Que vous arriviez ici par hasard ou parce qu'on vous en a indiqué le lien, soyez le bienvenu. Vous n'y trouverez cependant rien de croustillant, de spectaculaire ou quoi que ce soit qui ait un lien avec la mode ou même l'actualité criante...
bel hommage à la dame - belle simplicité vous aussi dans la décision (mais est ce qu'il ne faudrait pas mettre emporterais au lieu d'apporterais ?) - palpitant reportageChance de la nouvelle voisine (imaginez si l'amménagement avait été en cours) et délicieux : le petit coup de coeur pour le beau pompier
Je pensais "A quelque chose malheur est bon" en te lisant, juste avant de lire cette même maxime... Heureux de savoir que tout ce termine plutôt bien pour vous tous.En poursuivant dans la légèreté, ton billet me fait penser à cousin pompier à Québec, au sourire agréablement blanc et aux muscles développés qui avait posé court vêtu dans un calendrier de fin d'année... Le mahleur est que les cousins ne se ressemblent pas tous :-)
Tu l'as échappé belle Alcib. Je suppose que désormais tu vas réagir plus vite à la première alarme.Ce qui me touche le plus dans ton texte, c'est la solidarité humaine qui s'en dégage. Ça réchauffe le coeur face à l'univers techno et égocentrique dans lequel nous vivons.Ça me rappelle les grands moments de la "crise du verglas" et du "déluge du Saguenay". En fin de compte, les humains savent être généreux et n'ont pas seulement des instincts guerriers et dominateurs... Encourageant!En ce qui concerne le «vieux volcan enfoui», tes écrits laissent entrevoir plus que des fumerolles. Ça bouillone la-dedans.P.S. Pour moi aussi c'est le quatrième anniversaire du décès de mes deux parents. Ils ne sont plus là mais... toujours vivants dans mon coeur et mes souvenirs. Amitié et solidarité Alcib
Alcib... j'admire surtout ta capacité à être émoustillé, même dans les pires circonstances.
Merci, Brigetoun, de ce très gentil commentaire. C'est vrai que cette femme est une précieuse collaboratrice. Et l'« hommage » que je lui rends ici ne devrait jamais lui parvenir car, en principe, elle ne devrait jamais connaître l'existence de ce blogue (bien qu'à certains moments, j'ai parfois l'impression de jouer avec le feu en laissant derrière moi trop d'indices pour rester longtemps anonyme).Vous avez tout à fait raison : j'aurais dû écrire « emporterais » au lieu d'« apporterais » (j'ai d'ailleurs corrigé). J'écris toujours mes billets au fil du clavier, directement dans la fenêtre de création d'un nouveau message. Je ne sais pas à l'avance exactement ce que j'écrirai sauf, parfois, les premières phrases ; je ne sais donc pas si le billet sera court ou long. Et, en écrivant, je change parfois la phrase que j'avais commencé à construire dans ma tête et il arrive que j'aie besoin de faire des raccords entre le début et la fin de la phrase. Et j'écris habituellement mes billets tard le soir, au moment où je suis fatigué ; j'ai beau essayer de me relire, il m'arrive de tomber de sommeil sur le clavier... C'est donc le lendemain matin que je peux vraiment juger le texte que j'ai rédigé et... publié.La pauvre voisine nouvelle avait tout nettoyé l'appartement et commencé à repeindre les murs mais elle avait laissé les fenêtres ouvertes ; comme son appartement se trouve exactement au-dessus de l'appartement sinistré et, comme on le voit sur l'image de l'incendie dans une rue de Paris, la belle fumée noire monte et laisse des traces sur son passage.Je suis persuadé que ce jeune pompier allume plus d'incendies dans le coeur des Montréalais (et Montréalaises, bien sûr) qu'il n'en éteindra jamais.
Balto, cette coïncidence illustre bien que notre culture respective s'abreuve à la même source ;o)Plus encore que la police, où la plastique des dernières recrues est parfois troublante, on dirait que le service des incendies cherche à recruter des futures vedettes de cinéma. Mais, comme au cin.ma, il faut bien des seconds rôles et des personnages de brutes et de méchants.
Étrangement, Lux, je n'ai pas ce sentiment de l'avoir échappé belle. C'est vrai que si j'avais attendu un peu plus, l'air aurait été irrespirable dans l'escalier. Réagirai-je plus vite la prochaine fois ? je ne sais pas ; oui, sans aucun doute, si on sonne à la porte comme on l'a fait.En effet, j'ai beaucoup aimé la réunion qui a suivi l'événement et le partage des tâches pour faire en sorte que la vie puisse poursuivre son cours le plus normalement possible.J'ai en effet la chance de connaître tout le monde dans l'immeuble et, après le départ récent d'un des locataires qui alourdissait parfois l'ambiance, il existe une volonté de créer un climat de collaboration joyeuse et efficace. Personnellement, je connais tout le monde, les locataires des 24 appartements, leur familles, leurs amis.Quelqu'un devrait écrire un scénario de film sur la vie dans cet immeuble : ce ne serait pas banal. Les locataires des maisons voisines envient le dynamisme des gens de l'immeuble même si, souvent, l'architecture de leurs maisons est plus belle.Et à chaque fois qu'un appartement se libère, nous essayons de choisir le prochain locataire de manière à ce qu'il vienne renforcer le dynamisme et l'esprit d'entraide.En effet, l'événement d'hier m'a rappelé la crise du verglas de 1998, même si c'était, hier, beaucoup plus modeste et plus bref Dès qu'un événement nous empêche de courir (tempête de neige, incendie, panne d'électricité, etc.), nous redevenons un peu plus humain et nous nous rendons compte que nous avons près de nous des semblables.J'avais vraiment le sentiment, ces dernières semaines, qu'il ne restait que des fumerolles révélatrices des braises ardentes. Il fallait une pause (hélas imposée) pour que je me rende compte que le brasier peut en effet prendre de l'ampleur.Je crois que les personnes disparues qui ont vraiment compté pour nous continuent de vivre en nous. Et, étrangement, j'ai parfois le sentiment que nos parents, après leur disparition, deviennent peu à peu nos enfants.Le hasard a voulu que ce dimanche 5 août, une partie de la famille se retrouve au restaurant (nous étions plus d'une douzaine) à l'occasion du passage à Montréal de l'une de mes soeurs parmi les plus âgées (elle pourrait pratiquement être ma mère). Quelqu'un a évoqué la mort de notre mère, il y a quatre ans, mais ce n'était que pour parler d'un restaurant où nous avions bien mangé après les funérailles...Merci, cher Lux, de ta fidèle amitié.
V à l'Ouest, je crois qu'à condition de raison garder, toute occasion est bonne de s'émoustiller. Ce n'est pas aux Français que j'ai besoin de dire cela. ;o)
Et tant que les pompiers, ou les événements du genre, ne feront que m'émoustiller, la morale et les bonnes moeurs seront sauves. Ce serait plus embêtant s'il s'agissait de frénésie... Mais l'érotisme n'est-il pas une façon de sublimer ou de transcender l'ennui de la sexualité brute ? Et le jeu de l'imagination empêche souvent de passer à l'acte quand tout indique qu'il vaut mieux s'abstenir...Bref, le jeune pompier en question ne risque rien ;o)
Très rafraîchissant ce billet.Je sais... c'est paradoxal. Les circonstances étaient chaudes mais le traitement du sujet est rafraîchissant. J'ai déjà été réveillée par les pompiers à 3hres du matin genre... un feu de matelas. On étaient littéralement en train de mourir axphésiés...
Passer au feu... Une de mes grandes peurs, en fait. Ta collègue a montré un détachement très "zen" dans cette épreuve. Toi aussi, je dois dire. Quoique ce soit un peu différent! Je suis d'accord avec Lux concernant la solidarité humaine. C'est rassurant, réconfortant... Et je ne suis pas du tout inquiète pour ton volcan intérieur!
Pompier mal chaussé. Il n'a même pas deviné les fumerolles, trop occupé qu'il était à se faire regarder !
J'adore cette capacité à écrire ce type de billets de la même façon que tu écrirais un billet sur une tomate ou un concombre :)(non, je n'ai rien contre les tomates et les concombres)
Et pourtant, je ne suis même pas un lecteur des écrivains du Nouveau roman, qui peuvent, durant des chapitres entiers, disserter sans état d'âme sur un camion...J'aime beaucoup les tomates et je néglige un peu trop les concombres ;o)
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14 commentaires:
bel hommage à la dame - belle simplicité vous aussi dans la décision (mais est ce qu'il ne faudrait pas mettre emporterais au lieu d'apporterais ?) - palpitant reportage
Chance de la nouvelle voisine (imaginez si l'amménagement avait été en cours) et délicieux : le petit coup de coeur pour le beau pompier
Je pensais "A quelque chose malheur est bon" en te lisant, juste avant de lire cette même maxime... Heureux de savoir que tout ce termine plutôt bien pour vous tous.
En poursuivant dans la légèreté, ton billet me fait penser à cousin pompier à Québec, au sourire agréablement blanc et aux muscles développés qui avait posé court vêtu dans un calendrier de fin d'année... Le mahleur est que les cousins ne se ressemblent pas tous :-)
Tu l'as échappé belle Alcib.
Je suppose que désormais tu vas réagir plus vite à la première alarme.
Ce qui me touche le plus dans ton texte, c'est la solidarité humaine qui s'en dégage. Ça réchauffe le coeur face à l'univers techno et égocentrique dans lequel nous vivons.
Ça me rappelle les grands moments de la "crise du verglas" et du "déluge du Saguenay". En fin de compte, les humains savent être généreux et n'ont pas seulement des instincts guerriers et dominateurs... Encourageant!
En ce qui concerne le «vieux volcan enfoui», tes écrits laissent entrevoir plus que des fumerolles. Ça bouillone la-dedans.
P.S. Pour moi aussi c'est le quatrième anniversaire du décès de mes deux parents. Ils ne sont plus là mais... toujours vivants dans mon coeur et mes souvenirs.
Amitié et solidarité Alcib
Alcib... j'admire surtout ta capacité à être émoustillé, même dans les pires circonstances.
Merci, Brigetoun, de ce très gentil commentaire. C'est vrai que cette femme est une précieuse collaboratrice. Et l'« hommage » que je lui rends ici ne devrait jamais lui parvenir car, en principe, elle ne devrait jamais connaître l'existence de ce blogue (bien qu'à certains moments, j'ai parfois l'impression de jouer avec le feu en laissant derrière moi trop d'indices pour rester longtemps anonyme).
Vous avez tout à fait raison : j'aurais dû écrire « emporterais » au lieu d'« apporterais » (j'ai d'ailleurs corrigé). J'écris toujours mes billets au fil du clavier, directement dans la fenêtre de création d'un nouveau message. Je ne sais pas à l'avance exactement ce que j'écrirai sauf, parfois, les premières phrases ; je ne sais donc pas si le billet sera court ou long. Et, en écrivant, je change parfois la phrase que j'avais commencé à construire dans ma tête et il arrive que j'aie besoin de faire des raccords entre le début et la fin de la phrase. Et j'écris habituellement mes billets tard le soir, au moment où je suis fatigué ; j'ai beau essayer de me relire, il m'arrive de tomber de sommeil sur le clavier... C'est donc le lendemain matin que je peux vraiment juger le texte que j'ai rédigé et... publié.
La pauvre voisine nouvelle avait tout nettoyé l'appartement et commencé à repeindre les murs mais elle avait laissé les fenêtres ouvertes ; comme son appartement se trouve exactement au-dessus de l'appartement sinistré et, comme on le voit sur l'image de l'incendie dans une rue de Paris, la belle fumée noire monte et laisse des traces sur son passage.
Je suis persuadé que ce jeune pompier allume plus d'incendies dans le coeur des Montréalais (et Montréalaises, bien sûr) qu'il n'en éteindra jamais.
Balto, cette coïncidence illustre bien que notre culture respective s'abreuve à la même source ;o)
Plus encore que la police, où la plastique des dernières recrues est parfois troublante, on dirait que le service des incendies cherche à recruter des futures vedettes de cinéma. Mais, comme au cin.ma, il faut bien des seconds rôles et des personnages de brutes et de méchants.
Étrangement, Lux, je n'ai pas ce sentiment de l'avoir échappé belle. C'est vrai que si j'avais attendu un peu plus, l'air aurait été irrespirable dans l'escalier. Réagirai-je plus vite la prochaine fois ? je ne sais pas ; oui, sans aucun doute, si on sonne à la porte comme on l'a fait.
En effet, j'ai beaucoup aimé la réunion qui a suivi l'événement et le partage des tâches pour faire en sorte que la vie puisse poursuivre son cours le plus normalement possible.
J'ai en effet la chance de connaître tout le monde dans l'immeuble et, après le départ récent d'un des locataires qui alourdissait parfois l'ambiance, il existe une volonté de créer un climat de collaboration joyeuse et efficace. Personnellement, je connais tout le monde, les locataires des 24 appartements, leur familles, leurs amis.
Quelqu'un devrait écrire un scénario de film sur la vie dans cet immeuble : ce ne serait pas banal. Les locataires des maisons voisines envient le dynamisme des gens de l'immeuble même si, souvent, l'architecture de leurs maisons est plus belle.
Et à chaque fois qu'un appartement se libère, nous essayons de choisir le prochain locataire de manière à ce qu'il vienne renforcer le dynamisme et l'esprit d'entraide.
En effet, l'événement d'hier m'a rappelé la crise du verglas de 1998, même si c'était, hier, beaucoup plus modeste et plus bref Dès qu'un événement nous empêche de courir (tempête de neige, incendie, panne d'électricité, etc.), nous redevenons un peu plus humain et nous nous rendons compte que nous avons près de nous des semblables.
J'avais vraiment le sentiment, ces dernières semaines, qu'il ne restait que des fumerolles révélatrices des braises ardentes. Il fallait une pause (hélas imposée) pour que je me rende compte que le brasier peut en effet prendre de l'ampleur.
Je crois que les personnes disparues qui ont vraiment compté pour nous continuent de vivre en nous. Et, étrangement, j'ai parfois le sentiment que nos parents, après leur disparition, deviennent peu à peu nos enfants.
Le hasard a voulu que ce dimanche 5 août, une partie de la famille se retrouve au restaurant (nous étions plus d'une douzaine) à l'occasion du passage à Montréal de l'une de mes soeurs parmi les plus âgées (elle pourrait pratiquement être ma mère). Quelqu'un a évoqué la mort de notre mère, il y a quatre ans, mais ce n'était que pour parler d'un restaurant où nous avions bien mangé après les funérailles...
Merci, cher Lux, de ta fidèle amitié.
V à l'Ouest, je crois qu'à condition de raison garder, toute occasion est bonne de s'émoustiller. Ce n'est pas aux Français que j'ai besoin de dire cela. ;o)
Et tant que les pompiers, ou les événements du genre, ne feront que m'émoustiller, la morale et les bonnes moeurs seront sauves. Ce serait plus embêtant s'il s'agissait de frénésie... Mais l'érotisme n'est-il pas une façon de sublimer ou de transcender l'ennui de la sexualité brute ? Et le jeu de l'imagination empêche souvent de passer à l'acte quand tout indique qu'il vaut mieux s'abstenir...
Bref, le jeune pompier en question ne risque rien ;o)
Très rafraîchissant ce billet.
Je sais... c'est paradoxal. Les circonstances étaient chaudes mais le traitement du sujet est rafraîchissant.
J'ai déjà été réveillée par les pompiers à 3hres du matin genre... un feu de matelas. On étaient littéralement en train de mourir axphésiés...
Passer au feu... Une de mes grandes peurs, en fait.
Ta collègue a montré un détachement très "zen" dans cette épreuve. Toi aussi, je dois dire. Quoique ce soit un peu différent!
Je suis d'accord avec Lux concernant la solidarité humaine. C'est rassurant, réconfortant... Et je ne suis pas du tout inquiète pour ton volcan intérieur!
Pompier mal chaussé. Il n'a même pas deviné les fumerolles, trop occupé qu'il était à se faire regarder !
J'adore cette capacité à écrire ce type de billets de la même façon que tu écrirais un billet sur une tomate ou un concombre :)
(non, je n'ai rien contre les tomates et les concombres)
Et pourtant, je ne suis même pas un lecteur des écrivains du Nouveau roman, qui peuvent, durant des chapitres entiers, disserter sans état d'âme sur un camion...
J'aime beaucoup les tomates et je néglige un peu trop les concombres ;o)
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