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mercredi 30 novembre 2016

Chien à vendre ?

L'été a été assez difficile pour Rupert et pour moi, en raison surtout des longues périodes de grande chaleur aggravée par un fort taux d'humidité. Montréal est une île : le fleuve et les rivières qui l'entourent ne bénéficient pas de l'air marin qui fait le bonheur des amateurs de bords de mer.

Ni Rupert ni moi ne supportons bien la chaleur, et cet été a été particulièrement chaud. J'ai appris, au fil des ans, à limiter les occasions de m'exposer à la chaleur extérieure, sur les trottoirs chauffés à bloc sous un soleil brûlant. Mais, pour Rupert, c'était son premier été : il voulait être dehors car c'était l'occasion de voir beaucoup d'activité, de rencontrer beaucoup de piétons dont plusieurs s'arrêtaient pour le caresser, de faire la connaissance de nombreux chiens ou de retrouver ses amis. Mais après quelques minutes, il avait du mal à respirer, à se rafraîchir. J'avais beau lui sortir une bouteille d'eau glacée et son bol, cela ne suffisait pas. Il finissait par accepter de rentrer à l'appartement climatisé, où je devais tout de même lui donner des glaçons à croquer... Et, après quelques minutes, quand il commençait à se sentir mieux, il voulait ressortir pour ne rien manquer du spectacle de la rue, pour sentir les fleurs des jardins voisins, pour se vautrer dans l'herbe...

Durant plusieurs jours, j'essayais d'éviter d'aller au petit parc qui a été son premier terrain de jeu, l'endroit où il a rencontré ses premiers amis. Il s'y amusait bien, seul ou avec d'autres. Mais, au moment où je voulais rentrer car j'en avais assez de cuire sous le soleil brûlant, un autre chien arrivait et il n'était pas question que Rupert le laisse seul (l'accompagnateur du chien ne compte pas beaucoup dans ces rencontres canines ; il est plutôt un censeur, un empêcheur de s'amuser en toute liberté)... Et quand, enfin, il n'y avait pas d'autre chien en vue, que j'essayais de ramener Rupert à la maison, il refusait, il me mordillait les talons... Je devinais bien qu'il voulait me signifier sa volonté de rester là, de continuer à jouer, mais je n'aimais pas qu'il me saute sur les jambes ou sur les pieds. J'essayais de lui faire comprendre qu'il ne devait pas faire cela, mais il n'y avait rien à faire. Si j'essayais de l'en empêcher, il insistait, comme s'il croyait que c'était un jeu. Constatant que les paroles et la douceur ne fonctionnaient pas, je devais l'éloigner physiquement de moi, et ce qui devait être une agréable sortie au parc finissait pratiquement toujours par une épreuve de force. J'étais déçu à chaque fois, et lui de même. J'étais mécontent de lui, mécontent de moi. Nous rentrions à la maison en silence. Il allait dormir et, moi, ronger mon frein en attendant de pouvoir me concentrer sur autre chose. Mais, le temps de me calmer, il était déjà prêt à ressortir...

Je sais bien qu'il doit savoir et accepter qu'il n'est pas le maître. Et si je ne l'avais pas su, je l'aurais vite appris, car chacun pense savoir comment éduquer... le chien des autres. Mais je n'aime pas non plus l'idée des rapports d'autorité et d'obéissance. Je suis conscient de n'avoir pas la patience qu'avait Alexander, mais je voulais développer avec Rupert une relation heureuse, harmonieuse, plutôt que basée sur le refus, la privation... Je me rendais compte que Rupert était en pleine adolescence et qu'il me faudrait, en attendant d'avoir recours à un expert en éducation canine, faire preuve de beaucoup de patience... Je dois dire aussi que, passant tout mon temps au service de Monsieur, j'étais de plus en plus frustré de ne pas pouvoir lire ni écrire, d'autant plus qu'à cause de lui, je restais beaucoup plus chez moi qu'auparavant...

Pendant tout ce temps, les admirateurs et admiratrices de Rupert le trouvaient merveilleux - et j'étais tout à fait d'accord avec eux (je n'étais pas obligé de toujours leur confier nos petits problèmes de couple). À plusieurs reprises, des personnes du quartier m'ont fait comprendre que si je voulais un jour me défaire de Rupert, elles seraient très intéressées à l'« adopter ». Puis, un soir, un automobiliste s'est arrêté au milieu de la rue pour contempler Rupert et me poser de nombreuses questions à son sujet ; puis il m'a fait une offre monétaire, très précise, en me laissant sa carte de visite. Je l'ai remercié de son appréciation, mais je lui ai fait comprendre que Rupert n'était pas à vendre... Cet automobiliste, qui habitait la banlieue, passait devant chez moi au moins deux fois par semaine : à chaque fois, il me renouvelait son offre.

Pour être tout à fait honnête, je dois dire que, durant cette période, je me suis demandé si je n'avais pas fait une erreur en adoptant un jeune chien, si je n'avais pas négligé de réfléchir à certaines conséquences, certaines obligations... Je me disais que je n'avais pas de voiture pour conduire Rupert à un cours d'éducation canine, par exemple, ou lui faire faire des promenades, lui faire découvrir de nouveaux lieux, le faire participer à de nouvelles activités... Bref, je me demandais parfois s'il ne serait pas plus heureux ailleurs, dans une famille, par exemple, où il pourrait y avoir d'autres chiens, ou non. Je sais que la séparation aurait été très difficile pour lui et insupportable pour moi ; je m'en serais voulu jusqu'à ma mort... et peut-être au-delà.

Puis, à la fin de l'été, quand les températures ont commencé à devenir plus « civilisées », on dirait que tout est devenu plus facile entre nous, les relations plus harmonieuses, les occasions d'impatience de ma part, plus rares... Rupert a continué de mûrir, et moi à mieux décoder ses envies, ses besoins, à mieux le comprendre... Tout n'est pas parfait : j'ai moi-même à régler un certain nombre de problèmes plutôt agaçants dans ma vie personnelle (il se pourrait, par exemple, que je doive déménager), et le fait de ne pas avoir de voiture limite les occasions de sortir du quartier avec Rupert (cette année encore, je n'irai pas dans ma famille à Noël, pour ne pas laisser Rupert seul trop longtemps, et parce que ce serait vraiment trop compliqué de l'emmener avec moi ; entre eux et Rupert, je choisis Rupert sans hésiter. Ma famille, désormais, c'est d'abord Rupert). Mais Rupert et moi nous comprenons de mieux en mieux. Il sait maintenant, par exemple, qu'après lui avoir donné à manger, je dois prendre le temps de me préparer quelque chose et de le manger ; même s'il aurait très envie d'aller jouer au parc, il sait qu'il doit attendre un peu et il s'occupe. Le matin, et souvent aussi après la sieste de l'après-midi, il adore que je vienne m'asseoir près de lui, que je lui fasse des massages en douceur : nous apprécions tous les deux, parmi d'autres, ces moments de complicité.

À la question posée en titre « Chien à vendre ? », quelqu'un pourrait répondre : « Oui, il y a sûrement, quelque part, un ou des chiens à vendre », mais certainement pas Rupert. D'abord Rupert ne m'appartient pas, il n'est pas « ma propriété », « mon bien » ; il est un être qui partage ma vie ; je l'ai adopté, on me l'a confié. J'en suis responsable et heureux.

dimanche 17 janvier 2016

Rupert, petite boule d'amour

Depuis hier, Rupert souffre de gastro entérite. Sur les conseils de sa vétérinaire, je suis allé chercher, dans un autre hôpital vétérinaire, car la clinique de Rupert n'en avait plus, une nourriture spéciale pour les problèmes gastro-intestinaux, nourriture humide qui contient tout ce qu'il faut pour alimenter le chiot sans irriter davantage son système digestif et maintenir l'hydratation adéquate, en plus de fournir l'énergie nécessaire. Il faut lui donner cette nourriture à raison d'une cuillerée à table toutes les heures tant qu'il y en a dans la boîte. Rupert a admirablement bien répondu à ce nouveau régime : il n'a pas protesté, pas démontré qu'il avait très faim et que ce n'était pas suffisant. Le positif dans tout cela, c'est qu'il a conservé sa bonne humeur et... son appétit. Ce régime semble avoir donné de bons résultats. Demain matin, la vétérinaire m'appellera et nous ferons le point.


Il n'aime toujours pas ce qui ressemble à un appareil photo mais hier, même s'il était malade, j'ai réussi à prendre quelques images de lui, dont celle-ci. Mardi, il aura trois mois. Compte tenu de la fragilité de son système digestif, je ne pourrai probablement pas lui confectionner un gâteau ; on se reprendra au prochain.

Rupert apprécie chaque instant que je lui consacre. Je constate qu'il est d'autant plus docile, obéissant, affectueux, que je m'occupe de lui, vraiment, plutôt que de faire les choses pour me débarrasser. Un chien, même à son âge, ne comprend peut-être pas les mots qu'on utilise, mais il peut sentir si, lorsque je joue avec lui, je veux vraiment jouer avec lui ou si j'essaie de l'occuper pour pouvoir me sauver. Il adore dormir sur mes genoux ou, mieux encore, dans mes bras. Il est toujours très émouvant de voir un petit être s'abandonner ainsi ; c'est un immense geste de confiance qu'il ne faudrait pas trahir. Je « comprends » beaucoup mieux, maintenant que je les vis au quotidien, l'amour et la complicité entre Alexander et Alexander Bull, entre Alistair et Douglas, entre Alexandre le Gallois et Maurice...

mercredi 25 mars 2009

Son meilleur ami

Le type de relation qu'entretiennent les gens avec leur chien serait un intéressant sujet d'enquête, il me semble, à condition, bien sûr, que tous y participent avec le plus de franchise possible. Je n'entreprendrai pas moi-même ce type d'enquête, mais je serais curieux de prendre connaissance des résultats. Que ce soit au parc où je vais tous les jours faire ma promenade ou dans la rue où je rencontre les maîtres et les maîtresses avec leur chien en laisse, je suis toujours curieux d'évaluer rapidement le type de complicité qui existe entre l'humain et son animal.

Il y a dans mon immeuble un homme qui vit seul avec son chien. Il a déjà été marié, il a un grand fils qu'on ne croise plus dans les couloirs, mais il est très sociable et reçoit de nombreux visiteurs. J'ai vu ce chien arriver dans l'immeuble il y a trois ou quatre ans ; petit bâtard vif, très gentil, il a toujours envie d'un câlin. Depuis quelques mois, il a pris beaucoup de poids. Je l'observe parfois sur le trottoir avec son maître ; le chien aurait envie de courir, de jouer, mais son maître est paresseux. Sortir son chien semble être pour lui une corvée. Parfois l'une des voisines propose d'aller jouer au parc avec le chien ; pour ce dernier, c'est une vraie fête.

L'autre jour, je regardais une femme sur le trottoir d'une rue très passante avec ses deux chiens en laisse. Ceux-ci essayaient de faire leurs besoins dans un petit carré de verdure à moitié couvert de neige. Pendant ce temps-là, leur maîtresse était au téléphone. Elle n'avait pas du tout l'air d'une femme d'affaires ou de quelqu'un dont les responsabilités exigent qu'elle ne s'éloigne pas trop du téléphone. Elle donnait plutôt l'impression d'avoir dû quitter un moment ses séries télévisées de l'après-midi. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser : « Pauvres chiens ! » Les deux chiens de cette femme doivent passer 23 heures sur 24 dans l'appartement. Et lorsqu'ils sortent prendre l'air, au lieu de courir, de jouer, ils doivent suivre leur maîtresse qui s'occupe d'eux avec la même attention que la plupart des fumeurs laissent tomber la cendre de leur cigarette. Et alors ? Il y a des gens qui s'occupent de leurs enfants de la même façon, avec la même inattention.

La photo vient d'ici

Le meilleur ami d'Alexander porte le même prénom que lui, comme il le disait en commentaire à l'article du 26 juin 2008. Je ne crois pas qu'il existe au monde un autre chien qui soit mieux traité que celui-ci. Il y a de nombreux chiens, trop nombreux, à qui leurs maîtresses névrosées offrent tout ce qu'il y a de plus luxueux, de la cuisine du traiteur aux vêtements griffés ; ces chiens deviennent vite aussi névrosés que leurs maîtresses. Ce n'est pas le cas chez Alexander ; il ne donne à son chien que ce qui est bon pour lui. Son chien est son ami, mais il reste un chien.

Ce n'est pas lui qui laisserait son chien sans surveillance près d'une rue à grande circulation. Où qu'il aille, Alexander ne perd jamais de vue son chien (ce qui lui vaut parfois de faire des rencontres très intéressantes, lorsqu'il est, par exemple, dans un parc où des personnalités promènent aussi leurs chiens). Un soir, Alexander était invité chez des gens très en vue, en même temps que d'autres habitués des bonnes adresses. Comme son chien avait été malade et qu'il ne voulait pas le laisser seul à la maison, il lui a mis au cou un joli noeud papillon et l'a emmené avec lui ; en accueillant Alexander, la maîtresse de maison ne put s'empêcher de s'écrier quelque chose du genre : « Oh ! comme c'est mignon ! Vous avez loué un chien pour la soirée ? » Devant tant de bêtise, Alexander a remercié de l'invitation, a tourné les talons et est rentré chez lui : pour lui, son chien vaut mieux que tous ces gens-là.

On sait qu'un chien, comme la plupart des animaux sinon tous, a besoin de retrouver son odeur dans son lit, sur son coussin, pour se sentir en confiance lorsqu'il est ailleurs que chez lui. Quand il sort avec son chien pour aller au parc ou dans un salon de thé, à l'hôtel ou chez des amis, Alexander apporte avec lui tout ce qu'il faut pour que son chien ne manque de rien. Dans un grand sac, il y a donc le lit pliant, la couverture, la serviette, le mouchoir, quelques jouets, l'assiette, le bol pour l'eau, une bouteille d'eau, des contenants avec les croquettes et la levure de bière (pour le poil), d'autres bonnes choses qu'aime le chien, sans oublier ce qu'il faut pour les soins à lui donner. S'il doit monter en voiture, le chien boucle bien sûr sa propre ceinture de sécurité.

Si ce chien ne parle pas, il entend parler, car Alexander lui parle beaucoup, lui explique ce qu'il fait, où il va s'il doit sortir sans lui, etc. La nuit, quand tout le monde dort autour, à la lueur de la lampe et des bougies qui font de jolis motifs au plafond, Alexander lit des poèmes ou raconte des histoires à son chien qui les écoute religieusement.

Quand Alexander doit s'absenter sans son compagnon, c'est la voisine et formidable amie qui s'occupe du chien. L'autre soir, cette amie est sortie manger avec l'une de ses amies, dans un restaurant bien connu et bien fréquenté. Bien entendu, le chien les accompagnait. Quelle ne fut pas la surprise des deux femmes de voir l'accueil qu'elles ont reçu. Elles ont eu l'impression d'accompagner au restaurant une célébrité. Le personnel, qui le reconnaissait bien, était aux petits soins avec le chien qui a eu droit à des caresses, à des gâteaux (pas trop, tout de même ; normalement, quand on lui en offre un deuxième, il regarde Alexander pour savoir s'il peut l'accepter). En l'honneur du chien d'Alexander, les deux amies se sont vu offrir le champagne. Ce qui fit dire à la voisine et amie qui croyait sortir le chien d'Alexander que c'était en fait le chien qui les avait invitées à l'un de ses restaurants préférés.

mardi 3 mars 2009

Nous ne t'oublions pas

La photo vient d'ici

Il y a déjà deux mois que tu es parti, Harry, au royaume des chats. Nous n'oublierons jamais les treize années de bonheur partagé.

dimanche 4 janvier 2009

Pour saluer Harry (Potter)

Croyez-le ou non, il y a un mois encore, je n'avais jamais vu un seul des films de la série « Harry Potter », sauf des extraits à la télévision. Or, après en avoir parlé récemment avec quelqu'un que j'aime beaucoup, qui a vu tous les films et lu tous les livres de la série, et qui a plusieurs raisons, s'il en faut, d'aimer ces histoires, ces personnages, ces décors, ces paysages, j'ai eu envie de voir d'abord les films. J'ai regardé hier soir le quatrième de la série, « Harry Potter et la coupe de feu ». Je dois dire que j'y prends beaucoup de plaisir. Je ne regrette pas de ne pas les avoir vus avant car je les découvre en ce moment avec un immense plaisir que je n'aurais pas connu si j'avais regardé ces films il y a un an, par exemple. Je pensais regarder ce soir le cinquième film disponible mais ce soir mes pensées sont toutes tournées vers un autre Harry (non pas le jeune prince du même nom mais un chat merveilleux dont le nom complet est Harry Potter), et mon cœur est tout entier avec son fidèle ami et compagnon des treize dernières années.

Il y a quelques semaines, le 18 novembre dernier, plus précisément, j'ai parlé des problèmes de santé que connaissait Harry et qui inquiétaient au plus haut point son ami, avec raison. Puis, le 22 novembre, je remerciais la déesse Bastet car Harry avait pris du mieux et repris des forces. Depuis lors, il semblait aller aussi bien que possible. Il avait retrouvé sa joie de vivre et continuait de faire le bonheur de son maître et de leur ami canin.

Parti à la campagne pour célébrer Noël, Harry y avait trouvé un charmant petit lit joliment aménagé par la grand-mère de son ami, une bouillotte pour le tenir au chaud. Il s'était même permis de manger quelques fleurs du bouquet qui souhaitait la bienvenue à lui et ses amis humain et canin. Un soir, en montant à sa chambre, mon amour avait vu avec émotion Harry dormir dans son propre berceau de bébé...

Or, hier soir, Harry a fait comprendre que ça n'allait plus, qu'il était temps de partir. Peu après être rentré d'une promenade dans la campagne, mon amour a constaté que Harry avait donné tout ce qu'il pouvait, que la prolongation de sa vie terrestre ne pourrait se faire que dans la souffrance. Comme il le lui avait promis, mon amour était là au moment critique ; comme il le lui avait promis, quand il fut clair qu'il n'y avait plus de retour possible, il a fait lui-même l'injection qui mettait fin à une souffrance aussi subite qu'irréversible.

Je ne connais pas beaucoup les chats moi-même mais j'ai lu quelque part, à plus d'un endroit, que les siamois sont parmi les plus fortes personnalités qui existent chez les chats, qu'ils sont joueurs, attachants, qu'ils aiment la vie domestique, la présence des gens autour d'eux, bien qu'ils n'aient en général qu'un seul maître. C'est sans doute le chat le plus attaché à son maître et celui qui exige de celui-ci une une présence attentionnée qu'il lui rend bien. On dit qu'il était aussi apprécié de la famille royale de Siam (l'ancienne Thaïlande) que des moines bouddhistes.

Or Harry n'était pas qu'un chat, pas qu'un siamois. C'était le compagnon depuis treize ans de ce garçon que j'aime. Harry avait été recueilli par la grand-mère de celui que j'aime et elle le lui offert au début de son adolescence ; il avait partagé sa vie durant toutes ses études et le début de sa vie professionnelle. On dit que le siamois développe avec son maître une telle complicité qu'on a l'impression qu'ils entretiennent une conversation intelligente ; c'était véritablement le cas entre Harry et son ami.

Harry devait quitter la campagne ce lundi pour rentrer avec ses deux amis, humain et canin, à l'appartement du centre-ville. Puisqu'il devait partir, abandonner son écorce terrestre, il a choisi le meilleur moment pour le faire. Il aura laissé passer les fêtes de Noël et du nouvel an, il y aura participé à sa façon. En annonçant hier soir qu'il ne pouvait plus retarder son départ pour l'autre dimension, il a permis à son maître et ami de lui donner la sépulture qu'il voulait. Un voisin lui aura fabriqué un petit cercueil et Harry aura été enseveli ce soir même dans le parc de celle qui l'avait recueilli il y a treize ans, comme elle a recueilli et soigné tant d'autres de ses frères du règne animal. S'il avait pu parler, Harry aurait su trouver les mots pour remercier cette femme extraordinaire qui, dans son cas, lui aura permis de vivre tous les bons côtés d'une vie princière, sans les aspects négatifs de la célébrité. Je suis sûr qu'au cours des derniers jours, il aura su dire par le regard ce « merci » qu'il ne pouvait prononcer.

Harry ne souffre plus et il a rejoint le paradis des chats. Sur Terre il ne sera jamais oublié de ceux qui l'ont connu. Pour ma part, jamais auparavant je ne me serai attaché à ce point à un chat. J'ai connu Harry bien tard mais il aura su, autant que son maître et ami, conquérir mon cœur. Ce cœur, il est bien lourd et malheureux ce soir en pensant à la peine de celui à qui Harry manquera le plus. Je lui souhaite beaucoup de force pour traverser cette épreuve et je l'assure de tout mon amour et de ma présence.

dimanche 23 mars 2008

Agir pour le Tibet



En soutien aux Tibétains, il me semble important d'afficher leur drapeau, que j'ai trouvé sur ce site : Agir pour le Tibet. Ce n'est, bien sûr, que l'un des moyens de faire en sorte que ce peuple ne soit exterminé, assimilé par la loi du nombre, oublié de tous, avec la complicité des pays qui craignent de perdre quelques contrats avec la Chine s'ils expriment le moindre commentaire sur un minimal respect des Droits de l'Homme.

Symbolisme

1. Le triangle blanc au centre représente la montagne enneigée et symbolise le Tibet connu sous le nom de Pays de Neige.

2. Les six rayons rouges symbolisent les six tribus originelles du Tibet.

3. Les rayons alternants rouges et bleus foncés symbolisent la détermination des deux déités protectrices du Tibet de défendre les traditions spirituelles et séculaires du pays.

4. L'une des déités protectrices, Nechung, est colorée en rouge, tandis que l'autre, Sri Devi, est colorée en noir.

5. Le soleil symbolise la liberté ainsi que le bonheur spirituel et séculaire dont jouit le peuple du Tibet.

6. La posture vaillante des deux lions des neiges symbolise la victoire complète de la politique spirituelle et séculaire du Tibet.

7. Les trois joyaux flamboyants tenus haut par les deux lions symbolisent la révérence du peuple tibétain envers les trois sources de refuge spirituel, soit le Bouddha, sa loi et la communauté monastique.

8. Le motif circulaire à deux couleurs, tenu par les lions, symbolise l'adhésion volontaire aux dix vertus divines et aux seize codes de la morale humaine.

9. Le contour jaune symbolise l'épanouissement perpétuel du Bouddhisme dans toutes les directions.

vendredi 8 février 2008

Ils ont des chapeaux ronds...

Bien avant l'invention de réseaux comme celui de Facebook, auquel j'ai toujours refusé d'adhérer parce qu'il constitue une menace à la vie privée et une atteinte aux droits individuels, j'ai eu le plaisir d'appartenir à une communauté virtuelle qui ma permis de me faire de nombreux amis un peu partout, mais surtout en Europe et en France. Parmi les amis français, il y en a à Paris, dans les Yvelines, en Provence, en Normandie et, bien entendu, en Bretagne... L'un de mes grands regrets, c'est de ne pas être allé en Bretagne, mais je me promets de combler cette lacune avant de mourir (ce n'est pas que je sois pressé, mais il m'arrive d'y penser un peu tout de même, ne serait-ce que pour m'aider à établir des priorités).

L'image vient d'ici

Quand je pense à la Bretagne, je pense bien sûr à mon ami André, chez qui j'ai eu ma chambre à Paris, qui était originaire de Chateaubriand. Je pense à l'ami Didier, grâce à qui j'ai un peu mieux connu Montmartre mais qui n'oublie pas ses origines bretonnes. Je pense aussi à l'ami Vincent qui vit avec son ami près de Nantes et qui, depuis quelques semaines, est souvent en déplacement en France. Puis il y a l'autre Vincent de Nantes, celui de Complètement à l'Ouest avec qui j'espère bien manger des huîtres un jour prochain et qui, en attendant que je vienne, m'envoie certaines de ses bonnes recettes.

Et parmi ces amis bretons, il en est un que j'ai vu quelques fois à Paris lors de mon dernier séjour et avec qui j'ai maintenu, par courriel, par correspondance traditionnelle ou par téléphone (la dernière fois que je l'ai appelé, sur son portable, je croyais le surprendre dans un restaurant parisien en train de fêter son anniversaire ; or c'est moi qui ai été le plus surpris : il se trouvait sur une plage... en Espagne). Sur Internet d'abord, il s'est créé entre Erwan et moi une complicité ludique, partagée avec quelques autres cyberamis. Un soir, dans un restaurant du Marais, j'ai eu le bonheur d'être assis à côté d'Erwan alors que je ne m'attendais pas à le voir ce soir-là puisque nous avions convenu de nous rencontrer pour la première fois le lendemain après-midi ; il était venu avec d'autres amis et j'en étais absolument ravi. Un autre soir, nous étions sortis avec Sébastien et quelques autres amis dans les bars sympathiques du Marais et nous étions rentrés au petit matin...

Je n'ai hélas pas de photo d'Erwan (un soir, rue des Lombards, Sébastien avait pris des photos d'Erwan et moi mais la pellicule a été détruite... par accident : Sébastien a ouvert l'appareil avant le que la pellicule ne soit enroulée. Vive l'appareil numérique !) Si j'en mettais une ici, vous tomberiez aussi sous le charme de cet adorable Breton de Paris. Cet Erwan étant le premier que j'aie connu, je suis porté à penser que tous ceux qui portent ce prénom sont beaux, intelligents, amusants, attentionnés, etc. C'est ce que j'écrivais récemment à cet autre Erwan qui depuis quelques mois laisse parfois un commentaire sur ce blogue, mais que je n'ai pas encore rencontré en personne même si ce Breton vit à Montréal. Il y a un peu plus d'un an, l'ami Olivier de Montréal nous avait permis d'entendre sa propre voix dans le cadre d'un entretien radiophonique avec un autre Erwan...

L'image n'est pas bretonne, mais l'expéditeur est
un véritable Breton bien adapté à la vie parisienne

Si j'écris ce billet ce soir, c'est qu'en deux jours, j'ai reçu des messages provenant de trois différentes personnes dont le prénom est Erwan ; l'un d'entre eux a un certain rapport avec le sujet de l'un des billets précédents mais ses communications n'étaient pas motivées par l'un ou l'autre de ces billets... Le plus récent message reçu est cette carte postale que m'a adressée le bel Erwan de Paris. Nous avions un peu négligé les communications depuis un bon moment et voilà que, transmission de pensée, je reçois aujourd'hui même quelques lignes affectueuses de mon Erwan préféré, dont voici les derniers mots :


Bloavezh mat 2008, cher Erwan et tous les amis bretons ! Kenavo.

mardi 8 novembre 2005

Joli complice

Superbe journée de novembre ! Te retrouverai-je au parc aujourd'hui en allant y prendre l'air ? Posted by Picasa