samedi 7 juillet 2018
jeudi 7 juillet 2016
Il y a sept ans, Alexander...
mardi 7 juillet 2015
Que vais-je devenir sans lui ?
Six ans plus tard, je ne sais plus ce que Jane est devenue : je n'ai plus de ses nouvelles depuis un moment, et je crains le pire... Quant à moi, plusieurs fois par jour, et surtout la nuit, l'angoisse qui m'étreint me fait comprendre que je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la question qui sans cesse se pose : « Que vais-je devenir sans lui ? »
Le chiffre 7
« Et maintenant, bien sûr, ça fait six ans déjà... »
« Et maintenant, bien sûr, ça fait six ans déjà... »
Saint-Exupéry, Le Petit Prince
J'ai pourtant déjà raconté cette histoire.
Mais je ne me suis pas consolé.
Parfois, je suis heureux en pensant à lui. « Et toutes les étoiles rient doucement. »
« Et aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement d'importance ! » Le Petit Prince
dimanche 7 juin 2015
D'étoile en étoile... Alexander
lundi 7 juillet 2014
5 ans après ton départ, tu me manques autant
Pour commémorer le premier anniversaire de son départ, lors de la cérémonie réunissant la grande famille, notre amie me disait : « J'ai fait commander en votre nom un coeur de roses, avec une carte sur laquelle tout le monde pourra lire votre nom... Je suis sûre que si vous écoutez bien dans la nuit, vous entendrez les cornemuses qui, à l'église, joueront durant vingt-quatre heures, pour dire à Alexander combien nous l'aimons. »
samedi 31 août 2013
Hommage à Lady Di - 1961 - 1997
samedi 7 juillet 2012
3 ans...
dimanche 7 août 2011
Sur la Terre comme au Ciel
jeudi 7 juillet 2011
Un an de plus, cher Petit Prince
Et si vous aviez envie vous aussi d'écouter un air de cornemuse...
mardi 7 juin 2011
23
Mais ces chiffres qui représentent des mois n'ont aucun sens car c'est à chaque seconde que je constate que je suis resté sur terre quand Alexander a regagné son étoile.
lundi 7 mars 2011
Au souffle de la nuit...
(Les lèvres des enfants s'ouvrent, comme les roses,
Au souffle de la nuit.) -
L'image vient d'iciJ'ai toujours l'impression que le 7 juillet 2009, c'était hier. Le rêve que j'ai fait avant-hier, empreint d'amour et de sérénité, me permet de croire que tu es maintenant en paix, avec ceux qui t'ont précédé dans les étoiles.
dimanche 7 novembre 2010
Les yeux du coeur

Et se mit à pleurer.
L’étoile lui dit : « Pourquoi pleures-tu ? »
Le garçon lui répondit : « Tu es trop loin,
Je ne pourrai jamais te toucher ! »
Et l’étoile lui répliqua :
« Petit, si je n’étais pas déjà dans ton cœur,
Tu ne serais pas capable de me voir ! »
John Magliola
Ces mots que l'étoile confie au petit garçon, elle n'a peut-être plus besoin de les dire au grand garçon que je suis. Je sais à quel point ceux que j'aime sont dans mon cœur, en permanence.
Ces dernières semaines, le ciel a souvent été couvert et, certaines nuits, lorsqu'il ne pleuvait pas, un épais brouillard flottait sur la ville. Cependant, rares ont été les nuits où je n'ai pas pu apercevoir au moins une étoile. Vendredi soir, par exemple, quand je suis sorti pour aller manger, la pluie s'était arrêtée et, en un endroit précis, les nuages s'étaient dispersés ; dans cette éclaircie très circonscrite, j'ai pu apercevoir l'étoile la plus souriante. Quelques minutes plus tard, le ciel était encore tout couvert...
Plusieurs fois par jour, à des moments précis, j'ai la conviction qu'Alexander me dit, d'une façon ou d'une autre : « Tu vois, ne l'oublie jamais : je suis toujours là, avec toi. »
jeudi 7 octobre 2010
Une voiture noire
Je repense à nos premières conversations sur MSN. Dès le début, j'ai aimé son intelligence, sa sensibilité, son humour, sa discrétion... J'ai deviné assez rapidement qui il était et j'ai compris très vite quelles étaient les questions que je ne devais pas poser car je n'obtiendrais pas de réponse. J'ai compris aussi que s'il ne répondait pas à l'une de mes questions, je pouvais la plupart du temps considérer son silence comme une réponse affirmative....

Un soir, il m'a dit qu'il avait eu parfois l'impression qu'on ne l'avait pas vraiment aimé pour lui-même. Pour le taquiner un peu, j'ai demandé pour quoi on l'aurait aimé, si ce n'était pour lui-même. J'ai aimé sa réponse, après un court silence : « ... pour ma voiture. » Et j'ai immédiatement enchaîné en demandant quelle voiture il avait. J'avais une idée assez précise de la voiture qu'il devait avoir ; sa réponse m'a beaucoup fait rire : « ... une voiture noire. » Je connais des gens qui auraient dit que ce n'était pas une réponse, vous savez, comme les grandes personnes qui ont besoin de chiffres pour se faire une idée de la beauté des choses.
Ai-je besoin d'ajouter que son esprit, sa culture, son humour, son amour, sa tendresse, nos conversations... me manquent terriblement ?
mardi 7 septembre 2010
samedi 7 août 2010
« Je n'aurais pas pu dormir... »
Alexander avait une hantise : celle de la panne d'électricité ou d'internet qui nous priverait de notre principal moyen de communication. Il avait raison d'appréhender la panne car il est arrivé plusieurs fois que des orages entraînent des coupures de courant ou que, pour diverses raisons, le service Internet ne soit disponible.
Il lui est arrivé quelques fois, et même au milieu de la nuit, de sortir pour trouver un café d'où il pourrait m'envoyer un message me disant de ne pas m'inquiéter s'il ne répondait pas rapidement à mes messages parce qu' une interruption de service l'empêchait d'utiliser son ordinateur à la maison. Plusieurs fois, il m'a écrit pour me dire qu'un orage se préparait et que nous ne pourrions peut-être pas nous écrire durant quelques heures.
Bien sûr, il trépignait d'impatience s'il ne pouvait pas communiquer avec moi ni même recevoir mes messages. Mais il craignait surtout que je m'inquiète à son sujet si je ne recevais rien de sa part.
Je connaissais assez bien les horaires, les habitudes et les rituels d'Alexander. Et nous avions entre nous une intuition incroyable pour sentir si quelque chose n'allait pas. Très souvent il m'est arrivé de lui écrire rapidement quelques lignes pour lui demander quelque chose et, avant même que j'aie fini d'écrire mon message, le sien m'attendait. Il m'est arrivé aussi, devant un silence inhabituel, d'envoyer quelques mots à Jane qui, de sa campagne ou de la pièce à côté, selon les circonstances, communiquait avec Alexander et, dans les minutes suivantes, je recevais de Jane ou d'Alexander lui-même l'explication de ce silence...
Il est arrivé plusieurs fois qu'une panne survienne durant nos conversations. La plupart du temps cette interruption ne durait que quelques minutes, qui nous semblaient toutefois une éternité. Quelques fois, la panne durait plus longtemps et, chacun de notre côté, nous attendions impatiemment le retour du service. Le plus cruel, c'était peut-être que la panne de courant survienne au moment où, après deux heures ou plus de conversation, nous allions nous arracher difficilement l'un à l'autre en nous adressant les mots les plus doux accompagnés d'adorables petits lapins roses et autres petits anges chargés d'amour et de baisers...
Je me souviens d'un soir, d'une nuit pour lui, où l'interruption de service s'étirait. Je pouvais lui envoyer un courriel pour lui dire de ne pas s'inquiéter, que j'allais rester devant mon ordinateur un bon moment encore, mais que je voudrais qu'il ne s'impatiente pas à essayer de rétablir la communication, qu'il devrait plutôt sagement aller dormir, je savais cependant qu'il ne pourrait pas lire mon message et qu'il attendrait jusqu'à ce qu'il puisse me rassurer, me dire qu'il ne lui était rien arrivé à lui.
Ce soir-là, cette nuit-là, il avait attendu que le service Internet soit accessible. Il s'était reconnecté à MSN et je n'oublierai jamais ses premiers mots : « Je n'aurais pas pu dormir si je n'avais pas pu te dire encore que je t'aime. »
Et moi, Alexander, crois-tu que je pourrais dormir la nuit si je ne pouvais te dire plus de cent fois par jour que je t'aime. Je ne reçois plus les mots qui me disent ton amour mais, exactement treize mois après ton départ, j'ai la même certitude, cette certitude qui , il y a trois jours à peine, faisait dire à quelqu'un qui a très bien saisi la force de notre amour : « Il n'y a aucun doute au sujet de votre amour réciproque. C'est un amour si pur et si absolu ! Cet amour, je le sens si fort que je ne serais pas étonnée qu'un jour un livre vienne nous le faire partager. »
mercredi 7 juillet 2010
Notre Petit Prince
Alexander, notre Petit Prince, a compris, il y a quelques jours, que cette grand-mère qui l'a toujours adoré et qu'il adorait, même si, bien involontairement, il l'a selon lui trop souvent fait pleurer, viendrait à l'église avec les autres pour lui rendre hommage. La semaine dernière, en ouvrant sa porte, la grand-mère qui aime les animaux comme les a toujours aimés Alexander, a découvert un joli renardeau qui dormait en boule. Il savait bien où aller trouver refuge, lui aussi ! Elle lui a donné à boire et à manger et, depuis, le renardeau la suit partout.
Lorsqu'il est minuit, en Angleterre, il est dix-neuf heures à Montréal. Pratiquement tous les soirs à cette heure, Alexander et moi étions en conversation et nous guettions s'écouler les dernières secondes avant que le carillon de Westminster ne sonne minuit. Peu importe le sujet de conversation. nous faisions une pause pour souligner la présence rassurante du carillon et les douze coups du Big Ben. Lui les entendait par ses fenêtres ouvertes, à proximité, et moi je les écoutais sur mon ordinateur grâce un petit logiciel qui reproduit exactement, chaque quinze minutes et en temps réel, le son du carillon et du Big Ben. Après quoi nous poursuivions la conversation exactement là où nous l'avions interrompue. Chaque soir, à dix-neuf-heures, j'ai un fort pincement au coeur (et la plupart du temps bien davantage) ; je ne peux jamais m'empêcher de penser qu'à ce moment précis il est minuit à Londres.
Et pourtant c'est dans une plus modeste église, comme celle-ci, pas celle-ci,mais dans une église de ce genre, plus ancienne (XIIIe siècle),
que reposent ses cendres, près de ceux qui,
depuis des siècles, l'ont précédé
En début de soirée, avant dix-neuf heures, j'ai abondamment pleuré et je continue en rédigeant ces mots. Je ne me sentais pas prêt, pas encore digne, ce soir, de participer à cette commémoration. J'aurais voulu me faire beau, à l'intérieur comme à l'extérieur, comme Alexander avait l'exquise politesse de soigner sa tenue vestimentaire et de se parfumer pour venir me parler.
Néanmoins, j'ai allumé des bougies blanches devant les plus belles images de lui, près de plusieurs objets rappelant son passage sur Terre. J'ai affiché sur l'un des écrans de l'ordinateur des images de l'église où la famille est réunie et, pour mieux me joindre à eux, j'écoute sans interruption des airs de cornemuse. C'est que Charles, le grand frère adoré, a eu l'excellente idée de retenir les services d'une dizaine de Highlanders, joueurs de cornemuse, en tenue de gala traditionnelle. Durant vingt-quatre heures, ils joueront en continu, d'abord ensemble au début de la nuit, puis encore en fin de soirée de ce 7 juillet, se relayant le reste du temps. Quelle magnifique façon de faire sentir à Alexander qu'il n'est pas seul, que nous l'aimons et que nous ne l'oublions pas ! Alexander a toujours adoré la cornemuse. Souvent nous en avons écouté ensemble. Je dois dire que je suis toujours très ému par son timbre et souvent profondément remué par les airs auxquels elle est associée. J'imagine que ce sont mes origines irlandaises qui, ainsi chatouillées, se réveillent.
J'ai reçu ce matin un long message, vraiment bouleversant, exprimant tant d'amour pour notre Petit Prince et me révélant encore davantage à quel point, durant son court passage sur Terre, il aura été merveilleux. Je constate encore une fois que sa capacité d'émerveillement était pratiquement, à vingt-sept ans, aussi belle et étonnante qu'à cinq ans. Du premier au dernier jour de son existence ici, il aura conservé son innocence, une pureté rare, son authenticité... J'aimerais pouvoir un jour m'approcher de la qualité intrinsèque de ce garçon. Il faudrait plusieurs vies.
Ce n'est pas le texte que j'aurais voulu écrire pour souligner ce douloureux anniversaire du départ de notre Petit Prince. Mais avec le temps, j'ai pris davantage conscience de la complexité, de la richesse de ce garçon, et j'ai du mal à organiser mes idées pour parler de lui dans ces pages. Il y aurait encore tant et tant à dire à son sujet. Je ne renonce pourtant pas à essayer de construire autour de son nom, de son esprit, une cathédrale de mots qui recèleront à jamais les richesses de cet être merveilleux que j'ai eu le privilège d'accompagner un moment.
Pour l'instant, en écoutant la cornemuse, je vais me replonger dans la lecture de notre correspondance, et dans celle d'amis d'Alexander ; la plus grande majorité des pages écrites par les amis, en particulier celles de « Docteur Jane », sont absolument bouleversantes. Qui donc a dit que les Anglais avaient le sang froid ? Ces pages révèlent chaque fois davantage, s'il en était besoin, la mesure de ce que nous avons perdu avec le départ d'Alexander.

Merci, Alexander, d'avoir croisé ma route, d'avoir attiré et retenu mon attention en m'invitant à marcher avec toi. Tu as inspiré et donné tant d'amour, tu as accordé tant d'attention et de réconfort, prodigué tant de joies inattendues, de bonheurs inespérés. Tu as mérité d'être maintenant et pour toujours dans la paix, l'amour et la lumière... jusqu'au jour où tu voudras revenir sur Terre. Ce jour-là, je t'en prie, dis-le moi.
dimanche 7 février 2010
7 fois 7
On voudrait, afin d'apaiser mon chagrin et de commencer à « tourner la page », que je donne un sens au départ de celui que j'aime. Comment le pourrais-je, alors que j'ai à peine eu le temps de comprendre le sens de sa présence merveilleuse dans ma vie ?
mercredi 7 octobre 2009
L'Aiglon et moi



Dans la Crypte des Capucins, à Vienne.
_ Et maintenant il faut que Ton Altesse dorme,
-- Âme pour qui la Mort est une guérison, --
Dorme, au fond du caveau, dans la double prison
De son cercueil de bronze et de cet uniforme.
Qu'un vain paperassier cherche, gratte, et s'informe;
Même quand il a tort, le poète a raison.
Mes vers peuvent périr, mais, sur son horizon,
Wagram verra toujours monter ta blanche forme!
Dors. Ce n'est pas toujours la Légende qui ment.
Un rêve est moins trompeur, parfois, qu'un document.
Dors; tu fus ce Jeune homme et ce Fils, quoi qu'on dise.
Les cercueils sont nombreux, les caveaux sont étroits,
Et cette cave a l'air d'un débarras de rois...
Dors dans le coin, à droite, où la lumière est grise.
Dors dans cet endroit pauvre où les archiducs blonds
Sont vêtus d'un airain que le Temps vert-de-grise.
On dirait qu'un départ dont l'instant s'éternise
Encombre les couloirs de bagages oblongs.
Des touristes anglais traînent là leurs talons,
Puis ils vont voir, plus loin, ton coeur, dans une église.
Dors, tu fus ce Jeune homme et ce Fils, quoi qu'on dise.
Dors, tu fus ce martyr; du moins, nous le voulons.
... Un capucin pressé d'expédier son monde
Frappe avec une clef sur ton cercueil qui gronde,
Dit un nom, une date -- et passe, en abrégeant...
Dors! mais rêve en dormant que l'on t'a fait revivre,
Et que, laissant ton corps dans son cercueil de cuivre,
J'ai pu voler ton coeur dans son urne d'argent.




















