vendredi 24 octobre 2008

D'un chat à l'autre

... de Stourbridge à Bekesbourne.

Photo AFP

La nouvelle est plutôt étonnante, surtout quand on sait à quel point l'Angleterre défend ses animaux contre les mauvais traitements que l'on pourrait vouloir leur faire... Et je connais des Anglais qui sur ce point sont plus Anglais que les autres dans la mesure où il ne font pas que défendre les animaux mais qui font des gestes concrets et entreprennent des actions afin de procurer aux animaux davantage de confort et d'agrément...

L'Agence France-Presse signale la disparition mystérieuse de chats dans un quartier de Stourbridge, située au sud-ouest de Birmingham, que l'on compare au triangle des Bermudes...

La société protectrice des animaux d'Angleterre et du Pays de Galles enquête sur la disparition mystérieuse de plus de quarante chats en huit ans dans un quartier d'une ville du centre-ouest du pays, surnommé le triangle des Bermudes pour chats.

«Nous partageons l'inquiétude des propriétaires de chats dont les animaux ont disparu et en collaboration avec la police, nous enquêtons sur les incidents qui ont été signalés», a indiqué jeudi un porte-parole de la Société royale de protection des animaux (RSPCA).

«Dans cette affaire, il y a eu des signalements de disparitions de chats sans aucune information sur la façon dont ils ont disparu, et aucun cadavre de chat pouvant servir d'indication, par conséquent il est difficile d'enquêter sans élément supplémentaire», a-t-il ajouté.

Tous les félins ont disparu d'un quartier de Stourbridge, ville au sud-ouest de Birmingham, surnommée par ses habitants le Triangle des Bermudes des chats.

La presse britannique a publié mardi une photo aérienne des rues concernées, comprises dans un triangle d'environ 800 mètres de côtés, en indiquant précisément les maisons des chats disparus et quelques photos de félins portés manquants.

Une porte-parole de la RSPCA a précisé à l'AFP que son antenne locale avait mis en place par précaution il y a dix-huit mois un moratoire pour empêcher l'adoption de chats par des foyers du quartier.

Julie Wootton, propriétaire de Norman, 15 ans, disparu l'an dernier, a indiqué au Daily Mail que les résidents avaient formé un groupe pour tenter de percer le mystère. «C'est terrible, le quartier n'a plus de chats, les gens ont arrêté de les remplacer car ils ne peuvent faire face à la douleur», a-t-elle expliqué. «Nous avons retrouvé quelques colliers, dont l'un précisait que le chat portait une puce électronique».

«Si l'animal avait été trouvé par un éboueur, ou amené à un vétérinaire, sa puce électronique aurait été scannée, donc ils ne sont pas retrouvés», a-t-elle relevé.
Photo AFP

Quant à ces autres chats, qui ne sentent pas du tout en danger, ils se prélassent en famille au Howletts Zoo Park, de Bekesbourne, dans le Cantorbéry ou Canterbury, en anglais.

lundi 20 octobre 2008

Errances

Pendant que je dois écrire des textes, rédiger des allocutions que je prononcerai demain lors de remise de prix, et courir partout en me gelant les doigts, des amis proches mais que, bien que voisins, je ne vois pas si souvent, sont en Europe jusqu'à la fin du mois de novembre. Hier à Wroclaw, ce soir à Rome, en Italie pour un moment...

samedi 18 octobre 2008

Où irons-nous ? réponse

Voici donc la question au concours du 11 octobre dernier. J'avais donné, mercredi dernier comme promis, la réponse à la question mais dans les commentaires à la suite de l'article. Je n'avais pas eu le temps de terminer cet article pour afficher clairement la réponse.

Il s'agit d'un ensemble de maisons autour d'un jardin. L'ensemble s'appelle Chelsea Place et on y accède par la rue Simpson, près du musée des beaux-arts de Montréal.

Ces maisons font partie du « Mille carré doré », là où étaient concentrés, entre 1850 et 1930, avant qu'ils décident d'émigrer vers des endroits plus paisibles vers l'ouest de Montréal, tous les millionnaires et les quelques milliardaires s'il y en avait à l'époque. Il fut encore jusqu'à ces dernières années le quartier des consulats. Il reste le quartier chic, des boutiques de luxe, des grands restaurants et des hôtels cinq étoiles, le quartier des musées, etc. Encore aujourd'hui, ce quartier constitue pour une élite qui aime vraiment Montréal un endroit très agréable à vivre. Quelques premiers ministres canadiens y ont habité ou s'y sont souvent retrouvés ; Pierre E. Trudeau y avait sa maison à deux pas d'ici ; Brian Mulroney était souvent au Ritz Carlton ; l'ancienne gouverneure générale Jeanne Sauvé habitait en face du Ritz, je crois. Des personnalités de la radio et de la télévision y habitent encore, parmi les plus discrètes, celles qui ont bon goût. Même moi, j'y ai habité... et j'y habite encore (au fil des ans, je me suis simplement déplacé de la partie Ouest à l'extrémité Est du quartier).

Certains lecteurs se sont laissés distraire par l'idée exprimée que, lorsque l'automne arrive, il me prend l'envie de partir. C'est vrai que j'ai envie de partir, mais cet automne je ne suis pas parti, je ne suis même pas sorti de Montréal depuis... je ne sais plus. L'association que je faisais entre cette rue de Montréal et l'idée de voyage, c'est qu'en passant par là il y a une dizaine de jours, j'ai eu l'impression d'arriver quelque part en Angleterre. Je n'y suis jamais allé encore (ça viendra), mais cet ensemble de maisons, par son architecture, par ses fenêtres, etc., me faisaient penser à certaines images que j'avais pu voir dans des magazines. Je suis parti en voyage, mais en rêve éveillé seulement.

Le Boston Terrier n'était effectivement pas tout à fait un indice, sinon qu'il venait renforcer pour moi l'impression de me trouver en Angleterre. En photographiant l'une de ces maisons, j'ai vu venir vers moi une jeune femme accompagnée d'un chien, un Boston Terrier. Elle me regardait prendre de nombreuses photos en ayant l'air de se demander pourquoi j'en prenais autant ; j'ai compris sa curiosité quand je l'ai vue se diriger vers la porte de la maison que je photographiais. Pour tenter de dissiper son inquiétude, j'ai spontanément demandé, sans préambule, sans formule de politesse, si son chien était un Boston Terrier (depuis quelques semaines, je regarde tous les chiens que je rencontre et j'essaie d'établir une communication avec leur maître... ou leur maîtresse). Comme les gens aiment toujours parler de leur chien, elle s'est arrêtée et nous avons parlé un peu. Pour finir de la rassurer, j'ai dit que j'aimais beaucoup ces maisons, cette rue, et que j'ai moi-même habité, il y a plusieurs années, la maison voisine de la sienne.

J'ajoute plusieurs photos pour que l'on puisse voir, en les agrandissant, que les voitures ont bel et bien des plaques d'immatriculation du Québec.

Je ne sais pas comment je peux démontrer qu'il s'agit d'une rue de Montréal ; il aurait sans doute fallu que je prenne des images de l'état lamentable de la chaussée.

Les participants n'ont pas été très nombreux et il n'y a qu'une seule personne qui a répondu qu'il s'agissait de Chelsea Place, à Montréal. Pour trouver le nom exact de l'endroit, elle a peut-être eu l'idée d'agrandir l'image de la porte à côté de laquelle on pouvait très bien lire « 18 Chelsea Place ». Drine recevra donc deux cartes postales. Félicitations à Drine et merci aux personnes qui ont participé.


Et voici la maison voisine de Chelsea Place, celle que j'ai habitée il y a plusieurs années déjà.


Ajout : Je m'étais demandé quelles étaient ces fleurs qui ornent l'entrée de chacune de ces maisons de Chelsea Place. Alexander est allé plus loin et a soulevé clairement la question en proposant une réponse, que confirme Béo : ce serait des chrysanthèmes. J'avais un doute car les chrysanthèmes que je connais, les fleurs qui pour moi portent ce nom, ne ressemblent pas exactement à celles-ci. Or, il semble qu'Alexander et Béo aient raison. Il y a de nombreuses variétés de chrysanthèmes et ces fleurs mauves en seraient l'une d'elles. On pourra le constater ici.

Il est intéressant de noter que le chrysanthème (qui se dit « kiku » en japonais) est la fleur impériale, symbole de joie. L'Ordre du Chrysanthème est le plus grand honneur qui soit accordé au Japon.

mardi 14 octobre 2008

Promenade dominicale

Au réveil, dimanche matin, j'ai vu que le soleil brillait sur Montréal et je m'étais dit que j'en profiterais pour aller faire une longue promenade en début d'après-midi et vérifier par la même occasion si les arbres avaient pris davantage de couleurs ces derniers jours.

Le temps de prendre mon petit déjeuner, de lire et d'écrire un certain nombre de messages, le soleil est allé se reposer et la lumière était moins éclatante. Les brillantes couleurs des feuilles d'automne seraient donc moins chatoyantes mais j'ai tout de même voulu aller marcher au parc du mont Royal et prendre quelques images


Chaque fois que je me je vais marcher dans la nature, que ce soit à la campagne (pas très souvent) ou dans l'un des parcs de Montréal (le plus souvent le mont Royal, à côté de chez moi), je songe qu'il serait tellement plus agréable de faire cette promenade avec mon amoureux. À défaut de pouvoir marcher avec lui à mes côtés ce dimanche, j'ai fait cette promenade très lentement, en poursuivant une conversation imaginaire avec l'amoureux et en songeant au bonheur que sera cette promenade avec lui lorsqu'il sera là...

Je suis resté longtemps à marcher à l'ombre de ces arbres, à apprécier cette quiétude, en dépit des gens qui circulaient autour. On ne se sentait pas envahi ; il y avait de la place pour tout le monde. Il y avait de la place surtout pour la rêverie, pour penser à ceux que l'on aime, ceux et celles qui composent ce noyau, cette cellule affective que nous aimons appeler notre « petite famille », petite parce qu'elle regroupe un nombre restreint d'êtres chers et cependant immense en terme d'amour des uns envers les autres.

Puis je suis redescendu vers chez moi par l'avenue du Parc, cette avenue que le maire de Montréal s'entêtait à vouloir changer de nom pour celui d'un ancien premier ministre qui, par son indécision politique au sujet du statut du Québec et son habileté à faire de longues phrases creuses pour tenter de faire oublier le vide de sa pensée politique, un habile manipulateur en somme, aurait mérité tout au plus de donner son nom à une impasse. Heureusement, les riverains, les Montréalais, les Québécois se sont mobilisés pour faire renverser une décision stupide, et l'avenue du Parc est restée l'avenue du Parc.

Je ne saurais dire si Montréal est une belle ville ou non mais je suis toujours ému, lorsque je reviens du mont Royal, cet immense espace de verdure à trois pas de chez moi, de voir que l'on peut, en quelques secondes, passer de la campagne à la ville. À quelqu'un qui, il y a quelques semaines, se demandait ce que je pouvais bien aimer en ville, ce serait peut-être le principal élément de réponse : la possibilité de passer si rapidement de la nature à l'activité de la vie urbaine.

Depuis que l'on a démoli l'horrible échangeur routier qui rendait difficile aux piétons l'accès au parc du mont Royal, j'aime faire, pour rentrer chez moi, un détour par l'avenue des Pins et par la rue Sainte-Famille. J'ai déjà habité cette dernière et parfois je pense que j'aimerais y revenir...


Est-ce vraiment un hasard si la discrète rue Basset, que je traverse souvent à pied ou à vélo, qui désormais évoquera toujours pour moi la précieuse amie Petunia, membre de la « petite famille », la famille du cœur, se trouve si près de la chapelle, du musée, du jardin des sœurs hospitalières, de l'Hôtel-Dieu ?


En somme, un très beau dimanche après-midi, malgré tout. Une promenade méditative, un voyage intérieur, un voyage au pays des rêves, des projets, des moments partagés et des autres à venir...

dimanche 12 octobre 2008

Où irons-nous ? (un indice ?)

Derrière l'une de ces portes fleuries, habite un charmant Boston Terrier comme ceux-ci :




Ce renseignement pourra-t-il vous être utile ?

samedi 11 octobre 2008

Où irons-nous ?

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Chaque automne, le goût de partir un moment, d'être ailleurs, se fait plus pressant, particulièrement au début du mois d'octobre. Ce n'est pas que j'aie un goût du voyage particulièrement prononcé. Je ne suis pas un nomade ; les perpétuels déplacements ne me conviennent pas. J'ai besoin de m'ancrer quelque part, de m'y faire un nid, même si ce n'est que pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois.

Mais l'idée de changer d'air, d'aller passer quelques semaines, quelques mois, dans un endroit que j'aime me séduit toujours, à condition que je puisse m'y recréer un cocon où je pourrai me ressourcer à la fin de la journée. Depuis très longtemps, j'avais ma chambre à Paris. Je pouvais bénéficier du changement d'air, du changement de décor et de milieu culturel tout en me sentant chez moi.

Je n'ai plus cette chambre à Paris et je me demande si j'ai vraiment envie d'y revenir. J'y viendrai avec plaisir si c'est relativement facile à organiser, mais je ne ferai plus d'un séjour à Paris ma raison de vivre. J'ai envie de vivre là où est mon cœur et, ces dernières années, mon cœur a été plutôt orphelin. Il a pourtant recommencé à battre à un rythme plus accéléré et un cœur qui bat plus vite peut faire changer bien des choses...

Rien n'empêche, en attendant les grands changements, de s'offrir de courts dépaysements. C'est d'autant plus tentant qu'un ami très cher m'a fait hier une proposition très attrayante...

« Entrez, je vous en prie. Monsieur vous attend dans la bibliothèque. »

On sait au moins que ce n'est pas le 10, Downing Street,
ni d'ailleurs le 24, Sussex Drive


Reconnaissez-vous cet endroit ? Sauriez-vous dire dans quel pays, dans quelle ville ces photos ont été prises ?

Les deux premières personnes qui identifieront la ville recevront, si elles le désirent, une carte postale de la ville en question. La personne qui, au nom de la ville, ajoutera plus de précision recevra une deuxième carte postale.

Pour les besoins du concours, je ne publierai pas avant quelques jours (mercredi prochain, peut-être) les réponses des participants. Je continuerai toutefois de publier les commentaires qui ne donneront pas de réponse à la question ni d'indices trop révélateurs.

mardi 7 octobre 2008

Le poids du passé


Nos blogues sont un peu à l'image de nos vies : avec le temps, ils accumulent de l'information, des connaissances, des images, des souvenirs, des émotions, des découvertes, des enthousiasmes et des déceptions, des expériences heureuses et d'autres plus tristes, des sentiments partagés, des joies, des inquiétudes... Je ne connais personne dont la vie soit toujours un long fleuve tranquille.

Il peut arriver, à un moment de notre vie, que l'on ait le sentiment que notre bagage nous pèse, que le passé devienne lourd à porter. Peut-être faut-il alors apprendre à se délester de ce qui n'est plus utile, de ce qui n'a plus de sens pour nous, ce qui ne suscite plus d'émotion ; cela ne signifie pas qu'il faille nécessairement se débarrasser des choses anciennes car il arrive souvent que ces choses anciennes aient pour nous plus de d'importance que d'autres plus récentes. C'est le cas avec des meubles et des objets anciens, par exemple, qui ont pour nous une plus grande valeur affective que les plus récents.

Il en est ainsi de nos blogues. Au fil des mois, au fil des ans, ils accumulent du contenu et il peut arriver que ce contenu devienne lourd à porter, pas forcément pour son auteur ou ses lecteurs, mais pour la technologie qui en est le support. Il m'arrive par exemple d'abandonner la lecture d'un site ou d'un blogue que je me proposais de faire quand l'affichage est trop lent. Chez certains, la musique, les vidéos et tout ce qui « anime » le blogue ou le site ralentissent considérablement l'affichage. J'ai eu un doute en ce qui concerne le mien. Quelqu'un m'a dit que mon blogue mettait du temps à s'afficher sur son écran, ce qui est tout à fait possible à cause de la musique, des vidéos, des images.

Alors, s'il vous plaît, lectrices et lecteurs fidèles, dites-moi simplement si, lorsque vous venez sur mon Exil intérieur, l'affichage de la page se fait lentement, très lentement, normalement ou... autrement. Merci de votre fidélité et de votre collaboration.

mardi 30 septembre 2008

Sous les ailes d'un ange...

Hier soir en lisant au hasard encore quelques pages d'un livre qui n'est pas un livre religieux ou spirituel, si ce n'est que la créativité est liée d'une façon ou d'une autre à la spiritualité, je suis tombé sur cette citation de saint François de Sales : « Faites-vous ami avec les anges qui, même s'ils sont invisibles, sont toujours à vos côtés. Invoquez-les souvent, louez-les constamment et faites bon usage de leur appui dans toutes vos activités, qu'elles soient temporelles ou spirituelles. »

L'image vient d'ici

Baptisé et élevé dans la religion catholique, j'ai toujours été conscient de la présence des anges dans mon univers religieux. Je me souviens qu'à l'école primaire, par exemple, on collait dans nos cahiers de jolis petits anges si nous avions bien fait nos devoirs et si nous avions obtenu une bonne note. J'ai aussi reçu une année, alors que je n'avais pas plus de huit ans, un petit ange musicien de plâtre peint, avec une jolie tunique bleue et des cheveux blonds dorés tirant sur le roux ; j'ai précieusement conservé ce petit ange.

L'image vient d'ici

Indépendamment de la représentation qu'on en fait, les anges sont considérés dans plusieurs cultures comme des messagers ; les religions en font, bien entendu, des messagers de Dieu. Religieux ou laïques, les anges ne sont-ils pas, dans tous les cas, des représentations de l'esprit, de l'idéal spirituel, des messagers chargés de nous aider à atteindre ce que nous souhaitons le plus, que ce soit de l'ordre affectif, moral, spirituel... Tous les anges n'ont pas la même fonction ; on pense aux enfants par exemple, dont la beauté et l'innocence nous font penser à la douceur et la pureté que certains anges apportent sur terre. Certaines personnes tiennent beaucoup à la présence de leur ange gardien, partout où ils vont, dans tout ce qu'il font...


Et vous, croyez-vous aux anges ? Que représentent-ils pour vous ? Sont-ils présents dans votre vie quotidienne ? L'ont-ils déjà été davantage, dans votre enfance, par exemple ? Avez-vous un ange attitré ou plusieurs anges comme plusieurs amis ? Comment les voyez-vous ? Leur donnez-vous une apparence précise ? Qu'attendez-vous d'eux ? Ont-ils un rôle précis ou interviennent-ils à tout moment dans votre vie ? Parlez-nous de votre ange, de vos anges.

samedi 27 septembre 2008

Petit garçon solitaire


Je remercie chaleureusement « Docteur Jane » de m'avoir fait parvenir cette merveilleuse aquarelle d'un petit garçon qui, avec des cheveux noirs plutôt que blonds, est le portrait un peu plus jeune du Petit Prince que nous aimons et qui est hospitalisé en ce moment. Je remercie « Docteur Jane » aussi pour son rôle doublement angélique : celui d'ange gardien et d'ange messager. Merci pour sa présence, fidèle et aimante, auprès de lui durant ces jours difficiles et pour avoir si bien su, avec tant d'amour et de délicatesse, transmettre de part et d'autre la confiance et la détermination ainsi que les mots tendres qui permettent à chacun de retrouver chaque jour le sourire. Merci de poursuivre sa mission, le temps qu'il faudra...

Rassurons-nous, il n'a pas l'intention de retourner tout de suite sur son étoile et nous ne le laisserons pas partir. Il a encore trop de bonnes choses à vivre parmi nous, trop de bien à accomplir sur Terre, et nous avons trop besoin de lui. Et puis nous sommes au moins quelques-uns à avoir été séduits et conquis par son indéfectible amour. Le nombre importe peu ; ce qui compte, c'est l'amour inconditionnel que nous avons pour lui, en essayant d'être vraiment dignes du sien.

Il y aurait tant à dire à son sujet ! Discret, et même timide, il n'aime pas que l'on attire trop l'attention sur ses innombrables qualités. Et puis, en essayant de dresser son portrait intellectuel et moral, je ne manquerais pas de faire de nombreux jaloux. Je me limiterai à deux mots qui le résument assez bien : merveilleux et adorable. Merveilleux, comme un être venu d'ailleurs, qui n'aurait pas connu le péché originel ; il sait voir immédiatement ce qu'il y a de bon en chacun et s'apprête à faire confiance ; comme il est loin d'être bête, il sait aussi tout le mal que chacun peut faire. Adorable pour tous ceux qui savent s'arrêter de courir, tous ceux qui ont un cœur et à la bouche des mots vivants plutôt que des chiffres. Merveilleux et adorable, il n'est pas que poète : il est lui-même poésie.



Si l'on préfère la version chantée par Nana Mouskouri, on peut l'écouter ici

vendredi 26 septembre 2008

Rendre grâce

Dans les moments difficiles, il n'y a pas que... des difficultés.

Ces derniers temps (encore ? seront tentés de demander certains d'entre vous, avec raison), j'ai du mal à écrire, quoi que ce soit, où que ce soit. Je peux expliquer ce blocage en partie par une série d'occupations et surtout de préoccupations ; je n'ai pas l'esprit libre pour imaginer autre chose que la prochaine action nécessaire. Mais cela, ce n'est pas nouveau : je n'ai jamais été très habile pour me rendre la vie facile et confortable. Adolescent, j'ai dû être absent quand on a enseigné cette leçon et personne n'a songé à me prêter ses notes de cours. J'ai pourtant bien appris plus tard, en autodidacte, tout ce qui fait une vie agréable, mais je n'ai pas appris comment l'obtenir.

Et je suis fait d'une bizarre de façon : si rien ne bouge autour de moi, en moi surtout, il me manque l'élément déclencheur, « l'émotion de départ », écrirait Yves Navarre. Il me faut une émotion. Et si tout bouge, c'est trop. J'ai besoin de laisser retomber la poussière, de prendre un peu de recul. Je peux écrire au milieu de la circulation, à condition d'écrire sur autre chose que la circulation et à la condition de ne pas être écrasé par les voitures. Les émotions, ce n'est pourtant pas ce qui manque ces temps-ci !

Bien sûr, de savoir qu'un être que l'on aime doit être hospitalisé, c'est toujours un peu inquiétant, quelle que soit la cause de l'hospitalisation. Quand le séjour prévu se prolonge, l'inquiétude augmente encore un peu. On a beau avoir confiance et essayer de conserver sa sérénité, l'anxiété augmente au fil des heures, puis au fil des jours. Une bonne nouvelle rassure un moment et le cycle de l'attente recommence. Quand les nouvelles arrivent, qu'elles soient rassurantes ou pas, il y a une tension qui se libère, tension que l'on n'avait pas forcément senti grandir en soi avec l'anxiété. La tension relâchée, on apprécie la bonne nouvelle parmi les autres et l'on se sent apaisé... jusqu'à ce que l'on se demande ce qu'il y a autour de la bonne nouvelle...

Je crois que, malgré tout, j'ai toujours été plutôt optimiste. J'ai tendance, dans bien des situations, non pas à nier la réalité mais bien à essayer de l'examiner le plus lucidement possible, pour essayer de voir ce que l'on peut en faire, comment on peut l'améliorer.

En ouvrant au hasard un livre pris au hasard, un livre sur la créativité, je suis tombé sur un passage très intéressant sur les blocages. L'auteur y dit, en résumé, que très souvent, lorsque l'on se sent dans une impasse, bloqué ou agité, ce n'est pas forcément parce que l'on n'a pas d'idée, pas de projet mais plutôt, au contraire, parce qu'il y en a trop et que tout se présente à la sortie en même temps. L'une des façons de s'en sortir, alors, c'est de faire quelque chose, peu importe quoi, du moment que c'est utile : mettre de l'ordre sur le bureau, dans nos tiroirs, plier des vêtements, cirer des chaussures, aller faire une promenade... Un autre truc, c'est de terminer quelque chose que nous avons commencé : une lecture, le ménage dans sa chambre, le classement de nos papiers, le rangement des disques, etc. Le secret, c'est de libérer de l'énergie pour permettre à la créativité, qui n'aime pas être bousculée ou coincée, de s'exprimer en toute liberté... Ça semble marcher.

Une question qu'il ne faut pas oublier de se poser, de temps à autre : « Quand, la dernière fois, est-ce que j'ai eu du plaisir à faire quelque chose ? » ou « Quand ai-je vraiment ri la dernière fois ? » Si on a du mal à se souvenir, il serait peut-être temps d'y voir. Dans mon cas, je me souviens très bien : c'était lundi et mardi d'avant, en soirée. Avec un charmant jeune homme, sur MSN, nous nous sommes amusés à trouver des émoticônes pour représenter notre univers et les êtres qui le composent. Nous y avons pris beaucoup de plaisir et nous avons ri, vraiment, donnant raison à Chateaubriand, qui écrivait : « Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce. »



Je ne me souviens pas avoir autant « exploité » mon réseau de connaissances, mon entourage immédiat, que ces dernières semaines, appelant parents et amis pour leur exposer clairement ma situation, après avoir pris de leurs nouvelles, bien entendu. Cet exercice m'aura permis, d'une part, d'avoir des nouvelles des parents et des amis et, d'autre part, de connaître les limites de chacun.

Au cours des derniers jours, des amis, même éloignés, ont vraiment été présents - je dirais même : surtout les amis éloignés. Sans nécessairement connaître le détail de mes inquiétudes et de mes préoccupations, des amis m'ont téléphoné de France, certains appelant plusieurs fois dans la semaine. D'autres amis français ont surtout été présents sur MSN, prenant chaque jour des nouvelles. Des messages de soutien et de réconfort sont venus aussi d'Angleterre... Je ne nommerai personne pour ne pas faire de jaloux, mais je les remercie tous du fond du coeur. Et je suis désolé pour ceux, au loin, à qui je n'ai pas permis, en ne leur donnant pas de nouvelle, de me témoigner leur amitié et leur soutien.

Autre agréable surprise : en voyage sur la Côte d'Azur, Pierre-Vincent de Nantes (qui n'est pas V. à l'Ouest) m'a adressé une carte de Grasse. Je pourrai lui rendre la politesse ; pour l'instant, je veux rendre grâce à tous ces amis qui, tout au long de la semaine, ont été présents.

Et pour rendre grâce à ceux qui, il y a un moment déjà, ont participé à un concours et qui ont gagné une carte postale, j'enverrai finalement les cartes que j'ai achetées il y a quelques jours.

dimanche 21 septembre 2008

Tendres pensées...

pour quelqu'un qui est hospitalisé depuis samedi.

Dans un livre qui a apporté tant de lumière et de joie sur tant d'ignorance et de solitude, l'un des héros reçoit d'un ami une image montrant « un ange bleu près d'un enfant rose » ; au dos de cette image se lisait cette « prière à l'ange gardien d'un enfant absent », que je reprends volontiers à mon tour :

« Ange gardien de celui que mon cœur vous nomme, veillez avec plus de soin sur lui. Rendez ses pas faciles, ses travaux féconds. Essuyez ses larmes, s'il pleure ; sanctifiez ses joies, s'il en a ; relevez son courage, s'il se sent faible ; ranimez l'espérance, s'il se désole ; la santé, s'il souffre ; la vérité, s'il s'égare ; le repentir, s'il succombe. »

Tous mes voeux de prompte guérison, mon petit Lapin. Je t'aime.

Harper et le fondamentalisme canadien

Le premier ministre Stephen Harper, à la tête d'un gouvernement conservateur minoritaire a choisi récemment de déclencher des élections générales au Canada, violant ainsi son propre projet de loi faisant en sorte que les élections canadiennes aient lieu tous les quatre ans à la même date. Les Canadiens — et les Québécois — iront aux urnes le 14 octobre prochain.

Le parti Conservateur que dirige Stephen Harper est issu de la droite la plus conservatrice canadienne, à l'image des fanatiques religieux qui ont porté le président Bouche au pouvoir aux États-Unis. Formant un gouvernement minoritaire depuis les dernières élections, les Conservateurs n'étaient pas en mesure de faire adopter toutes les lois rétrogrades et répressives qu'ils auraient voulu faire adopter. Parmi les projets qui sont restés en suspens, de simples projets comme : la recriminalisation de l'avortement, l'abolition du mariage pour les personnes de même sexe, la censure imposée au contenu culturel des émissions de télévision et aux productions artistiques bénéficiant d'une forme quelconque de financement public, etc. Les Canadiens n'ont pas encore vu le vrai visage de ces gens-là et jusqu'où ils sont prêts à aller pour replonger le Canada dans l'obscurantisme et les valeurs de la droite radicale, où les intellectuels et les artistes devront faire la preuve de leur parfaite adhésion aux valeurs morales de ces fondamentalistes d'origine albertaine. Les Canadiens n'ont encore rien vu.

Ce gouvernement qui prétend avoir reconnu la nation québécoise n'a pas fait un seul geste pour que cette prétendue reconnaissance ait un sens pour les Québécois. Ce gouvernement continue de mentir effrontément à la population, avec le plus beau sourire hypocrite de son premier ministre. Ce gouvernement cache les rapports, contrôle l'information pour empêcher les Canadiens de connaître la vérité sur les gestes concrets et sur les scandales glissés sous le tapis par l'appareil politique du premier ministre. Et pourtant, un peu comme au Québec où le premier ministre Jean Charest est d'autant plus populaire que son gouvernement ne fait absolument rien, se laisse porter par la vague, il semble que les Canadiens — pis encore : les Québécois de même — s'apprêtent à donner un mandat clair à ces gens hypocrites, menteurs, cachotiers, et dont les véritables intentions sont habilement camouflées sous un enrobage sucré et tout à fait écoeurant. Je n'ai pas toujours compris les choix des Canadiens, mais là je ne comprends absolument pas que mes concitoyens québécois s'apprêtent à élire une majorité de députés conservateurs qui ont beaucoup de mal à camoufler leur intégrisme religieux. Il suffit de voir avec quelle subtilité le cardinal Turcotte a plus ou moins laissé entendre qu'un gouvernement conservateur serait plus favorable au rétablissement du pouvoir clérical dans la société. Il suffit de penser que l'une des candidates du parti conservateur est membre de l'Opus Dei, cet organisme plus ou moins secret défendant au sein de l'Église catholique les valeurs les plus rétrogrades. Ce ne sont-là que deux exemples parmi des dizaines et des dizaines d'autres.

Ce gouvernement conservateur continue de voler éhontément la caisse de l'assurance-chômage, caisse financée par les travailleurs et les employeurs qui a accumulé un surplus de cinquante-sept milliards de dollars. La caisse de l'assurance-chômage devrait servir à aider les personnes qui ont perdu leur emploi. Il y aurait des pages et des pages à écrire sur ce scandale créé par le gouvernement libéral de Jean Chrétien, par l'entremise de ma propre députée de l'époque, Lucienne Robillard (les Québécois n'ont jamais été si bien trahis que par les leurs). Le gouvernement de Stephen Harper se garde bien cependant de rendre étanche la caisse de l'assurance-emploi afin d'éviter que son gouvernement et les suivants ne fassent des cadeaux politiques à même l'argent des chômeurs ou que ces fonds ne servent à acheter de l'équipement militaire pour aller tuer des gens dans le monde alors que le Canada a toujours eux un rôle de maintien de la paix.

La bêtise (pardon, chers animaux) et l'obscurantisme ont poussé ce gouvernement à abolir des programmes destinés à favoriser la création et à promouvoir la culture. La suave Josée Verner, ministre du Patrimoine, autre Québécoise, abolit 16 programmes sur lesquels comptent les artistes et le milieu culturel et court se cacher sous son bureau pour éviter de justifier sa décision et de répondre aux questions ; elle n'est pas la seule : tous les ministres de ce gouvernement ont appris à jouer à cache-cache pour laisser toute la place au premier ministre Harper (comme dans une secte religieuse, dans ce gouvernement et au parti conservateur, seul le chef de la secte, le gourou, peut s'adresser aux médias). Ces programmes destinés à favoriser la création artistique et la promotion de la culture ne coûtaient pourtant à ce gouvernement qui ne sait que faire de ses surplus budgétaires que 60 millions de dollars. Pour ce gouvernement, ce n'est rien 60 millions de dollars, mais pour les arts et le culture, c'est indispensable à leur survie. Ce gouvernement d'incultes et de moralisateurs intégristes, ces Talibans nord-américains ont fait le pari que d'affamer les artistes, le milieu de la culture, ne susciterait aucune réaction au sein de la population. Le pire, c'est qu'ils ont raison ! J'ai vraiment honte d'être Québécois ! La majorité de la population, du moins celle qui s'exprime, et qui ne dit mot consent, considère les artistes et le milieu culturel de façon générale comme des parasites. J'ai honte et je cracherais au visage de qui oserait me dire dans les yeux que, de manière générale, les artistes sont des parasites (il y en a un certain nombre, bien sûr, et de très connus en plus, mais je ne les nommerai pas, seulement pour rire).

Monsieur et Madame Tout-le-Monde peuvent bien penser que les artistes et le milieu culturel reçoivent trop d'argent : le bon peuple a le droit d'être ignorant et stupide. Les dirigeants politiques, cependant, n'ont pas le droit de faire semblant de ne pas comprendre, même s'ils sont complètement bornés et stupides comme plusieurs membres de ce gouvernement conservateur, que chaque dollar investi dans les entreprises culturelles rapporte à la société onze fois plus. Derrière l'abolition des programmes destinés à financer la création et la diffusion de la culture, ce ne sont pas des économies financières que cherche à faire ce gouvernement, mais bien une façon d'obliger le milieu culturel à se soumettre à certaines évaluations morales, évaluations faites par les conservateurs, évidemment, de manière à ce qu'aucune production artistique financée de manière quelconque par des fonds publics ne vienne heurter les valeurs intégristes de ces Talibans* en costumes-cravate.

À la suite d'un sondage biaisé auprès de la population canadienne (avec une question du genre : « Trouvez-vous que la radio et la télévision publiques coûtent trop cher aux pauvres contribuables ? »), ces Conservateurs incultes et qui méprisent la culture, l'information et la communication, s'apprêtent à sabrer encore dans les budgets de Radio-Canada et de CBC (Canadian Broadcasting Corporation). La ministre du Patrimoine, responsable de la langue et de la culture dans ce gouvernement a déclaré qu'« elle n'est pas inquiète » au sujet de la radio et de la télévision publiques ; une telle déclaration, aussi stupide et insignifiante qu'à peu près toutes les déclarations de cette potiche, n'a rien de plus rassurant que celle des Talibans qui auraient déclarés qu'ils n'étaient pas inquiets pour les libertés, pour la culture, pour les bouddhas sculptés qu'ils ont fait dynamiter... (Rappelons qu'en mars 2001, ces « fous de Dieu », au nom de l'iconoclasme intolérant, ont fait dynamiter les deux bouddhas sculptés de Bâmiyân, vieux de 15 siècles. Nos Conservateurs bon teint auraient sûrement applaudi ce geste qui va à l'encontre de la culture et de la civilisation.)

Le milieu artistique québécois se mobilise. De nombreuses manifestations sont prévues au cours des prochains jours. L'un des moyens utilisés pour dénoncer l'obscurantisme des conservateurs est la production de cette vidéo montrant un artiste francophone s'adressant à un comité du gouvernement canadien chargé d'évaluer une demande d'aide financière. Comme il se doit, pour bien refléter la réalité canadienne, les membres de ce comité sont unilingues anglophones... En quelques heures, cette vidéo a été vue jeudi dernier, jour de son lancement, par 40 000 internautes. Depuis deux jours, plus de 160 000 internautes l'ont vue. Elle circule abondamment, tout le monde en parle. C'est plutôt rafraîchissant à voir et à entendre, au lieu d'écouter les paroles creuses que l'on sait pertinemment mensongères de Stephen Harper et de son équipe d'incompétents, néanmoins dangereux.

C'est ce que je pense et que j'exprime spontanément en cette fin de soirée du samedi 20 septembre 2008.


samedi 20 septembre 2008

Ce qu'ils sont bêtes !

Il y a près de trois mois, un coq avait été condamné à l'exécution par la justice française parce que l'éclairage public lui faisait prendre la nuit pour le jour et qu'une voisine l'avait accusé de tapage nocturne. Moins de deux semaines plus tard, la justice suisse exigeait qu'un autre coq soit enfermé toute la nuit dans une cage insonorisée. Cela rappelle les procès que l'on faisait aux animaux vers la fin du Moyen-Âge. Hier, l'Agence France-Presse rapportait qu'en Égypte, un âne avait été condamné à la prison pour vol.



Un âne égyptien a été condamné à vingt-quatre heures de prison pour avoir subtilisé du maïs dans un champ du delta du Nil, a indiqué jeudi le quotidien pro-gouvernemental Al-Ahram.
La bête a été arrêtée en possession d'épis de maïs appartenant à un centre de recherches agricoles de la région.L'animal et son propriétaire ont été appréhendés à un barrage de police, érigé sur la route après que le directeur du centre eut porté plainte pour vol.
Le propriétaire de l'âne voleur a été, lui, condamné à 50 livres égyptiennes d'amende.
Le journal n'a pas précisé si la condamnation d'un animal était une première en Égypte.


Je connais quelqu'un qui, à la maison de campagne au Québec qu'il partage avec son amoureux, garde un âne et un poney ; il adore vraiment ces deux bêtes. Il m'en parle avec tant de respect et de tendresse qu'il me donnerait envie d'avoir des animaux aussi si j'avais une maison de campagne ; je le soupçonne d'avoir une préférence pour son âne. J'imagine qu'il a des voisins intelligents et qu'il se tient loin des juges car il n'a jamais eu de problèmes avec la justice et ni son chien, ni son poney ni son âne n'ont causé d'histoire, sinon des histoires attendrissantes.

On a l'habitude de dire de quelqu'un d'un peu stupide qu'il est bête. À lire toutes ces histoires de procès et de condamnations à l'égard des animaux, on se dit que les plus stupides, ce ne sont pas les bêtes et que, si les humains continuent de qualifier de bêtes les personnes stupides, les animaux intenteront bientôt des procès contre les humains pour atteinte à leur dignité. Se faire qualifier de bête sera alors un hommage que les animaux refuseront aux humains.

Toutefois, et l'on pourra en sourire et ne pas être d'accord, certains pensent que le fait d'intenter un procès à des animaux est une marque de « respect envers l'animalité » et une forme de « reconnaissance de leur droit à l'existence ». Remy de Gourmont écrivait en 1914 un texte en ce sens, intitulé les animaux et la justice.

vendredi 19 septembre 2008

Un baiser...


On ne sait pas tous refuser un baiser, qu'il soit cochon ou pas...

lundi 15 septembre 2008

N'ajustez pas votre appareil... (2)


...vos émissions préférées vous seront présentées dans un instant.

Nous sommes désolés de cette longue interruption des programmes, indépendante de notre volonté. Restez à l'écoute : la reprise des émissions commencera très bientôt.