lundi 26 juin 2017
Campus McGill
mardi 6 juillet 2010
Dépendance affective

Alexander m'a tellement parlé de son ami, Alexander le bulldog, parce qu'il savait que je m'intéressais vraiment à son chien et que chaque jour je lui demandais de ses nouvelles. Il me parlait de lui avec tellement d'amour et il était vraiment heureux de constater que je l'aimais autant. Alexander Bull est en effet un chien adorable. Un ami d'Alexander me disait qu'il était tout un personnage. Il est tellement connu à Londres qu'il est étonnant que les journaux ne s'emparent pas de sa vie et qu'il ne soit pas poursuivi par les paparazzi. Un peu cabotin et aimant son public, il adore se promener en voiture et se faire admirer, comme la reine dans son carrosse. En cela, il est tellement différent d'Alexander ; mais ils se complétaient bien, ces deux-là. Alexander avait donc toujours plein de choses à me raconter au sujet de son chien si je lui demandais de me parler de lui.

Je me suis donc fortement attaché à Alexander Bull et, à cause de lui, j'ai voulu mieux connaître les bulldogs anglais : j'ai fait des recherches sur Internet, j'ai appelé des éleveurs, etc. Il n'y a pas beaucoup de bulldogs anglais à Montréal. J'ai eu le bonheur, au cours de mes promenades, de faire la connaissance de quatre d'entre eux : Olive, Buster, Owen et un autre dont j'oublie le nom, Winston peut-être. Évidemment, chaque fois que je les aperçois, je m'organise pour passer près d'eux, faisant carrément des détours pour aller les voir. Si je n'ai pas le temps de m'approcher ou que les circonstances ne le permettent pas, je suis déçu comme je le serais d'un rendez-vous amoureux raté. Je connais maintenant l'horaire de sortie de l'un d'entre eux. Il y a trois jours, un peu avant l'heure prévue de sa sortie, je suis allé m'asseoir dans le gazon à proximité de son passage habituel. Ce soir-là, je l'ai attendu pendant plus d'une heure, en vain. Je suis rentré chez moi tout triste. Si je n'avais pas profité de cette attente pour écrire un peu, j'aurais eu le sentiment d'avoir vraiment perdu mon temps. Pour me consoler, j'ai regardé durant quelques heures des vidéos qui ne me montraient pas que des images, mais de l'interaction entre le chien et son ami.

Il y a dans cet attachement un intérêt réel pour les chiens ; je les aime tous, mais j'ai une préférence pour les bulldogs anglais. Parmi les vidéos regardées, il y a celle sur laquelle Jane Birkin interprète « Période bleue », avec sa chienne Dora, avec qui Alexander Bull a eu le plaisir de jouer à Hyde Park. Alexander et moi avions écouté ensemble cette chanson de Jane Birkin et j'aimais la revoir pas seulement pour la musique, la chanson que j'aime, pas seulement pour Jane elle-même, mais aussi pour le bulldog que, malheureusement, on ne voit pas assez... Par-dessus tout, j'aime particulièrement Alexander Bull, parce que c'est lui qui m'a apprivoisé d'abord. Et puis Alexander Bull est tout de même celui qui, ces dernières années, a le plus partagé l'intimité de mon Petit Prince. Je suis heureux d'apprendre que, depuis quelques jours, Alexander Bull ne quitte plus un jouet que lui a rapporté de voyage le cousin préféré d'Alexander. Je suis heureux pour Alexander Bull, et je suis particulièrement heureux de constater que le cousin ne pense pas seulement à Alexander sur son étoile, mais qu'il pense aussi à son ami resté ici.
jeudi 3 septembre 2009
Septembre, enfin
Cette nuit, la Lune est dangereusement belle ! Je l'ai d'abord aperçue en début de soirée en voulant fermer les stores, au salon ; je l'ai observée plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière l'affreux hôtel d'une rue voisine, construction toute nouvelle et qui s'élève très haut dans le ciel, assez pour me cacher la Lune. Je suis allé la revoir quelques heures plus tard par la fenêtre de ma chambre et, au début de la nuit, je suis sorti devant l'immeuble pour aller m'entretenir face à face avec elle. Sa lumière était si vive que j'avais du mal à la regarder ; la grande beauté produit le même effet.
Je ne vais pas très bien. Cependant, ce début de septembre est magnifique ! L'air est frais et sec, avec une très légère brise. La lumière est si belle que l'on voudrait pouvoir la conserver toujours.
En faisant mes promenades quotidiennes, en septembre de l'année dernière, j'ai souvent fait ce même constat, en regrettant qu'Alexander ne puisse pas encore être là pour en profiter avec moi, comme il le voulait tant lui-même (c'est tout juste si sa valise n'était pas prête). L'an prochain, nous disions-nous. Je prenais des centaines de photos, souvent les mêmes avec des variations de lumière ; Alexander pouvait ainsi faire en pensée la promenade avec moi, en attendant de m'accompagner en personne, sa main dans la mienne... L'an prochain, disions-nous... Maintenant, je ne peux plus dire que ce sera l'an prochain, ni le suivant... C'est ce « jamais » que je trouve insoutenable !
vendredi 27 mars 2009
Criminels - 3 : sinistres crapules
quand ce ne sont pas tout simplement
de sombres idiots. »
Marcel Proust, Le Côté de Guermantes
Photo : Patrick Sansfaçon, La PresseCombien de fois me suis-je fait aborder par l'un d'eux pour savoir si j'allais bien ! Combien de fois les ai-je vus aborder des jeunes de douze ou treize ans ! Il m'est arrivé de voir, justement, certains de ces garçons de douze ou treize ans fumer ces substances tout près de là. En restant assis là, au soleil, j'en vois de toutes les couleurs. Des employés de bureaux, d'honorables maris et pères de famille aussi sans doute, d'autres canailles, sangsues, forbans et autres voyous, qui viennent chercher là leurs doses de « café ». Les transactions se font ouvertement, à la vue de tous, aussi bien des enfants et des adolescents que de leurs parents.
À quelqu'un qui m'approchait, j'ai simplement répondu, l'autre jour : « Comment ? Vous n'êtes pas encore en prison ? » Il a eu la présence d'esprit de me répondre qu'il m'attendait, qu'il voulait y aller avec moi. J'ai eu la présence d'esprit de continuer mon chemin sans m'arrêter, sans me retourner, alors qu'il insistait pour me parler. Je n'ai que mépris pour cette faune parasitaire, où qu'elle soit ; je sais qu'elle existe même si je ne la vois pas.
Qu'ils s'entretuent, au fond, ça ne me dérangerait pas trop si j'étais certain qu'ils ne causeront pas au passage d'innocentes victimes lors de leurs exercices d'extermination mutuelle. Hélas, il y a toujours d'innocentes victimes, à commencer par ceux qu'ils entraînent dans leur déchéance, les jeunes, psrfois des enfants, qu'ils initient à la consommation afin d'augmenter leurs ventes et de recruter des revendeurs. Parmi leurs victimes, il y a les membres de leur famille et de leur entourage. Et il y a la violence. J'ai vu récemmentà la télévision un reportage sur le trafic de la drogue au Mexique, je crois. Ces trafiquants, de grande ou de petite envergure ont déclaré la guerre à la police et, pour qu'on les laisse exercer tranquillement leur commerce, n'hésitent pas à abattre froidement un policier par jour, même si ce policier n'était pas précisément en train de combattre cette misérable vermine. Ces criminels font la loi dans certaines régions du Mexique, et ailleurs bien sûr. Dans pratiquement toutes les grandes villes, et plus particulièrement dans certains quartiers, grouillent ces bandes de puantes vermines.
J'éprouve un souverain mépris pour cette racaille qui menace sans scrupule la santé, la vie, la sécurité des individus et des sociétés où elle s'installe. Je suis en faveur de tous les moyens nécessaires pour éradiquer la vermine. Et je n'ai absolument aucune sympathie pour quiconque participe à leur commerce, pour le consommateur, quel qu'il soit. Car le consommateur de ces substances interdites ne fait pas que jouer un mauvais tour aux policier en achetant et fumant ces substances sans se faire prendre ; bien plus que cela, il se fait le complice de ces trafiquants, de ces sinistres individus qui, un jour peut-être, n'hésiteront pas à tuer son frère, sa soeur, ses parents, pour continuer son commerce lucratif. Au risque de perdre quelques amis (j'ignore lesquels, exactement), je le répète : à mes yeux, aux yeux de la société, tout consommateur se fait le complice de tous les meurtres, de tous les drames qui, au nom de l'une ou l'autre de ces substances, se produisent chaque jour dans le Monde.
Ces dernières semaines, donc, je n'osais plus prendre de photos lorsque j'étais au parc, car cette sombre vermine me tournait autour et je ne voulais pas qu'ils pensent que je les prenais, eux , en photos. Je sais qu'il y a des gens susceptibles (il m'est arrivé de me faire attaquer violemment par quelqu'un qui traversait la rue au moment où j'allais prendre une photo ; il était hors de mon champ de vision et je ne vois pas comment j'aurais pu, même en le voulant, le prendre en photo ; malgré tout, il était persuadé que c'était lui que j'avais photographié). Des détraqués, il y en a partout. Et dans la vingtaine de crapules qui me tournaient autour, la très grande majorité devait avoir un quotient intellectuel de 18, avec deux neurones fonctionnels. L'individu que l'on voit sur la photo ci-dessus, photo prise hier, jeudi, est l'un des moins inquiétants.
Il y a quelques jours, alors que j'étais assis sur l'un des bancs, un individu plus dangereux est arrivé. Crâne râsé, peau olivâtre, lunettes miroirs, élégamment vêtu (comme un truand d'un plus haut niveau), le manteau ouvert flottant au vent comme une grand cape. Il a dû s'inspirer de l'un des personnages les plus inquiétants du film Diva, ou de toute autre série télévisée où la violence est le personnage principal et où le sang coule comme au Québec le sirop d'érable au printemps. Dès qu'il m'a vu, il a enlevé ses lunettes, m'a regardé longuement et, en continuant sa route, s'est retourné deux ou trois fois en me jetant des regards menaçants. Il s'est approché de quelques-uns des parasites qui traînaient là ; ils ont échangé quelque chose, de manière plus discrète que d'habitude. Voyant que je ne me gênais pas pour les regarder, ils se sont éloignés tous ensemble pour aller continuer la conversation à l'écart.
Plusieurs fois j'ai parlé aux policiers qui souvent venaient prendre là leur café. Ils étaient très conscients de ce qui se passait sous leurs yeux. N'ayant aucune confiance en leur intervention, j'avais l'intention d'écrire au maire de Montréal et aux conseillers des quartiers environnants. Je n'ai pas eu le temps de le faire. Or, aujourd'hui, j'apprends que les policiers ont arrêté hier sept individus (hier et avant-hier, je n'ai pas eu le temps d'aller par là faire ma promenade). La photo ci-dessus a été prise hier et montre justement l'une des arrestations. Aujourd'hui, je trouvais que l'endroit était plus tranquille (je ne savais pas encore qu'il y avait eu des arrestations), mais il y avait tout de même une dizaine de ces charognards qui ne semblaient pas du tout intimidés par ce qui s'était passé hier. Je me demande même si, parmi eux, il n'y avait pas l'individu que l'on voit sur la photo. Ils attendent que la neige soit complètement fondue autour du monument ; alors reviendront les joueurs et les amateurs de tams-tams et, avec eux, toute une autre faune de parasites de toutes sortes, y compris les revendeurs qui pourront, fondus dans la foule des honnêtes et des moins honnêtes gens, au nez et sous leur regard protecteur de quelques dizaines de policiers, exercer tranquillement leur petit commerce.
samedi 18 octobre 2008
Où irons-nous ? réponse

Et voici la maison voisine de Chelsea Place, celle que j'ai habitée il y a plusieurs années déjà.
Il est intéressant de noter que le chrysanthème (qui se dit « kiku » en japonais) est la fleur impériale, symbole de joie. L'Ordre du Chrysanthème est le plus grand honneur qui soit accordé au Japon.
mardi 14 octobre 2008
Promenade dominicale
Au réveil, dimanche matin, j'ai vu que le soleil brillait sur Montréal et je m'étais dit que j'en profiterais pour aller faire une longue promenade en début d'après-midi et vérifier par la même occasion si les arbres avaient pris davantage de couleurs ces derniers jours.
dimanche 12 octobre 2008
Où irons-nous ? (un indice ?)
samedi 11 octobre 2008
Où irons-nous ?
Chaque automne, le goût de partir un moment, d'être ailleurs, se fait plus pressant, particulièrement au début du mois d'octobre. Ce n'est pas que j'aie un goût du voyage particulièrement prononcé. Je ne suis pas un nomade ; les perpétuels déplacements ne me conviennent pas. J'ai besoin de m'ancrer quelque part, de m'y faire un nid, même si ce n'est que pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois.
Mais l'idée de changer d'air, d'aller passer quelques semaines, quelques mois, dans un endroit que j'aime me séduit toujours, à condition que je puisse m'y recréer un cocon où je pourrai me ressourcer à la fin de la journée. Depuis très longtemps, j'avais ma chambre à Paris. Je pouvais bénéficier du changement d'air, du changement de décor et de milieu culturel tout en me sentant chez moi.
Je n'ai plus cette chambre à Paris et je me demande si j'ai vraiment envie d'y revenir. J'y viendrai avec plaisir si c'est relativement facile à organiser, mais je ne ferai plus d'un séjour à Paris ma raison de vivre. J'ai envie de vivre là où est mon cœur et, ces dernières années, mon cœur a été plutôt orphelin. Il a pourtant recommencé à battre à un rythme plus accéléré et un cœur qui bat plus vite peut faire changer bien des choses...
Rien n'empêche, en attendant les grands changements, de s'offrir de courts dépaysements. C'est d'autant plus tentant qu'un ami très cher m'a fait hier une proposition très attrayante...Reconnaissez-vous cet endroit ? Sauriez-vous dire dans quel pays, dans quelle ville ces photos ont été prises ?
Les deux premières personnes qui identifieront la ville recevront, si elles le désirent, une carte postale de la ville en question. La personne qui, au nom de la ville, ajoutera plus de précision recevra une deuxième carte postale.Pour les besoins du concours, je ne publierai pas avant quelques jours (mercredi prochain, peut-être) les réponses des participants. Je continuerai toutefois de publier les commentaires qui ne donneront pas de réponse à la question ni d'indices trop révélateurs.
lundi 4 août 2008
Mon arbre, ton arbre... notre vie
Je sais que je ne suis pas le seul à sentir le végétal en moi. J'en parlais récemment avec quelqu'un que j'aime beaucoup ; il me disait accorder aussi beaucoup d'importance à ce contact, à ce ressourcement de l'énergie venant du sol, passant par la végétation et par les arbres.Sur le plan de la symbolique, avec ses racines s'enfonçant dans le sol et ses branches s'élevant vers le ciel, l'arbre est un symbole de vie, comme s'il était un lien entre la Terre et le Ciel, entre l'humain et le divin. Dans La fugue du petit Poucet, Michel Tournier le dit très bien : « Plus vous voulez vous élever, plus il faut avoir les pieds sur terre. Chaque arbre vous le dit. »
Comme la vie de l'arbre est généralement plus longue que celle de l'homme, on en fait aussi un symbole de renaissance, de fertilité et d'éternité. D'ailleurs, de nombreux parents ont la sagesse, à la naissance d'un enfant, de planter un arbre, en espérant les voir grandir ensemble, le plus longtemps possible.
Les arbres sont, pour diverses raisons, importants dans nos vies personnelles, mais leur présence est essentielle à la survie de la planète sur laquelle nos vivons, pour l'air qu'ils contribuent à purifier, pour la lutte contre le réchauffement et contre la désertification, etc.
S'il m'arrive souvent de me sentir en communion avec les arbres, je crois que je suis aussi comme le renard du Petit Prince. Je m'intéresse aux choses que me font découvrir ceux qui m'ont apprivoisé ou aux choses qui me rappellent ceux que j'aime. Il y a quelque semaines déjà, mon ami Poeri (dont ce sera l'anniversaire ce mardi 5 août) m'a envoyé des liens vers un film d'animation que l'on peut retrouver sur Internet, film qui a obtenu un grand succès au cinéma et que l'on a pu voir aussi à la télévision. Il s'agit du film d'animation qu'a réalisé le dessinateur québécois Frédéric Back sur une nouvelle de l'écrivain provençal Jean Giono, « L'homme qui plantait des arbres ».
Je n'avais encore jamais eu la patience de regarder au complet le film à la télévision mais, puisque Poeri attirait mon attention sur ce film comme résultat d'une superbe collaboration québéco-provençale, je me devais de le regarder au complet. On peut le trouver en deux parties, je crois, sur Dailymotion (la suite sera annoncée sur la page ; je crois même qu'il y a une version anglaise)ou encore en une seule partie sur Sub (le film dure environ 30 minutes). La narration est assurée par l'excellent Philippe Noiret. La combinaison du texte, de Giono son message, les dessins et l'animation de Frédéric Back et la voix de Noiret font de ce film un document très poétique et très touchant. On aurait tout de suite envie de de prendre ce qu'il faut et d'aller planter des arbres parout où l'Homme a détruit la nature, partout où la Terre a besoin de respirer et de boire..
De plus, comme il s'agit d'un très beau texte de Jean Giono et que ce texte est du domaine public, on pourra lire ici le texte intégral, en français, en anglais ou en russe, je crois.
Message personnel : Quelqu'un que j'aime énormément doit subir aujourd'hui des soins médicaux qui ne sont pas agréables mais nécessaires. Il ne rentrera pas dormir chez lui ce soir. S'il lit ces mots, qu'il sache, encore une fois, que si la distance m'empêche d'être là en personne, j'y serai entièrement de cœur et d'esprit.










