mardi 27 avril 2010

Un 27 avril à Montréal

À mon réveil, ce matin, la neige tombait à plein ciel. Le 2 avril 2008, je me plaignais que l'hiver n'en finissait pas. Et voilà qu'aujourd'hui, mardi 27 avril, il neige encore... C'est tout de même moins déprimant que ce temps froid et sale que nous avions en avril 2008. Aujourd'hui, des fenêtres de mon sixième étage, je peux à peine voir de l'autre côté de la rue, mais demain ce sera tout oublié.


Ces pauvres tulipes qui depuis quelques jours apportaient un peu de vie devant les maisons voisines pourront-elles s'en remettre ? Je l'espère.

Ajout du 29 avril : La neige a vite fondu, même s'il n'a pas fait très chaud encore, et les tulipes ont relevé la tête. Si tout va bien, je pourrai d'ici quelques semaines - ou quelques jours - revenir à mon bureau d'été.


samedi 24 avril 2010

Regard

Je tombe par hasard sur une phrase de Marcel Jouhandeau, tirée de l'un de ses Journaliers. Sans vouloir diminuer en rien la place que j'occupais dans son coeur, je crois qu'Alexander aurait pu écrire cette phrase superbe que d'autres amis des animaux comprendront : « Quand son regard sur moi se lève - celui de mon chien -, tous les amoureux du monde ne me font pas seulement sourire, mais suer. »
Au moment de partir, je crois que sa plus grande douleur était celle de devoir abandonner son chien à qui il avait promis d'être là, son meilleur ami jusqu'à son dernier jour. En allant le chercher, il en avait pris l'engagement et, pour Alexander, un engagement était sacré ; jamais il ne revenait sur la parole donnée. Il disait : « Alcib comprendra, lui, mais Alexander (bull) ne peut pas comprendre. »

Ajout :
Il aurait certainement apprécié cette phrase de Jouhandeau mais, à bien y penser, il aurait plutôt écrit, simplement : « Quand son regard sur moi se lève - celui de mon chien -, tous les amoureux du monde me font sourire. »

jeudi 22 avril 2010

Alexander que j'aime

C'est aujourd'hui la Saint-Alexandre. Je pense évidemment à celui dont j'ai parlé à plusieurs reprises sur ce blogue. Je souhaite aussi un bonne Saint-Alexandre à tous ceux qui, quelle qu'en soit la langue, portent ce prénom, dont un ami que j'aime beaucoup.


Je souhaite aussi un joyeux anniversaire à un adorable bulldog.

vendredi 16 avril 2010

Des lueurs d'espoir ?

Bonne nouvelle ? Vous connaissez le président français actuel, vous savez, le mari de Carla (enfin, celui qui l'a été de façon très ostentatoire et dont on ne sait plus très bien s'il l'est encore vraiment) ; 65 % des Français ne souhaitent pas le voir candidat aux élections présidentielles en 2012.
Mauvaise nouvelle ? 82 % des Français croient qu'il sera tout de même candidat.

Autre bonne nouvelle. Les Québécois semblent vouloir enfin sortir de leur torpeur. Ce n'est pas tout à fait de leur faute s'ils ont dormi depuis 2003 : ils étaient tombés sous le charme d'un séducteur qui, comme tous les séducteurs, finit par être démasqué. Depuis 2003, le premier ministre du Québec, Jean Charest, semble dans le coma et son gouvernement à l'air d'une poule sans tête. Depuis 2003, Jean Charest était Monsieur Prozac, l'antidépresseur : tout était toujours très beau, il n'y avait jamais de problème, tout était « normal ». Voilà tout le projet politique de ce gouvernement : que tout ait l'air normal (être « normal » n'est même pas un objectif ; il suffit d'en avoir l'air). La mafia contrôle l'industrie de la construction, semble financer généreusement le parti du premier ministre et même dicter au ministre de la Justice les candidats qui doivent être nommés juges, etc., mais tout est « normal » : si le premier ministre dit que c'est « normal », il faut le croire car c'est ainsi que cela se passe au Parti Libéral depuis toujours. Que jour après jour, l'un après l'autre, ses ministres viennent contredire le premier ministre ne dérange pas celui-ci ; sa réponse est invariable, celle qui a si bien endormi les Québécois depuis 2003 : « C'est normal ». Ce premier ministre qui ne se satisfait pas de la rémunération « normale » que lui verse l'Assemblée nationale, reçoit un salaire du Parti Libéral, provenant de la caisse électorale très bien garnie grâce aux généreuses contributions d'honnêtes entreprises tout à fait désintéressées (les dons d'entreprises aux partis politiques sont interdits par la loi mais les ministres de ce gouvernement Libéral doivent récolter chacun 100 000 $ auprès de leurs « amis » ; ils iront sans doute les recevoir sur le perron de l'église èa la sortie de la messe du dimanche matin...)

Malgré tous les cadavres que l'on sort de tous les placards de ce gouvernement depuis quelques années, pour Monsieur Charest-Prozac, tout est beau, tout va très bien Madame la Marquise. Lui qui ces deux dernières années se gave d'antidépresseurs et de somnifères, et qui en distribue à son entourage et à tous les Québécois qu'il peut atteindre, se fait réveiller brusquement par des révélations fracassantes de certains de ses collaborateurs, anciens et actuels.

Le grand séducteur aux antidépresseurs a perdu son sourire méprisant (vous savez, le sourire de celui qui vous roule dans la farine, qui vous ment effrontément mais avec le sourire, et qui s'amuse de vous voir si naïf).

La bonne nouvelle : 77 % des Québécois n'ont absolument plus confiance au premier ministre ni à son gouvernement. Le politicien de carrière qui pensait ronfler encore en paix jusqu'à la fin de son mandat en 2012, en attendant un poste sur la scène internationale, se voit forcé de se défendre. Il nomme une commission d'enquête dont il définit lui-même le mandat de façon très étroite, dont il nomme lui-même le président qui devra porter des oeillères pour ne pas voir les actions illégales qui ne sont pas mentionnées dans le mandat, alors qu'il est lui-même en cause dans les allégations qui l'amènent à créer cette commission d'enquête. « C'est normal... » Quelle crédibilité auront les résultats de cette enquête ? L'enquête que les Québécois réclament depuis des mois sur la corruption dans l'industrie de la construction et sur le financement du Parti Libéral (et sur les liens entre les deux) attendra encore longtemps, même si le premier ministre et quelques-uns de ses collaborateurs sont à peu près les seuls à ne pas en vouloir. Le parti du premier ministre aurait-il des choses à cacher ? Tous les jours des révélations viennent embarrasser le gouvernement. L'antidépresseur et les somnifères semblaient fonctionner jusqu'à maintenant.


La bonne nouvelle, c'est que les Québécois semblent vouloir se réveiller et réclamer des actions de ce gouvernement qui ronfle depuis trop longtemps. La mauvaise nouvelle, c'est que ce gouvernement peut rester en poste durant trois longues années encore. « C'est normal. »

dimanche 11 avril 2010

Des nouvelles de Claudia

Le 10 avril 2008, je recevais un courriel d'un garçon inconnu (je supposais du moins qu'il s'agissait d'un garçon, d'un jeune homme). Il disait avoir découvert par hasard ce blogue en cherchant une image, la reproduction du portrait d'un peintre allemand né le même jour que lui, près de deux cents ans plus tôt... Il avait lu quelques messages du blogue, s'apercevant que nous avions en commun des lectures, un intérêt pour certains films, etc. Puis il avait lu tous les articles et tous les commentaires et... il souhaitait que je lui réponde. J'étais curieux de savoir qui était ce garçon, d'autant plus intrigué qu'il n'était ni Français, ni Québécois, qui représentent le plus grand nombre des lecteurs. J'aimais son prénom : « Alexander ». J'étais loin de penser qu'en répondant à ce courriel, j'amorçais une nouvelle relation qui allait transformer ma vie.


Le lendemain, 11 avril, Alexander laissait son premier commentaire sous l'article du 2 avril 2008. Il avait été ému par cette pauvre vache prise dans la glace sale devant le Musée des beaux-arts de Montréal. Dans les échanges avec lui, j'ai su qu'il était choqué comme moi que cette sculpture ne soit pas mieux entretenue, que le musée ne se donne pas la peine de nettoyer un peu cette saleté qui l'entourait. Et comme Alexander aimait tous les animaux, les vaches étant parmi ses préférés, il voulait venir la dégager de cette glace noire et s'il avait pu le faire, il aurait voulu l'adopter. Si l'adoption officielle n'a pas été faite, Claudia faisait toutefois partie de notre petite famille, composée uniquement des êtres que nous aimions et qui, bien entendu, nous aimaient.


Le 10 juillet 2008, quand Alexander a annoncé à sa grand-mère qu'il était maintenant, à compter de cette date, officiellement spécialisé en médecine d'urgence, elle lui a demandé ce qu'il souhaiterait recevoir d'elle comme cadeau... En me racontant leur conversation, Alexander m'a dit : « Devine ce que j'ai demandé. » Sans hésiter une seconde, j'ai répondu : « Une vache ! » Et j''avais raison. Il voulait adopter une vache en fin de carrière afin que, chez sa grand-mère à la campagne, elle ait une fin de vie paisible et agréable. Et, évidemment, elle s'appellerait Claudia.

L'adoption ne s'est pas faite, pour deux raisons indépendantes l'une de l'autre mais du même ordre. Très souvent Alexander me demandait des nouvelles de Claudia. Aussi souvent que je le pouvais, je lui envoyais des photos. Il y a quelques jours, en prévision de cet anniversaire, je suis allé voir Claudia, lui parler d'Alexander et, comme il l'aurait fait lui-même, lui donner un baiser sur le front.

mercredi 7 avril 2010

Tu me manques...

Il y a des nuits sans lune, sans étoiles. Il y a des jours où je n'ai plus de courage, où je n'ai plus envie de faire semblant...

lundi 5 avril 2010

Tout rose et vêtu de blanc, beau comme un ange...

Sa « chute » sur la Terre, le 5 avril 1982, s'est faite dans les meilleures conditions, en douceur, comme son départ. C'est à croire que le mot « discrétion » était inscrit dans les étoiles pour lui.

Alexander était pourtant ardemment désiré et attendu. À la maternité où sa mère est arrivée durant la nuit, tout était prêt pour l'accueillir. La chambre elle-même était très jolie, avec des couleurs très douces.

Sa première valise était ouverte sur un canapé, contenant plein de jolis vêtements de laine blanche ainsi qu'un charmant petit lapin tout aussi blanc.


Il n'est pas étonnant qu'il ait tant aimé ces petites bêtes de poil ou de peluche. Il aimait surtout ceux qui ont les oreilles tombantes, comme celui, rose, qui est arrivé chez moi en août 2008, en provenance de Londres et passant par Bordeaux.

Les fleurs ne tardèrent pas à arriver, que le papa avait demandé au personnel de garder en attendant la venue du Petit Prince tant attendu.

Jane, la meilleure amie de la mère est vite arrivée pour remplacer auprès d'elle le père qui avait besoin de se remettre de ses émotions. Tout vêtu de laine et de dentelle blanche, Alexander avait l'air d'un petit ange. Contrairement à bien des bébés naissants, Alexander n'était pas rouge et froissé comme quelqu'un qui vient de vivre une nuit difficile. Il était très beau, tout rose avec des petits cheveux noirs. De grands yeux verts, ouverts sur ce qui l'entourait, semblaient pressés de découvrir ce monde qui allait l'enchanter durant plusieurs années. Ses petites mains roses serrent déjà les doigts amoureux qu'on leur présente.

Alexander bébé pleurait rarement. La vie lui fournira plus tard plusieurs occasions et plusieurs raisons de pleurer. Moi-même, sans le vouloir évidemment, je l'aurai fait pleurer aussi ; j'aimerais tant pouvoir revenir en arrière pour effacer ces mauvais souvenirs.

Le soir de ce cinq avril 1982, Charles, le grand frère qui n'avait pas encore deux ans arrivait à la maternité, fou de joie de connaître enfin son petit frère. Au fil des ans, cet amour inconditionnel et réciproque n'a jamais fait défaut. Alexander lui-même m'a raconté des moments de complicité et de tendresse dont je préserverai le secret.

Quelques jours plus tard, dans le parc entourant la grande maison, sa mère plantait un marronnier rose (non, s'il avait été blanc plutôt que rose, je ne crois pas que l'orientation sexuelle d'Alexander aurait été différente). Alexander a lui-même très bien parlé de son ami le marronnier en commentaire à ce billet du 4 août 2008.

J'aurais aimé aller un jour avec Alexander embrasser son « jumeau », le grand marronnier de vingt-huit ans...

lundi 29 mars 2010

Émotions anticipées

Il pleuvait ce matin et je crois que la pluie a continué toute la journée (je n'ai pas mis le nez dehors depuis le matin et je n'ai pas eu le temps de regarder par la fenêtre). Quand je suis sorti, en fin d'après-midi, pour aller à un rendez-vous, la pluie était arrêtée, mais le ciel encore couvert...

En sortant de mon rendez-vous pour aller faire deux courses tout près de là, j'ai regardé le ciel et je n'ai aperçu aucune étoile. Je n'ai pas besoin des étoiles pour penser à Alexander puisqu'il est en permanence en moi, dans mes pensées, quoi que je fasse, même si je suis avec des clients.

Je ne sais pas ce qu'il en penserait, mais les médias parlaient aujourd'hui d'une décision prise par sa famille, qui suscitera encore l'intérêt au cours des prochains mois. Avant même d'avoir eu le temps de penser à quoi que ce soit, mon coeur s'est mis à battre plus vite en voyant son nom. Cela ne changera surtout rien à ma vie et Alexander me dirait, s'il était là, qu'il se sent lui-même détaché de tout cela. Il me dirait surtout que pour moi il ne voulait être qu'Alexander, un prénom, un coeur, un corps, un esprit, sans nom de famille.

À la Grande Bibliothèque où je me suis arrêté pour y prendre un livre que j'avais réservé il y a deux semaines, j'ai jeté un rapide coup d'oeil sur des rayons de livres. J'ai vu des titres, de nouveaux livres d'auteurs que nous aimions, Alexander et moi... Chaque fois que je vois, que j'entends, que je sens quelque chose que nous avons aimé ou que je sais qu'Alexander aimerait, mon coeur bondit et j'ai vite envie de rentrer chez moi pour venir partager ces découvertes avec lui, comme j'ai tellement partagé depuis avril 2008... Puis je me souviens qu'Internet ne se rend pas sur la Lune, ni sur les étoiles. Je n'ai donc pas besoin de rentrer chez moi en courant : là où je suis, Alexander sait ce qui se passe, ce que je sens...

Je suis sorti de la bibliothèque, persuadé que le ciel était toujours couvert. Puis je suis passé par le parc adjacent à la bibliothèque : sur mon circuit, c'est le meilleur endroit à Montréal, avec les environs de la rue Basset, parce qu'il n'y a pas trop de lampadaires aveuglants, pour scruter le ciel et y chercher le sourire des étoiles. À ma grande joie, elles sont là, au rendez-vous, nombreuses et enjouées. Je me suis arrêté longuement. Poursuivant ma route, je me suis senti guidé par une étoile, comme l'un des rois mages. C'est alors que j'ai vu notre Lune, ronde et dorée. Quand elle est là, entourée d'étoiles, j'ai le sentiment de mieux recevoir les sourires et les baisers d'Alexander.

J'appréhende l'arrivée du mois d'avril, avec toutes les dates significatives. Dès le premier, il y a des anniversaires à souligner. Le 5 avril, Alexander n'aura pas 28 ans ; il aura toujours 27 ans, ou quatre, ou sept, ou quinze... mais il n'aura jamais 28 ans... Puis ce sera le deuxième anniversaire de sa découverte du blogue, de ses premiers messages... Puis ce sera la Saint-Alexandre et l'anniversaire de l'ami Alexander bull... Plus encore que le printemps, il y aura de l'émotion dans l'air.

Se faire refaire le portrait

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a dû avoir cet air lorsqu'il a appris il y a deux jours que le spécialiste en « branding » qu'il avait embauché à prix d'or pour « refaire l'image de la Vieille Capitale » n'est pas exactement celui qu'il prétendait être. Le « psychanalyste » (on ne sait plus très bien ce qu'il est au fond, ayant étudié l'anthropologie médicale, se disant psychologue, etc.), spécialiste de l'image, n'a pas vraiment travaillé pour l'État français comme l'affirme son curriculum vitae et n'a pas, non plus, refait l'image de marque d'aucune ville, n'a pratiquement pas travaillé avec des autistes, etc.

Le maire de Québec vient de résilier le lucratif contrat accordé au « psychanalyste » français Clotaire Rapaille après avoir compris, un peu tard, que la principale « image de marque » sur laquelle avait précédemment travaillé M. Rapaille était celle de... Clotaire Rapaille. On ne parle pas ici d'image corporelle, bien entendu.

samedi 27 mars 2010

Une heure pour la Terre

Ce soir, à 20 h 30, heure de Montréal, j'éteindrai toutes les lumières, me joignant ainsi à des millions d'autres personnes et organisations dans le monde. Il y aura quelques bougies, comme tous les soirs d'ailleurs, pour m'éclairer. Notre Lune sera là et les étoiles souriront dans le ciel.


Agence France-Presse
Sydney

Des centaines d'édifices prestigieux, de la Tour Eiffel à la Cité interdite, seront plongés samedi dans le noir pour l'opération « Une heure pour la planète » (Earth Hour) destinée à promouvoir la lutte contre le dérèglement climatique.

Cette quatrième édition, trois mois après l'échec du sommet sur le climat de Copenhague, promet d'être la plus suivie avec 125 pays participants contre 88 l'an dernier, selon les organisateurs.

« L'accueil réservé à Earth Hour a été immense. Le taux de réponses est bien supérieur à l'an dernier », s'est félicité le fondateur du mouvement, Andy Ridley. « L'opération Earh Hour est censée dépasser les frontières géographiques et économiques », a-t-il ajouté.

Le mouvement est né à Sydney en 2007 lorsque 2,2 millions de personnes avaient plongé la ville dans le noir pendant une heure afin de sensibiliser l'opinion à la consommation excessive d'électricité et à la pollution au dioxyde de carbone.

Cette opération, organisée à l'initiative du Fonds mondial pour la nature (WWF), a pris une dimension mondiale en 2008.

Samedi, plus de 1200 bâtiments à travers le monde ont prévu d'éteindre leurs éclairages à 20h30 locales.

Des groupes multinationaux comme Google, Coca Cola, Hilton, McDonalds, Canon, HSBC et IKEA se sont associés à l'événement.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a estimé que l'opération était « à la fois un avertissement et une lueur d'espoir ».

« Le changement climatique est un sujet d'inquiétude pour chacun d'entre nous. Les solutions sont entre nos mains et sont prêtes à être appliquées par les individus, les communautés, les entreprises et les gouvernements à travers le monde », a-t-il dit.

Privilège du décalage horaire, Sydney aura les honneurs du premier « black out » avec l'extinction de l'Opéra. D'autres monuments prestigieux suivront: les Pyramides et le Sphinx en Egypte, la Fontaine de Trevi et la Tour de Pise en Italie ou encore la Tour Eiffel à Paris.

A Pékin, la Cité interdite et le «Nid d'oiseau» emblématique - stade des jeux Olympiques de Pékin en 2008 - seront également plongés dans l'obscurité. Ces extinctions des feux revêtiront un aspect particulièrement symbolique dans ce pays à la croissance économique fulgurante mais qui s'est aussi arrogé le titre de plus gros pollueur de la planète.

Au Japon, le Mémorial de la paix d'Hiroshima participera à l'opération tandis que les groupes Sony, Sharp et Asahi couperont leurs éclairages à Tokyo.

A Londres, Big Ben, le Parlement, la cathédrale Saint-Paul seront plongés dans le noir.

Les projecteurs qui éclairent l'immense statue du Christ à Rio de Janeiro seront éteints tandis que les principaux bâtiments de Mexico plangeront dans l'obscurité.

Aux Etats-Unis, de célèbres sites et monuments comme le Mont Rushmore, l'Empire State Building et le Golden Gate Bridge disparaîtront dans l'obscurité.

Enfin à Dubai, Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde culminant à 828m, sera également dans le noir.

En décembre, la conférence de Copenhague, sous l'égide de l'ONU, avait débouché sur un accord a minima conclu par moins de trente pays sur les 192 présents.

L'accord fixe comme objectif de limiter à deux degrés la hausse moyenne de la température de la planète, mais reste très évasif sur les moyens d'y parvenir, ne donnant aucun objectif chiffré à court terme (2020) ou moyen terme (2050).

Les grands pays en développement, dont la Chine et l'Inde, s'arc-boutent contre toute tentative de leur faire accepter des contraintes. Ils considèrent en outre que les objectifs de réduction annoncés par les pays industrialisés sont encore loin du compte.

Ajout, 21 h 30 : Je suis sorti marcher un peu dans le quartier durant cette période de 60 minutes. Je voulais voir si, autour de moi, on avait été sensible à l'invitation ; je dois dire que je ne suis pas très fier. Les fenêtres qui, dans les rues voisines, n'étaient pas éclairées signalaient très sûrement l'absence des occupants de l'appartement plutôt que la conscience d'une grande manifestation pour la Terre. Du haut de son étoile, Alexander avait une meilleure vue d'ensemble que moi. Si j'ai vu son étoile sourire, ce n'est sans doute pas parce qu'il était fier du mouvement de solidarité planétaire ; c'est plutôt parce qu'il savait que je la regardais et que, comme toujours, j'attendais ses baisers. Notre Lune est très belle ; elle sera bientôt complètement ronde, je crois...

samedi 20 mars 2010

Anniversaire de l'Aiglon


Fidèle à tous les êtres qu'il a aimés, Alexander soulignerait aujourd'hui 20 mars l'anniversaire de naissance de François Charles Joseph Bonaparte, fils de Napoléon 1er, roi de Rome, fait duc de Reichstadt en 1818, aussi connu comme L'Aiglon* après le poème de Victor Hugo, « Napoléon II » (1952) puis la pièce d'Edmond Rostand, L'Aiglon (1900).

*J'ai raconté dans ce billet du 7 octobre dernier,
L'Aiglon et moi, ce que l'Aiglon représentait pour Alexander.

dimanche 14 mars 2010

Amour maternel

Je n'y avais vraiment pas pensé...

Il faut dire que ma mère étant décédée depuis quelques années, à un âge très respectable (ma mère était déjà relativement âgée lorsque je suis né), et que les relations avec ma mère ressemblaient davantage aux relations que j'aurais pu avoir avec une grand-mère distante si j'étais né plusieurs années plus tôt, la fête des Mères a toujours été pour moi une fête assez « conventionnelle », sans grande connotation affective. La fête a parfois pris plus d'importance lorsqu'il s'agissait de souligner la fête des mères de certaines personnes que j'aimais car je pouvais alors y associer des émotions...

Ces deux dernières années, j'ai essayé de ne pas évoquer trop souvent la relation avec la mère car Alexander a eu le malheur de perdre la sienne alors qu'il n'avait que quatre ans. Il conservait de celle-ci de précieux souvenirs de berceuses qu'elle lui chantait, de dentelles et de petits anges voletant au-dessus de son petit lit, souvenirs ravivés bien sûr par les récits émouvants qu'on lui a souvent faits par la suite. Mais ce qu'il ressentait, surtout, c'était l'absence d'une maman. Même s'il y avait un père qui adorait ses enfants, et même s'il y avait plein de monde pour s'occuper d'eux, Charles et Alexander se sentaient souvent très seuls dans cette grande maison. « C'est difficile pour des petits garçons de grandir dans une maison où il n'y a pas de mummy », disait-il. Et je n'oublierai jamais ce récit déchirant, bouleversant, qu'il m'a fait du premier Noël sans sa mère, alors qu'il croyait qu'elle arriverait avec le Père Noël ; même s'il y en avait une tonne, il ne fallait surtout pas ouvrir les cadeaux avant l'arrivée du Père Noël car alors sa maman ne viendrait plus... Chaque Noël, Alexander revivait en silence ce premier Noël où sa mère n'est pas venue... « Il n'y a qu'à toi que je puisse raconter cela », me disait-il. Ce n'était pas parce que personne ne pouvait comprendre mais surtout parce qu'il ne voulait faire de peine à personne en exprimant la sienne. Le petit garçon n'a pourtant pas manqué d'amour : l'amour d'un père occupé mais qui adorait ses deux fils et qui savait vraiment leur faire plaisir ; Alexander n'aura jamais oublié certaines joies immenses qui l'attendaient parfois au réveil, que ce soit à son anniversaire ou en d'autres circonstances. L'amour d'une grand-mère qui n'était pas toujours là car elle vivait un peu loin mais qui aurait tout donné, et qui l'a souvent fait, pour l'amour de ces deux petits anges (les plus précieux souvenirs d'Alexander lui viennent sans doute de tout ce qu'il a pu apprendre, vivre avec sa grand-mère ; l'année dernière encore, elle l'avait invité au théâtre, voir une représentation du Petit Prince : pour l'occasion, il avait apporté avec lui, pour qu'il puisse entendre la pièce, le Petit Prince de chiffon que lui avait offert sa grand-mère alors qu'il avait quatre ans et dont il ne se séparait jamais ; usé, léché, déchiré même, si souvent recousu par ses soins, il adorait son Petit Prince et même à l'hôpital, il était là, le plus rassurant possible). L'amour d'une marraine merveilleuse qui en dépit d'un emploi du temps très chargé tenait à offrir à son filleul et à son frère des moments de vie de famille en les invitant souvent à passer du temps avec ses propres fils, leurs cousins... Puis il y a eu Jane, la meilleure amie de sa mère, qui a vu naître ce petit ange et qui l'a vu grandir ; Jane a toujours aimé Alexander et son frère Charles comme s'ils étaient ses propres fils. Et comme elle a si vite senti qu'Alexander ne serait pas « un garçon comme les autres », qu'il était dès ses premières années un véritable poète, amoureux des chevaux, des plantes, de tout ce qui vit, sachant comme saint François parler aux bêtes et consoler les fleurs, elle a eu pour Alexander une affection particulière qui, au fil des ans, s'est transformée en solide amitié.

Malgré cette rare complicité, cette indéfectible amitié, Jane a tout de même conservé envers Alexander la fibre maternelle. Et en ce dimanche 14 mars, son coeur de mère n'a pu s'empêcher de saigner en raison de l'absence du Petit Prince tant aimé. Si l'amour de ses filles et l'amour de ses gendres peuvent combler son coeur de mère, ils ne peuvent faire oublier qu'il y a quelques mois encore un Petit Prince aux cheveux de jais et aux grands yeux verts la faisait rire ou pleurer en donnant à la vie tout son sens, en faisant prendre conscience de toute sa richesse...


Je n'y avais pas pensé et je n'y aurais pas pensé avant le mois de mai... si Jane ne m'avait exprimé sa douleur en ce jour de la fête des Mères.

Au Royaume Uni et en Irlande, il y a eu, entre le seizième siècle et 1935, une fête qui s'applelait « Mothering Sunday », et qui voulait que les Chrétiens se rendent au moins une fois l'an à l'église que fréquentaient leur mère respective ; ainsi, presque chaque mère se trouvait ce jour-là en présence de ses enfants. Cette fête était célébrée le quatrième dimanche du carême ; en 2010, ce dimanche tombe le 14 mars.



À compter de 1935, Mothering Sunday n'était plus célébrée en Europe. Il aura fallu attendre quelques années pour que la fête des Mères soit remise au goût du jour par les soldats états-uniens venus combattre en Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ils célébraient cette fête le deuxième dimanche de mars mais les habitants du Royaume Uni et de l'Irlande ont tenu alors à conserver le même jour qu'ils avaient l'habitude de célébrer le Mothering Sunday, soit le quatrième dimanche du carême.

Voilà pourquoi ce dimanche 14 mars, maintenant que je le sais, j'ai une pensée particulière pour les mamans du Royaume Uni et de l'Irlande, une pensée toute spéciale et les voeux les plus cordiaux pour les mamans que je connais : Jane, Abigail...

Et comme c'était aussi la semaine dernière, dimanche 7 mars, la fête des Grands-mères, j'en profite pour offrir mes voeux à la plus extraordinaire des grands-mères, celle qui a su accompagner un petit garçon merveilleux pour en faire un garçon exceptionnel, un Petit Prince, celle qu'il adorait tant, la grand-maman d'Alexander. Meilleurs voeux aussi à toutes les grands-mères qui aiment leurs petits-enfants.

lundi 8 mars 2010

Femmes de coeur


On pourrait croire parfois que le simple fait d'être une femme dans un monde généralement fait par des hommes pour des hommes est un exploit en soi. Certaines s'en tirent mieux que d'autres. Mais rien n'est jamais vraiment gagné de façon définitive, ne serait-ce que pour les salaires.

J'ai connu plusieurs femmes formidable, des artistes, des femmes d'affaires, des dirigeantes, etc. Mais, comme pour tout le reste dans la vie, on ne connaît bien que ce que l'on apprivoise, que celles et ceux que l'on apprend patiemment à connaître. J'ai eu l'occasion, depuis quelques mois, de vérifier la qualité de la présence de certaines amies ; il y a des jours où, vraiment, je ne sais pas dans quel état j'aurais terminé la journée et commencé la nuit si je n'avais pas eu l'oreille attentive et le coeur ouvert de certaines de ces amies. Je pense notamment à Pierrette qui, à l'âge où la plupart des gens sont à la retraite depuis un bon moment, continue de travailler et de conseiller des gens qui vivent des situations difficiles. Le soir, chez elle, son téléphone ne dérougit pas car la famille et les amis veulent aussi bénéficier de son écoute et de ses conseils. Je pense à une autre amie, à l'une de mes soeurs, ... Je les remercie de leur présence réelle.


Alexander n'a pas eu la chance de bien connaître sa mère car celle-ci est décédée alors qu'il n'avait que quatre ans. Il a pu toutefois compter sur l'amour inconditionnel d'une grand-mère extraordinaire qui lui a appris énormément de choses, dont le nom des oiseaux, des plantes, etc. Il y avait tellement d'amour, d'admiration, dans ses mots lorsqu'il me parlait de sa grand-mère que je rêvais de venir avec Alexander m'asseoir au coin du feu afin qu'elle me parle du petit garçon merveilleux qu'il était. J'ai vécu avec lui, à distance, les inquiétudes que l'on ressent profondément lorsque ceux que l'on aime sont en cause.

Il a eu le malheur de perdre sa marraine alors qu'il n'avait que quinze ans. Elle était une femme remarquable, mais elle était surtout sa marraine qui l'aimait inconditionnellement et qui l'encourageait à rester lui-même, à résister aux pressions familiales qui voulaient faire de lui un garçon plus lisse, plus conventionnel. Et puis elle était la mère de cousins avec qui il aura passé beaucoup de temps pour tenter d'oublier qu'il n'y avait pas de maman à la maison.

Plus tard, à la fin de ses études de médecine, il a pris un appartement près du palais de Westminster. Il a eu la chance d'avoir comme voisine une autre femme formidable qui est vite devenue une amie, une complice... Il aimait beaucoup jouer avec elle au backgammon car, contrairement à Alexander le bouledogue, Abigail ne trichait pas ; celui ou celle qui avait remporté dix parties se faisait organiser par l'autre toute une journée, qui pouvait consister en une sortie au musée, au cinéma, au concert, repas au restaurant, etc. Même Alexander bull adorait recevoir une invitation d'Abigail ; il se faisait beau pour descendre à son appartement. Depuis le départ d'Alexander, Abigail ne pouvait plus tolérer son absence ; elle ne pourrait plus lui apporter de la soupe de légumes, un plat de lentilles, des macarons, etc. ; aller et venir dans cet immeuble en sachant qu'elle n'y retrouverait pas la présence aimante et attentive d'Alexander lui est devenu insupportable : Abigail a quitté son appartement pour aller vivre chez ses enfants à l'extérieur de Londres.

Et enfin, une autre femme a joué un rôle immense dans la vie d'Alexander. Comme elle était la meilleure amie de sa mère, Jane considérait que, d'une certaine façon, son amie lui avait confié son petit ange. Alexander a toujours eu sa chambre chez Jane, à la campagne. Encore maintenant, ses jouets d'enfant sont là, bien présents. Jane a toujours été pour Alexander comme une mère mais aussi une très précieuse amie, une grande complice. Quand Alexander ne pouvait pas communiquer avec moi, soit parce qu'il y avait une panne d'électricité ou d'Internet, soit parce qu'il était à l'hôpital, Jane était là pour me donner des nouvelles d'Alexander et pour lui transmettre mes messages, pour lui imprimer ce que je lui écrivais aussi bien que les images qui accompagnaient mes mots. Jane était là pour le rassurer lorsqu'il était inquiet, pour recevoir ses confidences, pour lui trouver des objets qui lui feraient grandement plaisir. Et surtout, elle aura été présente jour et nuit jusqu'au dernier souffle, tenant avec amour la main de notre petit prince, lui disant les mots qui apaiseraient ses angoisses, écoutant les siens. Depuis le départ d'Alexander, Jane est absolument inconsolable. Sa présence, ses messages presque quotidiens, me sont si précieux, indispensables. Et si elle n'était pas là, Alexander le bouledogue se laisserait sûrement mourir. Si je n'avais qu'une seule médaille à décerner aujourd'hui, c'est à Jane qu'il faudrait la remettre. Je sais que toutes les femmes qui ont tellement compté pour Alexander seraient d'accord avec moi. Bonne fête, Jane.
Bonne journée internationale des femmes.

dimanche 7 mars 2010

Acte de foi


« "Avoir foi" en une autre personne signifie être certain de la fidélité et de l'inaltérabilité de ses attitudes fondamentales, du coeur de sa personne, et de son amour. »
Erich Fromm, L'art d'aimer.

« L'amour est un acte de foi, et qui a peu de foi a peu d'amour. »
Erich Fromm, L'art d'aimer.


Huit mois après le départ d'Alexander, mon amour pour lui n'a rien perdu de sa force, de son intensité, de sa qualité. Et c'est grâce à la foi qu'il a eu en moi dès le début, grâce à la qualité et à l'intensité de son amour.

mardi 2 mars 2010

Ce pays n'est pas le mien !


Ce gouvernement n'est pas le mien !

Je ne me suis pas très souvent reconnu dans les politiques, les actions, les discours, l'espace géographique de ce pays qui s'appelle Canada. Ce pays est pour moi une imposture, qui se targue d'être un pays bilingue, par exemple, et qui oublie tout simplement de dire un mot en français lors de l'inauguration officielle de ses Jeux Olympiques d'hiver, alors que des centaines de millions de regards sont tournés vers la ville qui les organise. Pour un francophone vivant au Québec ou ailleurs au Canada, les manifestations de mépris ou d'ignorance (ce qui revient au même) de la part des représentants de cette imposture se multiplient au quotidien. Les citoyens du Québec ont de multiples raisons supplémentaires de lutter contre les volontés politiques de ce gouvernement centralisateur et envahissant, quel que soit le parti au pouvoir.

Le gouvernement conservateur actuel, qui n'a pas été élu par les Québécois (qui ont plutôt élu 75 députés souverainistes) n'a jamais caché sa volonté d'abolir la loi adoptée en 2005 légalisant le mariage entre personnes de même sexe. L'actuel ministre canadien de l'Immigration (le Québec a aussi son ministre de l'Immigration), alors qu'il était simple député de l'opposition, s'était vivement opposé à l'adoption de cette loi. Comme les esprits bornés de son espèce ont de la suite dans les idées, voilà qu'il profite de la mise à jour d'un guide destiné aux immigrants pour effacer toute référence aux droits des homosexuels.

Voici le contenu d'un article diffusé par la Presse canadienne :

« Le ministre fédéral de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, a évacué toute référence aux droits des homosexuels dans un nouveau guide qui sera remis aux immigrants qui demandent la citoyenneté canadienne, a appris La Presse Canadienne.

« Selon des documents internes, une première version du guide révélait que l'homosexualité a été décriminalisée en 1969, que la Charte des droits et libertés interdit la discrimination en vertu de l'orientation sexuelle, et que les mariages entre personnes de même sexe sont légaux depuis 2005.

« Mais M. Kenney, qui s'est opposé au mariage homosexuel lorsque la question a été débattue au Parlement en février 2005, a ordonné le retrait de ces informations quand son cabinet a transmis ses commentaires au ministère en juin 2009.

« Le sous-ministre Neil Yates a protesté, sans succès, contre les suggestions de M. Kenney. Publié avec tambours et trompettes en novembre, le guide de 63 pages ne contient aucune mention des droits des gais et lesbiennes. »


Ce gouvernement se moque de la démocratie.
Ce gouvernement se moque des lois canadiennes.
Ce gouvernement se moque de la Charte des droits et libertés !

Ce gouvernement compte plusieurs ministres aux positions intégristes.
Ce gouvernement, avec la bénédiction du premier ministre Harper, bafoue les droits des minorités et a des prises de position ignobles.

dimanche 28 février 2010

Un puits dans le désert

Alexander avait beau répéter qu'il avait bien des défauts, je n'arrivais pas à le croire ; je ne lui en connaissais pas. Pour équilibrer le nombre de ses qualités, je dirais qu'il était seulement vulnérable en quelques points.
Il avait choisi d'être médecin pour sauver des vies et soulager des souffrances ; c'est ce qu'il faisait à l'hôpital tous les jours. Même en dehors du travail, il était toujours attentif à ce qui pouvait réclamer un peu d'attention, un peu de soin, qu'il s'agisse de chauve-souris tombées dans la cendre de la cheminée, d'un petit chat abandonné sous la pluie, d'insectes qui se trouvent aux mauvais endroits, de plantes négligées, etc.
Docteur Jane m'a raconté une anecdote qui représente très bien le garçon qu'était Alexander. Un jour qu'il était allé à sa banque, il a remarqué une plante qui avait vraiment besoin d'être arrosée. Sans rien dire, il est sorti, il est allé acheter quelques bouteilles d'eau et il est revenu arroser la plante. Voyant que son geste n'était pas passé inaperçu, il s'est approché d'un employé de la banque en disant : « Pardonnez-moi, mais je n'aurais vraiment pas pu dormir en sachant que j'avais refusé à boire à quelqu'un qui avait soif. »

dimanche 21 février 2010

Coeur d'artichaut

Alexander disait de lui-même qu'il était « un coeur d'artichaut ». Dans son esprit, surtout s'il l'utilisait pour se décrire lui-même, cette expression ne signifiait pas « tomber facilement amoureux, être volage », mais plutôt : « avoir le coeur tendre, s'émouvoir facilement, avoir rapidement les larmes aux yeux ». L'expression m'est revenue à l'esprit ce dimanche matin après avoir fondu en larmes en entendant par hasard une vieille chanson. Je n'ai pas compris immédiatement ce qui a déclenché ce torrent mais en faisant le lien entre la chanson et ce qui occupait mon esprit depuis mon réveil, j'ai compris. Depuis plusieurs jours, je me remémore des extraits du Petit Prince, sans relire le texte lui-même, en essayant d'en comprendre le sens profond.
Le Petit Prince a toujours été, dès ses premières années, non seulement l'un des livres préférés d'Alexander, mais son personnage principal vivait vraiment avec lui, en lui. « Le Petit Prince est un ami très cher », écrivait-il le printemps dernier. Il n'est pas le seul à aimer ce livre, cette histoire, ce conte, ce traité de philosophie, car Le Petit Prince est, immédiatement après la Bible, le livre le plus vendu au monde. Mais, comme le dit si bien le renard, « on ne connaît que les choses que l'on apprivoise » : nous pourrions être des millions, des milliards à aimer Le Petit Prince, la relation de chacun avec l'esprit du Petit Prince sera toujours unique puisque chacun, s'il veut le connaître, devra l'apprivoiser à sa manière.
Depuis près de deux ans, et plus particulièrement ces jours derniers, j'essaie de distinguer ce qu'il y a du Petit Prince en Alexander et pourquoi ce livre me touche autant moi-même. Il y a dans ces pages beaucoup plus qu'une jolie histoire pour les enfants, beaucoup plus qu'un beau conte pour les adultes : ce livre contient une philosophie de vie, accessible à tous ceux qui voudront se donner la peine de l'apprivoiser.
Ce dimanche matin, je réfléchissais plus précisément à deux qualités essentielles du Petit Prince : l'importance d'être tout entier dans l'instant présent et l'importance de conserver son coeur d'enfant. Alexander possédait au plus haut point ces deux qualités ; grâce à lui, j'ai appris et j'apprends encore à les approfondir.

Je crois que ce qui a déclenché la crise de larmes de ce dimanche matin, c'est le lien qui s'est fait à mon insu entre les paroles de cette chanson et ces qualités du Petit Prince : le moment présent et l'esprit d'enfance. La chanson entendue ce matin est une chanson banale, un succès des années soixante que je connaissais en français, mais interprétée ici, sans doute dans sa version originale, en italien. Elle raconte l'histoire d'un garçon qui a grandi à la campagne, dans une maison tranquille, loin de la ville (déjà, je peux m'y reconnaître) ; il a un jour quitté la maison familiale, les arbres, les champs, ses amis, pour s'en aller vivre à la ville... Un jour il a la nostalgie de son enfance, de la maison familiale... Il pourrait l'acheter mais là où il y avait quelques maisons, des arbres, de l'herbe, une ville a poussé, faite de béton, de goudron...

Questa è la storia
di uno di noi
anche lui nato per caso in via Gluck
in una casa fuori città
gente tranquilla che lavorava.

Là dove c'era l'erba ora c'è
una città
e quella casa in mezzo al verde ormai
dove sarà
questo ragazzo della via Gluck
si divertiva a giocare con me
ma un giorno disse: "vado in città"
e lo diceva mentre piangeva
io gli domando: "amico non sei contento?
vai finalmente a stare in città
là troverai le cose che non hai avuto qui.
Potrai lavarti in casa senza andar
giù nel cortile".
"Mio caro amico" disse "qui sono nato
e in questa strada ora lascio il mio cuore
ma come fai a non capire
che è una fortuna per voi che restate
a piedi nudi a giocare nei prati
mentre là in centro io respiro il cemento
ma verrà un giorno che ritornerò
ancora qui
e sentirò l'amico treno che
fischia così.... ua ua".

passano gli anni ma otto son lunghi
però quel ragazzo ne ha fatta di strada
ma non si scorda la sua prima casa
ora coi soldi lui può comperarla
torna e non trova gli amici che aveva
solo case su case catrame e cemento

là dove c'era l'erba ora c'e
una città
e quella casa in mezzo al verde ormai
dove sarà
non so, non so perché continuano
a costruire le case
e non lasciano l'erba, non lasciano l'erba
non lasciano l'erba, non lasciano l'erba
e non so se andiamo avanti così
chissà come si farà
chissà chissà come si farà.


Si vous avez quelque peu la nostalgie des années soixante, de la télévision en noir et blanc, écoutez et regardez Adriano Celentano interpréter
Il ragazzo della via Gluck (le garçon de la rue Gluck)

Françoise Hardy a repris cette chanson, intitulée
La maison où j'ai grandi.

La chanson elle-même n'a pas vraiment d'importance ; ce qui a déclenché la crise de larmes, c'est l'évocation de l'enfance à la campagne, associée à l'esprit de l'enfance. J'ai vivement ressenti l'absence de mon complice de l'enfance retrouvée, de mon inspiration...


Ce dimanche soir, j'ai croisé l'une de mes voisines qui m'a prêté un exemplaire du Petit Prince en bandes dessinées. J'ai ouvert l'album vers la fin, aux dernières pages, et j'ai dû le refermer aussitôt ; je ne pouvais pas relire ces mots évoquant le serpent, la morsure... « Ça ne fit même pas de bruit... »

Plus tard, en fin de soirée, je suis sorti sur le trottoir, quelques minutes ; j'ai cherché les étoiles, tout particulièrement celles qui rient car un Petit Prince y habite... Il m'a fallu un moment avant d'en trouver une, puis une autre... L'une d'entre elles scintillait vraiment ; sa lumière semblait vaciller comme la flamme d'une bougie dans le vent (« A Candle in the Wind »).
« Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. » (Le Petit Prince)
« La nuit, tu regarderas le ciel, la Lune, les étoiles ; tu verras que je t'envoie des baisers. (Alexander)

dimanche 14 février 2010

Amoureux d'une étoile

Depuis quelques jours, je craignais tout le bruit que l'on ferait autour de la Saint-Valentin. Je craignais que l'on m'oblige à participer à des célébrations alors que je n'avais pas le coeur à la fête. En mettant sans cesse en vedette les amoureux afin de mieux faire vendre des fleurs et du chocolat, on ne pouvait que me rappeler cruellement que mon amoureux n'est plus là. Je m'étais mentalement préparé à protester et à demander qu'on me fiche la paix. Je n'ai pas vraiment eu à le faire et ma tension artérielle n'a pas eu à en souffrir.
Si Alexander était là, nous aurions souligné la fête des amoureux puisque chaque jour était pour nous une fête. Le fait qu'il soit retourné sur son étoile n'empêche pas que je reste son amoureux. Si chaque nuit (et le jour aussi car si elles sont moins visibles les étoiles sont pourtant présentes) je lève les yeux vers le ciel car Alexander aimait la Lune et les étoiles, je fais un acte de foi. Ce qui est bien évident, sensible et vérifiable, c'est qu'Alexander est et qu'il sera toujours au fond de mon coeur ; il y occupe toujours la première place.
Aux bougies qui brûlent dans un coin du salon, parce que leur lumière est visible des étoiles, j'ai ajouté aujourd'hui une magnifique rose rose ; Alexander était sensible à leur beauté, à leur couleur, à leur parfum.

vendredi 12 février 2010

Larmes

« L'âme n'aurait pas d'arcs-en-ciel
si les yeux n'avaient pas de larmes. »

(Dicton anglais)

jeudi 11 février 2010

Contaminé

Ces derniers jours, j'ai été plus silencieux et absent car j'ai été occupé, mais aussi parce que j'ai passé beaucoup de temps à régler des problèmes techniques.
Depuis une semaine, mon ordinateur a été contaminé par un ou plusieurs virus. Alors que je croyais que tout était réglé, je me rendais vite compte que je ne contrôlais plus mon ordinateur. J'ose croire que cette fois, c'est réglé, que les virus ont été éradiqués.
Toutefois, je ne sais pas si ce sont les virus ou les antivirus qui ont effacé ou corrompu des fichiers essentiels, mais j'ai encore du mal à utiliser efficacement cet ordinateur. Je crois que je ne pourrai repousser encore l'achat d'un nouvel ordinateur, même si ce n'était pas prévu au « budget ».

dimanche 7 février 2010

7 fois 7

J'ai toujours aimé le chiffre 7 ; je l'ai toujours considéré comme mon chiffre chanceux. Mais depuis sept mois, le chiffre sept rappelle une très douloureuse journée, une très sombre date.


On voudrait, afin d'apaiser mon chagrin et de commencer à « tourner la page », que je donne un sens au départ de celui que j'aime. Comment le pourrais-je, alors que j'ai à peine eu le temps de comprendre le sens de sa présence merveilleuse dans ma vie ?

mardi 2 février 2010

Au nom de la foi

Les intégristes barbus n'ont pas le monopole de la bêtise !


Encore une fois, le pape Benoît XVI intervient dans le processus législatif d'un pays souverain. Parce qu'il n'aime pas que le parlement de Westminster soit en train d'adopter une loi qui accorderait l'égalité des droits entre toutes les personnes, sans discrimination, le pape demande à l'Angleterre de ne pas adopter cette loi. Car si la loi est adoptée, l'Église catholique elle-même pourrait - et l'occasion ne saurait tarder - devoir cesser de faire de la discrimination contre les femmes, les homosexuels, par exemple, leur reconnaître la même dignité et leur reconnaître les mêmes droits qu'à tous les autres humains. Et cela, c'est contre les croyances officielles de l'Église, qui prétend pourtant parler d'amour et de liberté. Est-ce cela le message du Dieu dont se revendique Benoît XVI et ses acolytes ? « Bandes d'hypocrites ! », dirait Jésus s'il devait revenir. Je l'entends le dire. Se pourrait-il que Benoît XVI soit aussi sourd qu'il est aveugle ?

Ajout : Voici la nouvelle publiée par l'AFP (Angence France Presse) :
Des propos du pape Benoît XVI dénonçant un projet de loi protégeant les homosexuels contre la discrimination suscitaient mardi la controverse au Royaume-Uni, à sept mois environ d'une visite officielle du Saint-Père.
«Votre pays est bien connu pour son engagement résolu en faveur de l'égalité des chances pour tous», a déclaré lundi le pape à Rome lors d'un discours prononcé devant les évêques catholiques anglais et gallois.
«Cependant... certaines lois destinées à réaliser cet objectif imposent des restrictions injustes à la liberté des communautés religieuses d'agir en accord avec leurs croyances... À certains égards, cela enfreint la loi naturelle sur laquelle l'égalité de tous les êtres humains est basée et par laquelle elle est garantie», a ajouté le pape.
Les Églises catholique et protestante britanniques craignent que la «loi sur l'égalité» des chances, actuellement débattue au Parlement, puisse les contraindre à embaucher des homosexuels ou transsexuels parmi leur personnel non clérical comme par exemple des enseignants. Le projet de loi ne concerne pas en revanche les prêtres.
Une campagne, menée par des évêques anglicans et catholiques, est déjà en cours contre le projet de loi.
Le sujet promet de s'inviter lors de la visite du pape au Royaume-Uni, qu'il a confirmée lundi. Le Saint-Père n'a pas donné de date mais un ministre britannique avait récemment évoqué la mi-septembre. Le dernier pape à s'être rendu en Grande-Bretagne est Jean Paul II, en 1982. Il s'agira de la deuxième fois seulement qu'un pape se rend au Royaume-Uni depuis que le roi Henry VIII a rompu avec Rome et le catholicisme il y a près de cinq siècles, établissant l'Eglise anglicane.
La National Secular Society (Société laïque nationale) a déjà annoncé une manifestation. «Le contribuable va payer 20 millions de livres environ pour la visite, durant laquelle il a déjà dit qu'il attaquerait l'égalité des droits et ferait la promotion de la discrimination», a déclaré le président de l'organisation, Terry Sanderson.

vendredi 29 janvier 2010

La Liberté...

La caricature de Garnotte vient du journal Le Devoir


Il semblerait qu'au nom de la liberté (de religion, etc.), on exige que le nom du peintre Eugène Delacroix soit remplacé par celui d'Eugène Ducroissant.



Il est « éclairant » de lire sur Wikipédia, dans la section « Utilisation symbolique », à quel point ce tableau représentant la Liberté dérange encore les forces obscures, aussi bien au Japon, aux États-Unis qu'en Turquie...

lundi 25 janvier 2010

Fréquentations

Je n'ai jamais eu d'affection particulière pour les statistiques, quelles qu'elles soient. Je ne consulte les statistiques de ce blogue que pour avoir un aperçu du nombre de visites quotidiennes et la provenance de ces visiteurs. Durant une certaine période, si je ne m'étais fié qu'aux commentaires aux articles publiés, j'aurais pu croire que plus personne ne me lisait. Je savais toutefois que je pouvais compter sur quelques fidèles. Et puis le compteur m'indiquait que chaque jour le blogue recevait plusieurs dizaines de visiteurs. Ces dernières semaines, le nombre de visiteurs n'a cessé d'augmenter. J'ai été content quand ce nombre a dépassé les cent cinquante. Or, ces derniers jours, le nombre de visiteurs a franchi le cap des deux cents, puis de deux cent cinquante et, finalement, ce dimanche 24 janvier, le cap des trois cents visiteurs a été franchi. Je n'ai pas la prétention de croire que c'est le contenu de mes articles qui amène sur le blogue tous ces visiteurs, mais je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire. Alexander tenait à ce que je poursuive la tenue de ce carnet ; de son étoile, je suis sûr qu'il sourit aussi. Je veux surtout remercier les véritables lecteurs, ceux qui reviennent jour après jour, depuis des mois, depuis quelques années, ceux qui laissent un commentaire comme ceux qui restent silencieux, ainsi que les nouveaux qui découvrent le blogue par hasard ou qui y arrivent après être passés chez des amis. Merci de votre fidélité, merci de votre présence et merci de laisser parfois au moins la trace de votre passage.

jeudi 21 janvier 2010

Que faire de ses idées ?

Des amis à qui je dis que je n'ai plus beaucoup de temps libre parce que je suis trop occupé à mon goût me répondent que c'est une bonne chose, que le fait d'être occupé va « me changer les idées ». C'est vraiment mal me connaître que de penser que j'ai besoin, que j'ai envie de me « changer les idées » ! Comme si j'avais de mauvaises pensées dont il fallait me distraire. Je n'ai pas envie d'oublier mes idées, j'ai envie de m'en occuper. Je n'ai pas envie d'oublier Alexander et tout ce que nous avons vécu, comme je n'ai pas envie d'oublier non plus à quel point il me manque. Ce n'est pas d'oubli dont j'ai besoin, mais de temps et de tranquillité pour faire ce que j'ai envie de faire, comme de mettre des mots et encore des mots sur ce que nous avons vécu et sur ce qui reste à faire, à vivre

vendredi 8 janvier 2010

Sous le même manteau...


« Alexandre et Héphaistion paratageant le même manteau en peau de loup envoyé par Olympias, étaient assis près de la fenêtre, car les lampes n'étaient pas encore allumées. Ils lisaient la Cyropédie de Xénophon, sur l'éducation de Cyrus, texte qui, après Homère, était à ce moment-là l'ouvrage favori d'Alexandre. »
Mary Renault, Le feu du ciel

Alexander connaissait par coeur ce livre de Mary Renault ; il l'avait toujours avec lui, partout où il allait. Et quand il ne dormait pas avec moi, il dormait avec Homère (et avec Harry, Alexander bull et... le Petit Prince).

« Alexandre enroula un peu plus le manteau autour d'Héphaistion, se rappelant que la nuit, il se serrait toujours contre lui à cause du froid. »

jeudi 7 janvier 2010

Tu me manques




7 juillet 2009

7 janvier 2010


dimanche 3 janvier 2010

Il y a un an, Harry...


Il y a un an, alors que son ami se préparait à quitter la campagne de sa grand-mère pour rentrer à Londres, Harry (Potter) faisait comprendre qu'il était temps de partir sur son étoile. Il avait donné le meilleur de lui-même et le cancer dont il était atteint ne lui laissait plus le choix. Il était trop fatigué pour faire le voyage de retour à Londres et il voulait éviter à Alexander un autre aller-retour quelques jours plus tard pour venir le mettre en terre dans le jardin où il avait été recueilli treize ans plus tôt.

Il me manque. Tout comme me manquent les mots de celui qui m'en parlait avec tant d'amour.

Jane m'écrivait, il y a quelques jours, que ses quatre chatons nés chez elle cet automne avaient poussé les personnages de la crèche sous l'immense sapin de Noël et s'étaient fait un nid confortable pour dormir. Harry faisait de même. Comme ils ont raison de penser à leur confort, à leur bien-être ! Nous devrions plus souvent faire comme eux.

Alexander bull, lui qui l'an dernier cherchait Harry partout dans la maison, en reniflant un à un les jouets du chat en faisant semblant que Harry voulait jouer à cache-cache, alors qu'il avait bien compris ce qui se passait, cette année, ne voulant pas laisser aux chatons tout le plaisir que procure l'arbre de Noël, il a croqué un ange de bois. Je suis sûr qu'il aurait préféré qu'il soit en pain d'épice, comme ceux qu'il aimait partager avec son ami lors de leurs sorties dans Londres. Mais il n'aura pas eu à se priver longtemps de toutes les gâteries qu'il aime ; en faisant avec Jane la visite chez plusieurs personnes âgées du village, il aura été choyé. Ce chien est un vrai personnage, m'écrivait Alistair il y a quelques semaines. Il est aussi bien élevé que son ami et il adore faire plaisir, saluer, s'asseoir, donner la patte. Il n'est donc pas étonnant que tout le monde l'aime. Abigail, sa voisine et amie à Londres, lorsqu'elle recevait chez elle, aimait adresser à Alexander bull, sur de jolis cartons, des invitations écrites que son ami lui lisaient. Et s'il est aimé, il aime son public : à la portière de la voiture lorsqu'il circule, il se prend pour la reine saluant ses sujets. « He thinks he is royal, but he is not ! » disait Alexander ; je ne suis pas tout à fait d'accord : s'il n'est pas royal, il est au moins princier.

Vendredi soir, en pensant à Harry et à son ami, qui nous ont tous deux quittés en 2009, j'ai regardé une nouvelle fois le premier film de la série des Harry Potter. Je crois que ce soir j'en regarderai un autre.

samedi 2 janvier 2010

Bonne année 2010

Au moment d'écrire des voeux pour 2010, je ne suis pas trop inspiré. Si nous étions encore en 2009, j'aurais peut-être envie de reprendre les mots d'une amie juste avant l'arrivée de la nouvelle année : « J'ai envie d'arrêter ici ». Mais puisque 2010 est déjà là, il est trop tard pour la décommander. Je ferai, contre mauvaise fortune, bon coeur.

Je ne ferai surtout pas de bilan. Ce serait trop douloureux. Ce que je retiendrai surtout de l'année 2009, au-delà des inquiétudes, des pertes, des chagrins immenses, c'est l'amour omniprésent, c'est la solidarité, la présence et l'amitié de personnes très chères. Merci à tous, amis, lecteurs, et toutes les autres personnes dont la présence, au cours des derniers mois, aura été si précieuse.

Le manque d'inspiration ne m'empêche pas d'apprécier les voeux reçus. En espérant qu'il soit d'accord, je reprendrai ici les voeux formulés par Jean à la suite de l'
article précédent :

« Que cette année 2010 soit pour toi et les autres lecteurs, une année d'espérance, une année de plénitude et de victoire. »

J'ajouterai simplement des voeux de santé, de sérénité et de partage.

dimanche 27 décembre 2009

La vie est si fragile

La vie n'est pas un Père Noël : même ces jours-ci, elle n'apporte pas que des cadeaux et des bonbons !

samedi 26 décembre 2009

Jared - Héphaistion - 30 seconds to Mars


S'il était là aujourd'hui, Alexander ne manquerait pas de souligner dignement l'anniversaire de naissance de son ami Jared Leto, l'acteur qui a incarné son héros préféré, le premier de tous, Héphaistion, le fidèle ami et amoureux d'Alexandre le Grand.


Jared Leto, c'est aussi le chanteur du groupe 30 Seconds to Mars (j'avais évoqué ce groupe dans cet article, avec commentaire d'Alexander) dont Alexander a attendu impatiemment la sortie du plus récent album, en vain. Alexander ne manquait pratiquement aucun concert de son groupe préféré, dès qu'il se produisait en Angleterre ou en France. Je me souviens de la longue attente pour le concert du 10 mai 2008 : Alexander avait passé vingt-quatre heures dans le froid, sans manger, sans boire, afin d'être parmi les premiers à entrer dans la salle et d'avoir ainsi une bonne place devant la scène, quitte à se faire piétiner. Il aurait très certainement pu avoir accès aux meilleures places sans devoir attendre aussi longtemps dans le froid, mais Alexander avait horreur des privilèges. Sa grand-mère n'aimait pas le savoir ainsi dans la rue, la nuit, entouré de centaines de jeunes qui n'ont pas tous le respect d'Alexander pour les autres ; je n'étais pas rassuré non plus. Mais Alexander n'avait pas attendu en vain ; il avait pu, après le concert qu'il avait adoré, se rendre en coulisses et parler à Jared ; ils avaient ainsi échangé des idées de lecture.

Récemment, 30 Seconds to Mars était en concert à Londres ; comme le disait Jane : « Comment Jared peut-il ainsi chanter alors qu'Alexander n'est pas là pour l'entendre ? »

Combien de fois Alexander a-t-il pu voir et écouter cette vidéo de la chanson From Yesterday ? Il n'aura pas entendu celle-ci ; il n'aura pas vu cette vidéo, ce flix, « Kings and Queens », que l'on peut voir et entendre en haute définition sur le site officiel de 30 Seconds to Mars ou sur YouTioube.

jeudi 24 décembre 2009

Voeux de Noël 2009


Je vous souhaite à tous
un Noël de paix,
de sérénité, d'amour,
sous le signe de
la présence aux autres,
à ceux que vous aimez,
à ceux qui vous aiment.