
lundi 27 novembre 2006
Il est revenu...

dimanche 26 novembre 2006
Parlez-vous l'occitan ?
Pour que je puisse tout de même me faire une idée, nous avons cherché sur Internet des photos de la ville ; il été intéressant de trouver des caméras branchées sur les rues de la ville et diffusant sur Internet leurs images en direct. Poeri m'a proposé cette image, qui avait été prise l'an dernier et publiée ici :




On a repris au Québec la tradition provençale et, à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans la magnifique région de Charlevoix, pays de Félix-Antoine Savard, auteur de Menaud, maître draveur (publié en 1937, de la trempe du Maria Chapdelaine, de Louis Hémon, équivalent au Québec des romans de Marcel Pagnol), des Québécois créent les santons de Charlevoix.
Mais on ne peut non plus aller en Provence sans entendre la langue du pays. Poeri pense à tort que je me moque de son accent du Sud : pas du tout, car selon moi il n'a pas du tout d'accent ; et s'il en avait un, il ne ferait qu'ajouter à son charme. La langue du pays, outre le français, c'est bien sûr l'occitan. Je n'essaierai pas de vous parler de cette langue ; j'en serais bien incapable. Il suffit de voir sur la carte ci-dessous pour voir les différents dialectes de cette langue pour que l'on s'y perde aussitôt si l'on n'a pas fait des études spécialisées en linguistique.

Sur le plan musical, Poeri m'a fait découvrir un groupe de jeunes de Marseille qui font de la musique provençale actuelle et chantent souvent en occitan. Il s'agit du groupe Dupain, que l'on pourra voir brièvement sur le site de TV5.
Je ne peux malheureusement pas vous faire entendre ce que Poeri m'a permis d'écouter, car je ne sais pas comment convertir un fichier musical de manière à pouvoir l'afficher ici. J'ai toutefois trouvé sur Radio.Blog.Club quelques chansons tirées du disque Les Vivants de ce groupe. Les voici :
samedi 25 novembre 2006
Fête à Versailles


Guillaume, il faudra que je revienne avant que tu ne quittes Versailles, car je n'ai pas encore visité le château. En attendant, tous mes meilleurs voeux.
vendredi 24 novembre 2006
Un prénom qui sent bon
Les publicitaires auront beau dire que la publicité vise à faire connaître l'existence du produit, il n'en reste pas moins que cette prétendue « information » n'est pas neutre. Cette photo, par exemple, que veut-elle nous faire connaître, selon vous ?

Pour ma part, je n'ai jamais été insensible à cette image ; chaque fois que je la vois, une douce émotion m'envahit, une vague de tendresse me transporte. C'est qu'en voyant cette image, je ne peux m'empêcher de penser à un charmant garçon que je connais depuis six ans et qui a été mon voisin durant cinq ans. Depuis un peu plus d'un an, son métier l'a conduit dans cette ville des États-Unis où le jeu et les grands spectacles génèrent beaucoup d'argent. Mais durant les cinq années où il a été mon voisin immédiat, il a été plus qu'un voisin, mais une véritable présence, vive et affectueuse. Combien de fois l'aurai-je vu ainsi, assis chez moi, très souvent, avec cet air faussement crâneur et cette coiffure qui n'a rien d'ordonné !

L'été dernier, je voulais acheter une eau de toilette, sans savoir exactement ce que j'allais choisir. Ces dernières années, il me semble avoir plus de mal à trouver une eau de toilette qui m'aille ; il m'est arrivé à quelques reprises d'acheter une eau de toilette que j'aimais et de me rendre compte quelques jours plus tard qu'elle réagissait mal sur ma peau. Au comptoir de la parfumerie masculine de ce grand magasin où l'on peut tester à peu près toutes les grandes marques, j'étais en train de regarder un produit assez récent quand un beau jeune vendeur, très élégant, est parti d'un comptoir un peu plus loin où il plaisantait avec une collègue pour venir me vanter les qualités de cette nouvelle eau de toilette. Il l'aimait lui-même tellement qu'il n'hésitait pas à m'encourager à l'acheter, même s'il était engagé pour vendre les produits d'une autre marque. Il m'a bien sûr convaincu, sans difficulté, d'ailleurs, car j'étais prêt à acheter du rêve et celui qu'il m'offrait me plaisait beaucoup.
Je vous dirai plus tard, dans un autre billet, le nom de l'eau de toilette que j'ai achetée ce jour-là. Mais celui qui me l'a vendue était représentant de la marque que l'on trouve sur la photo ci-dessous ; j'ai eu droit, bien sûr, à quelques échantillons des produits de cette marque, qui est aussi le prénom de ce jeune homme qui fut mon charmant voisin, qui ne l'est plus, mais qui n'en continue pas moins d'être charmant.

jeudi 23 novembre 2006
Adieu !

L'émotion est grande à l'annonce de votre départ.
Vous aurez si bien contribué à rendre cette vie
encore plus belle.
Merci .
mercredi 22 novembre 2006
Chauve qui peut...

Ce n'est sûrement pas Harry Roselmack, présentateur de télévision sur TF1, qui dirait le contraire.
Sur ses Chemins de Poussières, Olivier de Paris aborde le sujet sans couper les cheveux en quatre.
Des goûts variés...
Si j'oublie les quelques occasions où, avec des amis ou des collègues de travail, nous écoutions durant quelques minutes ou quelques heures des chansons anciennes ou d'autres à la mode, je n'écoutais pratiquement que de la musique classique. Du moins, je n'achetais que cela et, chez moi, je ne syntonisais que la chaîne classique de Radio-Canada. Ce n'est qu'il y a un peu plus de cinq ans, depuis mon abonnement à Internet en fait, que je me suis remis à écouter autre chose que de la musique classique. Grâce à Internet, j'ai été en contact avec des jeunes d'un peu partout, aussi bien à Moscou, en Inde, en Amérique latine, qu'au Québec, en passant par la France, l'Italie... En m'intéressant à eux, je me suis un peu intéressé à ce qu'ils aimaient et j'ai ainsi découvert énormément de musique que je ne connaissais pas, dont j'ignorais même l'existence.
Quand un garçon de Québec a aménagé dans l'appartement voisin du mien, il était chez moi tous les jours et, en jeune homme curieux et grand amoureux de musique, il m'en a fait écouter énormément. J'en suis très heureux. Depuis un peu plus d'un an, bien des choses ont changé dans ma vie et j'ai moins souvent l'occasion de découvrir de nouvelles musiques, mais j'en écoute constamment, pas de la meilleure façon, car je fais jouer des dizaines et des dizaines de pièces sans écouter toujours vraiment.
Quand j'écoute ainsi de la musique, en travaillant ou en faisant autre chose, je n'écoute pas toujours les paroles des chansons, paroles qui dès lors n'ont plus d'importance ; je porte attention au rythme et aux sonorités, surtout. Et je dois dire que si mes perruches n'aiment pas la musique que je choisis, je devrai vite en changer. Comme moi, cependant, elles sont très éclectiques et il leur importe peu que les paroles soient en français, en anglais, en italien, en portugais ou en russe...
Parmi les chanteurs qu'elles aiment bien, même si je ne leur en présente pas souvent, il y a Bryan Adams, un chanteur canadien, anglophone donc.

En voici une autre :
Et pour bien vous faire entendre que j'écoute des musiques très variées, voici une autre chanson, interprétée par un groupe russe, que m'a fait découvrir Olivier C., de la région parisienne. L'adolescent en moi aime bien la faire jouer en boucle à l'occasion.
mardi 21 novembre 2006
Quelle voix !



lundi 20 novembre 2006
Synchronicité
Quand je prononçais le mot « hasard » devant certains de mes amis, ils me corrigeaient immédiatement en me disant que « le hasard n'existe pas ». J'en suis venu à croire aussi qu'il existe quelque chose comme un inconscient collectif, une énergie universelle et que par nos pensées plus ou moins conscientes, nous attirons ou nous suscitons des « coïncidences », la manifestation quasi-simultanée d'idées, d'événements associés à nos pensées... C'est ce qui fait dire à certains qu'il faut être prudent en exprimant nos souhaits, car ils pourraient bien se réaliser. Carl Gustav Jung s'est intéressé à la question de la synchronicité.
Combien de fois il m'est arrivé d'être en train d'écrire et, au moment d'écrire le mot « téléphone », par exemple, la sonnerie du téléphone retentit, ou encore quelqu'un à la radio ou à la télévision prononce le mot « téléphone » au moment exact où je m'apprête à l'écrire... Je suis ouvert à ce genre d'idées, tout en étant très pragmatique. Un jour, un ami me demanda ce que cela signifiait quand une ampoule était grillée ; je lui ai répondu qu'il était temps de la changer, tout en étant conscient que certains veulent voir dans une ampoule qui s'éteint le signe d'une mauvaise nouvelle. Cependant, il y a quelques années, un de mes amis est mort du cancer au moment où je m'apprêtais à aller le voir pour lui remettre une lettre que j'avais rédigée à son intention au cas où il ne serait pas en état de me recevoir ; dans les jours qui ont suivi, alors que je sentais fortement sa présence autour de moi, toutes les ampoules de l'appartement ont grillé l'une après l'autre, comme pour me signifier qu'il était vraiment là...
Hier, j'ai choisi de rédiger ici quelques lignes au sujet du Miserere de Gregorio Allegri. Rien dans l'actualité ne me fournissait de raison de parler de cette oeuvre, de ce compositeur ; rien, sinon un enchaînement de souvenirs, de pensées, de regrets aussi, peut-être.
Or voilà qu'en cette fin de dimanche, je retrouve sur MSN un ami français que je n'ai jamais rencontré encore en chair et en os, mais avec qui j'ai souvent dialogué sur Internet, qui a obtenu de moi de nombreuses confidences et qui a si bien su m'écouter et me comprendre. Nous avons souvent ri aussi, joué avec les mots, avec la langue... Cet ami est musicien, maître de musique, un grand artiste dans l'âme, un esthète cultivé... Or, il y avait plus d'un an que je n'avais eu de ses nouvelles ; et voilà qu'il réapparaît le lendemain du jour où je parlais ici du Miserere d'Allegri, alors que, sans encore connaître l'existence de mon blogue, il m'annonce qu'il a fait, au cours des derniers mois, des concerts où, avec l'ensemble dont il fait partie et qui a mérité quelques Victoires de la musique pour la qualité de ses enregistrements, il a interprété les Leçons de ténèbres et le Miserere... de Michel-Richard de Lalande. Il aurait bien pu jouer n'importe quelle autre musique, baroque ou classique, mais c'est le Miserere qu'avec ses collègues il a interprété...
Merci Frédéric, pour les belles images, notamment ces photos des signatures de Louis XIV et de sa famille que tu as pu recueillir au cours de tes recherches.
dimanche 19 novembre 2006
Sur la Terre, comme au Ciel...
Les papes ont souvent été de grands monarques, exerçant un pouvoir absolu sur les gens et sur l’univers qu’ils pouvaient contrôler. À ce titre, ils ont souvent été les détenteurs de richesses inestimables et d’œuvres des plus grands artistes.
Urbain VIII, qui fut ami de Galilée et qui pourtant n’hésita pas à laisser condamner son ami scientifique pour sauver sa peau papale, avait le sens de la famille, au point de nommer ses neveux à tous les postes importants ; s’il l’avait pu, il aurait sans doute instauré la papauté de père en fils. Comme la plupart des papes, il avait le goût du pouvoir, le goût des richesses et de l’exclusivité.
Il avait commandé au compositeur Gregorio Allegri un Misere pour les offices de
Or, un jour, un jeune compositeur dont vous avez sans doute déjà entendu le nom, Wolfgang Amadeus Mozart, se trouvait à Rome avec son père, alors qu’il avait quatorze ans. Avec son père, il se rendit à
Il y a plusieurs années, mon Premier Grand Amour, qui vivait alors à New York, m’appela un jour de novembre et me dit qu’il fallait que j’achète un disque, enregistré par le St John’s College Choir, de Cambridge, et qui contenait un Miserere que je devais absolument écouter. Le lendemain, je me levai tard et au réveil, j’ouvris la radio et, quelques minutes après, on parla de ce Miserere, que l’on fit jouer. Comme coïncidence, on pouvait difficilement faire mieux. J’écoutai religieusement cet air, triste, mais (et) sublime. Quelques heures plus tard, j’allais acheter le disque. Je crois encore qu’il s’agit de l’un des plus beaux airs jamais composés : il faut l’écouter et le réécouter, chanté par de jeunes garçons à la voix on ne peut plus pure.
jeudi 16 novembre 2006
Chanson pour elle - Verlaine
Je t'ai battue et c'est affreux :
Je m'en repens et tu m'en veux.
C'est bien, c'est selon la formule.
Je n'avais qu'à me tenir coi
Sous l'aimable averse de gifles
De ta main experte en mornifles,
Sans même demander pourquoi.
Et toi, ton droit, ton devoir même,
Au risque de t'exténuer,
Il serait de continuer
De façon extrême et suprême...
Seulement, ô ne m'en veux plus,
Encore que ce fût un crime
De t'avoir faite ma victime...
Dis, plus de refus absolus,
Bats-moi, petite, comme plâtre,
Et ensuite viens me baiser,
Pas ? Quel besoin d'éterniser
Une querelle trop folâtre.
Pour se brouiller plus d'un instant,
Le temps de nous faire une moue
Qu'éteint un bécot sur la joue,
Puis sur la bouche en attendant.
Mieux encor, n'est-ce pas, gamine ?
Promets-le moi sans biaiser.
C'est convenu ? Oui ? Puis-je oser ?
Allons, plus de ta grise mine !
dimanche 12 novembre 2006
Casto Divo
Les mots sont des outils extraordinaires lorsqu'il s'agit d'exprimer des idées, des plus simples aux plus complexes. Toutefois, lorsque les émotions s'en mêlent, les mots parfois s'embrouillent. Et ce n'est pas parce que le mot « émotion » contient le vocable « mot » que le mot et l'émotion sont toujours à l'aise l'un avec l'autre.
Ces derniers jours, les mots et moi n'étions pas toujours sur la même longueur d'ondes. Cela dépendait un peu du contexte, des circonstances ; j'ai été invité à m'adresser à deux groupes d'étudiants universitaires, de premier et de deuxième cycle, et là je n'avais pas de difficulté à trouver les mots qu'il fallait. Mais dans ma vie personnelle, les mots semblaient vouloir me bouder. Et pourtant, je ne crois pas leur avoir fait de mal.
Étrangement, ces jours derniers, j'ai eu envie de chanter, ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps. Il y a des années que je n'ai plus chanté, même pas sous la douche. Est-ce le corps ou l'esprit qui proposait un moyen d'expression adapté aux circonstances ? je m'en moque un peu ! Toujours est-il que ces jours-ci, j'ai eu plus souvent envie de chanter que de parler. Je ne l'ai pas fait, mais je note à mon agenda qu'il faudra trouver bientôt le moyen de pouvoir le faire.

samedi 11 novembre 2006
Le silence...
plus beau que le silence, alors tais-toi. »
(Proverbe chinois... souvent emprunté)
de toutes les choses qui ne sont pas dites.
Précision : il s'agit ici d'une pauvre tentative d'explication
du silence passé et de celui qui pourrait suivre
plutôt qu'une invitation à se taire.