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dimanche 10 juin 2018

En silence...

« Qui se console de
mourir à soi-même chaque jour ? »
Michel del Castillo, De père français

lundi 24 novembre 2014

Des hauts... et des bas

Les mots viennent parfois aisément pour exprimer clairement ce qui est bien conçu... J'aimerais pouvoir exprimer simplement ce que, de toute évidence, je ne conçois pas bien ; les mots qui se présentent en voulant me servir s'en retournent penauds d'être venus inutilement.

J'aimerais pouvoir énoncer en quelques lignes les raisons de mon long silence, mais je ne suis pas sûr d'y arriver.

Les trois derniers mois ont été pour moi bien remplis... J'ai assumé la responsabilité de quelques dossiers qui m'ont sans cesse tenu en haleine pratiquement tout le temps, sans beaucoup de répit. Les gens autour de moi ne cessent de me féliciter et de me remercier pour le travail accompli et les résultats obtenus ; je crois que ce qui les impressionne le plus, c'est rapidité avec laquelle j'ai su comprendre la complexité de la situation et proposer les solutions les plus appropriées. Je ne l'ai pas fait pour impressionner qui que ce soit ; je suis moi-même, non pas très surpris de ma « performance », mais plutôt étonné de voir le chemin parcouru en si peu de temps et les résultats obtenus dans des domaines où je ne connaissais rien la veille.
Mais tout cela a un prix. Au bout de quelques semaines, je me suis rendu compte que j'étais épuisé par les heures de travail, par la tension constante qui me tenait. Il aurait fallu y aller plus modérément mais, à mon avis, les circonstances ne le permettaient pas.

De petits problèmes de santé sont apparus peu à peu... Puis des problèmes informatiques que nous n'arrivions pas à régler... Pour agrémenter le tout, j'ai perdu un bon montant d'argent dont j'avais pourtant bien besoin dans l'immédiat. Quand je dis « perdu », c'est au sens propre : j'ai retiré une somme d'argent, que j'ai mise dans mes poches pour rentrer chez moi, sans m'arrêter en chemin. Or, en rentrant chez moi, j'ai constaté que je n'avais plus cet argent sur moi : il a dû tomber sans que je m'en aperçoive et... permettre à quelques étudiants du quartier de s'offrir quelques fantaisies... à ma santé (qui aurait bien besoin de ce soutien moral).

Justement, sur le plan de la santé, je n'ai cessé de me faire annoncer des mauvaises nouvelles. Alors que je me sentais bien en allant passer des examens de routine, je suis rentré à chaque fois avec une mauvaise nouvelle, chacune d'entre elles contribuant à miner mon moral... et mes espoirs de réaliser un certain nombre de choses. Je dois dire qu'en ce moment, je ne sais pas trop ce qui m'attend. 
Ce dimanche après-midi, voulant me faire rassurer un peu, j'ai raconté à l'une de mes voisines qui travaille dans les hôpitaux et qui, sans être médecin, connaît bien la médecine, mes dernières consultations. Au lieu de me rassurer, elle a plutôt accentué l'importance d'agir rapidement. Si je l'avais écoutée, je ne serais pas assis devant mon ordinateur en ce moment, mais plutôt allongé sur une civière aux urgences ou, si j'avais de la chance, sur un lit du même hôpital. Je ne prends pas à la légère ses recommandations, mais j'ai des rendez-vous ce lundi et mardi ; je vais tenter d'attendre à mercredi pour me rendre à l'hôpital... à moins que d'ici là quelqu'un (mon médecin, ou un autre) insiste pour que je m'y rende immédiatement.

Et, à travers tout cela, j'ai perdu il y a quelques jours ma merveilleuse amie et complice Danielle, ma voisine au grand coeur, ma sorcière bien aimée, ma voyante, mon guide aussi bien à travers le passé lointain ou immédiat que vers l'avenir, ma confidente de tous les instants, un membre de notre famille choisie que j'espérais croiser chaque fois que j'ouvrais ma porte, l'ange qui sans cesse me parlait d'Alexander car elle savait que notre rencontre avait des origines très lointaines, du temps d'Alexandre le Grand et au delà... Elle est allée le rejoindre.
Elle pouvait m'appeler à trois heures du matin pour aller prendre un café (il m'est arrivé de me retrouver, en pleine nuit, en pyjama, au café du coin)... Elle me cuisinait de bonnes choses ou bien elle me rapportait un sandwich quand elle allait faire une course rapide... Toujours elle m'adressait des petits mots, poétiques, lumineux... souvent sur des cartes qu'elle avait elle-même fabriquées de ses mains.

Danielle
Étoile du Nord - département des Anges

mercredi 11 septembre 2013

Pour saluer Albert Jacquard

23 décembre 1925 - 11 septembre 2013

Dès que j'ai vu et entendu cet homme, à la télévision il y a plus de vingt-cinq ans, donner une conférence à l'Université de Montréal, j'ai été séduit par ce scientifique extrêmement sympathique, capable toutefois de se mettre en colère et de ne pas être gentil avec tous les exploiteurs sans vergogne, tous les parasites de l'âme humaine. Grand scientifique d'une simplicité désarmante, grand humaniste, doté d'une intelligence supérieure et d'une immense culture. Michel-Ange, Mozart, et tant d'autres créateurs étaient toujours présents dans ses propos sur la génétique... On a tendance à croire que ces grands hommes, puisqu'ils sont nos contemporains, seront présents tout au moins le temps que nous vivrons. La science, l'humanisme, les plus démunis, victimes du libéralisme économique, perdent un de leurs meilleurs défenseurs. Il nous manquera.


L'Agence France-Presse publie un article à son sujet, mais je vous suggère, si vous voulez en savoir davantage d'aller plutôt consulter ce qu'en dit Wikipédia.

dimanche 7 février 2010

7 fois 7

J'ai toujours aimé le chiffre 7 ; je l'ai toujours considéré comme mon chiffre chanceux. Mais depuis sept mois, le chiffre sept rappelle une très douloureuse journée, une très sombre date.


On voudrait, afin d'apaiser mon chagrin et de commencer à « tourner la page », que je donne un sens au départ de celui que j'aime. Comment le pourrais-je, alors que j'ai à peine eu le temps de comprendre le sens de sa présence merveilleuse dans ma vie ?

vendredi 4 septembre 2009

Pour saluer Éric C.

Cette photo d'Éric vient d'ici

Pour un certain nombre de personnes, l'été, si recherché par la plupart des gens, du moins par la plupart des Européens et des Nord-américains, est difficile à vivre. Il l'a souvent été pour moi ; il l'était pour Alexander et pour quelques amis (c'est peut-être quelque chose qui nous réunit : la hantise des grandes chaleurs, de la canicule, mais aussi le temps des grandes dispersions, chacun partant de son côté, du moins ceux qui peuvent se le permettre, alors que les autres restent sur place et se débrouillent avec ce qui reste en ville). Je sais que pour certaines personnes, c'est la saison de la grande solitude... Je ne suis jamais fâché de voir arriver le mois de septembre : on dirait qu'avec un peu de fraîcheur, les gens retrouvent leurs neurones et la vie reprend.

Je m'inquiétais de ne plus avoir, depuis quelques semaines, de nouvelles d'un ami parisien. Notre dernière conversation sur MSN remontait au trois août dernier. Il ne m'avait pourtant pas parlé de vacances en août et je savais qu'il devait aller en Bretagne vers la fin du mois de septembre et il me semblait anticiper avec joie ce séjour chez des amis.

J'ai connu Éric par le biais d'Internet, en même temps que plusieurs autres personnes, à l'été 2000, il y a donc plus de neuf ans. Nous ne nous sommes jamais rencontrés en personne mais nous avons eu quelques conversations téléphoniques et de nombreuses communications sur MSN, surtout depuis janvier 2008. Même si nous étions parfois quelques mois sans communiquer l'un avec l'autre, j'ai toujours eu l'impression qu'Éric faisait partie de ma famille, la famille choisie.

Depuis le printemps dernier, Éric était très heureux de ce nous vivions, Alexander et moi. Il était le seul, depuis l'automne jusqu'en juillet, à me demander tous les jours des nouvelles de « mon Petit Prince ». Certains jours, attendant des nouvelles de Londres ou alors que je venais d'en recevoir, je dois dire que j'étais très heureux de pouvoir parler d'Alexander avec Éric, de pouvoir lui parler surtout de mes inquiétudes parfois. Puisqu'Éric travaillait dans le domaine médical, je me méfiais toutefois de certains commentaires qu'il pouvait me faire ; il y a des choses que je ne voulais pas entendre. Toutefois, il m'a souvent donné de bons conseils et, lorsque je les ai mis en pratique, je m'en suis porté mieux. J'aurais souhaité qu'il se décide à mettre en application certains conseils que je lui ai donnés ; il me disait que je devais avoir raison puisque les professionnels qu'il consultait lui disaient la même chose.

Depuis deux ou trois ans, nous plaisantions, avec un autre Éric, d'Aix-en-Provence ; nous parlions d'ouvrir à trois une auberge, en Provence, justement, pour profiter des talents culinaires de notre ami provençal. Ce n'était qu'un jeu, mais nous nous sommes bien amusés, sur MSN, à parler de ce projet.

Éric était un grand amateur de films ; je crois qu'il n'y en a pas beaucoup qu'il n'ait pas vus, soit au cinéma, soit dans son salon en dvd. Il y a quelques années, il a joué son propre rôle dans un film de Patrice Chéreau, d'après un roman de Philippe Besson ; il m'avait envoyé un exemplaire du film en dvd. Éric aimait la photo ; je me souviens notamment de très belles photos rapportées d'Écosse, puis de Norvège (dont la photo ci-dessus).

Je m'inquiétais donc de ne plus le voir sur MSN depuis quelques semaines ; je me disais qu'il me boudait peut-être parce que depuis qu'Alexander n'y vient plus pour m'envoyer les baisers du petit lapin, j'avais moins envie de me connecter sur MSN. Je me proposais de lui écrire ce matin pour lui demander de ses nouvelles. Avant même que j'aie eu le temps de le faire, alors que j'allais prendre mon petit déjeuner, j'ai reçu un courriel qui m'a inquiété avant même qu'il soit ouvert ; l'objet du message disait simplement : « Éric ». Le message venait de Denis, le voisin et ex-compagnon d'Éric ; il disait simplement qu'Éric était décédé au début du mois d'août.

Je ne connais pas la cause de son décès mais, quelle qu'elle soit, elle est liée dans mon esprit au grand vide causé par le temps des grandes vacances, à la grande solitude des villes désertées et des neurones au repos.

J'espère, cher Éric, que tu es en paix, que tu as trouvé la sérénité de ce grand lac de Norvège et que tu es bien entouré, dans l'amour et la lumière.

jeudi 25 juin 2009

Michael Jackson, l'essentiel

Michael Jackson (1958-2009)

Comme des centaines de millions de personnes dans le monde, j’ai appris hier avec stupéfaction la mort de Michael Jackson. À l’exception de quelques membres de son entourage immédiat, peut-être, personne ne pouvait prévoir la mort à cinquante ans du roi de ma musique pop. La nouvelle semble s’être répandue comme une traînée de poudre.

Je n’étais pas particulièrement amateur de la musique de Michael Jackson, non par choix en faveur d’autres musiques du genre, mais simplement parce qu’à l’époque où Michael Jackson est arrivé et, durant de très nombreuses années après, chez moi j’écoutais principalement de la musique classique. J’ai tout de même beaucoup entendu de chansons de Michael lorsque je sortais dans les endroits publics, en particulier dans les quelques boîtes où j’allais voir danser les autres. Au début, je reconnaissais des chansons sans même savoir qui les chantait et, du jour où j’ai pu mettre un nom sur cette voix hors du commun, je ne l’ai jamais oublié. Par la télévision, je ne pouvais pas non plus passer à côté de ce phénomène qu’était déjà Michael Jackson et je dois dire que sans me ruer chez les disquaires chaque fois que sortait un disque ou une nouvelle vidéo, le personnage ne pouvait passer inaperçu, même pour moi. Depuis sa toute première enfance, ce garçon était doué d’un talent exceptionnel et il a su l’exploiter de manière prodigieuse.

Rassurez-vous, je n’essaierai pas de faire un rappel de la carrière de Michael Jackson ; d’une part, à moins de recopier du texte trouvé ailleurs, j’en serais bien incapable et, d’autre part, on trouvera partout sur Internet ce genre de renseignement. Très conscient du rôle immense qu’aura joué Michael Jackson dans l’histoire de la musique moderne, au même titre qu’Elvis Presley et quelques autres (non, je regrette d’en décevoir certains, je ne pense pas du tout à Johnny Halliday), je pense aussi à ce qu’il lui en a coûté, personnellement, pour exploiter à l’extrême sa créativité et connaître le succès planétaire.

Ce qui pour moi est le plus triste dans la disparition subite de Michael « Bambi » Jackson, cet enfant prodige et génie de la musique, ce n’est pas la perte pour le monde de la musique et ses admirateurs ; ce que qui me fait le plus de peine, c’est le départ trop tôt de cet enfant qui a mal grandi parce que, selon moi, il était mal parti. Ce garçon m’a toujours donné l’impression d’une biche aux abois, d’un animal traqué, qui était tenté, et il en avait le talent, d’en faire trop en public pour compenser un mal-être intérieur.

Il a très rapidement connu la célébrité et la gloire. Bien des gens auront cru au génie musical de M. Jackson ; c’était facile, c’était évident. Mais combien auront su comprendre le garçon blessé ? Combien, dans son entourage, auront su croire à Michael le petit garçon ? A-t-il jamais eu près de lui quelqu’un qui sache l’écouter, le comprendre vraiment ? Est-il jamais arrivé à ce garçon de se sentir totalement accepté et aimé, vraiment confirmé dans son être le plus intime, le plus profond ? Aura-t-il jamais eu l’occasion, seul ou avec des gens qui l’aimaient, de prendre conscience de ce qu’il était au fond de lui-même, d’entrer en contact avec son être essentiel ? Sans vouloir faire de psychologie de cuisine ni vouloir proposer un sens à l’expérience d’un autre, l’essentiel, pour moi, il est là.

vendredi 24 octobre 2008

D'un chat à l'autre

... de Stourbridge à Bekesbourne.

Photo AFP

La nouvelle est plutôt étonnante, surtout quand on sait à quel point l'Angleterre défend ses animaux contre les mauvais traitements que l'on pourrait vouloir leur faire... Et je connais des Anglais qui sur ce point sont plus Anglais que les autres dans la mesure où il ne font pas que défendre les animaux mais qui font des gestes concrets et entreprennent des actions afin de procurer aux animaux davantage de confort et d'agrément...

L'Agence France-Presse signale la disparition mystérieuse de chats dans un quartier de Stourbridge, située au sud-ouest de Birmingham, que l'on compare au triangle des Bermudes...

La société protectrice des animaux d'Angleterre et du Pays de Galles enquête sur la disparition mystérieuse de plus de quarante chats en huit ans dans un quartier d'une ville du centre-ouest du pays, surnommé le triangle des Bermudes pour chats.

«Nous partageons l'inquiétude des propriétaires de chats dont les animaux ont disparu et en collaboration avec la police, nous enquêtons sur les incidents qui ont été signalés», a indiqué jeudi un porte-parole de la Société royale de protection des animaux (RSPCA).

«Dans cette affaire, il y a eu des signalements de disparitions de chats sans aucune information sur la façon dont ils ont disparu, et aucun cadavre de chat pouvant servir d'indication, par conséquent il est difficile d'enquêter sans élément supplémentaire», a-t-il ajouté.

Tous les félins ont disparu d'un quartier de Stourbridge, ville au sud-ouest de Birmingham, surnommée par ses habitants le Triangle des Bermudes des chats.

La presse britannique a publié mardi une photo aérienne des rues concernées, comprises dans un triangle d'environ 800 mètres de côtés, en indiquant précisément les maisons des chats disparus et quelques photos de félins portés manquants.

Une porte-parole de la RSPCA a précisé à l'AFP que son antenne locale avait mis en place par précaution il y a dix-huit mois un moratoire pour empêcher l'adoption de chats par des foyers du quartier.

Julie Wootton, propriétaire de Norman, 15 ans, disparu l'an dernier, a indiqué au Daily Mail que les résidents avaient formé un groupe pour tenter de percer le mystère. «C'est terrible, le quartier n'a plus de chats, les gens ont arrêté de les remplacer car ils ne peuvent faire face à la douleur», a-t-elle expliqué. «Nous avons retrouvé quelques colliers, dont l'un précisait que le chat portait une puce électronique».

«Si l'animal avait été trouvé par un éboueur, ou amené à un vétérinaire, sa puce électronique aurait été scannée, donc ils ne sont pas retrouvés», a-t-elle relevé.
Photo AFP

Quant à ces autres chats, qui ne sentent pas du tout en danger, ils se prélassent en famille au Howletts Zoo Park, de Bekesbourne, dans le Cantorbéry ou Canterbury, en anglais.