jeudi 1 mars 2007

Une mésange fait... plaisir

L'image vient d'ici

« Une hirondelle ne fait pas le printemps », dit-on. Cependant, une mésange fait toujours plaisir. Les mésanges sont de la famille des passereaux et elles sont très présentes au Québec, même en hiver. Elles sont très sociables et, si l'on veut s'en donner la peine, elles s'apprivoisent assez facilement. On les voit partout et on ne remarque pas toujours leur présence, mais je les aime bien.

Il y a quelques années, ma soeur m'avait rapporté d'un voyage dans l'Ouest canadien cette jolie aquarelle signée Lois Bauman. À chaque fois qu'elle venait chez moi, l'une de mes voisines se dirigeait tout droit vers cette aquarelle et ne tarissait pas d'éloges sur les mésanges. Cette photographie ne rend pas vraiment justice aux couleurs.


Hier, en rentrant chez moi, je suis passé à la Poste pour ramasser un colis que le facteur n'avait pu livrer en mon absence. En voyant le petit colis, léger, j'ai vite deviné qui me l'envoyait et... ce qu'il contenait.

Éric, un copain de Paris, m'avait parlé de cet oiseau en peluche qu'il souhaitait que je réadresse de sa part à un ami commun (dont j'ai déjà parlé ici) parce qu'il ne voulait pas lui demander lui-même son adresse... Je sais, c'est un peu compliqué : on m'envoie de Paris un petit colis pour que je le renvoie en France à une autre adresse... Mais la vie serait tellement moins intéressante s'il elle ne nous offrait pas de temps à autre des caprices humains.

Le colis devait arriver pour Noël mais il est arrivé... hier. Qui donc se plaignait du service postal canadien ? Un colis expédié de Paris à la mi-décembre est arrivé à Montréal à la fin du mois de février : la pauvre mésange serait arrivée plus vite si elle était venue de ses propres ailes.

Comme les postiers n'étaient pas pressés de m'apporter la mésange que je devais réexpédier en France, Éric a fini par adresser lui-même une autre mésange à un autre Éric (vous n'êtes pas obligés de suivre et de comprendre) et la mésange qui est arrivée hier restera chez moi. Merci, Éric : en entendant le chant de la mésange, mes perruches et moi penserons souvent à toi qui aime aussi les oiseaux.


Il s'agit donc d'une mésange en peluche, qui a une histoire que j'ai oubliée... Quand on appuie sur son dos, elle chante. Mes perruches se sont laissé prendre : en entendant le chant de la mésange, elles ont commencé avec elle un dialogue que je n'ai pas su interpréter.

On trouvera ici de très belles photos de mésanges.

10 commentaires:

tofsi a dit…

Complexe ton histoire.. heureusement que le but n'est pas que l'on comprenne!
J'aime bien cet oiseau, il est tout rond, on dirait une boule de plume.

brigetoun a dit…

l'histoire est charmante - et je sauras maintenant à quoi ressemble une mésange - j'aimerais bien avoir cette petite boule dans la main, même si ce n'est pas sa place

Beo a dit…

Quelle histoire! Cool que celle qui a finalement réussi à trouver ta maison, reste avec toi!

C'est bizarre... j'ai pas vu UNE seule mésange quand l'hiver passé; j'en avais toute une colonie qui venait manger mes graines... faut dire qu'il n'a pas fait assez froid, dommage...

lancelot a dit…

Mais quel mic mac ton imbroglio !!!

Pierre-Yves a dit…

Le tchik-a-di-di-di, c'est un peu comme le vert des conifères, la preuve que la vie est toujours là et que le printemps reviendra. Merci pour le lien, les photos sont très belles.

jeanne a dit…

c'est tout doux cet oiseau
qui prend son temps
pour venir chez toi
si loin de chez nous

Fibula a dit…

Commentaire pas très important (tu n'es pas obligé de le publier) : tu sais que tes deux illustrations sont identiques ?

Didier Goux a dit…

Si je puis me permettre de "faire mon intéressant" (comme disait ma mère quand j'étais enfant), je signale qu'il existe (au moins) trois sortes de mésanges : les noires (les moins colorées, proches des moineaux courants), les charbonnières (jaunes à tête noire, avec du blanc (celle de la première photo publiée ici) et les bleues (plus petites que les deux autres et avec le dessus de la tête bleu, comme leur nom l'indique).

En Normandie où je vis, nous nourrissons (de graines de tournesol) les oiseaux tout l'hiver (pas très long chez nous...) et nous avons, du matin au soir, quantité de mésanges des trois sortes. On met aussi des boules de graisse dans de petits filets suspendus, spécialement pour elles, car les mésanges sont les seuls oiseaux (par chez nous) capables de se nourrir suspendus et la tête en bas.

Les mésanges ne sont pas du tout farouches et même assez drôles : à l'automne, si on tarde trop à installer la mangeoire, elles commencent à venir, s'accrochent au montant de la porte-fenêtre et cognent du bec au carreau, comme pour dire : "eh ! oh ! il ouvre quand, le resto du coeur, cette année ?" (La traduction n'engage que moi, hein...)

Mon Irremplaçable Épouse et moi-même avons d'autres sujets de gâtisme précoce, dont je vous ferai part une autre fois. Là, il est onze heures et quart... dodo !

Alcib a dit…

Didier Goux, nous aimons ceux qui « font l'intéressant » de cette manière. J'espère bien que cela se reproduira, Mais quel que soit le propos, tu seras toujours le bienvenu. J'essaiera de répondre à ton courriel et au commentaire laissé ailleurs, sur des pages plus anciennes.
Je constate que nous aimons les mêmes écrivains, un certain nombre, du moins.

Didier Goux a dit…

Cher ami, merci de votre merci ! Pour ce qui concerne ma toute première intervention (à propos de la langue et des différences de perception d'icelle existant entre Québécois et Français, j'avais quantité d'autres remarques à faire, toutes plus intelligentes les unes que les autres (c't'un' joke...), mais je n'ai pas voulu non plus trop m'étaler. Quand vous aurez une minute (et moi avec), on pourra reprendre le dialogue (quitte à réimporter ce que vous disiez et mon commentaire dans un nouveau message, pour que cela nous srve de base de départ. Enfin, vous ferez comme vous l'entendez : vous êtes chez vous, tout de même...

Je vous laisse : il faut que j'aille remplir la mangeoire des piafs.

(À ce propos, une dernière précision : durant l'hiver 2005, curieux de savoir quelle quantité mangeaient tous ces oiseaux, j'ai noté tout ce qu'on achetait pour les nourrir. Résultat (de novembre à mars, en gros) : 100 kilos de graines de tournesol et une centaine de boules de graisse ! Pas pire, hein ?