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lundi 8 décembre 2025

Rupert, mon ami, il y a un an déjà...

  
20 octobre 2015 - 8 décembre 2024

 Mon cher Rupert, il y a aujourd’hui, ce 8 décembre 2025, exactement un an que tu es reparti, de façon subite et imprévisible. Trois jours plus tard, il y aurait eu exactement neuf ans que tu étais arrivé chez moi. Je t’avais désiré, cherché et attendu pendant quelques années : je ne voulais pas un chien, je voulais seulement un bulldog anglais. Il m’aura fallu du temps pour te trouver. Puis, un jour, les étoiles se sont alignées pour ta venue : je crois que quelqu’un qui n’était plus sur terre et qui nous voulait du bien a choisi de t’envoyer auprès de moi, à moins que tu aies décidé toi-même de te réincarner et de venir m’accompagner pour transformer et enrichir ma vie et la rendre plus agréable. 

Tu me manques énormément, mon cher Rupert. Mes lectures et mes recherches sur la vie après la mort m’ont beaucoup aidé à comprendre et à accepter que le temps de ta mission sur terre était terminé et que le temps était venu pour toi d’abandonner ton écorce terrestre, de retourner auprès de ceux qui nous aiment et qui, sans qu’on puisse les voir, veillent sur nous, et pour retrouver ta légèreté, ta liberté de choisir d’accepter ou non une autre mission auprès de quelqu’un qui mériterait ta présence.

Je te remercie infiniment, mon cher Rupert, de m’avoir accompagné durant ces neuf années, d’avoir constamment enrichi ma vie de multiples façons et, malgré ton absence physique, de continuer de m’inspirer tous les jours. Je ne serai jamais assez reconnaissant de tout l’amour partagé, de toutes ces belles rencontres que tu auras suscitées autour de nous, de toutes ces riches amitiés que tu auras favorisées et nourries.

Il faudrait un livre pour vraiment parler de toi et faire voir à quel point un chien peut enrichir une vie. Je crois que les chiens ont une âme, qu’ils sont intelligents et sensibles et qu’ils savent donner à ceux qui sont attentifs le soutien affectueux et loyal qu’il leur faut. Rupert, tu as été, merveilleusement, ce compagnon fidèle, attentif dont j’avais besoin. Ce fut un privilège de t’avoir à mes côtés durant ces neuf années. Pour le reste de mes jours, tu vivras en moi, je te serai reconnaissant, Rupert, et je t’aimerai comme l’une des dimensions les plus nobles de moi-même.

mercredi 31 août 2022

Lady Di... il y a 25 ans

 
 
Le 31 août 1997, Lady Di, princesse de Galles, trouvait la mort dans un accident de la circulation à Paris. Les deux fils de Lady Di, les princes William, duc de Cambridge, et Harry, duc de Sussex, souligneront chacun de son côté et à sa manière la disparition de leur mère. Nul doute que, selon la coutume, la grande famille Spencer se réunira à Althorp pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire de la disparition de celle que les Britanniques aimaient appeler « la princesse des cœurs ». Il y aura bien sûr quelques absents, qui ne seront pas oubliés non plus.  Et la princesse des cœurs continuera longtemps de vivre dans le cœur et dans la mémoire de tous ceux qui l'ont aimée. Je serai  jusqu'à mon dernier jours parmi ceux-ci.
 
Cette superbe rose, nommée « Elegant Lady », perpétue la mémoire de Lady Di.

jeudi 7 avril 2022

Alexander Bull

Alexander Bull

22 avril 2005 - 31 octobre 2021

En voyant le temps passer, ces dernières années, je me suis souvent demandé ce qu'il advenait d'Alexander Bull, l'adorable chien qu'Alexander laissait derrière lui en partant, et c'était son plus grand drame car, comme je l'ai écrit déjà à quelques reprises, Alexander sentait qu'il « abandonnait » son meilleur ami, à qui il avait promis, en allant le chercher chez l'éleveur, qu'il serait toujours là pour l'aimer et prendre soin de lui. Et quand Alexander faisait une promesse, il s'engageait pleinement, intensément, profondément ; j'ai eu l'occasion de le constater à quelques reprises.

Je n'avais plus de nouvelles d'Angleterre, ni de la famille, ni des amis d'Alexander ; je pensais bien qu'Alexander Bull, né en 2005, ne devait plus être sur terre, qu'il avait dû aller rejoindre son ami Alexander. Or, j'apprenais hier seulement, par un commentaire laissé sous le billet précédent qu'Alexander Bull était décédé l'après-midi du 31 octobre dernier, soit le jour de l'Halloween. Il est donc décédé à seize ans et demi ! Je n'ai jamais eu connaissance d'une telle longévité chez un bulldog anglais. La durée de vie moyenne d'un bulldog est de neuf ou dix ans. Deux étudiantes que je rencontre dans le quartier et que je connais grâce à Rupert m'ont confié que, dans leur famille respective, il y avait un bulldog de quatorze ans, ce que je considérais déjà des cas exceptionnels ; or, Alexander Bull aura vécu plus longtemps.

Bien sûr, je suis triste d'apprendre la mort de ce chien que j'adorais puisqu'il était l'adoration d'Alexander, mais je suis en même temps soulagé de savoir quand il nous a quittés. Je suis fier de sa longévité et reconnaissant à Jane et à ceux qui ont su, après le départ d'Alexander, continuer de lui donner la meilleure vie qu'un chien puisse connaître. Merci du fond du cœur.

Si j'étais riche et vivant en Angleterre, je commanderais à un très bon sculpteur la statue d'un petit garçon assis sur un banc de parc ou sur une branche d'arbre et lisant des poèmes à un bulldog anglais assis à ses pieds, et tout à fait concentré sur la poésie et la voix de son ami. Et j'essaierais de faire en sorte que cette statue soit déposée dans un parc, comme dans les jardins de Kensington. Ce serait une façon de rendre hommage à la fois à Alexander et à Alexander Bull.


mercredi 24 novembre 2021

Il y a 30 ans... Freddie Mercury

 
Il y a trente ans, le 24 novembre 1991, mourait Freddie Mercury. Qui, si je ne le fais pas, soulignera ce trentième anniversaire ? Je n'ai rien vu dans les médias montréalais, québécois, au sujet de ce triste événement. En me levant, ce matin, c'est pourtant la première pensée que j'ai eue. Alexander, qui n'avait que neuf ans au moment de la disparition de celui qu'il appelait « Monsieur », et qui conservait précieusement un rosier que lui avait offert Freddie Mercury, m'en aurait voulu si je n'avais rien écrit ici aujourd'hui.

dimanche 21 avril 2019

Mourir d'amour (manquant)

La mort d'un chien
poème de Victor Hugo

Un groupe tout à l'heure était là sur la grève,
Regardant quelque chose à terre. – Un chien qui crève !
M'ont crié des enfants ; voilà tout ce que c'est.
– Et j'ai vu sous leurs pieds un vieux chien qui gisait.
L'océan lui jetait l'écume de ses lames.
– Voilà trois jours qu'il est ainsi, disaient des femmes,
On a beau lui parler, il n'ouvre pas les yeux.
– Son maître est un marin absent, disait un vieux.
Un pilote, passant la tête à sa fenêtre,
A repris : – Ce chien meurt de ne plus voir son maître.
Justement le bateau vient d'entrer dans le port ;
Le maître va venir, mais le chien sera mort.

– Je me suis arrêté près de la triste bête,
Qui, sourde, ne bougeant ni le corps ni la tête,
Les yeux fermés, semblait morte sur le pavé.
Comme le soir tombait, le maître est arrivé,
Vieux lui-même ; et, hâtant son pas que l'âge casse,
A murmuré le nom de son chien à voix basse.
Alors, rouvrant ses yeux pleins d'ombre, exténué,
Le chien a regardé son maître, a remué
Une dernière fois sa pauvre vieille queue,
Puis est mort.

C'était l'heure où, sous la voûte bleue,
Comme un flambeau qui sort d'un gouffre, Vénus luit ;
Et j'ai dit : D'où vient l'astre ? où va le chien ? ô nuit

Rassurez-vous : ce poème n'a aucun lien direct avec ma réalité ni avec celle de Rupert.
Il s'agit simplement d'un beau poème de Victor Hugo que je viens de retrouver (pas Hugo, le poème).
Il illustre bien le fidèle attachement d'un chien à son « maître » ; je dirais plutôt : à son partenaire humain.

samedi 23 avril 2016

Rupert, parce que...

Ce matin, alors que je sortais Rupert, deux très jeunes filles et un garçon du même âge, de très beaux jeunes étudiants venus de l'extérieur pour étudier à l'Université McGill, se sont arrêtés et m'ont demandé s'ils pouvaient caresser Rupert. « Si vous ne le faites pas, il sera très déçu », leur ai-je répondu. Lorsque, à leur demande, je leur ai dit le nom du chien, l'une d'entre elle s'est exclamée : « Oh, Rupert ! Quel beau nom ! » Je leur ai raconté pourquoi il s'appelait ainsi. D'abord, parce que c'est un nom anglais, qui n'existe pratiquement pas en Amérique du Nord, et que mon bulldog anglais devait forcément avoir un nom anglais. Et ensuite parce que ce prénom était très associé à Alexander et à mes autres amis anglais. En effet le poète Rupert Brooke était l'un de leurs poètes préférés. Il est décédé à vingt-sept ans, il y a précisément cent un an aujourd'hui même, 23 avril.

3 août 1887 - 23 avril 1915

Alexander aimait particulièrement, quand je l'ai connu, son célèbre poème « The Soldier »... Quelques semaines avant de partir lui-même à vingt-cinq ans, Alistair, un ami d'Alexander, m'écrivait qu'il était en train de lire des lettres de Rupert Brooke qui parlait notamment de son passage à Montréal. Et mon ami Gallois, pour qui « The Old Vicarage, Grandchester » avait un sens particulier, a étudié dans un collège du nord de l'Angleterre, qui est peut-être celui de Rugby où Rupert Brooke a commencé ses études, qu'il a poursuivies à Cambridge.

C'est aussi, aujourd'hui, la Saint-Georges, patron des Anglais.
C'était hier, 22 avril, la Saint-Alexandre, et l'anniversaire de notre Alexander Bull.
Le 20 avril, mon chien et ami Rupert a célébré son sixième mois.

lundi 18 janvier 2016

Michel Tournier - 1924-2016




J'apprends avec tristesse la mort, aujourd'hui 18 janvier 2016, dans le presbytère de Choisel qu'il habitait depuis 1957, de l'écrivain Michel Tournier, Prix Goncourt en 1970 pour son roman Le Roi des Aulnes, et membre par la suite de cette même Académie Goncourt.

Je n'avais pas encore lu tous ses livres, mais plusieurs années après sa parution, j'ai lu Le Roi des Aulnes, qui m'avait enchanté et qui fait partie des quelques livres qui continuent de nourrir mon imaginaire.
Merci, Michel Tournier. Reposez en paix.