mardi 16 juillet 2013
mercredi 19 juin 2013
Ça ne sent pas bon !
Oui, oui, allez-y sans crainte, personne ne le saura :
cliquez sur l'image pour la voir en plus grand
On apprend aujourd'hui que « les stylistes italiens Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont été condamnés mercredi par le tribunal de Milan à une peine d'un an et huit mois de prison pour une fraude fiscale estimée à 1 milliard d'euros ».
On ne souhaite le malheur à personne, et c'est évidemment bien triste de voir des gens si propres et si bien habillés prendre le chemin du pénitencier. Malgré tout, j'ai du mal à ne pas me réjouir que même pour les très riches il y a aussi une justice. Toutefois, ils interjetteront appel ; l'exécution de la peine sera alors suspendue, le temps des procédures. Et si leurs avocats jouent bien leur rôle, le jugement sera renversé...
Quand on sait les difficultés que traversent l'économie de tant de pays, ne serait-ce qu'en Europe, il est assez scandaleux d'apprendre que certaines entreprises, certains hommes d'affaires (on ne parle plus seulement de « créateurs » lorsque le chiffre d'affaires dépasse un milliard d'euros pour l'exercice 2011-2012), utilisent des stratagèmes sophistiqués et frauduleux pour éviter de payer leur part d'impôts et de taxes dont l'État a grandement besoin. La fraude est estimée à un milliard d'euros ! Que peuvent-ils bien pouvoir faire avec un milliard d'euros volés à l'État italien ? Il y a tout de même une limite au nombre de châteaux, de villas de grand luxe, en Italie, à Tanger ou ailleurs, aux nombres de voitures, etc., que l'on puisse vouloir acheter. Enfin, chacun fait ce qu'il veut de son argent... à condition qu'il s'agisse de son argent, et non du fruit d'évasion fiscale frauduleuse.
Je n'ai jamais été un client de Dolce & Gabbana, mais si je l'étais, je n'hésiterais pas à cesser d'enrichir des gens dont l'intégrité et la contribution citoyenne sont plus que discutables. D'ailleurs Alexander n'hésitait pas à boycotter un créateur dont il aimait particulièrement la ligne de vêtements, parce que le créateur en question se servait de la fourrure.
En regardant la photo de Domenico Dolce et de Stefano Gabbana, j'ai été un peu surpris : je les imaginais plus jeunes...
Dolce & Gabbana
mercredi 1 mai 2013
lundi 22 avril 2013
Alexander, Alexandre, Alistair...
Bonne fête
à tous les Alexandre, Alexander, Alistair... !
Et tout particulièrement à mes amis
qui portent ce prénom...
y compris ceux et celles qui ont un prénom apparenté ou dérivé :
Αλέξανδρος (en grec)
Alexander (en anglais)
Alexander (en allemand)
Alessandro, Aleandro (en italien)
Alejandro, Aleandro (en espagnol)
Alexandre, Aleandro (en portugais)
Aleksanteri (en finnois)
Александр, Aleksandr (en russe)
Aleksander (en polonais)
Олександр, Oleksandr, Oleksender (en ukrainien)
Iksender (en arabe)
Alexandre (en catalan)
Alexander (en anglais)
Alexander (en allemand)
Alessandro, Aleandro (en italien)
Alejandro, Aleandro (en espagnol)
Alexandre, Aleandro (en portugais)
Aleksanteri (en finnois)
Александр, Aleksandr (en russe)
Aleksander (en polonais)
Олександр, Oleksandr, Oleksender (en ukrainien)
Iksender (en arabe)
Alexandre (en catalan)
Alec
Alessandro
Alex
Alexandra
Alexandrin
Alexandro
Alexian
Alistair
Axel
Axelle
Lissandre
Lysandre
Sacha
Sander
Sandre
Sandro
Sandy
Sania
Sasha
Alessandro
Alex
Alexandra
Alexandrin
Alexandro
Alexian
Alistair
Axel
Axelle
Lissandre
Lysandre
Sacha
Sander
Sandre
Sandro
Sandy
Sania
Sasha
(le vrai Alexander Bull est plus beau encore)
Joyeux anniversaire à mon grand ami
Alexander Bull
vendredi 5 avril 2013
Les Roses d'Alexander
Il y a deux ou trois jours, en marchant vers la Grande Bibliothèque où je me rends au moins une fois par semaine, je pensais à l'anniversaire de naissance d'Alexander, dont la date approchait ; je me disais que j'irais chercher de jolies roses. Arrivé à la bibliothèque, avant d'aller chercher les documents que j'avais réservés, je me suis dirigé, comme je le fais toutes les fois, vers un grand présentoir de livres de toutes catégories. J'y jette toujours un coup d'œil rapide et il m'arrive de faire là des découvertes très intéressantes. Il y a là des parutions récentes, mais pas uniquement ; aussi bien des romans que des livres de recettes, des livres sur les musées ou sur l'architecture, des manuels d'utilisation de logiciels, des essais sur la santé physique ou mentale, des biographies, etc.
Or, cette fois-ci, il y avait devant moi un livre sur les roses. Déjà, au cours des deux ou trois dernières années, j'avais emprunté quelques livres sur les roses, ce qui était une autre façon pour moi d'approfondir ma connaissance de l'univers d'Alexander. Je n'avais jamais vu celui-ci ; je l'ai saisi, feuilleté, j'ai lu quelques lignes au hasard des pages... Les illustrations étaient belles, non pas des photos mais des dessins très réussis, sans doute à l'aquarelle ; on aurait cru respirer leur parfum... J'ai décidé de l'emprunter ; je l'ai mis sous mon bras et je suis allé chercher les deux autres livres qui m'attendaient.
L'un qui aurait beaucoup intéressé Alexander, s'il ne l'avait pas déjà dans sa bibliothèque : un très beau livre d'Édouard Brasey, La Grande Encyclopédie du merveilleux.
Je ne vois pas comment Alexander aurait pu passer à côté d'une telle encyclopédie qui présente « les peuplades féeriques, elfes, lutins, sirènes ou nains, les bêtes terrifiantes comme les dragons, les licornes, les griffons, les gargouilles, mais aussi les créatures de la nuit, les loups-garous, les vampires, les trolls, les cyclopes, les géants, les orques, les titans... » (présentation de l'éditeur). Mais comme cette édition est sortie à l'automne 2012 (j'ai demandé à la bibliothèque d'en faire l'achat ; depuis, je ne suis pas seulement le premier à l'avoir emprunté, plusieurs fois, mais le seul à l'avoir fait jusqu'à présent), Alexander devait avoir l'édition précédente, la « petite » Encyclopédie...
En possession de mes trois livres (l'autre est un livre sur Luca Penni, un peintre disciple de Raphaël, récemment exposé au Prado, puis au Louvre), je me suis dirigé vers un poste libre-service pour y enregistrer mes emprunts. Tout allait bien pour les deux livres que j'avais réservés, mais le système informatique refusait de me laisser emprunter le livre sur les roses. J'ai essayé plusieurs fois et j'obtenais toujours le même message, demandant de me présenter au comptoir du prêt. Il y avait une longue file d'attente ; je me suis plutôt présenté à l'accueil en demandant pourquoi je ne pouvais pas emprunter ce livre. La préposée a regardé le code à l'endos et m'a vite répondu que ce livre avait été « retiré de la collection de prêt et de référence » ; il avait été mis en vente ; quelqu'un l'avait acheté, il y a quelques mois, et il a été déposé récemment sur un présentoir de la bibliothèque. « Vous n'avez pas besoin de l'emprunter ; ce livre est à vous... pour toujours », a-t-elle ajouté avec un grand sourire.
Je suis rentré chez moi tout joyeux. Non seulement je recevais en cadeau un livre qui m'intéressait beaucoup, mais puisque j'avais pensé aux roses avant d'entrer à la bibliothèque, que j'avais l'intention d'en acheter pour Alexander, je me suis dit que, très certainement, il ne pouvait s'agir que d'un clin d'œil d'Alexander pour signifier qu'il est là, toujours présent, qu'il peut lire mes pensées et, même, intervenir dans ma vie.
Un peu plus tard, en parlant à ma voisine, je lui ai raconté cet événement. Spontanément, sans aucune hésitation, elle s'est exclamée : « C'est un signe d'Alexander ! »
Il y a exactement trente-et-un an naissait en Angleterre ce petit ange qui allait devenir ce garçon merveilleux qui a transformé ma vie et que, en attendant de nous voir réunis sur son étoile, j'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.
Hier soir je suis allé acheter des roses, roses comme celles qu'il m'a envoyées, comme celles, virtuelles, que je lui envoyais tous les jours. Elles sont magnifiques !
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vendredi 29 mars 2013
Richard Griffiths - 1947-2013
Harry Potter perd son horrible oncle Vernon Dursley, et les garçons d'une grammar school (lycée, collège) de Sheffield viennent de perdre Hector, leur excentrique, amusant et néanmoins très cultivé professeur...
J'ai appris avec une immense tristesse, il y a quelques heures, le décès de l'excellent acteur britannique Richard Griffiths, ce jeudi 28 mars, à l'âge de 65 ans, des suites de complications lors d'une chirurgie cardiaque.
Qui ne se souvient pas de cet oncle épouvantable qui enferme à clé sous l'escalier son inquiétant neveu Harry Potter afin qu'il ne devienne pas magicien comme l'étaient ses parents ? (Et qui n'aurait pas eu envie d'étrangler son ignoble rejeton ?)
C'est toutefois dans The History Boys que j'ai vraiment aimé Richard Griffiths. J'ai découvert ce film un peu par hasard l'automne dernier en faisant des recherches à la bibliothèque. Les romans, les films qui se déroulent dans les collège, les universités, m'intéressent depuis longtemps ; dans ce film, d'après la pièce d'Alan Bennett, l'action se déroule dans une école (grammar school) de Sheffield, une petite ville du nord de l'Angleterre. J'ai été ravi de voir comment cela pouvait se passer en Angleterre au début des années 80. Il s'agit d'une comédie et il ne faut pas prendre ce film pour un documentaire (Hector, le vieux professeur de poésie, notamment, serait en prison depuis longtemps s'il existait vraiment dans la prude et frileuse société actuelle). C'est une comédie, mais une brillante comédie, très bien jouée - Richard Griffiths y est excellent dans le rôle de ce professeur. Dominic Cooper et Samuel Barnett y jouent des élèves brillants (parmi d'autres). Les dialogues sont subtils, plein de l'esprit britannique que j'aime... Et j'adore leur accent !
Samuel Barnett,Richard Griffiths et Dominic Cooper.
Contrairement à ce qui est écrit sous la photo, le premier acteur à gauche n'est pas James Corden, mais Dominic Cooper, qui a notamment joué dans Raison et sentiment, d'après le roman de Jane Austen. Les trois autres sont, Clive Merrison (le proviseur), Richard Griffiths (le vieux professeur) et Stephen Campbell Moore (un nouveau professeur spécialement engagé pour préparer les élèves aux concours d'admission d'Oxbridge - Oxford et Cambridge).
Je ne recommanderais pas forcément ce film à tous mes amis. Certains n'aiment pas ce genre de film qui se déroule dans un collège de garçons, univers presque exclusivement masculin (il y a deux ou trois femmes)
Parmi les récompenses remportées par Richard Griffiths et les nominations, je soulignerai celles-ci :
2006 : Tony Award du meilleur acteur dans une pièce - The History Boys
2006 : Laurence Olivier Awards du meilleur acteur - The History Boys
2003 : Nommé au Phoenix Film Critics Society Awards de la Meilleure distribution - Harry Potter et la chambre des secrets
2007 : Nommé au British Academy Film Award du meilleur acteur - The History Boys
2007 : Nommé au Chlotrudis Award du meilleur acteur dans un second rôle - The History Boys
2007 : Nommé au London Film Critics Circle d'Acteur de l'année - The History Boys
On peut voir et entendre sur YouTube la bande annonce.
Il faut évidemment regarder ce film en anglais afin d'apprécier toutes les subtilités des dialogues. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il existe une version française. J'ai regardé le film plusieurs fois sur DVD et je le regarderai encore. Hélas, j'ai remarqué après le quatrième ou cinquième visionnement que sur la copie que j'avais, il existe une version sous-titrée en... québécois. Tab... ! J'en suis presque tombé en bas de ma chaise. Alors que les dialogues en anglais sont subtils, plein d'esprit, de finesse, de culture, les sous-titres québécois sont d'une vulgarité scandaleuse. Les sacres, les jurons, épais, dignes des pires humoristes les plus dégoûtants... On n'y reconnaît rien de ce qui fait de ce film un ravissement pour les neurones.
Il faut évidemment regarder ce film en anglais afin d'apprécier toutes les subtilités des dialogues. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il existe une version française. J'ai regardé le film plusieurs fois sur DVD et je le regarderai encore. Hélas, j'ai remarqué après le quatrième ou cinquième visionnement que sur la copie que j'avais, il existe une version sous-titrée en... québécois. Tab... ! J'en suis presque tombé en bas de ma chaise. Alors que les dialogues en anglais sont subtils, plein d'esprit, de finesse, de culture, les sous-titres québécois sont d'une vulgarité scandaleuse. Les sacres, les jurons, épais, dignes des pires humoristes les plus dégoûtants... On n'y reconnaît rien de ce qui fait de ce film un ravissement pour les neurones.
La carrière de Richard Griffiths ne se limite pas à ce film, bien entendu, mais c'est ce film qui m'a permis de le découvrir vraiment et d'apprécier son immense talent. Ses collègues du théâtre, du cinéma, de la télévision semblent unanimes : il n'était pas seulement l'un des plus grands acteurs britanniques, mais aussi un être humain, très chaleureux, drôle, près des gens, un modèle pour certains... Il faudra nous consoler avec ses films et ses émissions de télévision.
Rest in peace, Sir !
dimanche 17 mars 2013
Saint-Patrick

Joyeuse Saint-Patrick à tous les Irlandais, d'ici, d'Irlande, et de partout ! Et tout particulièrement à Shawn, d'une ville bien connue du nord de l'Irlande, pour qui ce dimanche avait une couleur toute particulière.
La basilique Saint-Patrick de Montréal a été désignée monument historique par le gouvernement du Québec en 1985.
Quand je suis sorti, vers le milieu de l'après-midi, j'ai croisé un grand nombre de personnes qui revenaient du traditionnel défilé des Irlandais de Montréal. J'ai regretté de ne pas être sorti plus tôt pour me joindre à eux (après tout, j'ai aussi du sang irlandais).
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lundi 7 janvier 2013
mercredi 31 octobre 2012
Are we Humans ?
Durant plusieurs jours, j'ai eu en tête cette chanson. Dès mon réveil, les mots et la musique reprenaient, jusqu'à la nuit suivante, comme si durant mon sommeil, je n'avais fait qu'appuyer sur le bouton « pause ».
Pourtant, quelques jours plus tôt, je ne connaissais ni la chanson, ni même ce groupe musical, The Killers.
Mon ami gallois m'a fait découvrir cette chanson en me disant qu'il avait fait la connaissance d'un garçon extraordinaire, irlandais, de passage à Londres pour quelques jours. Surpris par une forte pluie, ils s'étaient réfugiés sous le portique d'une église et y sont restés des heures à faire connaissance. Il m'avait invité à regarder cette vidéo du groupe The Killers, car Shawn, le nouvel ami irlandais ressemble au chanteur, Brandon Flowers, mais seulement dans cette vidéo.
Je ne connais pas grand-chose à la musique rock, mais la musique des Killers me rappelle certains groupes que j'entendais dans les boîtes à l'époque où j'y allais régulièrement ; je pense au duo des Pet Shop Boys, par exemple, avec qui ils ont chanté ces dernières années.
Cet ami irlandais, l'ami gallois et ce chanteur des États-Unis ont tous le même âge, celui d'Alexander. Et j'ai constaté qu'il y avait encore là un lien entre The Killers et Alexander, car le groupe a aussi travaillé avec Jared Leto, le chanteur de 30 Seconds to Mars, qu'Alexander aimait d'autant plus que Jared Leto est l'interprète d'Héphaistion dans le film Alexander d'Oliver Stone.
Pour son anniversaire aujourd'hui, Shawn, le nouvel ami irlandais a reçu un magnifique cadeau : une invitation à passer quelques jours à Florence pour y admirer les chefs-d’œuvre de l'art de la Renaissance italienne. Joyeux anniversaire, Shawn !
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vendredi 31 août 2012
15 ans déjà
Il y a 15 ans déjà disparaissait la
princesse des coeurs
Je m’associe aujourd’hui en pensée à tous ceux qui, dans le
monde entier, n’oublient pas Lady Di.
Dans les médias, certains la désignent comme « l’étoile des
Windsor » ; il ne faut pas oublier qu’elle était aussi, d’abord, l’étoile
des Spencer. La princesse des cœurs est et restera toujours la mère de deux
jeunes princes, la sœur, la tante, la cousine des membres d’une grande famille
qui, pour la plupart, se seront réunis pour souligner ce triste anniversaire au
domaine familial d’Althorp, dans le Northamptonshire.
À Paris, de nombreuses personnes seront venues lui rendre
hommage et déposer des fleurs à la flamme de la place de l’Alma. S’il était là,
Alexander se serait joint à eux avant de souligner autrement le quinzième
anniversaire du départ de sa princesse.
Je pense à elle, je pense à lui, et à tous leurs proches.
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samedi 25 août 2012
Nouvel anniversaire
Notre amour avait commencé bien plus tôt, et longtemps après l'éternité, il sera toujours aussi présent, mais cette date est devenue depuis 2009 l'Anniversaire de Notre Amour.
samedi 7 juillet 2012
3 ans...
... 36 mois ; 1095 jours ; 26 280 heures ; 1 576 800 minutes ; 94 608 000 secondes ; quelle que soit l'unité de mesure que l'on utilise pour calculer le temps écoulé depuis ton départ, celui-ci n'est pas plus compréhensible qu'il l'était il y a trois ans.
Le Petit Prince - Ukraine
Je relisais ces derniers jours plusieurs pages de nos premières conversations ; j'avais le sentiment que tu allais bientôt arriver de ton travail et que nous allions dans un instant reprendre notre conversation, suspendue, mais jamais interrompue... Ne t'inquiète pas de mes yeux rougis ; ce n'est sans doute que de la fatigue.
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lundi 14 mai 2012
Pour Alexander
Ma voisine a reçu hier, pour son anniversaire, quelques très belles roses blanches, comme celles-ci. Elle a tenu à m'en offrir une, « pour Alexander », me suggérant de la déposer sur l'un des petits autels consacrés à ce Petit Prince retourné sur son étoile. C'est bien sûr ce que j'allais faire, et c'est ce que j'ai fait, après avoir tout bien nettoyé (les cadres des photos, les cristaux, les photophores, etc.), et allumé quelques lampions.
Alexander préférait les roses roses, mais pour lui toutes les fleurs étaient belles, et la rose blanche symbolise la pureté des sentiments, l'authenticité de l'amour. Qui d'autre mériterait mieux que lui ces roses blanches ? À qui d'autre que moi voudrait-il en offrir ?
Ma voisine est une femme formidable ! On ne s'ennuie jamais avec elle. Dans la jeune soixantaine, elle est beaucoup plus jeune de cœur et d'esprit que certaines personnes dans la trentaine. Son mari était anglais ; on dirait tant elle a voyagé qu'elle a vécu partout sur la planète. Elle s'intéresse à l'Histoire et, quelque soit le nom que l'on prononce devant elle, elle peut pratiquement nous en faire la généalogie, au point de nous laisser croire que nous sommes tous cousins. Elle décode rapidement le caractère, la personnalité des gens qu'elle rencontre. Il y a chez elle des livres partout, comme chez ses parents lorsqu'elle était petite ; lorsque son père est décédé, sa bibliothèque comptait plus de quarante mille livres, qu'elle n'a pas tous lus mais, depuis, elle en a lu bien d'autres. Il ne faut pas être pressé lorsqu'avec elle on fait une promenade ; elle s'arrête sans cesse pour identifier une plante qui pousse sur le bord du trottoir, pour commenter une variété d'arbres ou un détail d'architecture. Pendant que nous parlions d'Alexander au téléphone, dimanche après-midi, elle était à l'extérieur, devant l'immeuble ; elle a interrompu notre conversation parce qu'un papillon est venu se poser près d'elle ; c'était selon elle un signe que nous faisait Alexander. Je le crois. Quelques minutes plus tard, elle m'envoyait la photo du papillon, et j'allais chercher de la musique de cornemuse, que j'écoute depuis...
Alexander l'aurait aimée. Elle aime Alexander ; sans cesse, elle établit des liens entre des traits de mon caractère ou des événements de ma vie et les siens. Elle interprète des coïncidences qui n'en sont pas ; à l'en croire (et je n'ai pas de mal à le faire), notre rencontre était écrite dans les étoiles. De diverses façons, elle me dit de ne pas être triste, qu'Alexander voudrait me voir heureux. Il était déjà assez difficile pour lui de partir en laissant derrière lui des êtres qui l'adorent. Tant de fois, il me l'a dit lui-même : « Si un jour je devais repartir sur la Lune, ne sois pas triste. Pense plutôt à ce que nous aurons vécu ensemble. » Et tant de fois j'ai tenté moi-même de lui enlever ce sentiment de culpabilité à l'idée d'« abandonner » ses proches, de « trahir la confiance » qu'avait en lui son ami, son complice, son chien : « Alcib pourra comprendre, disait-il à sa meilleure amie, mais Alexander Bull, lui, ne comprendra pas. »
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l´a dit ce matin
...
« On est bien peu de choses... », c'est vrai, mais tout dépend à quoi on se mesure, à quoi on se compare. Quand je lui disais, et j'ai dû le lui dire trois mille fois, qu'il était un garçon extraordinaire, il répondait toujours : « Ne dis pas cela. Je ne suis que moi. » Il avait raison, sauf que le « moi » qui était lui était vraiment exceptionnel. Je suis moi-même bien peu de chose, et cependant, comme l'écrit Sartre dans ses Mots, je suis « tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui. » Sans me prendre pour un autre, je suis conscient du privilège d'avoir été choisi par ce garçon exceptionnel pour l'accompagner un moment, trop court moment, sur ce chemin terrestre. À ce titre, je n'ai pas le droit d'oublier ce qui en moi le faisait m'aimer et qu'il a magnifié par son amour même.
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dimanche 13 mai 2012
Je t'aime, Maman !
Photo de Richard Turmel sur MétéoMédia
Ma mère est décédée depuis quelques années déjà, mais il y a dans mon univers, plusieurs mères, à qui je souhaite, en fin de journée, une excellente fête.
Je suis tombé sur cette photo qui m'a ému. Comme le suggère l'auteur de la photo, le renardeau semble dire « Je t'aime Maman ! »
Je ne peux voir un renard sans penser à celui du Petit Prince. Et je ne peux penser au Petit Prince sans penser au mien. Celui de Saint-Exupéry (oui, je sais, il écrivait lui-même « St-Exupéry ») n'a jamais parlé de sa mère, ni de son père, d'ailleurs. Est-ce cela qui en faisait vraiment un petit garçon solitaire ? Alexander a eu le bonheur d'être accueilli, dorloté, bercé, adoré, par la sienne, mais il a eu aussi le malheur de la perdre trop tôt. Cela en a fait un petit garçon solitaire, silencieux, qui, malgré les soins que lui prodiguaient plusieurs personnes, a toujours trouvé que la grande maison était beaucoup trop grande, car « une maison où il n'y a pas de mummy est toujours top grande ».
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mardi 24 avril 2012
Accords France-Québec
Caricature de Serge Chapleau Journal La Presse
Il doit bien cela à son grand ami Jean Charest qui a grand besoin d'aide ces temps-ci. Ça sent la fin de régime (c'est-à-dire : très mauvais).
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dimanche 22 avril 2012
Bonne fête et joyeux anniversaire, Alexander
Oui, Alexander Bull, il y aura sûrement aujourd'hui un gâteau d'anniversaire pour toi, que tu t'empresseras de partager, je le sais, avec ton ami Gus.
On dirait que tu es rentré chez toi, en Angleterre, après une longue absence, spécialement pour célébrer ton anniversaire et ta fête avec tes proches.
Bonne fête à tous ceux qui portent le prénom Alexander, Alexandre, Alistair (variante du même prénom).
On dirait que tu es rentré chez toi, en Angleterre, après une longue absence, spécialement pour célébrer ton anniversaire et ta fête avec tes proches.
Je gage qu'il y aura aussi de petits cadeaux que tu sauras apprécier.
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dimanche 8 avril 2012
jeudi 5 avril 2012
Son jumeau a trente ans
Depuis quelques semaines, je pensais à cette date qui arrivait et, plus la date approchait, plus mon anxiété augmentait. Depuis bientôt quatre ans, cet anniversaire est pour moi l'un des plus importants, l'un des plus chers à mon cœur, l'anniversaire de naissance de ce garçon exceptionnel qui m'a invité à faire un bout de chemin avec lui. Hélas, il n'est plus là pour que nous fêtions ensemble l'anniversaire de sa venue sur la terre, mais tous les jours seront pour moi des occasions de remercier le ciel de l'avoir envoyé sur cette planète et placé sur mon chemin.
Il n'aura jamais plus de vingt-sept ans. Mais son jumeau, lui, aura trente ans aujourd'hui. Ce marronnier rose planté par sa mère dans le vaste parc d'une grande maison du Kent n'oubliera jamais non plus ce garçon merveilleux qui, lorsqu'il était enfant, venait partager avec lui son chocolat de l'après-midi, lui raconter des histoires afin qu'il ne s'ennuie jamais, et lui prêter son cache-nez lorsqu'il faisait froid.
Au moment d'écrire ces quelques lignes, je me souviens vaguement avoir rêvé, la nuit dernière, que la grand-mère d'Alexander me parlait du petit garçon qu'il a été et qu'il est pratiquement resté jusqu'à son dernier jour sur cette terre.
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samedi 10 mars 2012
vendredi 9 mars 2012
Pour Maurice
Ce n'est pas le vrai Maurice mais une photo trouvée sur Internet
Depuis plus d'une semaine, notre ami Alexander le Gallois et son inséparable Maurice sont malheureux. Maurice souffre d'une infection qui ne semble pas vouloir guérir en dépit des traitements et des soins attentifs que lui prodigue son ami. Le grand chien, qui accompagne habituellement partout son ami, ne l'accompagne plus lorsqu'il va donner ses cours dans une université de Londres. Il avait pris l'habitude d'assister chaque jour aux cours, comme s'il était son meilleur étudiant. Il aimait recevoir l'affection, les câlins, des étudiants, des autres professeurs et du personnel de l'université. Mais ses traitements le fatiguent, et il ne comprend pas que, depuis qu'il est malade, les gens sont moins empressés de lui témoigner de l'affection. Notre ami gallois a donc décidé de laisser Maurice se reposer à l'appartement pendant qu'il va donner ses cours. Mais les amis sont tous deux tristes de cette situation. Et notre ami est anxieux car, ce vendredi, il a rendez-vous chez le vétérinaire et il appréhende les résultats des analyses...
Il y a quelques semaines, notre ami gallois avait été invité par une université parisienne pour discuter de cours qu'il pourrait y donner. Il se demandait s'il avait vraiment envie de quitter Londres pour s'installer à Paris... Mais au cours de l'entretien qu'il a eu avec des responsables de la faculté, il a vite conclu qu'il ne quitterait pas Londres. Lorsqu'il a évoqué son ami Maurice, qui l'accompagnerait, l'un des responsables de la faculté, avec l'amabilité que peuvent avoir certains Parisiens parfois, lui a lancé sur le ton que l'on peut bien deviner (et ce n'est même pas la pire des insultes qu'il a proférées durant cet entretien) : « Si c'est ainsi, allez donc enseigner dans un zoo votre langue de barbare ! »
Inutile de dire que notre ami Gallois a choisi Londres et Maurice... Il ira tout de même deux fois par mois donner un cours à Paris mais, aussitôt son cours terminé, il reprendra l'Eurostar pour rentrer chez lui et retrouver Maurice.
Toute la semaine, j'ai allumé des bougies pour la santé de Maurice et la sérénité de son ami. Je croise les doigts pour que, au cours des prochaines heures, le vétérinaire ait de bonnes nouvelles à leur donner.
Ajout - vendredi midi : Le rendez-vous chez le vétérinaire s'est très bien passé (on les a même confortablement installés et on leur a servi le thé, le temps de se remettre de leurs émotions) et, au grand soulagement de tout le monde, les nouvelles sont bonnes. Il n'y a pas de cellules cancéreuses. Même si la guérison ne semble pas évidente, les traitements poursuivent leur action et la guérison progresse ; ce n'est qu'une question de temps avant que Maurice soit complètement rétabli.
Ils sont rentrés à la maison beaucoup plus légers et joyeux qu'au départ. Après une sieste méritée et un peu de lecture au lit (notre ami gallois lit un roman de Michel del Castillo, pendant que Maurice lit le dernier catalogue de jouets Kong), ils iront tous deux faire une promenade en ville et s'arrêteront ensuite dans un tout petit nouveau restaurant pour y déguster des sushis.
Ajout - vendredi midi : Le rendez-vous chez le vétérinaire s'est très bien passé (on les a même confortablement installés et on leur a servi le thé, le temps de se remettre de leurs émotions) et, au grand soulagement de tout le monde, les nouvelles sont bonnes. Il n'y a pas de cellules cancéreuses. Même si la guérison ne semble pas évidente, les traitements poursuivent leur action et la guérison progresse ; ce n'est qu'une question de temps avant que Maurice soit complètement rétabli.
Ils sont rentrés à la maison beaucoup plus légers et joyeux qu'au départ. Après une sieste méritée et un peu de lecture au lit (notre ami gallois lit un roman de Michel del Castillo, pendant que Maurice lit le dernier catalogue de jouets Kong), ils iront tous deux faire une promenade en ville et s'arrêteront ensuite dans un tout petit nouveau restaurant pour y déguster des sushis.
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mercredi 7 mars 2012
Forget me not
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Il y a quelques jours, en allumant la télévision, je suis tombé sur un film documentaire racontant la courte vie de Joanna Comtois, cette jeune fille à qui on a diagnostiqué à huit ans une forme rare de cancer, qu'elle a combattu durant un an, qu'elle croyait avoir surmonté et qui est revenu. Peu après avoir appris le retour du cancer de Joanna, son père s'est suicidé... Malgré tout, Joanna n'a pas baissé les bras ; elle a fait face avec courage à la nouvelle série de traitements, etc. Affirmant que tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, elle a voulu garder le sourire, donner l'exemple, aider ses proches à garder le moral. Puis elle a créé la fondation Espoir pour amasser des fonds pour la recherche sur le cancer. Elle voulait être utile et, elle l'a dit aussi : « Je ne veux pas que l'on m'oublie ».
Ces mots, Alexander les a plusieurs fois répétés, en parlant surtout de certaines personnes qu'il aimait et qui l'ont précédé dans les étoiles. Sans qu'il ait eu besoin de m'en faire la demande, je me suis senti responsable et engagé à perpétuer, selon mes moyens, la mémoire de ces êtres aimés. Puis, un jour, il m'a dit : « J'ai peur ! » « De quoi as-tu peur ? », lui ai-je demandé. Je me doutais bien de la réponse qu'il allait me donner, mais je voulais que les mots viennent de lui. Il a dit : « J'ai peur de manquer de temps ! » Puis il a ajouté : « Je ne veux pas que l'on m'oublie. »
Tant que je vivrai, il sera présent. Je sais bien aussi qu'il vivra longtemps encore dans le coeur et dans l'esprit de ceux et celles qui l'ont connu. Mais je me sens responsable de certains de ses secrets, de certaines de ses confidences, de ses rêves, de ses espoirs... Mais je pense de plus en plus que je pourrais aussi manquer de temps. Et je me dis que je devrais trouver quelqu'un en qui je puisse avoir confiance, à qui je pourrais laisser un jour un certain nombre de choses qui sont importantes pour moi : certains objets , certains documents ; des carnets, des milliers de pages de correspondance, etc. C'est une inquiétude supplémentaire qui est toujours présente car, moi non plus, je ne voudrais pas que l'on m'oublie...
mardi 10 janvier 2012
mardi 3 janvier 2012
Je ne t'oublie pas
La photo vient d'ici
Il y a déjà trois ans que tu nous as quittés, Harry. Tu as précédé de quelques mois ton inconditionnel ami. Vous êtes, Alexander et toi, aussi présents dans mon coeur et dans mes pensées que les images de vous deux que j'ai sans cesse devant moi dans leurs cadres d'argent.
samedi 31 décembre 2011
Bonne année 2012
Bonne année à tous !
London - Edinburgh - 1er janvier 2012
1er janvier 2011
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jeudi 29 décembre 2011
samedi 24 décembre 2011
mercredi 16 novembre 2011
Mon cheval est mort
J'ai quelques textes que je voulais mettre en ligne ces jours-ci, sur des thèmes qui me tenaient à cœur.
Or, ces jours-ci, j'ai dit, écrit quelques bêtises qui ont blessé des êtres que j'aime. Je leur en demande encore pardon.
Ne soyez pas surpris si, durant les prochains jours ou davantage, vous ne trouvez pas ici de nouveaux billets. Je vais aller faire ce que je fais de mieux : rien.
Or, ces jours-ci, j'ai dit, écrit quelques bêtises qui ont blessé des êtres que j'aime. Je leur en demande encore pardon.
Ne soyez pas surpris si, durant les prochains jours ou davantage, vous ne trouvez pas ici de nouveaux billets. Je vais aller faire ce que je fais de mieux : rien.
jeudi 10 novembre 2011
Anniversaires
Je voyais arriver le 10 novembre et je pensais à quelques événements à cette date précise, puis au 10 du mois. Je songeais à ce que j'allais écrire ici pour souligner cette date, sans me souvenir précisément de ce tout ce que j'ai pu écrire auparavant. Une petite vérification par mot clé m'a permis de constater que l'an dernier à cette date j'avais souligné trois de ces événements... Je radote, je parle souvent des mêmes sujets ; mais je suis comme cet académicien français qui disait : « je préfère radoter que me contredire. »
Outre l'importance, pour Alexander et moi, du dix de chaque mois, le dix novembre rappelle la disparition, en 324 av J. C., d'Héphaistion, l'ami d'Alexandre le Grand et d'Alexander notre Petit Prince.
Le 10 novembre, c'est aussi un anniversaire heureux auquel je pense depuis plusieurs jours, celui de la naissance d'un magnifique poulain, Whiteoak, né le 10 novembre 2010.
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lundi 7 novembre 2011
Fin de parcours - dignité et noblesse
Sans savoir encore ce qu'elles contiendraient, j'avais l'intention d'écrire quelques lignes pour souligner qu'il y a aujourd'hui vingt-huit mois qu'Alexander est retourné sur son étoile. Je ne sais pas si on pouvait voir les étoiles dimanche soir (je ne suis pas sorti), mais notre amie la Lune était bien présente et visible aussi bien de mon salon que de ma chambre.
Éric Lamaze et Hickstead, Pékin 2008
En fin de soirée, dimanche, j'ai allumé le téléviseur pour regarder sur DVD une série télévisée que je n'avais jamais vue auparavant. Juste avant de mettre le DVD en marche, des images du bulletin de nouvelles ont attiré mon attention. On y voyait un cheval et son cavalier qui semblaient terminer un parcours ; soudain le cheval s'est couché, le cavalier est descendu, le cheval a tenté de se relever et il est retombé... Il est mort en quelques secondes, sous les yeux horrifiés des spectateurs qui assistaient à la compétition et devant les caméras de la télévision. [On peut trouver sur Internet des images vidéo des derniers instants, mais je ne voulais pas les revoir].
Avant même de connaître l'identité du cheval et du cavalier, j'ai éclaté en larmes. Je crois que les chevaux sont dans mon cœur et dans mon esprit tellement associés à Alexander, à sa famille et à ses amis qu'il était insupportable de voir l'un d'eux mourir en direct à la télévision. J'ai été vraiment bouleversé, comme si j'apprenais la disparition de quelqu'un que j'aime ou d'un proche de quelqu'un que j'aime.
Ces images étaient si tristes à voir ! Malgré tout, malgré le drame qui se déroulait devant nos yeux, malgré le choc qu'a dû subir le cavalier, il y avait beaucoup de dignité et de noblesse dans les derniers instants de ce cheval magnifique. S'il y a une mince consolation à y avoir, c'est à l'idée que cette noble bête n'a pas eu le temps de souffrir.
Il n'était plus question de regarder quoi que ce soit d'autre, et j'étais incapable de me concentrer pour écrire quelques mots ici. J'ai cherché plutôt à savoir qui étaient ce cheval et son cavalier.
Éric Lamaze et Hickstead
Au moment du drame, l’étalon Hickstead* et son cavalier Éric Lamaze venaient tout juste de terminer un parcours sans faute lors de la quatrième étape de la Coupe du monde (indoor), à Vérone. Ensemble, lors de compétitions antérieures, ils ont remporté plusieurs prix, dont une médaille d'argent au saut d'obstacles aux Olympiques de Pékin en 2008.
Éric Lamaze est actuellement numéro un mondial dans sa discipline, son parcours n'a pas toujours été facile. Il a été élevé par sa grand-mère alcoolique parce que ses parents se droguaient, peut-on lire sur Wikipédia. Il s'est intéressé aux sports équestres vers l'âge de dix ans et il a vite remporté des concours. Mais, pour des histoires de drogue, il a été banni de la compétition à quelques reprises.
En 2005, il a acheté en Belgique ce cheval caractériel dont personne ne voulait et, ensemble, ils sont devenus champions olympiques. Je n'ai pu m'empêcher de penser à Bucéphale (ou Tête-de-boeuf), ce cheval dont personne ne voulait et qu'un jeune Macédonien a su comprendre, en faire son complice, son ami, pour devenir avec lui Alexandre le Grand... Alexander aurait beaucoup aimé ce rapprochement entre les deux chevaux.
La beauté et la noblesse de ce cheval me rappellent aussi qu'à la campagne, dans le nord de l'Angleterre, un cheval magnifique, cadeau de Noël 2008 de la part de notre merveilleuse amie, un pur-sang nommé Montréal qu'Alexander n'a pas vu grandir, doit maintenant faire la fierté de la grand-mère d'Alexander et de tous ceux qui ont promis à Alexander de bien soigner son poulain. Montréal a maintenant trois ans et deux mois ; il doit ressembler un peu à Hickstead
Photo AFP/Jörg Carstensen : Éric Lamaze et Hickstead
*Hickstead, c'est aussi le nom du principal espace de concours international de saut d'obstacles d'extérieur britannique, situé dans le Sussex de l'Ouest près de la ville de Haywards Heath au sud de l'Angleterre.
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vendredi 4 novembre 2011
Vies de chiens
Rares sont les semaines où les médias ne racontent pas des histoires d’horreur au sujet des traitements que les humains font subir aux animaux.
À Moscou, plusieurs dizaines de milliers de chiens circulent librement dans la ville, à la recherche de nourriture. Ils sont partout, dans les rues, les places publiques, dans les escaliers et les couloirs du métro, etc. Certains d’entre eux viennent de la banlieue en métro, partent à la recherche de nourriture et, comme bien des ouvriers, des employés de magasins ou de bureaux, reprennent le métro en fin de journée pour retrouver un peu de tranquillité.
Depuis quelques années, les autorités moscovites ont promis de construire des refuges décents et de mener des campagnes intensives de stérilisation. Mais, faute de moyens, les résultats sont insuffisants et, dans le peu de refuges qui existent, les chiens sont souvent hébergés dans des conditions épouvantables, ne reçoivent pas les soins dont ils auraient besoin et, malgré les promesses aux organismes de protection de ne pas les tuer, les chiens sont très souvent abattus d’une balle dans la tête. Récemment, Moscou a voulu déporter douze mille chiens vers le Nord, mais la population s’est indignée, des groupes de pression ont protesté et la déportation a été annulée.
Ce chien ne sera pas mangé en Chine
En Chine, il y a deux semaines, un millier de chiens destinés à être mangés ont eu la vie sauve grâce à un groupe de défenseurs des animaux. À la suite d’un appel lancé sur Internet, deux cents militants ont bloqué une route du sud-ouest de la Chine afin d’arrêter trois camions dans lesquels s’entassaient ce millier de chiens. Après négociations, deux organisations de défenses des animaux ont pu racheter les chiens pour environ neuf mille euros.
Lily et Maddison
Et enfin, Il y a parfois des histoires heureuses. Celle de Lily et de Maddison en est une. Ces deux grandes danoises sont amies depuis cinq ans et ne se quittent plus. Depuis que Lily est devenue aveugle à la suite d’une maladie incurable, il y a près de quatre ans, Maddison a pris Lily sous son aile et lui sert de guide. À voir Lily de loin, on ne croirait pas qu’elle est aveugle car elle mène une vie normale, sachant qu’elle peut faire confiance à son amie Maddison pour la conduire partout où elles veulent aller.
Lily et Maddison
Lily et Maddison
Hélas, les personnes qui s’occupaient d’elles ne peuvent plus le faire et l’organisme britannique Dogs Trust a lancé un appel afin de trouver un nouveau foyer pour les deux amies qui, évidemment, ne peuvent pas être séparées.
Bloodhound ou Saint-Hubert
Notre ami Alexander le Gallois a manifesté son vif désir d’adopter les deux amies. Je ne crois pas qu’il existe sur terre quelqu’un qui puisse les aimer autant que pourrait le faire notre ami gallois. Il y a un peu plus de deux ans, il a recueilli sur le bord de la route un grand chien abandonné, très malheureux, très mal en point ; il l’a d’abord conduit chez lui pour lui donner à boire et à manger, avant de le faire examiner par un vétérinaire. Depuis, ils sont inséparables, et Maurice (le grand chien, du genre Saint-Hubert ou Bloodhound) ne cesse de trouver de nouvelles façons de faire plaisir à son ami. Je sais qu’ils seraient tous les deux très heureux si on leur permettait d’adopter les deux amies danoises qui, j’en suis persuadé, recevraient toute l’attention, tous les soins et tout l’amour qu’elles méritent.
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lundi 31 octobre 2011
samedi 29 octobre 2011
Des humains sur le poil*
Pour cet hiver, je vais me faire
un manteau en peau de connasse !
un manteau en peau de connasse !
Ça vous choque ? Pourtant c'est ce
que subissent des milliers d'animaux
que subissent des milliers d'animaux
Un ami m'a fait parvenir cette image en me demandant si je voulais bien écrire une note à ce sujet ; je n'ai pas eu besoin de réfléchir longtemps avant d'accepter. Je ne prétends pas être le plus ardent militant pour la défense des animaux, mais j'ai été sensibilisé il y a un certain temps déjà à cette question de l'exploitation des animaux pour leur fourrure. Et si je ne l'avais pas été auparavant, Alexander n'aurait pas attendu longtemps pour m'en parler. Non seulement était-il convaincu qu'il fallait lutter contre l'exploitation des animaux, mais sa vie et ses actions étaient tout à fait cohérentes avec ses valeurs, ses convictions, ses engagements. Il aimait les vêtements que créait un styliste très connu ; il appréciait tout particulièrement les pantalons de cette griffe. Un jour, il est allé à un défilé des créations du styliste en question et il a constaté qu'il utilisait de la vraie fourrure ; Alexander a décidé alors de ne plus acheter les vêtements de sa griffe, et il était vraiment embêté de devoir changer de marque d'eau de toilette... Quelques mois plus tard, j'ai acheté, moi, la même eau de toilette, pas nécessairement pour la porter moi-même mais pour que le petit lapin et le petit bulldog de peluche que m'a envoyés Alexander ne soient pas complètement dépaysés. Mais je promets que je n'achèterai rien d'autre de ce styliste ou de tout autre qui utiliserait la fourrure dans leurs créations. Je sais que l'ami qui m'a envoyé la photo, comme tous les amis d'Alexander, est aussi engagé et cohérent qu'Alexander l'a toujours été.
Depuis la fin des années 1990, le marché de la fourrure a repris du poil de la bête et les ventes ont fait une remontée extraordinaire. Chaque année, plus de 60 millions d'animaux sont tués pour leur fourrure. En 2010 seulement, le chiffre d'affaires de l'industrie de la fourrure dans le monde dépasse 14 500 milliards de dollars. Contribuons-nous, individuellement, à enrichir cette industrie sur le dos des animaux ?
* Avoir quelqu'un sur le poil : devoir supporter quelqu'un.
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