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mardi 4 août 2026

Anniversaires

Je n'ai pas de mérite à me souvenir des anniversaires : pratiquement chaque matin, en pensant à la date du jour, je me dis qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire de telle ou tel personne ou de tel ou tel événement. Il m'arrive souvent de souligner cet anniversaire en exprimant verbalement ou par écrit mes voeux à un voisin ou une voisine, à un ami proche ou laintain... Ces jours-ci, je pense notamment à quelques amis lointains. 

Dimanche 2 août, c'était l'anniversaire de Michel del Castillo, l'auteur de Tanguy (le livre, pas le film), et de tant d'autres livres.


Il y a très, très longtemps, un ami m'avait recommandé la lecture de Tanguy mais, croyant qu'il s'agissait d'un auteur espagnol et apprenant qu'il s'agissait d'une histoire qui se déroulait durant la guerre, je n'étais pas tellement pressé de me procurer ce livre. Chaque fois que j'entrais dans une librairie, je feuilletais ce roman et, décidément, je n'arrivais pas à m'y intéresser. J'aurai attendu environ quinze ans avant de lire un livre de cet auteur ; il s'agissait d'un roman, Le crime des pères, que j'ai immédiatement fait suivre d'un récit, De père français. Ce qui m'avait donné le goût de lire ces deux livres, c'était le thème de la « paternité » ; j'ai adoré ces deux livres et, dès lors, il m'a semblé découvrir la clé de son oeuvre et j'ai voulu lire tous les livres de cet auteur.

Il y a plusieurs années, j'avais écrit un article dans ce blogue au sujet du roman Tanguy.

J'ai toujours eu l'intention d'écrire à Michel del Castillo pour lui exprimer tout ce que je lui devais ; hélas, il est décédé le 17 décembre 2024 (neuf jours après mon ami Rupert), sans que je lui aie jamais écrit.
 
Lundi 3 août, c'était l'anniversaire de naissance de Rupert Brooke, que j'ai si souvent mentionné dans ces pages car j'ai l'impression que, grâce à Alexander, Rupert Brooke fait partie de nos amis.
 

Ce mardi 4 août, c'est l'anniversaire de la mort de ma mère, il y a vingt-trois ans.
 
Puis, ce mercredi 5 août, c'est l'anniversaire d'un ami dont j'ai quelques fois parlé dans ces pages et qui a lui-même laissé quelques messages qui m'ont beaucoup ému. Il s'agit de mon ami Poeri, Provençal de naissance, Italien dans l'âme et Grec ancien d'esprit, à qui je souhaite un très joyeux anniversaire et de nombreuses découvertes enrichissantes sur la Grèce ancienne que nous aimons.
 

Filippi Lippi, autoportrait,
détail d'une fresque peinte vers 1481-1482,
La Dispute avec Simon le Magicien et le crucifiement de saint Pierre.

vendredi 5 avril 2024

Surnager

Je me dis depuis longtemps que je voudrais écrire ici quelques lignes, ne serait-ce que pou indiquer que je suis encore vivant, mais le temps passe si vite ! Chaque jour, peu importe l'état dans lequel je suis, je consacre beaucoup de temps à Rupert, à l'extérieur mais aussi à l'intérieur, pour ses repas, sa toilette... 
 
Les responsabilités accaparent beaucoup du temps où je suis le moindrement fonctionnel. Et les problèmes de santé prennent tout le reste de mon temps, de mes énergies, de mon attention. En fait, il serait plus exact de dire que les problèmes de santé dominent l'essentiel de ma vie et que j'essaie, à travers leurs manifestations, avec beaucoup d'efforts et d'interruptions, de vivre un peu normalement. Je suis généralement épuisé et, certains jours, à l'exception des sorties avec Rupert, je ne parviens pas à faire grand-chose.
 
Si je pouvais au moins de temps à autre me réfugier dans le sommeil, pour tenter d'oublier tout ce qui me dérange, et surtout la frustration de ne pas pouvoir faire ce que je devrais faire (je n'ose plus parler de « ce que j'aimerais faire », car je me demande parfois si j'aime encore quelque chose et si j'aurais encore l'audace d'élaborer des projets), mais mon sommeil est si souvent interrompu qu'il n'est jamais reposant. À certains moments de la journée, j'aurais envie de m'écraser dans un coin et de m'y oublier.
 
Le 5 avril, je ne l'oublierai jamais, c'est l'anniversaire de naissance d'Alexander et, comme je l'avais souligné le 5 avril 2009, l'anniversaire de naissance d'un peintre allemand Franz Pforr qui, sans le savoir, aura joué un rôle important dans ma vie et celle d'Alexander.

mercredi 31 août 2022

Lady Di... il y a 25 ans

 
 
Le 31 août 1997, Lady Di, princesse de Galles, trouvait la mort dans un accident de la circulation à Paris. Les deux fils de Lady Di, les princes William, duc de Cambridge, et Harry, duc de Sussex, souligneront chacun de son côté et à sa manière la disparition de leur mère. Nul doute que, selon la coutume, la grande famille Spencer se réunira à Althorp pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire de la disparition de celle que les Britanniques aimaient appeler « la princesse des cœurs ». Il y aura bien sûr quelques absents, qui ne seront pas oubliés non plus.  Et la princesse des cœurs continuera longtemps de vivre dans le cœur et dans la mémoire de tous ceux qui l'ont aimée. Je serai  jusqu'à mon dernier jours parmi ceux-ci.
 
Cette superbe rose, nommée « Elegant Lady », perpétue la mémoire de Lady Di.

mercredi 8 juin 2022

Mon premier Grand Amour

Je ne peux m'empêcher d'y penser aujourd'hui : c'est encore très présent en moi.
Il ne s'agit pas de la photo véritable de mon premier grand amour,
mais d'une photo du photographe dont le nom est inscrit
dans le coin supérieur gauche et que j'ai trouvée sur Internet... en 2006.
Ce garçon ressemble pourtant très fort à celui avec qui j'ai vécu ce grand amour.

Un huit juin, il y a... plusieurs années, se concrétisait une relation amoureuse qui allait transformer ma vie. J'ai raconté ce premier Grand Amour dans un billet du 19 août 2006. C'était de nombreuses années avant ma rencontre avec Alexander. J'ai raconté à Alexander ce premier grand amour (et il avait lu cette histoire en avril 2008 quand il a découvert ce blogue) ; Alexander a toujours eu beaucoup d'estime, de respect et même d'admiration pour ce premier grand amour.

mardi 5 avril 2022

Quarante ans !

Né le 5 avril 1982, Alexander aurait aujourd'hui quarante ans ! 

Il est difficile d'imaginer à quarante ans ce garçon qui, à vingt-cinq ans, en paraissait à peine seize. Bien qu'il se soit généralement senti plus à l'aise avec les personnes plus âgées, il ne pouvait, je crois, s'imaginer lui-même à cet âge.

Comme je le rappelle dans ce billet, « C'est notre histoire », il m'avait dit, dans les premiers mois de nos conversations : « Dans ma famille, on ne vit pas très vieux ; et je ne ferai pas exception. ». Sur le coup, je n'avais pas accordé trop d'importance à cet énoncé en me disant que, puisqu'il n'avait que vingt-cinq ans, nous aurions le temps d'en reparler. Mais les événements des mois qui suivirent m'amenèrent à penser que la deuxième partie de son affirmation pourrait hélas se confirmer.

Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis ce printemps d'avril 2008 où j'ai fait sa connaissance, mais je n'ai absolument rien oublié de ce que nous avons si intensément vécu et partagé. Encore aujourd'hui, je peux reconnaître en moi ce qui me vient de lui.

Sans tomber dans l'anthropomorphisme, je ne peux m'empêcher de penser parfois que même en mon fidèle compagnon de chaque instant, l'adorable bulldog anglais Rupert, survit, sans doute transmis à travers moi, quelque chose de l'esprit d'Alexander.

mercredi 24 novembre 2021

Il y a 30 ans... Freddie Mercury

 
Il y a trente ans, le 24 novembre 1991, mourait Freddie Mercury. Qui, si je ne le fais pas, soulignera ce trentième anniversaire ? Je n'ai rien vu dans les médias montréalais, québécois, au sujet de ce triste événement. En me levant, ce matin, c'est pourtant la première pensée que j'ai eue. Alexander, qui n'avait que neuf ans au moment de la disparition de celui qu'il appelait « Monsieur », et qui conservait précieusement un rosier que lui avait offert Freddie Mercury, m'en aurait voulu si je n'avais rien écrit ici aujourd'hui.

vendredi 5 avril 2019

Sa chute sur la Terre...


Il y a 37 ans ce 5 avril, la chute sur la Terre d'un autre Petit Prince, anglais celui-ci.

samedi 25 août 2018

10 ans de plus !


Il y a dix ans, j'étais à peine levé que le téléphone sonnait : c'était le fleuriste qui voulait m'annoncer la livraison d'un immense bouquet de roses. Alexander avait tenu à souligner à sa façon, la plus délicate et la plus élégante qui soit, l'anniversaire de l'élu de son cœur.

Dix ans plus tard, Alexander n'est plus là et... j'ai dix ans de plus. Rupert n'y pensera probablement pas car pour lui, chaque jour est une fête... et c'est lui qui a raison. Il y aura probablement deux ou trois appels téléphoniques au cours de la journée et en soirée.

Je n'ébruiterai pas moi-même l'événement et, en soirée, je m'offrirai sans doute le dîner au restaurant de mon choix. J'aimerais y inviter Rupert, mais ce n'est hélas pas possible.

jeudi 5 avril 2018

Alexander aurait aujourd'hui 36 ans...

... mais il est maintenant hors du temps : les dates du calendrier et les chiffres, quels qu'ils soient, n'ont plus pour lui aucune importance. Seul sur son étoile ou en bonne compagnie sur les nuages, il est sûrement plus heureux qu'il l'aura été sur cette Terre...

Mais pour moi qui suis encore ici et qui, comme il y a dix ans, peste encore contre les températures polaires au mois d'avril, je ne peux oublier un certain nombre de dates, comme des points de repère dans cette forêt obscure : le 5 avril 1982 en est une. Et dans quelques jours, il y aura dix ans que ce garçon exceptionnel atterrissait dans ma vie pour l'illuminer, la transformer et lui donner tout son sens.

« April is the cruelest month... » (« Avril est le plus cruel des mois »), a écrit Thomas S. Eliot ; je suis entièrement d'accord avec ce constat : surtout que cette nuit, la température ressentie est de moins 18 degrés Celsius, avec des vents de 90 kilomètres/heure (le vent est si terrible que, lors de sa dernière sortie de la journée, avant d'aller dormir, Rupert a failli être emporté et il a eu peur du vacarme causé par cet Éole déchaîné). Mais avril, c'est aussi l'anniversaire de naissance d'Alexander, celui de la naissance d'Alexander Bull, et le mois où Alexander a eu la merveilleuse idée de m'écrire pour la première fois.

Et s'il est si touchant d'entendre ronfler Rupert sur le canapé du salon pendant que j'écris ces mots, c'est à cause d'Alexander : Rupert est Rupert, un adorable bulldog anglais qui sait bien se faire aimer pour lui-même, mais il est aussi, pour moi ce qu'est la couleur du blé pour le renard du Petit Prince qu'aura été Alexander, et qu'il sera toujours pour ceux qui ont eu le bonheur de croiser sa route.

lundi 9 octobre 2017

Couleurs d'automne


Bien que, selon le calendrier, l'automne soit vraiment arrivé, à Montréal, on ne l'a pas vraiment senti encore. Les températures assez élevées ont fait en sorte que la végétation n'a pas vraiment perdu sa fraîcheur. Les arbres avaient, du moins jusqu'à aujourd'hui, conservé leurs feuilles ; mais ce lundi, la pluie a dû en secouer plusieurs, à qui les vents ont soufflé à l'oreille ce qui les attend.

18 novembre 2016

Si je vous parle de l'automne, ce n'est pas que je sois déjà dans cette ambiance : je n'ai pas eu le temps de m'y préparer et la météo ne m'a pas encore rappelé que je ferais bien de commencer à faire des provisions pour l'hiver, de rêver au coin du feu (si l'on a la chance d'en avoir un), ou bien de se plonger dans un bon livre sous le faisceau de l'abat-jour, la théière à portée de main...

 18 novembre 2016

Mais, sur son blogue, Dr CaSo a invité ses lecteurs et lectrices à participer à la « photo de truc » ; et le thème choisi est en rapport avec l'automne. Sans trop chercher, et puisque l'automne n'était pas encore au rendez-vous, j'ai vite choisi d'envoyer une photo de Rupert, prise au parc Jeanne-Mance, le jour de son premier anniversaire. J'ai déjà publié cette photo, l'automne dernier, mais il me semblait que, parmi les centaines de photos de Rupert que j'ai réussi à capter, elle illustre mieux l'automne, d'autant plus que Rupert est né un 20 octobre (il aura deux ans bientôt).

20 octobre 2016

J'aurai probablement l'occasion de vous reparler bientôt de Rupert et, si j'ai le temps de rêver un peu, j'aimerais aussi évoquer l'automne, qui restera toujours, je crois, ma saison préférée.

jeudi 20 octobre 2016

Joyeux anniversaire, Rupert

On peut agrandir l'image en cliquant dessus

Rupert a un an aujourd'hui. Après son petit déjeuner, il a voulu aller au parc, où j'ai pris cette photo, avant l'arrivée de la pluie.

J'attends la livraison de son premier sac de nourriture pour bulldog « adulte ». Et il y aura pour lui un petit cadeau d'anniversaire.

Cet après-midi, je lui préparerai un gâteau aux pommes de terres, pommes et fromage ; j'ajouterai quelques autres ingrédients qu'il devrait avoir plaisir à découvrir.

Je crois qu'Alexander serait heureux de voir que Rupert est une vedette dans le quartier et auprès de plusieurs dizaines de personnes qui fréquentent, à titre d'employés ou d'étudiants, l'université McGill.



jeudi 7 juillet 2016

Il y a sept ans, Alexander...

Dans quelques heures, soit vers 14 heures, heure de Londres, il y aura sept ans, ce septième jour du septième mois, qu'Alexander a rendu son dernier souffle et qu'il a regagné son étoile...

Je ne sais pas comment la famille soulignera ce septième anniversaire de son départ, puisque je n'ai plus de nouvelles de qui que ce soit de l'entourage d'Alexander. Je peux toutefois m'imaginer la famille rassemblée dans cette petite église, autour du caveau familial, près de tant d'autres membres de la grande famille dont le nom est gravé dans la pierre avec la date de leur arrivée et celle de leur départ.

Pour m'associer en pensée et de tout mon coeur à leurs prières, je me rappellerai la commémoration du premier anniversaire de son départ.


J'ai confiance qu'Alexander aura enfin trouvé la paix, la sérénité, l'amour et la joie. J'aimerais pouvoir penser que ses proches, n'oubliant pas son amour, ont pu trouver un peu de paix, de sérénité et de joie de vivre.

vendredi 1 juillet 2016

Une respectueuse et tendre pensée...

Lady Di -  1er juillet 1961 - 31 août 1997

Je m'associe à sa famille, à ses proches, à tous ceux qui l'aiment et qui auront pour elle aujourd'hui une tendre pensée...
Merci de tout ce que vous avez fait, Lady Di, et pour tout ce que, personnellement, bien qu'à distance, vous m'avez apporté !

vendredi 20 mai 2016

C'est du sport !

Je pensais hier à ce que m'écrivait Jane, il y a un peu plus de cinq ans, au sujet de l'inquiétude qu'entretenait Alexander de ne pas me plaire lorsque nous pourrions enfin nous rencontrer. Jane essayait bien entendu de le rassurer en lui répétant que c'est lui que j'aimais (et que j'aime toujours), que je n'étais pas spécialement attiré par les sportifs musclés (Alexander avait plutôt l'air d'un adolescent androgyne), mais que, dès que je pourrais le voir jouer au polo, je serais définitivement séduit. Elle précisait à mon intention que le polo est un sport d'équipe, rude, qui exige de la force, de l'endurance, de l'habileté, de la souplesse, etc., et qu'il fallait voir à quel point Alexander était magnifique en selle, établissant une excellente complicité avec son cheval qu'il contrôlait de ses genoux en ne perdant pas de vue la petite boule blanche... Alexander n'avait pas eu besoin de m'en parler longtemps pour me dire à quel point il était fier et heureux de pouvoir jouer à dos de cheval et d'aider son équipe à compter des points. Au retour d'une partie que son équipe avait remportée, alors que je l'en félicitais, Alexander m'avait répondu qu'après une partie, ce sont les chevaux qui méritent tous les éloges, et je sais qu'il était sincère...


Aux gens qui s'arrêtent pour regarder et caresser Rupert, je mentionne parfois, et ce n'est presque pas de l'humour, que le sport préféré de Rupert, c'est de dormir ou, quand il est à l'extérieur, de s'assoir et de regarder passer les gens (avec le secret espoir que certains viendront lui faire un câlin ou, mieux encore, jouer avec lui). Ces derniers jours, j'ai toutefois décidé qu'il était temps qu'il bouge davantage et, pour le motiver un peu, je l'ai fait sortir de sa « zone de confort », c'est-à-dire : le segment de rue qu'il connaît si bien depuis son arrivée et que, pourtant, il inspecte minutieusement à chaque sortie, sentant pratiquement chaque brin d'herbe, saluant personnellement chacune des fourmis qu'il rencontre... Dès qu'il a dépassé la limite du territoire qu'il connaît si bien, il commence à marcher sérieusement, la tête bien droite, le nez vers l'avant, bien concentré sur le trottoir ou sur le terrain devant lui. Il marche alors à mes côtés (il change parfois de côté plutôt que de rester à ma gauche ou à ma droite, mais je lui apprendrai plus tard à marcher au pied ; pour l'instant, je suis déjà heureux qu'il marche bien). Hier, je l'ai amené deux fois au grand parc près de chez moi ; une première fois le matin et, plus tard, au milieu de l'après-midi. Et puisque nous étions en chemin, j'ai décidé que nous passerions à la clinique vétérinaire prendre des objets que nous y avions laissés lors de son opération.

En route, nous avons croisé plusieurs chiens que Rupert voulait saluer, dont un magnifique dogue de Bordeaux (de la famille des molosses aussi), appelé Cousteau (je n'ai pas demandé pourquoi), qui accompagnait un charmant jeune couple séduit aussi par la beauté de Rupert, et un sympathique bouledogue français nommé Achille en compagnie d'une charmante jeune fille française, Marie-Charlotte, avec qui j'ai eu une longue conversation pendant qu'Achille et Rupert faisaient connaissance. Alexander aurait été curieux de faire connaissance avec cet Achille, lui qui aimait tant l'autre Achille et son compagnon Patrocle...  À la clinique, plusieurs membres du personnel sont venus saluer Rupert (il en est toujours heureux) ; l'une des secrétaires me disait que la clinique reçoit toujours de nombreux commentaires positifs au sujet de la photo de Rupert sur leur page Facebook... Au retour, nous (Rupert et moi) avons longuement parlé avec deux jeunes anglophones magnifiques : Samantha et Derrick, qui, en jouant abondamment avec lui (Rupert se roulait littéralement sur le sol sous leurs caresses : je l'avais rarement vu si heureux), ne tarissaient pas d'éloges au sujet de Rupert. Ils ont réussi à me faire verser des larmes en leur disant pourquoi j'avais un bulldog et pourquoi il s'appelait Rupert...

Il y a presque six ans, j'avais écrit un article intitulé Dépendance affective, exprimant mon amour des bulldogs et ma joie d'en rencontrer quelques-uns dans le quartier : Owen, Buster, Olive... Il y a quelques jours, j'ai croisé Owen pour la première fois depuis longtemps ; il n'est plus l'adolescent que j'ai connu, mais un adulte sérieux. Et hier après-midi, j'ai reconnu Olive qui faisait sa promenade au parc ; elle a maintenant... six ans de plus. Son maître ne voulait pas laisser Rupert s'approcher, disant qu'Olive n'était pas très gentille avec les autres bulldogs. Pourtant Rupert s'est approché, l'a sentie, et il n'y a pas eu d'histoire. Et le compagnon d'Olive ne cessait de me dire à quel point Rupert était magnifique... Nous avons évoqué la Dora de Jane Birkin qui, selon ce qu'elle m'avait écrit il y a sept ans, avait mordu le mollet d'une jeune fille dans la rue... la coquine. J'espère bien que Rupert ne me causera jamais d'ennui de ce genre.


Rupert a sept mois aujourd'hui...


samedi 23 avril 2016

Rupert, parce que...

Ce matin, alors que je sortais Rupert, deux très jeunes filles et un garçon du même âge, de très beaux jeunes étudiants venus de l'extérieur pour étudier à l'Université McGill, se sont arrêtés et m'ont demandé s'ils pouvaient caresser Rupert. « Si vous ne le faites pas, il sera très déçu », leur ai-je répondu. Lorsque, à leur demande, je leur ai dit le nom du chien, l'une d'entre elle s'est exclamée : « Oh, Rupert ! Quel beau nom ! » Je leur ai raconté pourquoi il s'appelait ainsi. D'abord, parce que c'est un nom anglais, qui n'existe pratiquement pas en Amérique du Nord, et que mon bulldog anglais devait forcément avoir un nom anglais. Et ensuite parce que ce prénom était très associé à Alexander et à mes autres amis anglais. En effet le poète Rupert Brooke était l'un de leurs poètes préférés. Il est décédé à vingt-sept ans, il y a précisément cent un an aujourd'hui même, 23 avril.

3 août 1887 - 23 avril 1915

Alexander aimait particulièrement, quand je l'ai connu, son célèbre poème « The Soldier »... Quelques semaines avant de partir lui-même à vingt-cinq ans, Alistair, un ami d'Alexander, m'écrivait qu'il était en train de lire des lettres de Rupert Brooke qui parlait notamment de son passage à Montréal. Et mon ami Gallois, pour qui « The Old Vicarage, Grandchester » avait un sens particulier, a étudié dans un collège du nord de l'Angleterre, qui est peut-être celui de Rugby où Rupert Brooke a commencé ses études, qu'il a poursuivies à Cambridge.

C'est aussi, aujourd'hui, la Saint-Georges, patron des Anglais.
C'était hier, 22 avril, la Saint-Alexandre, et l'anniversaire de notre Alexander Bull.
Le 20 avril, mon chien et ami Rupert a célébré son sixième mois.

mardi 5 avril 2016

Un nouvel anniversaire...


Alexander aurait 34 ans aujourd'hui...

Mais, pour ceux qui l'aiment, il aura toujours cinq, sept, treize, seize, vingt ans... Il n'aura jamais plus de vingt-sept ans.
Merci d'être venu, d'avoir été là, même si ce séjour fut, pour ceux qui sont restés, beaucoup trop court.
Merci d'avoir illuminé nos vies tout en nous donnant accès à la vraie poésie, qui peut se passer des mots.

dimanche 20 mars 2016

Rupert a 5 mois


Rupert a eu cinq mois ce dimanche 20 mars 2016.

Je ne lui ai pas encore préparé de gâteau car son système digestif est encore trop vulnérable aux variations alimentaires.

Ses admiratrices, dans le quartier, surveillent ses allées et venues et sont toujours très enthousiastes lorsqu'elles le rencontrent. Certaines l'appellent même de leurs fenêtres lorsqu'elles le voient passer sur le trottoir ou jouer au petit parc près de chez moi.

La plupart du temps, ce sont les jeunes filles qui s'arrêtent pour le caresser et le prendre en photo ; il arrive que des jeunes hommes s'arrêtent aussi, mais les admirateurs masculins sont habituellement des hommes d'âge mûr. Il y a quelques jours, deux policiers en voiture de patrouille ont bloqué la circulation pendant plusieurs minutes pour pouvoir admirer Rupert et me poser de nombreuses questions à son sujet. Dimanche, un jeune couple que je ne connaissais pas, vraiment très sympathique, est resté une quinzaine de minutes à le contempler, pendant que nous parlions... de  lui, évidemment.

Je dois dire que j'aurais parfois envie de profiter de la situation pour me créer un réseau d'amis ; mais je ne me fais pas d'illusion : ce n'est pas moi qui intéresse les admirateurs et admiratrices, c'est Rupert.

mardi 10 novembre 2015

Anniversaire de la mort d'Héphaistion

Aujourd'hui, 10 novembre, c'est l'anniversaire de la mort d'Héphestion, l'ami attentionné, aimant, amant, fidèle, d'Alexandre le Grand.

Jared Leto dans le rôle d'Hépestion

 Alexandre, à gauche, et Héphestion



J'ai plusieurs fois souligné cet anniversaire, comme d'autres anniversaires concernant Alexandre et Héphestion, mais je ne pouvais tout simplement pas laisser passer cette date sans rien faire.

mardi 25 août 2015

Anniversaire d'anniversaires

En souvenir d'anniversaires précédents, je veux laisser ici un mot pour indiquer que si je continue d'avancer, jour après jour, en essayant de tirer le maximum de chaque moment pour concrétiser un certain nombre de projets, je reste fidèle à certains moments importants, notamment, en ce 25 août, à ces anniversaires de 2008 et 2009

mardi 21 juillet 2015

Alexandre le Grand - nouvel anniversaire

Comment pourrais-je laisser passer cette date sans souligner cet anniversaire de naissance d'Alexandre, fils de Philippe II de Macédoine, qui allait devenir pour toujours Alexandre le Grand ? 


Il est fort possible qu'en ce 21 juillet 356 av. J.-C., jour de la naissance, à Pella en Macédoine, d'Alexandre qui allait devenir le Grand, Alexander et moi n'étions pas très loin et que nous avions déjà fait connaissance. C'est sans doute à ce moment-là qu'Alexander a commencé à aimer aussi Héphaistion, né selon certains auteurs à peu près à la même date de la même année. C'est ce qu'aimait me raconter mon amie Danielle, astrologue, généalogiste et médium (entre autres).