mardi 24 novembre 2009

Il y a 18 ans

Le 24 novembre 1991, disparaissait l'un des plus célèbres chanteurs de sa génération, et davantage, l'auteur-compositeur-interprète Freddie Mercury, chanteur du groupe Queen. « The Queen is dead », pouvait-on lire dans les journaux anglais, semant la confusion chez les sujets de Sa Majesté.


Il y a dix-huit ans, un petit garçon avait, encore une fois, le coeur brisé. Son ami Freddie venait de partir. Alexander n'avait que neuf ans, mais il avait déjà tellement appris de son ami Freddie ! La musique, les oiseaux, les poissons, les fleurs, l'alimentation, les livres, la spiritualité, etc., faisaient partie de leurs conversations, de leurs complicités.

En dix-huit ans, Alexander n'a jamais oublié une seconde. Chaque jour, ses pensées, son coeur, ses prières, ses rituels, rendaient hommage à la mémoire de son ami, de son mentor en quelque sorte.



Chez Alexander, Freddie occupait une grande place. Un lierre que lui avait remis Freddie il y a dix-huit ans poussait encore sur la terrasse d'Alexander ; il s'agissait d'une bouture de l'original qu'Alexander avait laissé chez sa grand-mère, à la campagne.


Chaque année, le 24 novembre, Alexander apportait son bouquet de fleurs et ses bougies pour aller encore rendre hommage à celui qui lui avait tellement appris, qui l'avait tant inspiré. Il se rendait au cimetière de Kensal Green. Il ne cherchait pas parmi ces tombes le lieu de sépulture de Freddie Mercury car celui-ci avait demandé qu'on l'incinère et que ses cendres soient répandues dans un lieu inconnu.
Alexander allait se recueuillir à la chapelle du cimetière. Ce 24 novembre, Alexander ne sera pas là. Mais il a demandé à notre amie Jane de se recueillir pour lui à cette chapelle de Kensal Green où il a fait poser une plaque en souvenir de Freddie. Jane y viendra avec des fleurs et des bougies, comme elle l'a promis à Alexander.

Ailleurs à Londres, dans le quartier de Kensington où il habitait, des milliers de fans du chanteur de Queen viendront aussi apporter des fleurs. On y dévoilera une plaque à la mémoire de Freddie Mercury.

Il y a quelques mois, Alexander m'envoyait le lien vers une vidéo où Freddie Mercury chantait « Prince of the Universe » (Prince de l'Univers), en ajoutant : « Voilà ce que tu es pour moi ! » Je me suis senti particulièrement touché d'être ainsi associé dans le coeur et dans les pensées d'Alexander, par le biais d'une chanson, à celui qui n'était pas seulement un grand créateur, un grand interprète, mais aussi un grand ami et un mentor pour ce garçon que j'aime et que j'aimerai troujours.

9 commentaires:

V à l'Ouest a dit…

Je ne suis pas quelqu'un qui a des regrets. Je pars du principe que ce qui est arrivé devait arriver et que donc les regrets ne servent à rien.
Mais si je devais en avoir un, ce serait de ne jamais avoir eu l'occasion de voir Queen en concert...

Alcib a dit…

V à l'Ouest : Je comprends bien ton attitude. J'essaie aussi, du moins depuis quelques années, d'avoir moins de regrets et de plutôt vivre intensément le moment présent. Au lieu de vivre toujours avec des regrets, j'essaie de trouver ce que je peux faire, maintenant, pour « corriger » la cause de mon regret... Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher, maintenant, de penser à ce que disait parfois Alexander : « Quel dommage que l'on ne se soit pas connus plus tôt ! » Je lui répondais alors que nous allions vivre le mieux possible le présent et faire des projets... Nous avons en effet vécu très intensément ce que nous pouvions vivre, mais il nous aurait tout de même fallu un peu plus de temps...

Maintenant qu'il « sait » ce qui se cache de l'autre côté du miroir, j'espère simplement qu'Alexander a retrouvé tous ceux qu'il aimait, dont Freddie... Un jour, mon tour viendra, et je crois qu'il sera là pour m'accueillir. Pour l'instant, je m'efforce de rester digne de l'amour que nous avons partagé et fidèle à sa pensée, à ses valeurs, à ce qu'il a fait renaître et se développer en moi...

Selon les images que j'ai pu voir, je comprends ton seul regret ! Quelle expérience ce devait être d'être là, de voir en personne l'énergie, la présence de ce magicien !

V à l'Ouest a dit…

A vrai dire, il y aurait bien pour moi un deuxième regret, concernant cette fois-ci une chanteuse de jazz, mais connaissant ton aversion pour cette musique, je n'en dis pas plus :)

Alcib a dit…

« Aversion » est un grand mot que je n'oserais pas utiliser ; je dirais plutôt que je suis « allergique » ;o)

Cela dit, si je n'aime pas leur musique, rien ne m'empĉhe de reconnaître le talent, la valeur de certains grands artistes, quels qu'ils soient.

Dr. CaSo a dit…

Je me souviens du jour de la mort de Freddy Mercury comme si c'était hier! Il y a une jolie statue de lui à Montreux, tout près de là où j'habitais en Suisse, là où il a vécu ses dernières années et enregistré son dernier album (dont la couverture est justement cette statue et le lac Léman et les Alpes).

Alcib a dit…

Dr. CaSo : Oui, je sais qu'il y avait une statue à Montreux. J'ai voulu en parler mais je me suis dit que ce serait trop de choses à dire dans cet article...
Alexander se souvenait toujours avec beaucoup d'émotion des jours passés en Suisse chez son ami Freddie. C'était pour lui des moments si précieux !
Je chercherai l'image de cet album...

Alcib a dit…

L'attachement d'Alexander envers Freddie, la fidélité du jeune homme envers l'ami du petit garçon qu'il était, sont évidemment de puissantes sources d'inspiration pour moi. Durant dix-huit ans, l'attachement et l'affection d'Alexander n'ont pas diminué ; au contraire, ils n'ont fait que grandir. Alexander a continué d'apprendre à connaître vraiment, à approfondir la connaissance de celui qui est disparu beaucoup trop tôt, alors qu'Alexander était encore beaucoup trop jeune... Alexander est aussi parti beaucoup trop tôt, beaucoup trop jeune ; jusqu'à la fin de mes jours, je continuerai d'approfondir la connaissance que j'ai de lui, l'amour que j'ai pour lui...

Au-delà des nuages se trouve mon monde! a dit…

« Voilà ce que tu es pour moi ! »
Des paroles divines dites d'un ange...

Alcib a dit…

Un ange, oui. Et pourtant, il était aussi très vivant, sur Terre.