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samedi 22 novembre 2014

Je suis vraiment désolé...


 ... de vous avoir fait attendre.

Je reviens très bientôt.

dimanche 25 juillet 2010

A comme...

A comme... absence
A comme... angoisse
A comme... attente vaine

A comme... absolument insupportable

A comme... Alexander, évidemment
A comme... Amour
(l'un ne va pas sans l'autre)


A comme... Alexander le bulldog qui devient de plus en plus un grand garçon, sans moi

A comme... hArry, l'adorable siamois qui repose dans le parc de celle qui l'avait recueilli pour l'offrir à Alexander et qui sera parti quelques mois avant lui


A comme... Amis (qui, pour une raison ou pour une autre, semblent inaccessibles)

A comme... la première lettre des cinq premiers noms ou pseudonymes dans ma liste d'amis sur MSN, tous silencieux, et comme la première lettre du prénom d'autres êtres très chers qui ne sont pas dans cette liste

A comme... été (que je n'aime vraiment pas ; pas seulement à cause de la canicule, des disparitions survenues en plein été, mais aussi à cause de la désorganisation qu'entraîne la saison), synonyme d'absence, d'abandon ou de dispersion

A comme... août, autre mois que j'aimerais pouvoir sauter

A comme... tellement d'autres choses que je n'ai même pas envie de nommer.


vendredi 21 mai 2010

Nuits brèves , sommeil léger

Ces jours-ci, mes nuits de sommeil ressemblent à celles du printemps et de l'été derniers : brèves et agitées. Comme lorsque j'allais me coucher en attendant un message qui me donnerait des nouvelles ou, mieux encore, qui me dirait qu'Alexander rentre à la maison...
Puisque je ne suis bon à rien d'autre, je trie des piles de documents, je classe des papiers... J'avais beau lui dire que lorsqu'il viendrait, nous aurions autre chose à faire que du rangement, Alexander insistait pour dire qu'il m'aiderait à réaménager mon appartement afin que j'en sois pleinement satisfait. Il avait aussi ce talent-là : à l'hôpital où il travaillait, il avait réaménagé, repeint et redécoré la salle de repos du personnel de l'urgence...
De temps à autre, je lis quelques lignes avant de jeter ou de ranger un document. J'ai souvent imprimé un message reçu pour le relire au parc ou au restaurant ; dans l'une de ces milliers de pages qui, toutes, m'émeuvent toujours et me bouleversent souvent, je lis ces lignes reçues le 26 mars 2009 :

« D'autre part, je me demande si les gens normaux peuvent s'imaginer un amour si merveilleux, plein de complicité et de tendresse, entre deux personnes géographiquement si éloignées l'une de l'autre et qui ne se sont encore jamais rencontrées en personne. Moi, je trouve cela très normal, très sensé, très beau, mais tant de gens ne savent pas se réjouir de la douceur d'une lettre (Alexander reçoit vos mails comme des caresses), et ne savent pas voir ni ressentir la sensualité qui se cache sous chaque mot... Vous disiez l'autre jour que vous ressentez si bien Alexander, physiquement ; je sais que c'est ainsi pour Alexander. Vous vivez un grand bonheur et je suis très heureuse d'en être témoin. Comme disait Ptolémée en parlant de la veille de la grande bataille de Gaugamèles : « I do know ! I was there ! » (Je le sais ! J'étais là !)... Je vais imprimer votre photo pour votre petit amour... »

Ce seront les derniers mots que je pourrai lire ce soir.

vendredi 27 février 2009

Que le ciel soit avec nous...

...que les dieux nous soient favorables.


« Oui, il faut que le ciel nous aide un peu. Merci pour tout l'amour que vous lui donnez ; je sais que c'est pour vous qu'il se bat. Et je suis très fière de lui », me dit docteur Jane.

J'en suis tellement conscient, à chaque instant ! Et je suis si fier de lui aussi.

Devant tant d'amour, je ne peux qu'essayer d'en être digne et de l'aimer de tout mon être, plus que tout au monde.


vendredi 16 janvier 2009

Les miracles de la vie

L'image vient d'ici

Les miracles « ne se produisent que
dans l'âme de celui qui les attend
. »

Sefan Zweig, Les prodiges de la vie

Après une attente qui aura semblé une éternité, où tout pouvait basculer, la vie a repris le dessus. Il a ouvert de grands yeux, ces yeux magnifiques, pleins d'une saine gourmandise et de tendresse. Puis il a souri, il a parlé, il a mangé... La fièvre a beaucoup diminué. Il a de nouveaux des étincelles dans les yeux. Il remonte la pente...

lundi 17 septembre 2007

En l'absence de...

Pendant que j'étais sorti manger, ce dimanche soir, faisant une pause dans ce travail qui m'épuise, un garçon pour qui j'ai une affection immense, affection que je ne veux pas tenter de nommer ici, maintenant, m'écrivait un long message, comme une déclaration d'amitié ou d'amour (entre nous, la distinction n'est pas facile à faire). Son message est un long poème, non pas à cause de quelque effort de mise en forme, mais simplement parce c'est l'émotion qui s'exprime, débarrassée de la gangue des conventions. Je ne suis pas surpris de ce qu'il y dit ; très touché, très heureux, de lire sous des mots ce que j'ai toujours senti entre les lignes et ce que nous nous sommes dit assez souvent aussi. Il y a entre nous beaucoup de pudeur, mais pas de fausse réserve.

C'est trop beau : je ne m'attendais pas à recevoir ce soir ce poème inspiré, cette déclaration que j'accepte entièrement, en faisant abstraction des compliments à mon endroit... Ces mots d'Éluard qu'il reprend, je ne sais plus où je les avais trouvés (si quelqu'un est familier avec l'oeuvre d'Éluard...), ils s'appliquent d'abord à lui : « le poète n'est pas celui qui écrit mais celui qui inspire ».

J'aime beaucoup aussi ces autres mots d'Éluard : « Je ne sais plus, tellement je t'aime, lequel de nous deux est absent. »

Je voudrais répondre à ce message ; je ne pourrai pas le faire avant vingt-quatre heures au moins. Je veux néanmoins dire à cet ami, au cas où il repasserait par ici au cours des prochaines heures, que, encore balotté par les événements qui se bousculent, j'aurai du mal à retrouver rapidement le fil de ma vie intérieure afin d'apporter à son message la réponse que je voudrais lui apporter. Autrement dit, je conserve encore durant quelques heures mon coeur entre parenthèses.

En lisant sa crainte d'être maladroit, de n'avoir pas les mots voulus pour s'exprimer, je me sens plus maladroit encore car si ses mots sont déficients que devra-t-il penser des miens ?

Mais en me faisant cette réflexion, j'ai repensé à une phrase de Flaubert lue il y a très longtemps et qui me réconforte en me rappelant que je ne suis pas seul à éprouver ce malaise devant la pauvreté des mots quand nous voulons exprimer des émotions, des sentiments :

« ... comme si la plénitude de l'âme ne débordait pas quelquefois par les métaphores les plus vides, puisque personne, jamais, ne peut donner l'exacte mesure de ses besoins, ni de ses conceptions, ni de ses douleurs, et que la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles. »