dimanche 12 mai 2019

Souvenirs légers du dimanche soir

J'avais l'intention, dimanche dernier, de répondre à l'invitation de Dr CaSo à jouer le jeu des p'tits souvenirs du dimanche soir, mais le temps m'a manqué. Avant la publication de la nouvelle édition, ce soir, je vais tenter de répondre rapidement aux questions de la semaine dernière.

Qu’est-ce que vous auriez dû faire cette semaine que vous n’avez pas fait ?

Énormément de choses. J'en ai fait d'autres, mais il y avait plusieurs choses que j'aurais dû faire et que j'ai reporté de jour en jour, jusqu'à... la semaine prochaine. Pêle-mêle, sans ordre de priorité, en voici quelques-unes : 1) le compte rendu d'une réunion que j'ai moi-même convoquée ; 2) une répartition des tâches confiées à certains de mes collègues ; 3) le calendrier d'exécution de certaines tâches partagées entre seize collègues ; 4) l'étude de trois soumissions (devis) - documents techniques de plus de deux cents pages - pour des dépenses d'environ 200 000 $ (plus de 132 500 euros) pour des travaux que je devrai confier à des professionnels ; 5) la rédaction d'un guide de gestion ; 6) le désencombrement de mon appartement à la suite de rénovations importantes (c'est comme un déménagement sans bouger) ; 7) je ne parle même pas du projet le plus important que j'aie voulu entreprendre, qui est en cours, mais dont je reporte sans cesse la suite, par manque de concentration...

Quels étaient vos cours préférés et détestés à l’université (ou à l’école) ?

Je crois que les cours de français, de langues et cultures étrangères, de linguistique, de rédaction, de communication, ainsi que les cours d'histoire de l'art, ont toujours eu ma préférence. À l'université, j'ai beaucoup aimé les cours de journalisme, de communication orale et de communication écrite... À l'école secondaire, je n'aimais pas trop la chimie, la géographie... Puis, à l'université, mon pire cauchemar était un cours sur la théorie de l'information, avec un contenu beaucoup trop important pour un seul cours, des données techniques qui ne m'intéressaient nullement ; au cas où cela vous intéresserait, je vous invite à vous familiariser avec la théorie de l'information de Shannon.

Quel est le pire truc que vous avez dû manger ou boire par politesse, un jour ?

Je ne me souviens de rien en particulier. J'ai toujours été assez curieux de goûter si on me dit que c'est bon. Huîtres, calmars, pieuvre, oursins et autres fruits de mer, escargots, tripes, rognons, etc. J'aime goûter lorsque j'ai confiance en la personne qui les prépare. Je disais toujours, au sujet d'un ami qui cuisinait merveilleusement bien, que s'il m'avait servi des queues de rat farcies, je les aurais mangées. Maintenant, il y a des choses que je ne voudrais pas manger, plutôt par principe : des petits lapins, par exemple ; je mange de moins en moins de viande, de toute façon. Il y a peut-être certains plats que je ne voudrais pas goûter dans certains pays, je ne sais pas lesquels, mais en général, ce serait de toute façon des pays que je ne chercherais pas à visiter.

Quel a été l’un des plus chouettes voyages de votre vie ?

Je crois avoir déjà répondu à cette question dans un billet précédent ; je n'ai pas fait d'autre voyage depuis novembre 2018.

Est-ce que vous avez déjà eu un jardin (même petit, sur un balcon par exemple) ? Qu’y avez-vous fait pousser ? Qu’est-ce qui a bien marché ou a été un désastre total ?

Pas vraiment. Sauf quand j'étais adolescent, à la campagne. J'ai toujours des plantes vertes dans l'appartement, que je néglige souvent, mais qui survivent ; quelqu'un m'a même dit que j'avais le pouce vert : j'imagine qu'il s'agit de quelqu'un qui a du mal avec les plantes... ou de quelqu'un qui ne savait pas quoi dire pour me faire un compliment.
Cette histoire de jardin me fait repenser à une anecdote au sujet d'Alexander enfant. Il devait avoir cinq ou six ans et, voyant les adultes faire leur jardin potager, il avait demandé des graines de carottes, de laitues, etc., pour faire son propre jardin.  Quand tout fut planté, il installa sur des petits bâtons enfoncés dans la terre quelques petites étiquettes disant : « For animals only ». Quand on lui fit remarquer qu'il y avait une faute sur ses étiquettes, il répondit que les lapins, les escargots, et autres usagers de son jardin ne s'arrêteraient pas à cette faute car ils seront trop heureux de pouvoir manger de la laitue, des carottes, etc., qu'ils n'ont pas le droit de manger dans le jardin des grandes personnes

Quelle est la dernière photo que vous avez prise ?


Sans tricher, je dois dire que la photo ci-dessus est la dernière que j'aie prise, il y a quelques jours, pour un voisin qui voulait repeindre son appartement. Désolé pour l'esthétique !

mardi 7 mai 2019

C'est un garçon !

Félicitations au duc et à la duchesse de Sussex pour la naissance de leur premier enfant. Je leur souhaite beaucoup de bonheur.

Meghan, duchesse de Sussex, a donné naissance hier, 6 mai, à un garçon de 7 livres et 3 onces (3,26 kilos). Selon le père, le prince Harry, duc de Sussex, la mère et le bébé se portent à merveille.


Selon les paris, Alexander serait l'un des prénoms les plus susceptibles d'être choisis pour ce nouveau petit prince ; Arthur, James et Edward font aussi partie de la courte liste.

Mon choix serait évidemment « Alexander », et je ne serais pas surpris si c'était celui que le prince Harry, maintenant duc de Sussex, choisissait lui-même.

Ajout du 8 mai : Finalement, le nouveau membre de la famille royale s'appellera Archie Harrison Mountbatten-Windsor. Archie est la version courte d'Archibald... Je n'aurais pas aimé que l'on choisisse « Alex », abréviation d'« Alexander » ou « Alexandre ». En fait, je n'aime pas, pour les personnes, les diminutifs ni les surnoms. Je crois qu'un enfant a besoin que l'on reconnaisse toute son identité, et non qu'on la diminue en raccourcis.

lundi 6 mai 2019

Agatahou ? Agataki ?

Connaissez-vous Agatha ? Agatha Who ? Agatha Qui ?
Vous penserez peut-être, avec raison, à Agatha Christie, l'auteur de roman policiers. Je veux plutôt vous parler d'Agatha Raisin qui, elle, n'écrit pas de romans policiers : les aventures, elle les vit plutôt au quotidien.


Grâce à Alexander, j'ai découvert de nombreux auteurs britanniques qui, sans lui, ne m'auraient peut-être jamais intéressé. Depuis son départ, je n'ai cessé d'en découvrir de nouveaux qui, souvent, ne sont nouveaux que pour moi, parce que je n'avais pas eu l'occasion de les connaître auparavant. Je n'aurais peut-être jamais lu Evelyn Waugh, auteur britannique pourtant bien connu, si je n'étais tombé, il y a quelques années, sur l'excellente sérié télévisée Brideshead Revisited (Retour à Brideshead) adaptée du roman de cet écrivain. J'ai bien sûr suivi avec un immense intérêt, en version originale, la série Downton Abbey qui, elle, n'est pas tirée d'un roman, mais a été écrite directement pour la télévision par l'écrivain-producteur Julian Fellowes. Depuis, il m'est arrivé de vouloir lire des romans qui avaient inspiré des films ou des séries télévisées britanniques ou, à l'inverse, de vouloir voir des films ou des séries télévisées adaptés de romans d'auteurs britanniques.

Agatha Raisin et son charmant voisin, James Lacey

Il y a quelques mois, je suis tombé par hasard sur une série de la télévision anglaise, Agatha Raisin, que j'ai trouvée vraiment très divertissante, en plus de me permettre de découvrir visuellement l'une des plus belles régions d'Angleterre.

M. C. Beaton, pseudonyme de Marion McChesney

La série télévisée est inspirée des romans de M. C. Beaton, qui ne sont pas de la grande littérature mais qui, comme souvent les romans policiers, sont de l'excellente littéraure légère, de divertissement.


Je ne lis pas souvent ce genre de littérature mais, après avoir vu la première saison de cette série télévisée (en version originale, bien sûr), j'ai eu envie de lire, en traduction française, deux ou trois de ces romans de M. C. Beaton.


Après avoir fait fortune dans la communication, Agatha Raisin décide de quitter Londres et de s'établir dans un petit village de la campagne anglaise du Wiltshire mais, dès son installation dans le village, une série de meurtres se produisent les uns après les autres. Et, à chaque fois, malgré les bonnes résolutions et les menaces de l'inspecteur et de l'agent de police qui l'accompagne, Agatha se sent le devoir d'enquêter. À chaque épisode elle est entraînée dans une série d'aventures, parfois embarrassantes, souvent dangereuses, mais elle réussit toujours, je ne sais pas pourquoi, à découvrir le coupable.

Agatha Raisin et sa femme de ménage

Sa femme de ménage l'accompagne souvent dans ses enquêtes, de même que son charmant voisin, James Lacey.



Maison d'Agatha dans le village






La série télévisée est tournée dans la magnifique région des Cotswolds, le Notting Hill de la campagne anglaise. Le prince Harry et Meghan, duc et duchesse de Sussex, voulaient s'y établir avant que la reine leur offre de s'installer plutôt à Frogmore Cottage, dans le Home Park qui entoure le château de Windsor. 

Le rôle d'Agatha Raisin est tenu par Ashley Jensen qui (dans cette série) me rappelle énormément Martine, l'une de mes excellentes amies décédées il y a quelques années des suites d'un cancer. Comme Agatha, Martine était directrice de communication et elle avait, comme elle, une personnalité et une allure qui passaient rarement inaperçues...

La deuxième saison de la série est en cours d'enregistrement. Il me tarde de me procurer la série de DVD de la nouvelle saison.

mardi 23 avril 2019

Une pensée pour Rupert Brooke...


Je n'oublie pas Rupert Brooke, mort à 27 ans (comme Alexander) en Méditerranée le 23 avril 1915, en voulant se rendre à la bataille de Galipoli.

Lors de notre première conversation en direct, Alexander, dans un contexte particulier, m'avait parlé de ce poème de Rupert Brooke, « The Soldier » :

If I should die, think only this of me:
   That there’s some corner of a foreign field
That is for ever England.  There shall be
   In that rich earth a richer dust concealed;
A dust whom England bore, shaped, made aware,
   Gave, once, her flowers to love, her ways to roam,
A body of England’s, breathing English air,
   Washed by the rivers, blest by suns of home.

And think, this heart, all evil shed away,
   A pulse in the eternal mind, no less
     Gives somewhere back the thoughts by England given;
Her sights and sounds; dreams happy as her day;
   And laughter, learnt of friends; and gentleness,
     In hearts at peace, under an English heaven.



Il fut mis en terre dans un champ d'oliviers et repose désormais en Grèce sur l'île de Skyros.

dimanche 21 avril 2019

Mourir d'amour (manquant)

La mort d'un chien
poème de Victor Hugo

Un groupe tout à l'heure était là sur la grève,
Regardant quelque chose à terre. – Un chien qui crève !
M'ont crié des enfants ; voilà tout ce que c'est.
– Et j'ai vu sous leurs pieds un vieux chien qui gisait.
L'océan lui jetait l'écume de ses lames.
– Voilà trois jours qu'il est ainsi, disaient des femmes,
On a beau lui parler, il n'ouvre pas les yeux.
– Son maître est un marin absent, disait un vieux.
Un pilote, passant la tête à sa fenêtre,
A repris : – Ce chien meurt de ne plus voir son maître.
Justement le bateau vient d'entrer dans le port ;
Le maître va venir, mais le chien sera mort.

– Je me suis arrêté près de la triste bête,
Qui, sourde, ne bougeant ni le corps ni la tête,
Les yeux fermés, semblait morte sur le pavé.
Comme le soir tombait, le maître est arrivé,
Vieux lui-même ; et, hâtant son pas que l'âge casse,
A murmuré le nom de son chien à voix basse.
Alors, rouvrant ses yeux pleins d'ombre, exténué,
Le chien a regardé son maître, a remué
Une dernière fois sa pauvre vieille queue,
Puis est mort.

C'était l'heure où, sous la voûte bleue,
Comme un flambeau qui sort d'un gouffre, Vénus luit ;
Et j'ai dit : D'où vient l'astre ? où va le chien ? ô nuit

Rassurez-vous : ce poème n'a aucun lien direct avec ma réalité ni avec celle de Rupert.
Il s'agit simplement d'un beau poème de Victor Hugo que je viens de retrouver (pas Hugo, le poème).
Il illustre bien le fidèle attachement d'un chien à son « maître » ; je dirais plutôt : à son partenaire humain.

dimanche 7 avril 2019

Élégance masculine

Portrait du comte Robert de Montesquiou
par Giovanni Boldini (1897), Musée d'Orsay.

L'élégance d'hier n'est pas celle d'aujourd'hui, et nous serions certainement surpris de voir aujourd'hui ce que demain nous réserve en terme de style et d'élégance. Il y a fort à parier que si nous rencontrions dans la rue aujourd'hui quelqu'un ressemblant à ce portrait du comte Robert de Montesquiou (qui, bien malgré lui, a inspiré à Marcel Proust son personnage de M. de Charlus dans À la recherche du temps perdu), nous ne penserions probablement pas d'abord à son élégance mais plutôt au fait que sa tenue et son style sont ceux d'une autre époque.

L'élégance anglaise de Dowton Abbey

Rassurez-vous, je ne vous ferai pas un cours sur ce qui constitue l'élégance masculine d'aujourd'hui ; d'abord parce que j'en serais bien incapable et que, si mes voisins tombaient par hasard sur ce que je pourrais en dire, ils laisseraient certainement un commentaire me niant toute crédibilité sur le sujet.


En effet, depuis l'arrivée de Rupert, et avec l'obligation de sortir avec lui plusieurs fois par jour et même la nuit, j'ai adopté un style de vêtements décontractés, confortables et facile à entretenir. Rupert est maintenant un grand garçon de plus de trois ans et, sauf de rares exceptions, nous ne sortons plus que trois fois par jour : le matin à son réveil, au milieu de l'après-midi et, finalement, avant d'aller dormir la nuit venue. Mais les deux premières sorties sont assez longues et, lorsque nous rentrons, nous sommes tous les deux fatigués : Rupert va faire une sieste, et, moi, j'ai habituellement trop de choses à faire pour aller dormir, et trop fatigué pour participer à des activités sociales.

Colin Firth

Lors de notre sortie du matin, nous rencontrons ceux et celles qui se rendent au travail, à l'école ou à l'université. Depuis l'été dernier, nous croisons chaque matin une femme noire très élégante ; un matin de l'été dernier, puisqu'elle me saluait, je me suis permis de lui dire que chaque fois qu'elle passait devant nous, nous étions, Rupert et moi (moi, surtout) séduits par le parfum que son passage répandait dans l'air. Depuis, chaque fois que nous la rencontrons, elle nous salue avec un grand sourire en demandant : « Comment allez-vous, les amis ? » Qu'il fasse beau, qu'il pleuve ou qu'il neige, elle est pour nous un rayon de soleil.

Je croise aussi, parfois, des hommes, jeunes ou en pleine maturité, qui sont aussi élégamment vêtus, mais je n'ai pas de souvenir particulier de quelqu'un qui m'aurait frappé par son élégance ; et si ce fut le cas, l'impression ne s'est pas vraiment gravée dans ma mémoire. Je me souviens bien de certains regards, de certains sourires, de brèves complicités qu'il m'aurait parfois plu de pouvoir renouveler ou prolonger, mais pas de tenue vestimentaire particulière.

Ce dimanche matin, alors que je marchais avec Rupert, j'ai vu venir vers nous un jeune homme que nous avions rencontré deux fois auparavant, accompagné d'un très beau caniche royal de couleur blanc-crème. Je me suis immédiatement souvenu de lui car, même si quelques semaines s'étaient écoulées depuis notre rencontre précédente, j'avais été fortement frappé par l'élégance de sa tenue vestimentaire, de sa démarche, de ses gestes et, surtout, de son exquise politesse. Arrivé avec son chien à notre hauteur, à chaque rencontre, il s'est arrêté pour que les deux chiens se saluent et, me regardant droit dans les yeux, m'a dit : « Bonjour, Monsieur ! Comment allez-vous ? »

Comment ne pas être touché quand un jeune homme d'à peine vingt ans vous salue d'un « Bonjour, Monsieur ! » et poursuit son entrée en matière avec le vouvoiement ? Ni la première fois, ni les fois suivantes, la conversation est allée beaucoup plus loin que cet échange de salutations et de quelques remarques sur le chien respectif de l'autre.


Son chien, aux manières aussi impeccables que celles de son maître, est un caniche royal à la fourrure légèrement ondulée de la même longueur partout, et non pas sculptée à la façon des topiaires, symboles des jardins à la française.


Ce matin, le jeune homme, de type eurasien, au visage clair, au teint sans défaut, à la coiffure très soignée, était vêtu de façon particulièrement remarquable pour quelqu'un de son âge et pour promener son chien un dimanche matin (il se rendait probablement à une invitation ou à un événement important). Il portait un costume bleu foncé, parfaitement taillé, avec une chemise bleu clair avec un léger motif à peine perceptible, au col anglais, une cravate d'un autre motif très subtil d'un bleu un peu plus clair que le costume, des chaussures anglaises classiques noires et, par-dessus tout un long manteau de cachemire de couleur marine. Je ne pouvais pas reconnaître son parfum, mais il était le complément parfait de cette tenue. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire en le quittant, spontanément et sans arrière-pensée, combien il était élégant.


Je n'allais évidemment pas lui demander à quel endroit il achetait ses vêtements... Et je ne crois pas que, à l'exception de nos chiens qui nous amènent à socialiser un peu, nous nous trouvions des affinités électives au cours d'éventuelles prochaines rencontres... Mais je ne serais pas surpris qu'il s'habille à Londres, achète ses costumes rue Saville Row, chez Anderson & Sheppard, par exemple, ses chemises chez Turnbull & Asser, Jermyn Street ou Bury Street, ses chaussures chez John Lobb, St James's Street...Je serais tout de même curieux de savoir pourquoi ce jeune homme de vingt ans à peine, qui habite près de chez moi, aux manières impeccables, sort de chez lui un dimanche matin avec son chien, étant vêtu de façon si élégante et pourtant si formelle...

samedi 6 avril 2019

Tartan Day 2019

Le 6 avril, c'est le Tartan Day, célébré par les Écossais, pour commémorer la déclaration d'indépendance de l'Écosse (pas celle que revendiquent les Écossais contemporains, mais ceux du XIVe siècle).


Au départ, il semble que ce soient les Écossais établis en Amérique du Nord qui aient institué cette célébration appelée Tartan Day, pour souligner leur appartenance à leur pays d'origine et à leurs traditions.


Les Écossais du Royaume Uni et d'ailleurs semblent avoir adopté cette fête que l'on célèbre désormais le 6 avril, pour rappeler la « déclaration d'Arbroath », déclaration d'indépendance écossaise, signée par la noblesse écossaise assemblée dans l'abbaye d'Arbroath, le 6 avril 1320.


Les chiens aussi sont patriotiques.


Je me promets depuis quelques années de me procurer cette série télévisée, Outlander, que je n'ai encore jamais vue mais dont plusieurs images aperçues sur Internet m'ont donné envie d'en voir davantage. Je risque cependant d'être déçu car je viens de me me souvenir que c'est une série réalisée aux États-Unis, et non par une maison de production du Royaume Uni...


Si les Écossais sont notamment réputés pour la qualité de leur whisky (plus populaire mondialement que le haggis), les membres de l'Association Scotch Whisky (SWA) n'ont pas vraiment le cœur à la fête aujourd'hui. L'Association a perdu, aujourd'hui même, une importante bataille juridique contre le détaillant japonais Isetan Mitsukoshi qui souhaite enregistrer le mot « tartan » comme marque de produits. La SWA a contesté l'intention du fabricant japonais de whisky, invoquant que le tartan est « un symbole emblématique de l'Écosse » et qu'il ne peut être utilisé que pour désigner un spiritueux écossais. L'Office de la propriété intellectuelle de Singapour a cependant rejeté les arguments de l'Association écossaise.

Je n'oublie pas que c'est mon ami anglais Alistair, dont je n'ai plus de nouvelles depuis plusieurs années, qui m'avait appris que le Tartan Day se célébrait le 6 avril : c'est en pensant à lui que j'ai voulu rédiger ce billet... qui ne parle pas vraiment de lui, mais...

vendredi 5 avril 2019

Sa chute sur la Terre...


Il y a 37 ans ce 5 avril, la chute sur la Terre d'un autre Petit Prince, anglais celui-ci.

mercredi 3 avril 2019

Pierre noire

Cette journée du 3 avril 2019 est, pour l'humanité, pour les droits fondamentaux des individus, pour le respect de la dignité et de l'intégrité des personnes, une journée à marquer d'une pierre noire. Je ne fais pas allusion à la pierre noire située « dans l'angle sud-est de la Kaaba, le monument qui se trouve au centre de la mosquée al-Haram de La Mecque, en Arabie saoudite », mais on peut y voir un rapprochement, car en ce 3 avril 2019, le Brunei, petit État de l'île de Bornéo, a décidé que s'appliquerait à partir de cette date la charia, la loi islamique.

Le Brunei, pays riche en hydrocarbures, dirigé par un monarque absolu, le sultan Haji sir Hassanal Bolkiah Mu'izzaddin Waddaulah, est maintenant le premier pays d'Asie du Sud-Est à appliquer un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme en Arabie saoudite, autre pays où il ne fait pas bon essayer de vivre librement.

À compter d'aujourd'hui, toute personne soupçonnée d'homosexualité sera condamnée à la peine de mort par lapidation. C'est donc dire que tous les braves sujets de cette monarchie pourront leur lancer la première pierre, la deuxième, la troisième, la quatrième, etc., jusqu'à ce que mort s'ensuive. Et ne vous avisez pas de voler un fruit, car vous aurez, selon la loi islamique, la main ou le pied coupé.

Le monarque absolu régnant sur le Brunei est l'un des hommes les plus riches du monde, le deuxième chef d'État de la planète ainsi privilégié ; sa fortune personnelle dépasserait les 40 milliards de dollars. Croyez-vous que, dans son palais trois fois plus grand que le palais de Buckingham, comptant 1 788 pièces et dont la construction a couté un milliard d'euros, ce brave homme passe son temps à lire le Coran et à prier ? Libre à vous de le croire, mais j'ai un petit doute que ce n'est pas ainsi qu'il occupe son temps.

Ce cher sultan possède une des plus vastes collections d'automobiles de luxe. Si, autour de nous, certaines familles aisées peuvent avoir deux ou trois voitures le sultan de Brunei, lui, a besoin, pour ses déplacements, de « plus de 5 000 voitures de luxe dont 531 Mercedes-Benz, 367 Ferrari, 362 Bentley, 185 BMW, 177 Jaguar, 160 Porsche, 135 Toyota, 130 Rolls-Royce, 79 Aston Martin, 62 Lexus, 42 Land Rover, 32 Jeep, 20 Lamborghini, 9 McLaren F1, 4 Bugatti EB110, 2 Renault 5 Turbo 2, 2 taxis londoniens, une centaine de motos, une cinquantaine de voitures de golf et plusieurs avions de ligne (dont un Boeing 747 décoré d'or). » (Wikipédia).

En apprenant l'instauration de la charia dans ce pays de 435 000 habitants, l'acteur George Clooney a lancé un appel au boycottage de neuf hôtels de luxe, propriétés du sultan de Brunei. Et le chanteur Elton John s'est associé à cet appel au boycott. 

« Brunei est une monarchie et un boycottage n'aura certainement pas grand pouvoir pour changer ses lois. Mais allons-nous vraiment contribuer financièrement à ces violations des droits de la personne ? », dit George Clooney. Le sultan se fiche que n'importe quel millionnaire ou milliardaire cesse de descendre dans l'un ou l'autre de ses hôtels Mais, ajoute George Clooney, peut-être que les banques et les entreprises faisant affaire avec ces hôtels seront quelque peu embarrassées que ce boycott attire l'attention sur elles qui continuent de faire des affaires en détournant le regard. Et, précise-t-il, les clients potentiels refusant de descendre dans ces hôtels de luxe auront peut-être la conscience un peu plus tranquille en sachant qu'ils ne contribuent pas à la fortune du sultan qui instaure, en 2019, une loi cruelle, inhumaine, barbare, tout à fait contraire au moindre respect des droits de l'homme.

Voici la liste des neuf hôtels appartenant au sultan de Brunei :

- The Dorchester, London
- 45 Park Lane, London
- Coworth Park, UK
- The Beverly Hills Hotel, Beverly Hills
- Hotel Bel-Air, Los Angeles
- Le Meurice, Paris
- Hotel Plaza Athénée, Paris
- Hotel Eden, Rome
- Hotel Principe di Savoia, Milan

Je ne me fais pas d'illusion. Je n'ai pas l'impression que je pourrais un jour être tenté de descendre dans l'un ou l'autre de ces hôtels. Mais, si par cet article, je peux attirer l'attention d'une seule personne qui pourrait avoir une certaine influence sur le choix d'un hôtel de luxe, je ne l'aurai pas écrit pour rien.

mercredi 27 février 2019

To raise me up !

Depuis plus d'un mois, il m'a été impossible d'écrire, d'une part, parce que du moment que j'essayais de taper quelque chose au clavier, j'éprouvais de vives douleurs qui m'enlevaient immédiatement l'envie de poursuivre et, d'autre part, de très forts et persistants maux de tête m'empêchaient même de penser.

Il y a quelques jours, les douleurs ont semblé m'accorder un peu de répit (rien n'est jamais vraiment gagné et, de temps à autre, on me rappelle à l'ordre : « ne tiens rien pour acquis » et, si le pire n'est pas toujours certain, il n'est pas toujours exclu non plus).

Heureux de retrouver mon clavier, j'ai voulu répondre aux questions de Dr Caso dans sa dernière édition des p’tits souvenirs du dimanche soir. Hélas, au moment d'envoyer mes réponses dans les commentaires, tout a disparu dans le cyber-espace car le système de « mot de passe » nécessaire pour pouvoir laisser un commentaire sur le blogue de Dr CaSo refuse très souvent ma contribution. N'ayant pas le courage de réécrire mes réponses pour les voir disparaître une autre fois, je tente de les réécrire ici, en d'autres mots, probablement. Tant pis pour le commentaire !

Quelles activités avez-vous mises de côté par manque de temps, d’argent, ou d’énergie, récemment ?
Écrire, faire des promenades seul (Rupert ne veut pas souvent marcher pour marcher ; il lui faut un but précis), cuisiner et recevoir des amis, acheter des livres, aller voir dans les beaux magasins ce qui existe, aller au cinéma, au concert ou au théâtre...

Quelle est la citation qui vous inspire le plus ?
Pour Dr CaSo, ce sont ces deux citations : « No one can make you feel inferior without your consent » (Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement), d’Eleanor Roosevelt. Et aussi « Be yourself; everyone else is already taken » (Soyez vous-même, les autres sont déjà pris), d’Oscar Wilde.
Ce sont justement les deux citations que, depuis très longtemps, je retranscris dans de multiples carnets, que je propose à des amis au cours de conversations, que j'ajoute en signature au bas de mes courriels, etc.
Il y en a, évidemment, bien d'autres que j'aimerais proposer ici, du même genre ou, au contraire, très différentes, mais il en est des citations comme de l'esprit : celui que l'on veut avoir nous enlève celui qu'on a... Si l'idée est bien présente à la mémoire, les mots exacts pour la dire nous échappent.

Si la durée de vie moyenne d’un être humain passait à 50 ans, que changeriez-vous à la façon dont vous vivez aujourd’hui ?
Je ne changerais certainement rien à ma vie, mais je regarderais de haut celle des Terriens.

Si vous deviez obligatoirement aller vivre dans un autre pays, lequel serait-ce et pourquoi ?
Ce ne serait certainement pas l'Espagne, qui ne m'a jamais attiré, et moins encore depuis que les héritiers du dictateur Franco se moquent de la démocratie et font un procès politique à des Catalans qui ont osé répondre à la volonté de leurs concitoyens.
Je serais certainement tenté par l'Angleterre, où il me semble que je ne serais pas trop dépaysé, où je me sentirais davantage chez moi qu'en France, par exemple.
Je n'ai plus tellement envie de faire des efforts pour m'adapter à des coutumes, des façons de vivre qui ne m'excitent pas tellement.
Mais au fond, tous les ailleurs ne sont-ils pas tous semblables ?

Quelle chanson (ou morceau de musique) avez-vous récemment fredonné ?
Principalement, ces derniers temps, la chanson You Raise Me Up, de Josh Groban, ou encore une autre version de la même chanson, You Raise Me Up, interprétée ici par Jeffrey Li, un garçon de 13 ans, de Toronto.

Qu’est-ce que vous savez cuisiner de meilleur ?
J'avais l'habitude, lorsque je recevais des amis, de cuisiner, par exemple, du lapin aux pruneaux, de l'osso buco, des tagliatelle à la saucisse italienne, du poulet rôti ; j'ai de moins en moins envie de cuisiner de la viande, et surtout pas du lapin.
Mes amis vantent toujours mes soupes, mes salades, mes omelettes, jamais pareilles d'une fois à l'autre.
J'ai préparé de très bons desserts, comme des charlottes aux framboises, mais aussi des gâteaux aux carottes... Je cuisine beaucoup moins, mais je rêve encore d'une grande maison avec une grande cuisine toute équipée où je pourrais m'amuser à préparer les plats les plus divers et les plus tentants.

samedi 19 janvier 2019

Le sujet du jour

Puisque cela semble le sujet de toutes les conversations autour de moi aujourd'hui, et puisqu'il y a déjà très longtemps, il me semble, que je n'ai pas parlé de la météo dans ces pages, voici le temps qu'il fait à Montréal. Moins 24 degrés Celsius et, avec le facteur éolien, une température ressentie de moins 35. On prévoit que, dans certaines régions du Québec, les températures ressenties pourraient atteindre jusqu'à moins 40 et moins 50 degrés Celsius.



Si le concept de refroidissement éolien vous intéresse, vous pouvez en apprendre davantage sur cette page de Wikipédia.

Tel que je l'avais prévu, Rupert n'a pas protesté lorsque je lui ai proposé de rentrer après avoir fait ses besoins et une petite promenade dans le quartier afin de vérifier si ses amis étaient déjà passés par là ce matin. Le froid ne lui fait pas peur, mais il n'aime pas le vent ; et comme il y avait un vent mordant avec ce froid intense, il a jugé qu'il serait mieux à l'intérieur. En quelques secondes, j'ai eu le temps de sentir la morsure du froid sur le bout du nez...


Pour les prochains jours, Météomédia annonce jusqu'à mardi des températures presque aussi froides que celles d'aujourd'hui. Et, semble-t-il, nous aurons une tempête de neige dimanche.

Personnellement, cela ne me dérange pas trop ; je m'en fais surtout pour Rupert qui a besoin de jouer dehors, de dépenser ses surplus d'énergie, de voir ses amis. Les trois hivers précédents, il voulait toujours rester dehors, même lorsqu'il faisait très froid. En vieillissant, peut-être (il a maintenant trois ans, et c'est son quatrième hiver), soit qu'il devienne un peu plus frileux, soit qu'il comprenne mieux la nécessité de rentrer lorsque je le lui demande.

Pour lui faire plaisir, je suis tout de même allé lui acheter un peu de viande, que je ferai cuire et que j'ajouterai à ses croquettes lors de ses prochains repas.

jeudi 3 janvier 2019

Il y a 10 ans, Harry

Il y a dix ans, un chat siamois nommé Harry rendait son dernier souffle. Atteint d'un cancer dont il souffrait depuis plus d'un an, il avait conservé une très bonne qualité de vie grâce aux soins médicaux certes, mais grâce surtout à l'amour inconditionnel de son ami Alexander ; toutefois, ce 3 janvier 2009, Harry fit comprendre que la douleur devenait insupportable. Comme il le lui avait promis, Alexander (qui était médecin) a lui-même donné les injections qui devaient mettre fin aux souffrances que l'on ne pouvait plus atténuer autrement.

Harry repose depuis dans le parc qui entoure la maison de la grand-mère d'Alexander, grand-mère qui avait trouvé autour de sa maison ce petit chat perdu et qu'elle avait offert à Alexander qui avait alors treize ans. Alexander et Harry devaient partager durant treize autres années la plus délicieuse des relations que puissent vivre un être humain et un animal.

Il y a dix ans, mais je n'ai rien oublié de ce chat adoré nommé Harry et de ce garçon adorable qu'était Alexander, qui restent très présents dans mon coeur et dans mes pensées, comme tous les êtres qui ont fait partie de « notre petite famille », comme nous aimions, Alexander et moi, appeler ceux que nous aimions.

mercredi 2 janvier 2019

Bonne année 2019


L'année 2018 est terminée et je n'en suis pas fâché.

Non, je ne ferai pas de bilan de la dernière année : j'ai été plus occupé que jamais, et si j'avais été payé pour accomplir tout ce que j'ai fait, je serais riche. Mais ce ne fut pas le cas. J'espère simplement qu'on ne me fera pas regretter d'avoir consacré presque tout mon temps à réaliser quelque chose pour des gens qui, pour la plupart, non seulement ne sauront pas l'apprécier, mais qui ne sauront même pas faire attention de ne pas l'endommager.

Toute l'année, la vie de Rupert a été bousculée, bouleversée, parce que j'étais très occupé ailleurs et qu'il y avait autour de nous beaucoup de monde et, souvent, beaucoup de bruit; il en a conservé quelques séquelles : il est plus craintif et perçoit maintenant comme des menaces des choses courantes qui n'étaient auparavant que des objets de curiosité. Je m'efforcerai maintenant, lentement, avec patience, de le rassurer et de restaurer sa confiance lorsqu'il circule à l'extérieur.

Non, je ne ferai pas de liste de résolutions pour cette nouvelle année. J'essaierai simplement de penser un peu plus à moi et de me concentrer sur des objectifs qui me sont chers.

Quoi qu'il en soit, je souhaite à tous une très bonne année nouvelle, sous le signe de la joie, de l'amour, de la santé et de la prospérité.

Bonne année 2019 !


mardi 25 décembre 2018

Joyeux Noël 2018


Joyeux Noël !


 Tous mes voeux les meilleurs pour un
Noël lumineux
et un très joyeux temps des fêtes.

lundi 19 novembre 2018

Je dirai tout...

ou presque.

Dr CaSo, que vous connaissez tous, a pris ces dernières semaines l'habitude (bonne ou mauvaise ? je dirais : plutôt bonne) de raconter sur son blogue les p’tits souvenirs du dimanche soir, en demandant à ses lecteurs et lectrices d'en faire autant. Je n'ai pas toujours le temps de me prêter à cet exercice ; je n'ai pas toujours non plus grand-chose à raconter en quelques lignes : certaines questions exigeraient un livre complet. Je vais toutefois essayer de répondre ici aux questions publiées par Dr CaSo hier soir...

1. Quel est l’un des plus chouettes voyages que vous avez fait dans votre vie ? Pourquoi était-il si chouette ?
Évidemment, le voyage qui m'a le plus marqué, transformé, même, fut celui de mes premières vacances à Paris, quand j'avais vingt ans. Fortement encouragé par mon patron d'alors, qui était aussi mon professeur de chant, j'avais décidé d'aller passer trois semaines à Paris. Peu de temps avant ce voyage, mon professeur de chant m'avait fait rencontrer quelques Français venus donner une série de spectacles à la Place des Arts, à Montréal. Dès mon arrivée à Paris, je me suis senti chez moi : c'est là que j'aurais dû vivre depuis longtemps, c'est là que je voulais vivre...

 J'y étais pratiquement tous les soirs

 J'y dormais toutes les nuits... ou presque

Deux jours après mon arrivée, j'ai fait part aux nouveaux amis français dont j'avais fait la connaissance à Montréal de mon désir de rester à Paris. Ils m'ont alors répondu que si je devais rester à Paris, il me faudrait travailler ; dans ce cas, voudrais-je me joindre à eux et chanter avec eux. Pouvais-je dire non à cette offre ? Non, évidemment.
Il faudrait des pages et des pages pour raconter ce premier séjour à Paris, qui m'a aussi permis de vivre à Paris durant six mois et de voyager à travers la France et la Belgique, tout en étant payé pour le faire.

De l'autre côté du boulevard... l'aventure

Mon professeur de chant (et patron) n'était pas très heureux que je lui annonce, à ma deuxième semaine de « vacances » que je ne reviendrais pas à la fin des trois semaines, mais que je resterais... aussi longtemps que je le pourrais. Il m'a pourtant fallu revenir un jour... mais cela c'est une autre histoire, moins agréable.

 New York - Upper West Side

Quelques années plus tard, j'ai fait un séjour de dix jours à New York où, avec un ami, nous avions obtenu l'appartement d'une amie de cet ami. Pour pouvoir entrer dans cette espèce de château sur Broadway, il fallait montrer pattes blanches aux portiers... qui nous accueillaient eux-mêmes avec des gants blancs ; comme nous leur avions été présentés, tout allait bien. La première barrière passée, nous traversions une grande cour pour nous diriger vers une autre entrée dans un coin où, là encore, un portier aux gants blancs nous accueillait et venait nous conduire en ascenseur à l'étage où nous allions... Dans le grand salon, il y avait une cheminée, une grande bibliothèque, un piano à queue... C'était une très agréable façon de vivre à New York. Nous passions nos journées et la plupart de nos soirées dans les principales salles de concert, toutes proches, dans les principaux musées et grandes galeries, ou simplement à explorer les quartiers les plus intéressants... Nous allions au restaurant, mais nous mangions aussi dans la grande cuisine de l'appartement, toutes les bonnes choses que nous avions rapportées de chez les marchands du quartier...
En fait, ce ne sont pas tellement les « voyages » qui étaient intéressants, mais le séjour dans ces grandes villes...

2. Quel est l’un de vos souvenirs préférés de votre mère ?
Ce qui me vient spontanément à l'esprit c'est lorsque, à six ans, ma mère venait me réveiller car je devais me préparer pour me rendre à l'école où ma mère et l'une de mes sœurs enseignaient. Nous partions alors pour la semaine et revenions le vendredi soir.
Je me souviens particulièrement de ces moments car, l'hiver, il faisait encore noir lorsque je devais me lever. Et il fallait faire attention de ne pas réveiller mes sœurs plus jeunes qui, elles, pouvaient dormir encore un peu, car leur école n'était pas très loin de la maison. Si ce souvenir m'a marqué, c'est sans doute parce que c'est l'un des rares moments où j'avais l'impression d'avoir ma mère pour moi seul...

3. Quel est votre endroit préféré où passer vos vacances ?
Je n'ai pas vraiment le sens des « vacances »... Chaque fois que je suis allé à Paris, à New York, etc., je n'avais pas l'impression de « vacances », mais de séjours dans des endroits choisis parce qu'ils étaient justement animés, stimulants, enrichissants. Je n'aime pas spécialement les voyages. Mais si quelqu'un voulait m'offrir un billet d'avion pour Londres, je partirais demain matin... ou le surlendemain.

 Auberge Au coin du banc - Percé

 J'ai passé de magnifiques vacances dans ce petit chalet
Au coin du banc - Percé

J'ai adoré des vacances au Québec : dans Charlevoix, en Gaspésie...

4. Avez-vous jamais été congédié/viré/renvoyé d’un job ?
Oui, j'ai été mis à pied en 2004, après treize ans de « loyaux services » ; quand mon patron me l'a annoncé, je l'aurais embrassé, tellement j'attendais ce moment. J'aimais mon travail mais je n'avais pas beaucoup d'estime pour ce nouveau patron qui était un vrai tyran, et il savait que je n'étais pas son fidèle serviteur. J'accomplissais mon travail avec la plus grande conscience professionnelle, mais je pouvais difficilement cacher mon mépris pour ce nouveau patron qui ne connaissait rien mais qui voulait toujours montrer, à chaque instant, que c'était lui le patron. Et comme il me « devait » son emploi, puisque c'est moi qui avait fait partir son prédécesseur, il se disait que je ne ferais pas la même chose avec lui. À vrai dire, je n'avais plus tellement envie de jouer ce jeu.

 
Je n'ai jamais regretté ce départ car, quelques semaines plus tard, alors que je recevais encore mon salaire de l'emploi où l'on m'avait « démissionné », sans que je l'aie cherché, on m'a offert un nouvel emploi, beaucoup plus intéressant, beaucoup mieux payé, à des conditions plus avantageuses...

5. Quel est le plat que vous faites le plus souvent (parce que vous l’adorez ou parce qu’il est rapide/facile ou autre raison) ?
En ce moment, c'est difficile à dire, car j'ai l'impression d'essayer plus souvent de nouvelles choses.
Mais, durant des années, le plat que j'ai fait le plus souvent en rentrant du travail ou de faire des courses et que j'avais faim, parce que c'était rapide et simple, c'est un plat de pâtes, généralement des spaghettini(s) - le « i » final est déjà la marque du pluriel italien. Souvent avec du beurre ou de l'huile d'olive, parfois avec des œufs, parfois avec du thon, souvent avec une sauce tomate préparée rapidement, avec du fromage toujours, parfois des épinards ou du brocoli...

vendredi 16 novembre 2018

De profundis...

« De profundis clamavi »
Charles Baudelaire
 
dans Les fleurs du mal (1857)
 
J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.
C'est un univers morne à l'horizon plombé,
Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;
 
Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
C'est un pays plus nu que la terre polaire
- Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois ! 

Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
La froide cruauté de ce soleil de glace
Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;
 
Je jalouse le sort des plus vils animaux
Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide,
Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !

mardi 6 novembre 2018

Sur le divan

Chaque dimanche soir, Dr CaSo énonce quelques questions, auxquelles elle répond elle-même, puis invite ses lecteurs (plus souvent des lectrices - ou du moins des commentatrices); la série s'intitule les ptits souvenirs du dimanche soir. Avec un peu de retard, je réponds ici à ses questions :


1. Quelles sont les choses que je pensais être vraies, quand j'étais enfant, et qui finalement ne l’étaient pas?
Je suppose que, comme la plupart des enfants d'Occident, j'ai cru au Père Noël. Mais je ne me souviens pas avoir été déçu d'apprendre qu'il n'existait... probablement pas.
J'ai toujours été fasciné aussi par la radio : je me demandais comment tout ce monde qu'on y entendait faisait pour tenir dans un si petit boîtier... Plus tard, je m'amusais à faire tourner des disques, en essayant de trouver des enchaînements entre les pièces choisies, comme si j'étais responsable de la programmation et de l'animation... Puis, un peu plus tard, j'ai travaillé moi-même à la radio, et j'ai été plusieurs fois invité à la télévision. Quand on y est, que l'émission soit en direct ou en différé, cela reste un peu impressionnant ; c'est qu'en fait, même si l'on n'est pas tout à fait conscient du nombre d'auditeurs potentiels, on ne voudrait pas y faire ou dire trop de bêtises...


2. Est-ce que j'ai rencontré des gens célèbres ? Si oui, qui était-ce et qu’ai-je dit ou fait ?
Oui, j'ai rencontré un très grand nombre de gens célèbres. Il serait trop long d'en faire la liste (et je suis sûr que j'en oublierais un très grand nombre). J'ai eu l'occasion de saluer, et parfois d'échanger avec eux quelques mots, des chanteurs comme Gilbert Bécaud, Adamo, des actrices et chanteuses comme Liza Minelli, Jane Birkin, et bien d'autres. Il faut peut-être dire que j'ai fréquenté ce milieu, à Montréal, puis à Paris. J'ai été invité à prendre un verre chez des compositeurs et musiciens, avec de grands interprètes de musique classique ; j'ai fréquenté des personnalités du monde du théâtre, du cinéma, de la danse, à Montréal et à Paris ; j'ai rencontré plusieurs écrivains très connus ; j'ai sollicité et obtenu des entretiens avec des personnalités importantes du monde de l'édition, du milieu de la culture (le directeur de l'époque du Centre Beaubourg-Pompidou, par exemple), de grandes bibliothèques françaises (comme François Chapon, conservateur de la Bibliothèque Jacques-Doucet et exécuteur testamentaire de nombreux écrivains)... Dans la rue, j'ai croisé de très nombreuses personnes, comme Charles Aznavour, Léo Ferré, Jean-Paul Sartre, Jeanne Moreau, Jean-Paul Riopelle, Jean-Claude Brialy, Michel Piccoli... Un jour dans une librairie, j'ai pu échanger quelques mots avec Raymond Devos (c'est d'ailleurs lui qui m'a adressé la parole) ; il était avec sa femme.
J'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs personnalités politiques, dont René Lévesque, qui allait devenir l'un des plus grands premiers ministres du Québec ; j'ai côtoyé plusieurs autres ministres ; l'un d'eux est même venu dîner chez moi... Il y a quelques années, j'ai eu l'honneur de remettre un prix à l'ancienne directrice du journal Le Devoir, puis fondatrice et directrice de la Grande Bibliothèque du Québec, qui est aussi écrivain, puis à une femme d'affaires bien connue qui est en ce moment ambassadrice du Canada à Paris.
Il faudrait que j'essaie un jour de faire une liste plus complète : ce pourrait être intéressant pour moi (pas forcément pour les autres), ne serait-ce que pour me rappeler par où je suis passé pour en arriver... nulle part.
Il y en a eu d'autres très importantes cependant, ma rencontre la plus marquante reste toutefois celle d'Alexander et de quelques personnes de son entourage.
J'ai parfois été surpris et très touché par le passage sur ce blogue de personnalités dont je n'oserais pas écrire ici le vrai nom.
Je n'oublie pas, évidemment, que j'ai rencontré un jour, dans un restaurant de Montréal, la très célèbre Dr CaSo.



3. Quelles cinq choses que j'ai en commun avec Rupert ?
a) Nous aimons tous les deux le fromage, les tomates, les pommes, les poires...
b) Nous détestons le bruit et les personnes excitées, exubérantes...
c) Nous aimons les personnes sympathiques qui, lorsqu'elles nous abordent, pensent un peu à nous, et pas seulement à leur envie de toucher un chien.
d) Nous aimons le spectacle de la rue, quand il n'est pas trop bruyant ni trop énervant.
e) Nous aimons parfois regarder un film ensemble - ou du moins des vidéos que je télécharge sur Internet et que, souvent, Rupert me réclame ; nous n'avons pas toujours les mêmes goûts, mais nous essayons de trouver des compromis intéressants.

4. Qui sont mes artistes, compositeurs, ou auteurs préférés ?
Cette question exigerait une réponse très complexe et assez longue, car mes goûts ont évolué avec le temps, spécialement en musique classique ou populaire. J'ai beaucoup aimé Mozart, Beethoven, Schubert, Mahler, puis des compositeurs romantiques et baroques... puis Theodorakis et quelques autres. J'ai aimé les grands de la chanson française (Aznavour, Bécaud, Brel, Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, et de nombreux autres), des grandes interprètes comme Melina Mercouri, Amália Rodrigues, etc ; les Beatles, les Rolling Stones, Elton John, Freddie Mercury (avez-vous déjà vu et entendu Freddie Mercury chanter « Barcelona » avec Montserrat Caballé - qui vient de mourir. On trouve cela sur YouTube), 30 Seconds to Mars, The Killers, des groupes de musique celtique, etc.


Je ne connais pas beaucoup les plus jeunes chanteurs et chanteuses, et je dois dire que ce qu'il m'arrive d'entendre par hasard quand je vais dans des endroits publics... ne me donne pas très envie d'y consacrer quelque attention que ce soit.
En littérature, je suis assez fidèle à quelques auteurs français, de diverses époques, dont plusieurs contemporains, que je lis depuis longtemps ou que le hasard me fait découvrir. Je suis heureux d'avoir découvert ces dernières années plusieurs écrivains britanniques que j'aime et il m'arrive d'en découvrir de nouveaux avec beaucoup de plaisir.

5. Quelle sont mes possessions favorites ? Pourquoi ?
Tout d'abord, les nombreux objets qu'Alexander m'a envoyés, que j'ai pour la plupart sous les yeux, sur des meubles, sur les rayons des bibliothèques, sur les murs, sur mon bureau, sur mon lit, sur la porte de mon réfrigérateur, quelques lettres manuscrites (il avait une écriture pas facile à déchiffrer), sa signature sur certains documents, etc.
Une photo dédicacée et des lettres manuscrites d'un écrivain français bien connu.
Quelques livres dédicacés par des auteurs français que j'aime.
Un petit mot gentil de Josette Rey-Debove, « lexicographe et sémiologue française, épouse et collègue d'Alain Rey aux éditions Robert » (Wikipédia)
Une photo originale d'André Gide (vraie photo, et non reproduction), signée par le photographe André Ostier et qui m'a été remise par un autre écrivain qui a bien connu Gide (leur correspondance a été publiée).
Quelques beaux objets anciens achetés chez des antiquaires ou reçus en cadeaux.
Quelques livres, parfois des livres de poche, qui évoquent des moments d'intense émotion ou des étapes importantes de ma vie.
Cette liste pourrait être continuée...

6. Quelle(s) histoire(s) mes parents racontent-ils (ou racontaient-ils) toujours sur moi bébé ?
Je crois que mes parents auraient été bien embêtés de répondre si je leur avais posé la question.
L'un de mes beaux-frères (qui m'a pratiquement toujours considéré comme son premier fils) pourrait en raconter davantage, mais je ne révélerai rien : c'est trop personnel.