Affichage des articles dont le libellé est Diana. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Diana. Afficher tous les articles

mercredi 31 août 2022

Lady Di... il y a 25 ans

 
 
Le 31 août 1997, Lady Di, princesse de Galles, trouvait la mort dans un accident de la circulation à Paris. Les deux fils de Lady Di, les princes William, duc de Cambridge, et Harry, duc de Sussex, souligneront chacun de son côté et à sa manière la disparition de leur mère. Nul doute que, selon la coutume, la grande famille Spencer se réunira à Althorp pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire de la disparition de celle que les Britanniques aimaient appeler « la princesse des cœurs ». Il y aura bien sûr quelques absents, qui ne seront pas oubliés non plus.  Et la princesse des cœurs continuera longtemps de vivre dans le cœur et dans la mémoire de tous ceux qui l'ont aimée. Je serai  jusqu'à mon dernier jours parmi ceux-ci.
 
Cette superbe rose, nommée « Elegant Lady », perpétue la mémoire de Lady Di.

jeudi 31 août 2017

Il y a 20 ans, lady Di...

... disparaissait dans un accident de voiture à Paris.

Je n'oublierai jamais ce jour-là, et ceux qui suivirent.

Je n'oublierai jamais non plus à quel point Alexander l'aimait.

Je lui avais rendu hommage le 31 août 2008, et, plus brièvement, à quelques reprises par la suite.

lundi 31 août 2015

Je me souviendrai toujours... Lady Di



Princesse des coeurs, elle sera toujours dans le mien, comme dans celui de ceux qui l'aiment au-delà du temps et de l'espace.

En ce 31 août 2015, comme au 31 août de chaque année, je pense à elle, à sa famille, à ses proches... Je pense à Alexander, qui avait pour elle une véritable vénération.

I think of her. I think of his family. I think of Alexander.

dimanche 31 août 2014

Il y a 17 ans, Lady Di...


Il y a dix-sept ans, disparaissait Lady Di, la princesse de Galles, princesse des cœurs, princesse des deux Petits Princes dont elle était si fière et qui sera toujours pour eux leur mère partie trop tôt, princesse de mon Petit Prince qui ne l'oubliait pas...


Je suis heureux d'avoir pu lui rendre, le 31 août 2008, un hommage qu'Alexander a pu lire et commenter. En dépit des commentaires discordants, Alexander était heureux que j'aie pu contribuer modestement à perpétuer la mémoire de sa princesse, lui qui jamais ne manquait une occasion de lui témoigner son amour et sa fidélité, en se rendant régulièrement à Paris, par exemple, pour déposer des fleurs sur le pont de l'Alma où a pris fin son existence terrestre. Dans mon cœur et dans mon esprit, Alexander et Lady Di sont et seront à jamais réunis.

samedi 31 août 2013

Hommage à Lady Di - 1961 - 1997

 Lady Diana Spencer et ses deux fils, William et Harry (1988)

Depuis 1997, Alexander se faisait un point d'honneur de venir à Paris au moins une fois par année, le 31 août, déposer au pont de l'Alma une gerbe de fleurs en hommage à sa princesse. Je ne crois pas qu'il ait manqué un seul de ces rendez-vous, jusqu'à ce qu'il reparte lui-même sur son étoile, le 7 juillet 2009. Ce 31 août 2009, ce fut Charles, le frère d'Alexander, qui se rendit à Paris pour déposer une gerbe de fleur au pont de l'Alma pour respecter l'engagement qu'avait pris Alexander de déposer chaque 31 août des fleurs dans ce lieu devenu tristement célèbre. L'année suivante, ce fut Jane, l'amie fidèle qui a tenu la main d'Alexander jusqu'à son dernier souffle, qui vint à Paris déposer ces fleurs en hommage à Lady Di. C'était une façon pour Charles, pour Jane, d'exprimer leur affection pour Lady Di, qu'elle ne serait jamais oubliée. Mais c'était aussi une façon de montrer leur amour inconditionnel envers Alexander, au point d'assumer pour lui un engagement qu'il avait pris lui-même. Un ami gallois, qui se rendait régulièrement à Paris, a déposé plus tard en mon nom un joli bouquet... Je ne sais pas qui,ce 31 août, se rendra à Paris déposer des fleurs près de la flamme de la place de l'Alma. Mais je suis sûr que quelqu'un de très proche d'Alexander sera fidèle au rendez-vous. Je me ferai un devoir d'y être au moins une fois avant de partir à mon tour.

jeudi 22 août 2013

Un nouveau Petit Prince anglais




Il y a précisément un mois naissait à Londres un nouveau Petit Prince, le premier fils du duc et de la duchesse de Cambridge. Je n'en ai pas parlé ici, car la nouvelle était vraiment partout, et je ne voyais pas ce que je pouvais y ajouter. Évidemment, comme leur famille respective, les amis, les concitoyens, les nombreux admirateurs, je me suis réjoui pour les nouveaux parents. Et j'ai pensé à celle qui, de façon posthume, devenait grand-mère : celle que nous avons connue jeune princesse et qui n'aura jamais de cheveux blancs devait être fière de la naissance de ce petit garçon, fils de son premier fils et de celle qu'il a choisie, elle-même grande admiratrice de la princesse de Galles. 
 

Je ne suis pas anglais, ni britannique, mais mon amoureux était si fier d'être l'un et l'autre que la question ne se posait même pas si j'allais aimer son pays, sa culture, ses traditions, etc. Comme tous ceux et celles qui se réjouissaient de sa naissance, j'étais aussi curieux de connaître le(s) prénom(s) que l'on donnerait à ce nouveau Petit Prince. J'ai pensé que, parmi les prénoms qui se présentaient, il y aurait eu George, Henry, Charles, qui sont des prénoms presque incontournables pour des Britanniques, d'autant plus pour la famille royale. Mon Petit Prince portait lui-même ces trois prénoms, avec Alexander et un autre, moins courant. Je n'ai donc pas été surpris d'apprendre que le nouveau prince s'appellerait George. Si, secrètement, j'espérais qu"on lui donne aussi le nom d'Alexander, celui de Louis m'a étonné un peu, mais pourquoi pas ? Les parents ont leurs raisons qui motivent le choix d'un prénom plutôt qu'un autre ; George et Louis répondent, dans ce cas, à des considérations ayant trait à la famille royale. Alexander serait, semble-t-il, le choix de sa mère, Kate Middleton, duchesse de Cambridge. J'imagine que, dans ce cas comme dans bien d'autres, il y a les motivations officielles et les autres, plus personnelles qui, sans être opposées aux motivations officielles, peuvent apporter un éclairage différent. Quoi qu'il en soit, je suis très heureux que le prénom d'Alexander soit porté par le nouveau Petit Prince, dont on parlera souvent car il est probablement celui qui occupera le palais de Buckingham au tournant du XXIIe siècle.

Du haut de ton étoile, Alexander, je sais que tu souris. Quand j'ai regardé par la fenêtre de ma chambre, il y a quelques minutes, la lune me l'a confié.

vendredi 31 août 2012

15 ans déjà

Il y a 15 ans déjà disparaissait la princesse des coeurs 


Je m’associe aujourd’hui en pensée à tous ceux qui, dans le monde entier, n’oublient pas Lady Di.

Dans les médias, certains la désignent comme « l’étoile des Windsor » ; il ne faut pas oublier qu’elle était aussi, d’abord, l’étoile des Spencer. La princesse des cœurs est et restera toujours la mère de deux jeunes princes, la sœur, la tante, la cousine des membres d’une grande famille qui, pour la plupart, se seront réunis pour souligner ce triste anniversaire au domaine familial d’Althorp, dans le Northamptonshire.

À Paris, de nombreuses personnes seront venues lui rendre hommage et déposer des fleurs à la flamme de la place de l’Alma. S’il était là, Alexander se serait joint à eux avant de souligner autrement le quinzième anniversaire du départ de sa princesse.

Je pense à elle, je pense à lui, et à tous leurs proches.


mercredi 31 août 2011

Princesse des coeurs

Elle aurait eu cinquante ans le premier juillet dernier.
Il y a déjà quatorze ans qu'elle nous a quittés.

S'il ne la connaissait pas, je suis persuadé
qu'Alexander aurait aimé cette photo

Mais on ne l'oublie pas.
Je pense aux Petits Princes, à sa famille, aux amis...

À défaut de faire le pèlerinage à Althorp, j'aurais aimé pouvoir déposer des roses à l'entrée du pont de l'Alma. Je soulignerai à ma façon ce triste anniversaire.

jeudi 14 juillet 2011

Intérêt public


Il y a un sujet qui est sur toutes les lèvres en ce moment au Royaume-Uni ; on en parle dans la rue, dans les pubs, dans les bureaux, au parlement de Westminster, dans les bureaux de Scotland Yard et, bien entendu, dans les médias. C'est l'arroseur arrosé. Ces dernières décennies, de nombreuses personnalités du monde de la politique, du spectacle, du jet set, de la famille royale, ont vu leur vie privée déballée sur la place publique. On devait, dans la majorité des cas, se demander comment les journalistes avaient été informés de leurs secrets, des détails de leur vie intime, etc. J'imagine que bien des amitiés et autres liens de confiance ont dû être mis à mal parce que l'on pouvait soupçonner un ami, un collègue, un collaborateur d'avoir trahi la confiance qu'on avait avait en eux.

Quand on est une personnalité publique, on sait que certains journalistes et éditeurs sont prêts à tout pour obtenir la nouvelle qui les rendra célèbres et qui enrichira leur éditeur. Dans le cas d'une photo inédite, par exemple, certains paparazzi sont devenus millionnaires du jour au lendemain. Le grand public n'y voit rien de répréhensible aussi longtemps que c'est la vie privée des personnalités publiques qui est dévoilée à la une des tabloïds. Mais on se rend compte en ce moment que les charognards n'ont pas hésité à pirater la boîte vocale des téléphones mobiles de veuves de soldats tués au combat, de jeunes personnes assassinées, etc.

Le premier ministre britannique a dû exiger la démission du responsable de ses communications, ancien journaliste du journal par qui le scandale arrive, qui aurait piraté des dizaines, des centaines, des miliers de boîtes vocales peut-être et qui est présentement interrogé par Scotland Yard.

Que résultera-t-il de tout ce scandale ? Le parlement adoptera sans doute des règles précises ; seront-elles suffisantes ?


Déjà, l'un de ces torchons que sont les tabloïds a été fermé pour tenter d'atténuer le scandale - je dirais plutôt : pour essayer de détourner les projecteurs maintenant tournés vers Rupert Murdoch, le magnat de la presse, propriétaire de plusieurs de ces torchons. L'empire Murdoch sera sous surveillance et subira d'autres conséquences économiques, les seules que ces gens peuvent comprendre.

Alexander n'aimait pas la politique et il n'aimait surtout pas ces torchons que sont les tabloïds en Angleterre. Déjà il avait eu l'occasion d'exprimer en commentaires à la suite de cet article consacré à Lady Di, dans une langue qu'il ne maîtrisait pas très bien encore mais avec la puissance d'une bête profondément blessée, son dégoût pour ces charognards et... son peu de sympathie pour ceux qui les font vivre.

À peu près tout le monde en ce moment semble scandalisé de ce que l'on découvre des décennies de violation systématique de la vie privée de milliers de Britanniques, sauf certains journalistes qui continuent d'affirmer qu'il est de l'intérêt public de pirater la boîte vocale d'un soldat tué à la guerre, par exemple, car il pourrait avoir eu des conversations juteuses avant de mourir pour la patrie. Il ne faut pas se le cacher : il y a de l'hypocrisie à se scandaliser maintenant des crimes de la presse à ragots ; s'il n'y avait pas cette curiosité maladive des lecteurs pour la vie privée des autres, il n'y aurait pas de milliardaires enrichis par cette curiosité.


P. S. : Je soupçonne Rupert Murdoch et ses charognards de pirater mon blogue : juste au moment où j'allais mettre en ligne cet article, tout le texte en a disparu, sans explication rationnelle. J'ai pu récupérer le texte grâce à l'« aperçu » que j'avais eu la sagesse de faire et que je n'avais pas encore fermé.

lundi 29 novembre 2010

Réjouissances royales


C'est officiel : c'est exactement dans cinq mois, le 29 avril 2011, que le prince William épousera son amie de quelques années déjà, Kate Middleton. La famille royale britannique a confirmé la semaine dernière la date du mariage ainsi que le lieu de la cérémonie.


Alors que ses parents, le prince Charles et Lady Di, s'étaient mariés à la cathédrale Saint-Paul, en 1981, le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, a plutôt choisi l'abbaye de Westminster.

Sachant qu'Alexander était voisin de l'abbaye de Westminster, je me souviens qu'au début de nos conversations, au printemps 2008, j'avais mentionné que je savais que c'était l'église la plus célèbre de Londres et que de très nombreuses cérémonies, souvent grandioses, y avaient été tenues au cours des siècles. Alexander avait précisé que malheureusement il y avait eu là, aussi, les plus tristes, les plus déchirantes cérémonies au monde. Je n'avais pas demandé de précision, mais j'avais deviné ce qu'il avait en tête.

Alexander était fier d'être né en Angleterre : il en aimait sa culture, ses traditions, ses institutions... Je regrette qu'il n'ait pas pu voir l'éventuel couronnement du prince Charles. Il aurait été heureux d'être témoin du mariage du prince William, né à peine deux mois après lui.



Pour ses fiançailles, William a offert à Kate la bague de fiançailles portée par sa mère. C'est une bague magnifique !


En cette période de morosité économique et politique, ce mariage à venir apportera un peu de rêve, viendra nourrir l'imaginaire des Britanniques, cimenter l'affection pour la famille royale, resserrer les liens entre les Britanniques, stimuler une partie de l'économie, etc.


Fervente admiratrice de Lady Di, dont elle s'inspire dans ses tenues vestimentaires, notamment, Kate Middleton inspirera aussi bien des jeunes filles. Déjà, on peut commander une copie de sa robe de fiançailles...



Le zoo de Chester, en Grande-Bretagne, a profité des fiançailles de William et Kate pour présenter son nouveau couple aviaire royal : il s'agit de Spéos royaux ou de Choucadors royaux. Ceux-ci ont été nourris au biberon. Ils sont originaires du Kenya, où le prince William a demandé Kate Middleton en mariage. Si vous pensez que l'on a donné à ce couple d'oiseaux, devenus célèbres, le prénom de Kate et de William... vous aurez raison.

mardi 31 août 2010

Il y a treize ans, Lady Di...


Il y a treize ans disparaissait la princesse Diana, qui fut sans aucun doute la femme la plus populaire et la plus aimée des dernières décennies, si ce n'est davantage.



J'avais écrit, le 31 août 2008, un long billet pour souligner le onzième anniversaire de sa disparition. En rentrant chez lui, Alexander avait lu cet article et avait laissé trois mots en commentaire : « THANK YOU ALCIB ». Connaissant si bien Alexander, je savais toute l'émotion que contenaient ces trois seuls mots. Nous avions, au cours des mois précédents, parlé ensemble plusieurs fois de celle que l'on surnommait « la princesse du peuple » et « la reine des coeurs ». Nous en parlions, Alexander et moi, car j'avais été très consterné par l'annonce de sa disparition, onze ans plus tôt, et je découvrais tout ce qu'elle représentait pour Alexander... Il l'aimait ((il l'adorait serait plus juste), il l'admirait et elle aura été pour lui, à bien des égards, un exemple à suivre, une influence déterminante même après sa disparition...




Je ne sais pas comment j'ai pu, le 31 août 2009, écrire encore cet article. Dans mon coeur et dans mon esprit, mon Petit Prince et la princesse des coeurs sont si intimement liés que cette date du 31 août est aussi douloureuse à évoquer que l'est devenue en 2009 celle du 7 juillet.



En voyant cette photo des deux jeunes princes partant pour l'école, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Alexander dans les mêmes circonstances, dans une tenue qui pouvait ressembler à celle que portent William et Harry (sauf que, déjà à cet âge, Alexander n'avait plus de mère pour l'embrasser au moment de partir).



Chaque année, à la fin du mois d'août, Alexander se rendait à Paris, à l'entrée du pont de l'Alma, pour se recueillir sur les lieux de l'accident qui avait emporté sa princesse. C'était, pour Alexander, un engagement qu'il avait pris et pour lui un engagement était toujours sacré. Même quand, pour une raison sérieuse, il ne pouvait venir à l'un de nos rendez-vous, il avait l'impression de manquer à sa promesse... L'an dernier, c'est son frère Charles qui s'était rendu à Paris pour respecter l'engagement d'Alexander. Au cours des derniers mois, Jane, la meilleure amie d'Alexander s'était aussi rendue à Paris pour déposer des fleurs près de la flamme à l'entrée du tunnel de l'Alma. Puis, notre ami Alexandre le Gallois, y a déposé aussi des fleurs en mon nom, attention qui m'a profondément touché.

En août 2008, en me remerciant en privé pour l'article que j'avais écrit, Alexander m'avait mentionné qu'il était important que l'on n'oublie jamais tout ce que représentait Lady Di. Je ne me souviens plus si j'ai clairement exprimé alors mon intention (je crois que oui, mais je n'ai pas le courage en ce moment de relire notre correspondance) ; j'ai toutefois senti qu'aussi longtemps que je le pourrais, à la mesure de mes moyens, je serais lié par cet engagement envers Lady Di et envers Alexander.

J'espère, cher Alexander, que parmi toutes les étoiles que tu espérais rejoindre un jour, tu as retrouvé celle de notre princesse.


mardi 3 août 2010

Colette

Photo de Paris-Match annonçant
le décès de Colette le 3 août 1954


Il y a près d'un mois, après la commémoration du premier anniversaire du départ d'Alexander, notre amie Jane s'est sauvée à Paris avec l'intention de faire le pèlerinage que faisait Alexander au moins une fois par année, au mois d'août : le pont de l'Alma, les Invalides pour le tombeau de l'Aiglon, puis le cimetière du Père-Lachaise pour se recueillir sur les tombes d'Oscar, de Colette et de Frédéric Chopin. Je constate que je n'a pas parlé souvent, dans ces pages, d'Oscar Wilde (que les vrais amis appellent Oscar) ; Alexander et moi parlions souvent de lui pourtant. Je crois n'avoir jamais parlé non plus de Chopin et pourtant Alexander jouait merveilleusement sa musique (je me souviens d'un jour d'hiver où, durant une panne d'électricité, Alexander avait joué du piano pour divertir sa grand-mère et ses invités). J'ai toutefois évoqué Colette à quelques reprises.
Aujourd'hui, en cherchant quelque chose sur Internet (je ne me souviens plus ce que c'était mais cela n'avait aucun rapport avec Colette), je suis tombé sur une page du cimetière du Père Lachaise, justement la page consacrée à Colette. Comme je crois qu'il n'y a pas de hasard, je pense qu'un ange a voulu me rappeler que c'était, ce 3 août, l'anniversaire du décès de notre Colette.

jeudi 1 juillet 2010

1er juillet

Au Québec, le premier juillet, c'est la Journée nationale du déménagement.

Si nous pouvions nous parler directement comme nous l'avons fait directement durant quinze mois, Alexander et moi, nous ne manquerions pas de mentionner que le premier juillet, c'est aussi l'anniversaire de naissance de Lady Di. Par discrétion, il n'aurait peut-être pas mentionné lui-même l'anniversaire mais je sais qu'il aurait eu plus qu'une pensée affectueuse pour la princesse de son coeur. Et il aurait été ému que je le souligne.


Deux autres petits princes auront pour elle une pensée toute spéciale car, comme le disait le prince Harry : « William et moi parlons d'elle tous les jours. »

lundi 31 août 2009

Pour se souvenir de Diana


Il y a aujourd'hui douze ans qu'elle nous a quittés. J'ai écrit l'an dernier un long billet pour rappeler ce que Diana représentait pour moi ; on pourra le lire ou le relire ici. Alexander en avait été très touché, m'avait-il dit à quelques reprises. Elle était ma princesse ; elle était la princesse de mon Petit Prince. Quand il avait aimé quelqu'un, il ne l'oubliait jamais, même très longtemps après sa disparition. Diana avait à jamais sa place dans le coeur d'Alexander ; Diana et Alexander auront à jamais leur place dans le mien.

Les princes William et Harry étaient âgés, respectivement, de quinze et treize ans au moment de la disparition de leur mère. On se souvient qu'ils ont longuement marché derrière le cortège funèbre qui avait quitté le palais de Kensington à 9 h 08. Le service funèbre, à l'abbaye de Westminster, a lui-même commencé à onze heures. Le prince Harry, qui pleurait abondamment, a eu un malaise et s'est effondré, d'un seul coup sans que personne puisse le retenir, exactement comme le Petit Prince avec le serpent dans le désert*.

Quand il est revenu à lui, il n'a trouvé un peu de réconfort qu'en entendant les paroles très émouvantes qu'avaient écrites Elton John et Bernie Taupin spécialement pour sa mummy, la princesse Diana, chantées par Elton John, paroles qui exprimaient parfaitement l'émotion ressentie à l'intérieur de Westminster Abbey, à l'extérieur, à Londres, dans toute l'Angleterre, dans le monde entier...

On peut voir et entendre ici (en vidéo sur le YouTube) la chanson Candle in the Wind,

* Par discrétion, la BBC (télévision britannique) n'a pas montré ces images.


P.-S. : Depuis quelques jours, je voyais venir la fin du mois et je ne voulais pas arriver au 31 sans avoir souligné, même modestement, la disparition de Diana ; je planifiais mes activités de façon à garder un peu de temps pour rédiger ce billet (les plus courts ne sont pas forcément les plus faciles à rédiger). Sur un petit secrétaire ancien, dans un coin du salon ou je travaille, avec quelques objets qui me viennent d'Alexander et des photos de lui, j'ai, dans un cadre blanc, cette photo en noir et blanc de Diana accompagnée de William et Harry ; or, ce dimanche matin, j'ai constaté que l'image s'était déplacée dans le cadre et qu'il faudrait ouvrir le cadre et recentrer la photo. Ce petit événement m'a semblé un rappel amical au sujet de ce billet à écrire.

dimanche 31 août 2008

Diana, princesse des cœurs


Le premier juillet 2007, date à laquelle Diana, princesse de Galles, aurait célébré son 46e anniversaire, ses deux fils, les princes William et Harry, ont organisé à Londres un immense concert qui a rassemblé au stade de Wembley près 65 000 personnes. De son côté, le palais de Buckingham lui a rendu hommage à l’occasion des dix ans de sa disparition par une cérémonie officielle et une messe souvenir à la chapelle des Gardes, messe à laquelle assistaient la famille royale, plusieurs membres de la famille de Diana, de nombreux artistes chers à la princesse, les trois plus récents premiers ministres britanniques, en tout, quelque 500 personnes triées sur le volet.


Ce 31 août 2008, les cérémonies de commémorations seront sans doute plus modestes, plus discrètes, mais ne seront néanmoins pas absentes. À Paris, des milliers d’admirateurs viendront se recueillir sur le pont de l’Alma pour rendre hommage à une jeune femme qu’ils considèrent comme un modèle et dont l’engagement envers ceux qui souffrent continue, à des titres divers, de les inspirer. À Londres, des milliers d’autres se recueilleront devant le palais de Kensington, dernière résidence de la princesse et dans quelques lieux associés à la vie de celle qui a su conquérir le cœur des Anglais. Dans le Northamptonshire, au nord de Londres, lieu où a grandi Diana Frances Spencer, de nombreux autres fidèles ne manqueront pas de souligner l’événement près du domaine d’Althorp où elle repose sur une petite île au milieu de l’étang ovale. Le domaine ancestral d’Althorp, résidence de la famille Spencer depuis le début du seizième siècle, est généralement ouvert au public, sauf le 31 août. La famille se réunit chaque année pour se recueillir et rendre hommage à celle qui n’était pas seulement « princesse des cœurs », comme on la surnommait, et « princesse du peuple », comme l’avait constaté l’ancien premier ministre Tony Blair. Pour la famille, elle était tout cela, mais elle était surtout une sœur, une cousine, une jeune tante dont la disparition, il y a onze ans, a causé une douleur sans nom et un vide immense.



Je ne suis pas de la famille, je ne suis même pas Anglais (je crois qu’il n’est plus écrit sur notre passeport que les citoyens canadiens sont des sujets britanniques), et pourtant je me souviens parfaitement de cette nuit du 31 août et des premiers jours de septembre 1997. Comme John F. Kennedy a pu dire à Berlin Ouest le 21 juin 1963 : Ich bin ein Berliner, « Je suis un Berlinois », je me suis senti ces jours-là tout aussi Anglais que les dizaines de milliers de personnes qui se sont massées devant le palais de Kensington à Londres ; à certains moments, j’avais presque le sentiment d’appartenir à la famille royale ou, plus précisément, à la famille Spencer. La rigidité du protocole de la famille Windsor a fait passer le silence de la reine et des siens pour de l’insensibilité, avant que le premier ministre ne réussisse à la convaincre de mettre les drapeaux en berne et de s’adresser à son peuple. La monarchie britannique a vacillé un moment, le peuple se sentant plus près de leur princesse que d’une reine qui leur a paru trop distante. Dans ce contexte, la population britannique, et des milliards de personnes dans le monde qui ont suivi à la télévision ces jours de deuil et les funérailles, auraient plus volontiers prêté allégeance à la famille Spencer qu’à la famille Mountbatten-Windsor.

Onze ans plus tard, on retient que Diana fut l’une des femmes les plus célèbres et les plus populaires du monde, une figure emblématique de la mode, une beauté féminine et un modèle pour ses admiratrices. Son charme a contribué à redonner du lustre et de la vitalité à la monarchie jusque-là frileuse et poussiéreuse. Sa popularité dans le monde aura très certainement stimulé l'industrie touristique anglaise. De plus, elle fut admirée et imitée pour son engagement dans des causes humanitaires. En 1987, par exemple, elle fut la première célébrité à se faire photographier en tenant la main d’une personne atteinte du VIH. Bill Clinton déclarait en décembre 2001 : « En 1987, lorsqu'une large partie de la population croyait qu'il était possible de contracter le sida par de simples contacts, Lady Di s'est assise sur le lit d'un malade du sida et lui a serré la main. Elle a montré au monde que les séropositifs ne méritaient pas l'isolement mais la compassion. Ces prises de position ont contribué à faire évoluer l'opinion mondiale, à donner espoir aux séropositifs et à sauver des vies. »

En plus de son engagement dans la lutte contre le Sida, Diana a consacré du temps, de l’énergie, à diverses causes humanitaires : lutte contre les mines antipersonnel avec la Croix-Rouge internationale et la Croix-Rouge britannique ; Centrepoint (aide aux sans domicile fixe) ; The Chain of Hope (hospitalisation d'enfants défavorisés venus du monde entier) ; Great Ormond Street Hospital (hôpital pour enfants) ; Aids National Trust (lutte contre le sida) ; Royal Marsden NHS Trust (hôpital) ; diverses associations de lutte contre le cancer. Son exemple aura inspiré d’autres personnes à prendre la relève et à s’engager pour le bien de ceux qui souffrent. Chacun de nous ne peut pas en faire autant ; ce qui est intéressant, cependant, c’est de constater que plusieurs personnes qui pourraient simplement profiter agréablement de leurs loisirs et de leurs ressources financières choisissent de s’engager et de faire du bénévolat auprès d’organisations humanitaires.



Avec le recul, en pensant à l’héritage que nous laisse Diana, je me faisais aujourd’hui les réflexions suivantes : Voilà une jeune femme qui semblait jouir au départ d’excellentes conditions d’existence. Comme bien des jeunes filles, elle a dû rêver au prince charmant ; mais ne soyons pas sexiste ni discriminatoire : certains garçons aussi rêvent au prince charmant — et plusieurs le trouvent. Mais voilà que ses ennuis ont commencé peu après que le prince se soit présenté. En épousant le prince héritier, elle épousait aussi un rôle très exigeant, des responsabilités assez lourdes, des règles et des conventions très contraignantes. Quelles qu’en soient les causes et les circonstances, la « princesse des cœurs » a eu du mal à faire sa place dans ce monde, avec toutes ses conventions, son protocole pointilleux et froid, dans ce monde de représentation où les apparences sont plus importantes que les valeurs personnelles, où les rôles que l’on doit assumer sont plus importants que de vivre en fonction de ses intuitions, de ses goûts personnels, de ses convictions, selon son cœur, en somme.

À la naissance de ses enfants, William et Harry, elle a été bien inspirée de se consacrer surtout à son rôle de mère. Mal à l’aise dans un monde rigide, elle a choisi de donner à ses enfants une vie d’enfants « comme les autres », une mère aimante et présente, des jeux, des découvertes, à l’abri le plus possible de la censure royale et des regards du public et des médias. Elle aura donné à ses enfants une solide base affective qui leur permettra ensuite de faire face à bien des situations.

Elle aura compris que c’est l’amour qui nous anime et qui nous permet de nous épanouir et d’être heureux. L’amour réciproque que l’on éprouve pour un être, avec qui l’on partage plusieurs aspects de la vie, si possible, mais aussi l’amour et la tendresse que l’on éprouve pour notre entourage, pour nos semblables. Quand l’entourage ne permet pas de ressentir, d’exprimer, de partager cette tendresse, l’être authentique a parfois du mal à se sentir en harmonie avec lui-même, avec la vie… Quand le protocole, les règles établies, les conventions ou les bonnes manières empêchent l’expression spontanée, l’être authentique souffre et, à force de souffrir ces contradictions, il finit par développer des maladies…


La principale leçon que je retiens, donc, c’est qu’il faut vivre le plus possible en accord avec soi-même, avec nos propres valeurs, nos propres convictions, nos propres émotions et nos sentiments. S’il faut parfois faire des concessions pour respecter des conventions, si l’on veut éviter les conflits intérieurs et la maladie, il faut surtout essayer de vivre en harmonie avec soi, de vivre le plus spontanément possible, selon son intuition, selon son cœur…

Du haut de son nuage, elle observe avec tendresse ses deux fils dont elle est très fière, ainsi que certains membres de sa famille. Elle apprécie leur amour et leur fidélité et elle veille sur eux avec bienveillance. Elle voit bien qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour combattre la maladie et la souffrance, que les hommes continuent de se faire la guerre et de construire des engins qui ne font pas que tuer des militaires mais qui blessent et tuent des civils, adultes et enfants. Elle constate bien que ce monde qu'elle a quitté trop tôt vit un peu trop dans la souffrance. Elle n'en garde cependant pas moins sa sérénité car elle sait que chacun doit faire son effort, chacun doit y mettre du sien pour essayer de faire en sorte que ce monde soit supportable et, si possible, agréable à vivre. La mère qu'elle a été sait bien qu'il faut laisser les êtres faire leurs propre expériences et tirer leurs propres leçons ; c'est ainsi qu'ils pourront apprendre et grandir intérieurement. Néanmoins, elle sait qu'une attention bienveillante et tendre, bien que discrète, ne peut qu'encourager tous ceux qui sont de bonne volonté ; quant aux autres, ils apprendront bien un jour, d'une façon ou d'une autre...

Je suis persuadé que si elle avait un message à donner à ceux et celles qui l'aiment, à tous ceux et celles qui ont pleuré sa disparition, ce serait de chercher la sérénité qu'elle a maintenant trouvée, d'oublier la tristesse et la morosité et de vivre le plus souvent possible dans l'amour et dans la joie.

* * *
Il me semblait essentiel d'accompagner cet article de musique et Elton John, qui fut un ami personnel de Diana, me semblait tout à fait approprié. Pour l'occasion, Elton John a réécrit avec Bernie Taupin des paroles tout à fait adaptées à la situation, exprimant dans « Candle in the Wind » ce qu'était Diana pour lui et pour les milliards de personnes qui assistaient aux funérailles, que ce soit en personne à l'abbaye de Westminster ou par la télévision ; les paroles de la chanson suivent la musique, ci-dessous. Précisons qu'Elton John n'aura chanté cette chanson qu'une seule fois en public, le 6 septembre 1997, et qu'il aura toujours refusé de chanter en public cette version dont les paroles ont été écrites pour son amie Diana. J'ajoute, en audio et en vidéo ici, cette chanson rappelant la « princesse des cœurs », ainsi que deux autres chansons tirées du disque qui a été distribué dès le 13 septembre 1997 et qui portait le titre de la chanson principale,
« Candle in the Wind » (article sur Wikipédia).










Candle in the Wind

Goodbye, England's rose;
may you ever grow in our hearts.
You were the grace that placed itself
where lives were torn apart.
You called out to our country,
and you whispered to those in pain.
Now you belong to heaven,
and the stars spell out your name.
And it seems to me you lived your life
like a candle in the wind:
never fading with the sunset
when the rain set in.
And your footsteps will always fall here,
along England's greenest hills;
your candle's burned out long before
your legend ever will.
Loveliness we've lost;
these empty days without your smile.
This torch we'll always carry
for our nation's golden child.
And even though we try,
the truth brings us to tears;
all our words cannot express
the joy you brought us through the years.
Goodbye England's rose,
from a country lost without your soul,
who'll miss the wings of your compassion
more than you'll ever know.

Lyrics were revised and sang by Elton John,
at the funeral of Lady Di.

lundi 12 mai 2008

Est-ce vraiment un sacrifice ?

On ne se rend peut-être pas compte à quel point l'avènement d'internet a révolutionné nos vies. Il m'arrive assez souvent d'y songer. Quand je pense que durant plus de huit ans, je n'ai pas eu de téléviseur chez moi et, lorsque j'ai décidé d'en acheter un pour suivre un peu plus l'actualité culturelle (l'émission Apostrophes, notamment), j'ai acheté un petit téléviseur noir et blanc. Pendant plus de vingt ans, je n'aurai écouté chez moi que de la musique classique, sur disques ou à la radio.

La modernité est entrée dans ma vie le 5 août 2000 par le biais d'Internet. Je l'ai raconté déjà dans un billet, le jour même où j'ai été connecté, je suis tombé par hasard sur un réseau au sein duquel je me suis fait de nombreux amis dont certains sont restés. La plupart d'entre eux étaient loin de chez moi, en Europe, aux États-Unis, en Amérique du Sud, etc. Puis il y a eu un garçon de Québec qui, je l'ai raconté aussi, est venu poursuivre ses études à Montréal et s'est installé dans l'appartement voisin du mien ; son appartement était sa chambre alors que le mien était pratiquement devenu notre espace commun puisqu'il y était comme chez lui (et j'étais loin de m'en plaindre). Son départ a laissé un vide immense quand, après cinq ans, sa carrière professionnelle débutante l'a conduit au Danemark, puis à Las Vegas et ailleurs... Par l'intermédiaire de ce blogue, j'aurai fait la connaissance de quelques personnes que j'ai rencontrées dans la vie ; il y en a encore quelques-unes, pas si nombreuses, qui vivent à Montréal et que j'aimerais bien rencontrer.

Ces derniers mois, pour diverses raisons dont je parlerai peut-être un jour, je me suis réfugié sur mes terres intérieures. J'ai toutefois rencontré, il y a quelques semaines, un charmant garçon venu de Paris passer une semaine à Montréal ; j'ai fait la connaissance de Nicolas, beaucoup plus sympathique et intéressant que l'idée que j'avais pu m'en faire à la lecture des notes assez laconiques de son blogue. Nicolas aime plutôt les filles, mais je ne suis pas sectaire ; s'il le veut bien, je le reverrai avec grand plaisir, à Montréal ou à Paris...

En plus de la connaissance, virtuelle ou réelle, de plusieurs personnes que je n'aurais jamais connues sans Internet, cette technologie m'a permis de découvrir beaucoup de musique que je ne connaissais pas et de réentendre des airs connus auxquels je n'avais pas accès. J'ai passé quelques nuits à écouter de la musique pendant que quelqu'un d'autre, de l'autre côté de l'Atlantique, écoutait exactement la même chose au même moment. Élise se souviendra certainement des chaudes larmes que nous avons versées certains soirs ; quand je l'ai vue, chez elle près de Liège, il ne restait de ces complicités que des étoiles dans ses yeux, sur ses lèvres que le sourire, dans son cœur que la joie de nous retrouver. J'ai aimé beaucoup de musique qu'écoutait mon jeune voisin. Il en est souvent pour moi, avec la musique ou bien d'autres choses, comme les blés pour le Renard du Petit Prince ; ça ne me dit rien jusqu'au jour où quelqu'un que j'aime les aime. Dès lors, je me laisse très facilement apprivoiser...

Samedi et dimanche, je me suis senti un peu comme un célibataire d'occasion, sentiment que je n'avais pas éprouvé depuis si longtemps. Vous savez, ce sentiment qu'éprouve le jeune marié, par exemple, quand sa femme est absente pour un jour ou deux : il sent sa présence partout dans la maison, mais il est laissé à lui-même, libre et responsable de la gestion de son temps, de ses activités. Ce n'est pas désagréable, juste un peu déroutant. Ne sautez pas tout de suite aux conclusions ; les mots ont encore un sens et je ne suis pas ce jeune marié (si je me marie un jour, je vous en parlerai). Je voulais simplement en venir au fait que, samedi et dimanche, je me suis mis à écouter Elton John comme je ne l'avais écouté auparavant. Il y a du bon à rester décalé dans le temps : je peux me permettre de découvrir et d'aimer des musiques que la plupart des gens ont déjà oublié depuis longtemps.

J'ai donc écouté un grand nombre de chansons d'Elton John, en fichiers mp3 ou en vidéos sur YouTube ou Dailymotion. Deux d'entre elles (« Sacrifice » et « Nikita ») m'ont particulièrement attiré, au point de les écouter en boucle pendant très longtemps, samedi soir, et de recommencer le dimanche après-midi... Pourquoi ces deux-là en particulier ? Je ne sais pas exactement. Pour la mélodie, sûrement ; pour les arrangements musicaux, pour la voix d'Elton John que j'aime beaucoup, que je trouve émouvante (qui d'entre-vous n'a pas pleuré en le voyant à la télévision chanter « Candle in the Wind », devenue pour l'occasion « Goodbye England's Rose », à l'enterrement de la princesse Diana ? On peut revoir ce moment en vidéo sur Dailymotion). J'accorde ici plus d'importance à la mélodie et à l'interprétation qu'aux paroles elles-mêmes. Il y a dans ces deux chansons, il me semble, le sentiment d'une absence, l'appel touchant d'un bonheur espéré, l'imploration d'un absolu à venir. Quelle qu'en soit la forme, la chanson n'est-elle pas toujours une façon de prier ?

Dans ces vidéos, on perd beaucoup de la qualité sonore, il me semble. Chez moi, en écoutant les fichiers mp3, j'aime monter le volume ; les hauts-parleurs branchés sur mon ordinateur sont de très bonne qualité. La perruche ne s'en plaint pas : elle a elle-même abondamment chanté et dansé sur ces deux airs.