des camps de prisonniers où sa mère et lui finissent par aboutir. Pour s'en échapper, elle n'hésitera pas à laisser derrière lui son fils de six ans... Un auteur au nom espagnol, qui parle de l'Espagne, de la guerre civile, des camps de prisonniers, tout cela n'avait rien pour me séduire. Combien de fois, dans une librairie ou dans une bibliothèque, j'ai ouvert l'un des nombreux livres de Michel del Castillo sans avoir le goût de poursuivre ma lecture. Il aura fallu attendre de tomber, ces dernières années, sur deux de ses récits, fortement autobiographiques : De père français et Le crime des pères. Ces deux livres m'ont bouleversé et, depuis, je veux lire tout ce qu'a écrit Michel del Castillo ; ils m'ont donné la clé pour comprendre et apprécier tous les romans que je n'avais pas envie de lire, et tous ceux qu'il a publiés par la suite.
Je n'hésite pas à dire qu'il y a trois grandes périodes dans ma vie : une trop longue période d'ignorance, d'inconscience, qui correspond à peu près à mes vingt premières années (ça ne se tranche pas vraiment au couteau, mais c'est assez exact pour l'instant). Puis il y a eu la période d'émerveillement, à partir du roman des Amitiés particulières, la découverte de la Grèce et de la Rome antiques, avec tous leurs grands personnages, et plus particulièrement l'empereur Hadrien et Alexandre le Grand, et leur univers respectif. Puis il y a celle, ces dernières années, peu avant de faire la connaissance d'Alexander, de cette période que, sous l'influence de Michel del Castillo, j'appellerais simplement la période du début de la lucidité. L'univers que décrit Michel del Castillo est loin d'être un univers du merveilleux, de la magie, de la beauté, de l'idéal, ... C'est plutôt celui de la vérité, de la réalité telle qu'elle est, de la méchanceté, de la cruauté. Dostoïevski est son maître.
J'ai hésité à parler à Alexander des livres de Michel del Castillo. Je ne voulais pas assombrir sa vision des choses. Et pourtant, il en a connu de ces réalités dramatiques, douloureuses, dans sa courte vie... Mais je lui ai parlé de Tanguy ; c'est le seul roman de cet auteur qu'il ait eu le temps de lire, mais il l'a trouvé très beau, en dépit de cet univers très sombre. Aussitôt après en avoir fait la lecture, il m'a écrit (je résume tout en conservant ses mots) : « Merci énormément de m'avoir parlé de Tanguy... c'est un livre très bouleversant. Plein de mots si terribles et d'autres si plein d'amour. [...] Le monde terrifiant de la guerre qui a permis de laisser s'épanouir un amitié si belle entre Tanguy et Gunther, dans cet enfer du camp de concentration, qui a permis aussi a un religieux d'ouvrir son cœur pour aider cet enfant très meurtri. Et d'autres merveilleux moments que personne, après les avoir lus, ne pourra oublier. Je crois que Tanguy peut être le petit frère de tous ceux qui souffrent de la guerre en ce moment, partout sur la planète. J'espère qu'il y a encore des Gunther et des Père Pardo pour les aimer et les soutenir. Merci Alcib. »

La vie de Michel del Castillo a commencé sur des bases si peu solides que lui-même n'était plus sûr de la date de sa naissance. Il a longtemps cru être né le 3 août 1933, qui est la date que j'ai conservée en mémoire. Mais il aurait constaté, longtemps après être devenu adulte, qu'il serait plutôt né le 2 août 1933 ; il faudra que je noue une ficelle à ma mémoire afin de ne plus oublier.

J'aimerais avoir un jour le courage de lui écrire pour lui dire un peu ce que je lui dois. 

dimanche 22 avril 2012

Bonne fête et joyeux anniversaire, Alexander

Oui, Alexander Bull, il y aura sûrement aujourd'hui un gâteau d'anniversaire pour toi, que tu t'empresseras de partager, je le sais, avec ton ami Gus.

On dirait que tu es rentré chez toi, en Angleterre, après une longue absence, spécialement pour célébrer ton anniversaire et ta fête avec tes proches.


 

Je gage qu'il y aura aussi de petits cadeaux que tu sauras apprécier. 

 
Bonne fête à tous ceux qui portent le prénom Alexander, Alexandre, Alistair (variante du même prénom).

vendredi 9 mars 2012

Pour Maurice

Ce n'est pas le vrai Maurice mais une photo trouvée sur Internet

Depuis plus d'une semaine, notre ami Alexander le Gallois et son inséparable Maurice sont malheureux. Maurice souffre d'une infection qui ne semble pas vouloir guérir en dépit des traitements et des soins attentifs que lui prodigue son ami. Le grand chien, qui accompagne habituellement partout son ami, ne l'accompagne plus lorsqu'il va donner ses cours dans une université de Londres. Il avait pris l'habitude d'assister chaque jour aux cours, comme s'il était son meilleur étudiant. Il aimait recevoir l'affection, les câlins, des étudiants, des autres professeurs et du personnel de l'université. Mais ses traitements le fatiguent, et il ne comprend pas que, depuis qu'il est malade, les gens sont moins empressés de lui témoigner de l'affection. Notre ami gallois a donc décidé de laisser Maurice se reposer à l'appartement pendant qu'il va donner ses cours. Mais les amis sont tous deux tristes de cette situation. Et notre ami est anxieux car, ce vendredi, il a rendez-vous chez le vétérinaire et il appréhende les résultats des analyses...
Il y a quelques semaines, notre ami gallois avait été invité par une université parisienne pour discuter de cours qu'il pourrait y donner. Il se demandait s'il avait vraiment envie de quitter Londres pour s'installer à Paris... Mais au cours de l'entretien qu'il a eu avec des responsables de la faculté, il a vite conclu qu'il ne quitterait pas Londres. Lorsqu'il a évoqué son ami Maurice, qui l'accompagnerait, l'un des responsables de la faculté, avec l'amabilité que peuvent avoir certains Parisiens parfois, lui a lancé sur le ton que l'on peut bien deviner (et ce n'est même pas la pire des insultes qu'il a proférées durant cet entretien) : « Si c'est ainsi, allez donc enseigner dans un zoo votre langue de barbare ! »
Inutile de dire que notre ami Gallois a choisi Londres et Maurice... Il ira tout de même deux fois par mois donner un cours à Paris mais, aussitôt son cours terminé, il reprendra l'Eurostar pour rentrer chez lui et retrouver Maurice.
Toute la semaine, j'ai allumé des bougies pour la santé de Maurice et la sérénité de son ami. Je croise les doigts pour que, au cours des prochaines heures, le vétérinaire ait de bonnes nouvelles à leur donner.

Ajout - vendredi midi :  Le rendez-vous chez le vétérinaire s'est très bien passé (on les a même confortablement installés et on leur a servi le thé, le temps de se remettre de leurs émotions) et, au grand soulagement de tout le monde, les nouvelles sont bonnes. Il n'y a pas de cellules cancéreuses. Même si la guérison ne semble pas évidente, les traitements poursuivent leur action et la guérison progresse ; ce n'est qu'une question de temps avant que Maurice soit complètement rétabli.
Ils sont rentrés à la maison beaucoup plus légers et joyeux qu'au départ. Après une sieste méritée et un peu de lecture au lit (notre ami gallois lit un roman de Michel del Castillo, pendant que Maurice lit le dernier catalogue de jouets Kong), ils iront tous deux faire une promenade en ville et s'arrêteront ensuite dans un tout petit nouveau restaurant pour y déguster des sushis.

vendredi 4 novembre 2011

Vies de chiens

Rares sont les semaines où les médias ne racontent pas des histoires d’horreur au sujet des traitements que les humains font subir aux animaux.

À Moscou, plusieurs dizaines de milliers de chiens circulent librement dans la ville, à la recherche de nourriture. Ils sont partout, dans les rues, les places publiques, dans les escaliers et les couloirs du métro, etc. Certains d’entre eux viennent de la banlieue en métro, partent à la recherche de nourriture et, comme bien des ouvriers, des employés de magasins ou de bureaux, reprennent le métro en fin de journée pour retrouver un peu de tranquillité.

Depuis quelques années, les autorités moscovites ont promis de construire des refuges décents et de mener des campagnes intensives de stérilisation. Mais, faute de moyens, les résultats sont insuffisants et, dans le peu de refuges qui existent, les chiens sont souvent hébergés dans des conditions épouvantables, ne reçoivent pas les soins dont ils auraient besoin et, malgré les promesses aux organismes de protection de ne pas les tuer, les chiens sont très souvent abattus d’une balle dans la tête. Récemment, Moscou a voulu déporter douze mille chiens vers le Nord, mais la population s’est indignée, des groupes de pression ont protesté et la déportation a été annulée.

Ce chien ne sera pas mangé en Chine

En Chine, il y a deux semaines, un millier de chiens destinés à être mangés ont eu la vie sauve grâce à un groupe de défenseurs des animaux. À la suite d’un appel lancé sur Internet, deux cents militants ont bloqué une route du sud-ouest de la Chine afin d’arrêter trois camions dans lesquels s’entassaient ce millier de chiens. Après négociations, deux organisations de défenses des animaux ont pu racheter les chiens pour environ neuf mille euros.

Lily et Maddison

Et enfin, Il y a parfois des histoires heureuses. Celle de Lily et de Maddison en est une. Ces deux grandes danoises sont amies depuis cinq ans et ne se quittent plus. Depuis que Lily est devenue aveugle à la suite d’une maladie incurable, il y a près de quatre ans, Maddison a pris Lily sous son aile et lui sert de guide. À voir Lily de loin, on ne croirait pas qu’elle est aveugle car elle mène une vie normale, sachant qu’elle peut faire confiance à son amie Maddison pour la conduire partout où elles veulent aller.


Lily et Maddison

Lily et Maddison

Hélas, les personnes qui s’occupaient d’elles ne peuvent plus le faire et l’organisme britannique Dogs Trust a lancé un appel afin de trouver un nouveau foyer pour les deux amies qui, évidemment, ne peuvent pas être séparées.

 Bloodhound ou Saint-Hubert

Notre ami Alexander le Gallois a manifesté son vif désir d’adopter les deux amies. Je ne crois pas qu’il existe sur terre quelqu’un qui puisse les aimer autant que pourrait le faire notre ami gallois. Il y a un peu plus de deux ans, il a recueilli sur le bord de la route un grand chien abandonné, très malheureux, très mal en point ; il l’a d’abord conduit chez lui pour lui donner à boire et à manger, avant de le faire examiner par un vétérinaire. Depuis, ils sont inséparables, et Maurice (le grand chien, du genre Saint-Hubert ou Bloodhound) ne cesse de trouver de nouvelles façons de faire plaisir à son ami. Je sais qu’ils seraient tous les deux très heureux si on leur permettait d’adopter les deux amies danoises qui, j’en suis persuadé, recevraient toute l’attention, tous les soins et tout l’amour qu’elles méritent.

dimanche 20 mars 2011

L'Aiglon : 200 ans et toujours jeune


Puisqu'il lit toujours le blogue par dessus mon épaule, Alexander aurait été déçu que je ne souligne pas aujourd'hui le deux centième anniversaire de naissance du duc de Reichstadt, dit l'Aiglon, qui fut sans doute le premier avec qui Alexander aurait voulu « se marier ». Il a par la suite aimé d'autres personnages historiques, le principal étant Héphaistion, mais il n'a jamais oublié l'Aiglon, dont il avait chez lui un portrait encadré.



En cherchant l'Aiglon sur Internet, Alistair est tombé sur ce blogue, le 7 octobre 2009 et, dans les mots où je parle d'Alexander, il y a reconnu son camarade de pension et ami. Alistair a laissé quelques commentaires sur ce blogue, mais il m'a surtout écrit pratiquement tous les jours, pour partager son chagrin du départ d'Alexander et pour me parler un peu de lui. Véritable petit frère d'Alexander, Alistair a été victime d'un terrible accident le 12 décembre 2009 et je n'ai plus eu de ses nouvelles.
Quelques semaines plus tard, un jeune Gallois enseignant à Londres et à Paris, a aussi reconnu dans mes mots le garçon qu'il lui arrivait d'apercevoir dans les rues de Londres, dont il connaissait l'identité sans jamais lui avoir encore adressé la parole et qui le fascinait... Je n'ai pas eu l'occasion de demander à Alexandre le Gallois comment il était arrivé sur ce blogue ; j'espère qu'il pourra bientôt me le dire. Il se pourrait bien que ce soit aussi par l'Aiglon.

dimanche 12 décembre 2010

Douglas and Friends...


En rentrant chez lui, après la représentation dont il faisait partie dans un théâtre de Londres, le 12 décembre 2009, Alistair a trouvé son ami Douglas inanimé. Le jeune bulldog venait à peine d'avoir un an !

Alistair adorait son jeune ami, qui était un cousin ou un neveu d'Alexander Bull. En voyant le chien d'Alexander, devant le British Museum où Alexander lui avait donné rendez-vous, Alistair avait immédiatement voulu adopter un bulldog et il était important pour lui que celui-ci provienne du même éleveur que l'ami d'Alexander.

Après avoir découvert par hasard l'existence de ce blogue et avoir reconnu dans les mots qui parlent d'Alexander le merveilleux garçon qu'il a connu à l'adolescence alors que tous deux fréquentaient le même collège, Alistair a écrit un premier commentaire l'automne dernier. Je lui ai demandé de m'écrire en privé et nous avons entretenu durant deux mois une correspondance pratiquement quotidienne. Il pleurait aussi le départ du Petit Prince. Je reconnaissais en Alistair un ami vraiment digne d'Alexander. Je l'ai mis en contact avec la meilleure amie d'Alexander qui s'est rendue à Londres pour rencontrer, à deux reprises, ce charmant jeune homme qui était pratiquement le jeune frère de notre Petit Prince.

Comme lui, il adorait la lecture et à peu près tout ce qu'aimait Alexander. Malgré son air fragile, Alistair aimait partir en excursion dans les pays les plus lointains, dans les régions les moins fréquentées du Monde, d'où il rapportait de magnifiques photos.


L'automne dernier, il m'avait envoyé de nombreuses photos de son ami Douglas dont il était si fier, si heureux. Le chien était superbe, si attendrissant, et les photos, prises à différentes occasions, étaient vraiment magnifiques. J'aime la photo que j'ai mise en tête de ce billet, trouvée sur Internet, mais les photos faites par Alistair, que j'ai imprimées en grand format, sont absolument incomparables.


Le dernier message que j'ai reçu d'Alistair remonte au 10 décembre 2009. Je m'inquiétais de de ne rien recevoir de sa part car il m'écrivait presque tous les jours. Le 27 décembre 2009, j'ai appris que Douglas était décédé le 12 décembre et que peu de temps après Alistair avait eu un terrible accident et que depuis deux semaines Alistair était aux soins intensifs dans un hôpital de Londres. Jane s'est immédiatement rendue à Londres pour voir Alistair mais comme elle n'était pas de sa famille officielle, l'hôpital n'a pas voulu la laisser voir Alistair ni donner de ses nouvelles. Tout ce qu'ils ont accepté de faire, c'est de remettre la lettre qu'a écrite Jane avant de quitter l'hôpital. Quelques jours plus tard, nous avons appris par des collègues de travail que sa famille était venue chercher Alistair. Depuis, nous sommes sans nouvelle et comme nous ne connaissons sa famille que de nom et que nous n'avons pas ses coordonnées, il n'y a pas moyen de communiquer avec elle.


Les bulldogs ont un système respiratoire fragile. S'ils sont à l'aise dans le froid et s'ils aiment jouer dans la neige, ils ne supportent pas du tout la chaleur (l'été dernier, en visite à Paris, Alexander Bull a dû passer trois jours sous observation dans une clinique à cause de la chaleur). Ils peuvent faire de l'apnée du sommeil. C'est probablement ce qui a emporté Douglas : il dormait en attendant son ami et il ne s'est tout simplement pas réveillé...


Chaque jour, je continue de penser à Douglas. Il me serait impossible de l'oublier : de magnifiques photos de lui entourent ma table de travail et je porte toujours l'une d'elles sur moi.

Je pense aussi à Alistair bien sûr. L'image d'un très beau garçon qui lui ressemble accompagne les photos qu'il m'a envoyées de son ami Douglas. Je ne me résigne pas à son silence et à ne pas avoir de ses nouvelles. J'espère qu'il m'écrira lui-même bientôt... Si par hasard quelqu'un le connaissait...

La vie est parfois difficile. Mais ce qui est le plus insupportable, c'est l'absence, le silence et l'inquiétude pour ceux que l'on aime. Je pense à Alexander, je pense à Alistair, je pense à Alexandre le Gallois... Je pense évidemment à Jane à qui il vient d'arriver une épouvantable catastrophe (comme si elle avait besoin d'une nouvelle épreuve !!!) ; les conséquences se feront sentir durant les mois à venir et, de toute façon, les choses ne seront plus comme avant...

dimanche 22 août 2010

Inquiétudes

Lundi dernier, c'était l'anniversaire d'un ami, Michel, qui habite juste au nord de Montréal (ainsi que l'anniversaire d'Erwan, l'ami français avec qui je suis allé quelques fois prendre un verre l'été dernier, alors qu'il était de passage à Montréal). J'avais tenté de joindre Michel au téléphone dimanche dernier, la veille de son anniversaire ; il n'était pas chez lui : je lui ai donc envoyé mes voeux par courrier électronique. Il les a reçus en arrivant au bureau le matin de son anniversaire, et il m'a envoyé un mot pour me remercier. (J'avais aussi envoyé un message à Erwan, qui m'a très gentiment répondu en me donnant de ses nouvelles ; on peux donc affirmer que les voeux d'anniversaire, s'ils sont envoyés par courrier électronique, parviennent aussi vite à destination en France qu'à Montréal).

Comme c'est mon anniversaire neuf jours après le sien, Michel avait décidé vendredi de m'inviter chez lui le lendemain, avec d'autres de ses amis. Vendredi après-midi, pendant que j'étais parti à la bibliothèque, Michel a laissé chez moi un message vocal. Je suis rentré tard et comme mon téléphone ne sonne pratiquement jamais, je n'ai pas vérifié si j'avais des messages.

Ce matin (dimanche), le téléphone m'a réveillé tôt. Comme le répondeur, toujours branché, se met en marche au deuxième coup de sonnerie, je n'ai pas pris la peine de me lever ; je ne veux pas laisser croire qu'on peut m'appeler tôt le matin, surtout le dimanche, pour me parler de la pluie et du beau temps. J'aime me lever tôt justement pour lire ou écrire avant que ne commence l'agitation de ceux qui ne peuvent jamais rester tranquilles ni respecter la paix d'autrui.

En me levant, j'ai pris connaissance des deux messages : celui de vendredi, (dont j'ignorais l'existence) pour m'inviter le lendemain, et celui de ce matin, beaucoup plus sérieux,; Michel se disait inquiet car il n'avait pas eu de mes nouvelles « depuis longtemps » et il aimerait que, si quelqu'un écoutait ce message, on l'appelle pour lui donner de mes nouvelles.

J'ai rappelé plus tard, après avoir pris mon petit déjeuner et lu un moment. Michel n'était plus là (il ne peut pas rester en place). L'ami qui partage la maison avec lui m'a expliqué que Michel était très inquiet. Samedi midi, ils sont venus tous les deux sonner chez moi. J'étais sorti faire des courses mais, même si j'avais été là, n'attendant personne, je n'aurais pas répondu. Ils sont repartis plus inquiets encore. En passant devant un poste de police, ils sont entrés et ont demandé si la police pouvait faire quelque chose... (Heureusement, les policiers ne sont pas venus enfoncer la porte de l'appartement !) On leur a expliqué que si j'avais été victime d'un accident ou d'un malaise, c'est la famille qui aurait été prévenue... De plus en plus inquiet, Michel voulait s'arrêter dans une église pour... allumer un cierge. Avec les amis qui l'accompagnaient, il était déjà en train de composer mon éloge funèbre.

J'écoutais tout cela et je ne savais pas ce que je devais penser. C'est rassurant de savoir que j'ai au moins un ami qui peut s'inquiéter de mon sort (il a déjà été échaudé : il y a quelques années, un ami commun est décédé à Paris et, si nous n'avions pas fait une enquête, nous n'aurions même jamais su qu'il était décédé : la famille n'a pas jugé utile de prévenir les amis). Mais c'est aussi très inquiétant d'apprendre que si l'on ne répond pas immédiatement aux messages d'un ami, on risque de voir arriver chez soi les policiers, les pompiers, les ambulanciers, le serrurier... alors que l'on voudrait simplement boire son thé en paix.



Quand Alexander, après avoir été renversé par une voiture, s'est retrouvé sur une civière à l'urgence de l'hôpital où il travaillait, il était très inquiet : il pensait bien sûr à son chat, à son chien, aux êtres qu'il aimait... J'étais l'un d'eux et, comme il était déjà amoureux, il aurait voulu que je sois là pour le rassurer, le serrer dans mes bras ou, tout au moins, lui tenir la main... Mais si quelques personnes de son entourage connaissaient mon existence et tout l'amour qu'Alexander éprouvait déjà pour moi, personne n'avait mes coordonnées. « Et si j'étais vraiment parti sur la Lune, il n'y aurait même eu personne pour te le dire... », m'a-t-il écrit deux jours plus tard. Je sens encore toute l'angoisse qu'il y avait dans ces mots. C'est vite devenu l'une de mes inquiétudes aussi : s'il arrivait quelque chose à l'un d'entre nous, comment l'autre en serait-il informé ? Quand Alexander a été obligé de s'absenter un peu plus longtemps que prévu, sans pouvoir communiquer avec moi, j'ai d'abord été inquiet puis rassuré de recevoir un message de « docteure Jane » ; nous avions désormais un ange qui assurerait la communication entre nous... De mon côté, j'ai demandé à un ami s'il voudrait bien communiquer avec Alexander s'il m'arrivait quelque chose, puis j'ai donné son nom et ses coordonnées à Alexander.

En lisant ce blogue, deux compatriotes d'Alexander ont vite reconnu le Petit Prince dont je parlais. Alistair a connu Alexander au début de leur adolescence : ils étaient pensionnaires au même collège et puisqu'ils se ressemblaient beaucoup, ils sont assez rapidement devenus amis... Depuis le jour où, « par hasard », il a découvert le blogue (moi, je crois plutôt qu'Alexander l'a guidé), Alistair m'a écrit tous les jours... jusqu'au 10 décembre dernier. Nous avons appris, après Noël, qu'Alistair avait eu un très grave accident le 12 décembre et qu'il était encore aux soins intensifs d'un hôpital de Londres. « Docteure Jane » s'est immédiatement rendue à Londres mais, puisqu'elle n'était pas de la famille officielle, on n'a rien voulu lui dire sauf... un petit détail qui a échappé au personnel médical et qui nous a bouleversés. Dès sa première rencontre avec Alistair, Jane l'avait adopté : Alistair est vraiment comme un petit frère d'Alexander ; c'est ce que j'avais perçu dans sa correspondance... Alistair fait partie de notre petite famille d'êtres chers. Il me manque. Nous avons su, début janvier, que son père est venu le chercher à l'hôpital mais nous sommes depuis sans nouvelle. Je continue de lui écrire, en espérant recevoir bientôt une réponse...

L'autre Britannique, lecteur de ce blogue, n'a pas connu Alexander personnellement ; Alexander ne savait pas qui il est mais lui sait très bien qui est Alexander : il l'a aperçu quelques fois à Londres et il le trouvait très beau, toujours très élégant avec une pointe d'excentricité. Alexandre (c'est son nom. En fait il s'appelle aussi Alexander mais pour ne pas me faire de peine, il signe « Alexandre ») est aussi très digne d'être un ami d'Alexander. C'est aussi un garçon extraordinaire et sa vie est un roman, à la fois merveilleux et tragique. Alexandre m'a écrit vers la fin du mois de juin pour me confirmer qu'il allait subir une opération qui nécessiterait ensuite au moins quelques semaines de convalescence et de réadaptation... Il n'avait pas envie de cette opération et surtout, il n'avait pas envie de se séparer durant tout ce temps de son ami Maurice, un grand chien très doux. Je savais que je n'aurais pas de ses nouvelles durant quelques semaines, car il n'aurait pas accès à Internet ; mais nous arrivons à la fin du mois d'août... Alexandre, vous me manquez. Donnez-moi vite de vos nouvelles.

Ces dernières semaines, d'autres inquiétudes sont venues d'Angleterre, dont je ne connais pas encore toutes les répercussions. L'encens et les bougies occupent tout un coin de mon salon et je demande plusieurs fois par jour que les anges veillent sur tous les membres de notre petite famille...