dimanche 18 mars 2007

Retour de Québec

J'ai donc passé quelques heures à Québec, mais je n'ai vraiment pas vu grand-chose de cette très belle ville. D'une part on ne voyait rien devant soi et, d'autre part, je n'ai pas eu une seconde pour marcher un peu dans la ville. Voici donc les seules images que j'ai pu prendre.

Ces deux premières, en sortant du véhicule, avant de m'engouffrer dans le Centre des congrès de Québec. En face, c'est l'édifice du Parlement de Québec, vu de côté.

Celle-ci aussi : c'est tout ce que j'aurai pu voir du château Frontenac que l'on voit mieux sur la photo d'hier.
Sur celle-ci, prise de l'intérieur, on peut voir flotter le drapeau du Québec sur la tour de l'hôtel du Parlement.

Autre image prise des fenêtres du Centre des congrès. On y aperçoit l'un des lieux fréquentés par les gays de Québec.

De la même fenêtre, une jolie église que j'aurais aimé visiter.

Comme je n'ai rien vu de la ville, il faudra donc que je revienne à Québec. J'aime beaucoup les mois de septembre et d'octobre. À moins que... le résultat des prochaines élections m'y ramène plus tôt que prévu.

Rentré à Montréal en milieu de soirée, samedi, j'ai retrouvé mon quartier et ce restaurant grec devant lequel je passe tous les jours et dont j'aime la décoration extérieure. Je n'y ai toutefois pas mis les pieds depuis longtemps car le propriétaire a tendance à s'incruster pour faire la conversation dans un anglais approximatif, se plaignant de la situation économique... Je sais que depuis que le fils a terminé ses études à l'École d'hôtellerie de l'Institut du tourisme de Montréal, il a apporté plusieurs transformations à ce restaurant : je devrais tenter l'expérience bientôt.

samedi 17 mars 2007

Je serai là

Aujourd'hui, je serai à Québec. J'espère que la tempête de neige ne nous empêchera de nous y rendre.

Cette image reflète bien peu la réalité de cette journée de tempête.

vendredi 16 mars 2007

Si j'avais su... ou la naïveté des bonnes consciences

J'ai toujours eu beaucoup de respect pour Simone Veil qui, notamment, fut ministre de la Santé dans un gouvernement de Jacques Chirac, du temps de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, et qui fit adopter en 1975 la loi sur l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) ou, plus simplement, la loi dépénalisant l'avortement. De 1979 à 1982, elle fut la première présidente du Parlement européen. La suite de son curriculum vitae est assez impressionnant. Durant de nombreuses années elle fut la personnalité politique la plus poulaire et sans doute l'une des plus sympathiques.

Elle m'a cependant déçu le 8 mars dernier en annonçant son soutien au candidat Sarkozy dans la course à la présidence. Même si j'ai l'air de ne m'en rendre compte que tout récemment, je ne suis pas Français et, par conséquent, je n'aurai pas le droit de vote aux élections présidentielles françaises. Toutefois, j'ai de nombreux amis en France et j'ai du mal à voir dans le batailleur ambitieux qu'est Sarkozy, n'hésitant pas à mettre au service de ses ambitions personnelles les énormes ressources de l'État, le candidat rassembleur qui pourra prétendre parler au nom de tous les Français. Ses idées sur l'immigration et sur la délinquance me font trop penser à l'approche la plus dure du gouvernement Harper au Canada et de la droite religieuse aux États-Unis, alors que le Québec a une autre approche sur ces deux questions qui fonctionne plutôt bien. Certains aspects du programme politique du candidat Sarkozy semblent s'inspirer directement des idées du candidat d'extême droite.

Or, aujourd'hui, madame Simone Veil, qui n'est pourtant pas née de la dernière pluie, se dit en désaccord avec le projet annoncé hier de son candidat à la présidence de créer un « ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale » (on le croirait directement inspiré de Marine ou de Jean-Marie Le Pen). Madame Simone Veil aurait préféré que le candidat Sarkozy, qui n'est pas pressé de cesser de porter plus de deux chapeaux à la fois, donne plutôt à son ministère celui de ministère de l'Immigration et de l'Intégration. Madame Veil me semble bien naïve d'être surprise de ce projet de Sarkozy ; celui-ci l'est sûrement beaucoup moins, car le seul nom de ce nouveau ministère qu'il pourrait créer lui apportera bientôt un très grand nombre d'électeurs supplémentaires.

Simone Veil dit ne pas avoir le temps de participer aussi activement qu'elle le voudrait à la prochaine campagne présidentielle, tout en disant admirer le courage de Ségolène Royal. Je me serais attendu à ce que Simone Veil apporte à la candidate Royal plus qu'un simple compliment ; je suis sans doute trop naïf d'avoir osé penser que l'on puisse, au nom d'idéaux et de valeurs communes, transcender l'éternelle opposition gauche-droite.

Ce genre de naïveté chez Simone Veil me rappelle un autre aveu pathétique du grand écrivain Elie Wiesel, décoré en France de la Légion d'honneur, récipiendaire en 1986 du Prix Nobel de la Paix, qui aime bien de temps à autre prendre le ton doucereux du directeur de conscience. M. Wiesel a refusé l'an dernier le poste qu'on lui proposait de Président de l'état d'Israël sous prétexte qu'il n'était qu'écrivain. Or, quand le président des États-Unis, à l'encontre de toute l'opposition internationale qui ne voyait dans son intention guerrière qu'un prétexte, a décidé d'attaquer l'Irak, Elie Wiesel apportait son soutien à ce président. Dans un entretien qu'il accordait au magazine Lire en juin 2006, Elie Wiesel disait : « Si j'avais su à l'époque ce que je sais maintenant, j'aurais évidemment dit non à la guerre. » Pourtant, ne disait-on pas partout sur la planète, sauf dans l'entourage enragé du président des États-Unis, que les armes de destruction massive n'existaient pas ? Et en tant que Prix Nobel de la Paix, Elie Wiesel n'aurait-il pas dû tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de donner son soutien à une guerre aussi peu justifiée ?

mardi 6 mars 2007

Froid polaire

L'image vient d'ici

Selon ce que je peux voir à l'écran (et dans les fenêtres de l'appartement), c'est aujourd'hui la journée la plus froide de notre hiver. À 7 heures, la température ressentie est de moins 37 degrés Celsius. Il faudra prendre des leçons de l'ours polaire pour apprendre à (sur)vivre dans ces froids extrêmes.


Avertissement de refroidissement eolien pour:
Montréal Metropolitain-Laval

LES TEMPERATURES BASSES COMBINEES AUX FORTS VENTS CAUSENT DES CONDITIONS DE REFROIDISSEMENT EOLIEN EXTREME SUR LA PLUPART DES REGIONS DU SUD ET DU CENTRE QUEBECOIS CE MATIN. QUELQUES SECTEURS PLUS A L'EST SERONT AUSSI AFFECTES LA NUIT PROCHAINE ET MERCREDI ALORS QUE LE DOME D'AIR FROID DERIVERA LENTEMENT VERS L'EST.

DES VENTS VIFS DU NORD-OUEST ENTRAINENT UN DOME D'AIR ARCTIQUE SUR LE QUEBEC. DES CONDITIONS DE REFROIDISSEMENT EOLIEN EXTREME TOUCHENT LA PLUPART DES REGIONS CE MATIN. LE SUD DU QUEBEC CONNAITRA UNE LENTE AMELIORATION DE CES CONDITIONS GLACIALES AU COURS DE LA JOURNEE ALORS QUE CERTAINS SECTEURS PLUS A L'EST SERONT AFFECTES EN FIN DE JOURNEE ET LA NUIT PROCHAINE. DES BOURRASQUES DE NEIGE SE DEVELOPPERONT EGALEMENT SUR LA COTE NORD DE LA GASPESIE REDUISANT LA VISIBILITE A PRESQUE NULLE SUR CERTAINS SECTEURS.


lundi 5 mars 2007

Évocation émue

Je vois à TV5 un court extrait d'entretien avec Yves Montand et soudain une vive émotion m'envahit et j'ai les yeux mouillés. Ce n'est pourtant pas Montand qui m'émeut ainsi, ni même ce qu'il disait. Non, c'est qu'à l'écouter parler et à le voir bouger, je crois réentendre et revoir un ami très cher, qui vivait à Paris, chez qui j'avais « ma chambre ». Il avait été danseur, chorégraphe et professeur de danse. Il avait une voix remarquable qui suscitait l'envie de nombreux acteurs qui le rencontraient. Il était pas mal plus âgé que moi et pourtant il était pour moi un ami très cher, un confident, un exemple, un mentor. Même s'il était à Paris et moi, la plupart du temps, à Montréal, il m'est si souvent arrivé et il m'arrive encore de me demander ce que ferait André dans telle ou telle situation...
André est décédé il y a un peu plus de trois ans, mais j'ai le sentiment de n'avoir pas pu faire mon deuil, pas plus que d'autres amis de Montréal, de Québec, de Toronto, qu'André avait connus lors de ses séjours à Montréal ou de leurs passages à Paris. André est décédé et nous avons tous eu le sentiment que sa famille, qui n'avait pourtant pas grand-chose en commun avec lui, sinon des liens de sang, s'est approprié ses biens et surtout sa mémoire.
Nous, ses amis québécois, avons eu le sentiment que la famille était bien pressée d'en finir avec lui : il était un homme de tradition et très attaché à sa mère, qu'il appelait toutes les semaines tant qu'elle était vivante. Il avait eu le malheur d'apprendre la mort de sa mère au retour d'un séjour qu'il avait fait chez moi ; puisque nous étions partis en Gaspésie, sa famille n'avait pu le joindre. Quand à son tour il est décédé, nous étions tous persuadés qu'il serait enterré près de sa mère, dans un cimetière breton. Non : la nièce l'a fait incinérer et déposer ses cendres dans un jardin près de l'hôpital où il est décédé, au Val-de-Grâce ; je me demande bien ce qui a pu se passer dans les jours précédant sa mort pour que lui demande à être incinéré et qu'aucune inscription nulle part n'indique qu'il a vécu. J'ai du mal à croire qu'il n'ait pas voulu reposer près de sa mère.
J'ai du mal, comme d'autres amis québécois, à voir la façon dont la famille et un ami parisien peut-être, se sont approprié pas seulement ses biens matériels, de nombreuses collections, des objets superbes, des objets rares, mais surtout sa mémoire ; j'ai le sentiment que dès le lendemain de son incinération, on a voulu faire comme s'il n'avait pas eu une vie très active, de nombreux amis partout dans le monde, comme si ces amis ne comptaient plus pour rien. Il y a quelques années, il m'avait confié avoir fait de moi l'un de ses héritiers ; il a pu changer d'idée et je ne revendique surtout pas une part des richesses qu'il a laissées derrière lui. Ce que je revendique, et je crois être en droit de le faire, c'est que sa famille ne fasse pas comme si cet être qui a connu une certaine célébrité, qui avait de nombreux amis, n'ait jamais existé (sauf pour laisser un héritage à qui ne le mérite pas).

dimanche 4 mars 2007

Bientôt sur cet écran : Pierre Clementi

Je suis à la course encore aujourd'hui. Depuis deux semaines, je travaille de longues heures, sept jours sur sept ; je n'ai donc pas beaucoup de temps libre pour alimenter ce blogue. Je profite d'un arrêt chez moi, entre deux rendez-vous : avant de repartir pour assister à un autre événement médiatico-politique, je voulais signaler ici que j'ai reçu ce matin les courriels de deux écrivains, dont je reparlerai plus tard, dès que j'aurai un peu de calme.

Je reparlerai aussi bientôt de Pierre Clementi, cet acteur que j'ai beaucoup aimé...



jeudi 1 mars 2007

Une mésange fait... plaisir

L'image vient d'ici

« Une hirondelle ne fait pas le printemps », dit-on. Cependant, une mésange fait toujours plaisir. Les mésanges sont de la famille des passereaux et elles sont très présentes au Québec, même en hiver. Elles sont très sociables et, si l'on veut s'en donner la peine, elles s'apprivoisent assez facilement. On les voit partout et on ne remarque pas toujours leur présence, mais je les aime bien.

Il y a quelques années, ma soeur m'avait rapporté d'un voyage dans l'Ouest canadien cette jolie aquarelle signée Lois Bauman. À chaque fois qu'elle venait chez moi, l'une de mes voisines se dirigeait tout droit vers cette aquarelle et ne tarissait pas d'éloges sur les mésanges. Cette photographie ne rend pas vraiment justice aux couleurs.


Hier, en rentrant chez moi, je suis passé à la Poste pour ramasser un colis que le facteur n'avait pu livrer en mon absence. En voyant le petit colis, léger, j'ai vite deviné qui me l'envoyait et... ce qu'il contenait.

Éric, un copain de Paris, m'avait parlé de cet oiseau en peluche qu'il souhaitait que je réadresse de sa part à un ami commun (dont j'ai déjà parlé ici) parce qu'il ne voulait pas lui demander lui-même son adresse... Je sais, c'est un peu compliqué : on m'envoie de Paris un petit colis pour que je le renvoie en France à une autre adresse... Mais la vie serait tellement moins intéressante s'il elle ne nous offrait pas de temps à autre des caprices humains.

Le colis devait arriver pour Noël mais il est arrivé... hier. Qui donc se plaignait du service postal canadien ? Un colis expédié de Paris à la mi-décembre est arrivé à Montréal à la fin du mois de février : la pauvre mésange serait arrivée plus vite si elle était venue de ses propres ailes.

Comme les postiers n'étaient pas pressés de m'apporter la mésange que je devais réexpédier en France, Éric a fini par adresser lui-même une autre mésange à un autre Éric (vous n'êtes pas obligés de suivre et de comprendre) et la mésange qui est arrivée hier restera chez moi. Merci, Éric : en entendant le chant de la mésange, mes perruches et moi penserons souvent à toi qui aime aussi les oiseaux.


Il s'agit donc d'une mésange en peluche, qui a une histoire que j'ai oubliée... Quand on appuie sur son dos, elle chante. Mes perruches se sont laissé prendre : en entendant le chant de la mésange, elles ont commencé avec elle un dialogue que je n'ai pas su interpréter.

On trouvera ici de très belles photos de mésanges.

mercredi 28 février 2007

Souvenir, secret

« Puisqu'on est toujours seul à posséder un souvenir,
tout souvenir est un secret. »
Sören Kierkegaard, Étapes sur le chemin de la vie.

mardi 27 février 2007

Zéro de conduite

Un fait divers comme un autre. Un accident stupide. Un entrefilet dans les journaux. 30 secondes au bulletin de nouvelles. Une image qui ne dit rien, montrant un camion blanc, le camion de livraison d'un magasin de meubles, derrière lequel un autre véhicule est immobilisé. Rien de vivant dans ces images : les héros involontaires ont quitté la scène. Et pourtant, un homme est mort. Un honnête travailleur qui venait livrer des meubles dans une rue paisible d'une banlieue aisée de Montréal. Le pauvre homme est mort écrasé entre son camion et une voiture qui arrivait.

Explication : le conducteur* de la voiture n'aurait pas vu le livreur, pas vu le camion garé sur le bord du trottoir devant une maison dans une banlieue aisée et tranquille. Le conducteur n'aurait pas vu le livreur en train de sortir des meubles de son camion. C'est à se demander si les aveugles ont des permis de conduire ou s'ils conduisent sans permis. Que l'on ne voit pas un enfant dans la rue, ce n'est pas si grave : un enfant c'est si petit ; on peut bien en écraser un de temps en temps et l'on pourra toujours dire qu'on ne l'avait pas vu. Ce sera un drame terrible pour les parents ; pour tous les autres, ce sera un accident.

Mais comment peut-on ne pas voir un camion garé le long du trottoir ? comment ne pas voir un homme debout en train de décharger des meubles de son camion ? Explication : le conducteur aurait négligé de dégivrer son pare-brise, pare-brise qui était sans doute aussi très sale comme le sont toutes les voitures en ce moment avec la neige qui fond dans la rue, qui souille toutes les voitures (et les piétons) et qui se fixe sur les voitures et sur les pare-brises quand il fait un peu plus froid. Le conducteur donc n'aurait pas vu le livreur parce que son pare-brise était givré et sans doute très sale ; il aurait été aveuglé par le soleil.

Je ne fais pas le procès de cet individu (il semble qu'il ne sera pas accusé), mais je trouve tout de même criminel qu'un automobiliste s'installe au volant de sa voiture sans s'assurer au préalable qu'il pourra conduire son véhicule de façon sécuritaire. Pour moi tout automobiliste est un criminel potentiel, de la même façon que celui qui sortirait de sa maison avec une carabine chargée de munitions. Il me semble qu'un conducteur responsable qui ne voit rien devant lui doit immédiatement immobiliser sa voiture et en descendre pour aller nettoyer son pare-brise... Il est inutile d'accabler davantage le conducteur (ir)responsable de la mort de cet homme. Mais la leçon devrait servir. Hélas, demain, si ce n'est ce soir même, un autre imbécile, un autre criminel potentiel aura une autre explication pour tenter d'excuser l'inacceptable.

*L'emploi du masculin n'est aucunement discriminatoire ; il n'est employé ici que pour alléger le texte.

lundi 26 février 2007

Bonheurs du jour

J'en ai parlé un peu samedi dernier : depuis une semaine, j'occupe un nouvel emploi. C'est un poste temporaire qu'on m'a offert il y a dix jours seulement.

Il y a quelques semaines, on m'avait suggéré d'offrir mes services, mais je ne l'avais pas encore fait. Le vendredi 16 février, on m'a téléphoné pour que je leur suggère des candidatures et, au fil de la conversation on m'a offert un poste. On m'a demandé d'envoyer mon curriculum vitae qui n'était pas à jour ; en trois minutes, j'e l'ai mis à jour et envoyé par courriel. Puis on m'a demandé de rédiger des réponses à trois correspondances qui avaient été adressées à l'organisation, tout en me précisant que la personne qui devait évaluer mes réponses devait quitter le bureau dans les trente minutes. J'ai envoyé mes réponses dans les délais requis. J'ai reçu, dans les minutes suivantes, un courriel disant que j'étais l'homme de la situation et qu'on m'appellerait pour me faire une offre formelle.

Peu de temps après, on m'a rappelé et, en quelques minutes, on m'a proposé trois postes différents (faisant tout de même appel à des compétences assez proches les unes des autres). Je n'aurais pas osé solliciter le dernier qu'on m'a proposé mais j'ai accepté, avec 20 heures de réflexion, de relever le défi.

On voulait quelqu'un d'autonome, qui saurait choisir ses outils de travail, se les procurer, organiser son travail et... produire. Il m'a fallu deux jours et demi pour mettre les choses en place. Et je me suis mis au travail. Les attentes étaient grandes et je me demandais si je parviendrais à donner satisfaction à mes patrons et à ceux qui comptent sur moi. Les commentaires étaient encourageants mais comme j'avais beaucoup à apprendre sur le plan technique et que j'étais fatigué, j'avais tendance à penser qu'on voulait être gentil avec moi...

Aujourd'hui, mon supérieur immédiat et son adjointe m'ont félicité : tous les deux étaient contents de mon travail et ils ont abondamment étoffé leurs commentaires en précisant ce qu'ils aimaient. Ai-je besoin de préciser que cela m'a m'a fait plaisir ?

Un peu plus tard, je suis passé devant le bureau d'un directeur dont c'était hier l'anniversaire mais à qui je n'avais pas pu serrer la main car il y avait toujours quelqu'un dans son bureau. Or en après-midi aujourd'hui, je l'ai vu seul à son bureau ; je suis entré en lui tendant la main pour lui offrir mes voeux. Comme nous n'avions pas encore été présentés l'un à l'autre, je me suis présenté en lui disant ce que je faisais dans l'organisation ; son visage s'est alors illuminé et il m'a dit avoir vu ce que je faisais et en être très heureux, m'encourageant à poursuivre. Il suffit parfois de peu de chose pour rendre une journée agréable : après avoir fait de son mieux, rien de mieux que de savoir qu'on ne l'a pas fait pour rien.

En rentrant à la maison vers dix-huit heures (ce qui est beaucoup plus tôt que tous les jours de la semaine dernière), j'avais du courrier : l'avis de cotisation d'une association professionnelle (dont je suis le président), un contrat d'assurance-vie que je n'ai pas encore regardé et... une carte postale de Paris.

Pour ne pas faire de jaloux, je ne dirai pas de qui elle provient.

Je vous donnerai cependant un indice : il fait de magnifiques photos (entre autres).


Merci, Jean-Marc : ces mots de toi à l'endos de cette image de Paris m'ont vraiment fait plaisir. Merci aussi pour le choix des timbres, que je trouve très amusants.

samedi 24 février 2007

L'hiver n'est pas fini

Tout comme Hervé, je travaille presque jour et nuit, ces jours-ci. Je commence assez tôt le matin et, certains soirs, il est près de minuit quand je rentre chez moi.

Les heures sont longues, mais le travail est très intéressant, le milieu très stimulant et l'équipe des plus sympathiques. Je rencontre beaucoup de monde, de ces femmes et ces hommes qui font l'actualité politique en ce moment. J'aide ces personnes à passer leurs messages.

La pression est forte, cependant, parce que si un problème technique survient et m'empêche de faire mon travail, ça se saura. Au cours des derniers jours, on a parlé de mon travail à la radio, à la télévision, dans les journaux, sans me nommer cependant. On en a parlé de façon positive, mais cela me créait une pression supplémentaire, car les médias suscitaient des attentes qu'il me faudrait combler. Même si mon nom n'était pas mentionné, j'étais conscient que toute l'organisation attendait que je livre la marchandise.

Tout ce préambule pour dire que je suis trop occupé en ce moment pour rédiger un billet régulier pour ce blogue.


Mais alors que certains voient leurs jardins ou leurs balcons s'orner de fleurs, Montréal reste sous la neige et dans les plus grands froids. Cela fait au moins dix jours, je ne sais plus (cela me semble des mois) que les températures ressenties, sous l'effet du vent, sont plus près de moins 35 degrés Celsius que des températures qui permettent aux fleurs de prendre l'air.

Dimanche dernier, alors que j'avais encore un peu de temps libre, je suis sorti pour aller prendre quelques images de mon quartier sous la neige.

Même si la fèche du panneau indique qu'il faut tourner à gauche pour trouver le Nord, tout le monde sait et sent très bien que Montréal est au Nord, surtout en ce moment.

Voici donc quelques-unes des photographies que j'ai prises dimanche dernier. On peut les agrandir en cliquant dessus.






Au bout de cette rue que j'aime beaucoup, où j'ai déjà habité durant quelques années et où j'aimerais bien revenir (c'est une des rues voisines), il y a l'hôpital où j'ai passé quelques jours en juillet dernier. (La suite est ici et ici.)


Quand j'aurai un peu de temps libre, je publierai d'autres photos prises la semaine dernière.

dimanche 18 février 2007

Les jours fragiles

J'avais parlé de ses romans le 28 novembre 2005 et j'ai évoqué, le 17 janvier dernier, la venue à Montréal de Philippe Besson, l'auteur de En l'absence des hommes, d'Un garçon d'Italie, des Jours fragiles.

C'est confirmé : il sera au Théâtre Prospero et rencontrera ses lecteurs le 20 février après la représentation de la pièce adaptée de son roman Les jours fragiles, et le mercredi 21 février, de 14 h 30 à 15 h30.


Que vous aimiez Arthur Rimbaud, Philippe Besson ou le théâtre, voià une excellente occasion de passer un bon moment.


Que Marcel Pomerlo soit l'un des interprètes de cette pièce est déjà la garantie d'un spectacle de qualité. Si vous l'avez déjà vu sur scène, vous le savez déjà. Si non, croyez-moi sur parole.


jeudi 15 février 2007

Mon jardin, mon refuge

Photo personnelle

Chaque mois, le même jour et à la même heure, un certain nombre de blogueurs répondent à l'invitation de Laurent et d'Olivier et rédigent un billet sur un même sujet. Cette fois-ci, le sujet proposé est « À la découverte d'un lieu aimé ». Quand vous aurez lu ce billet, je vous invite à aller lire ce qu'on écrit les collègues qui ont répondu à l'invitation : Laurent, Olivier, Aurélie V, Hervé, Hepao, Fred, Lady Iphigénia, Bergere, Ervalena, René, Bertrand, Isabelle, Nathalie, Jojo, Aurélie N, Jean-Marc, bv

Quand on a proposé aux participants de la rédaction du mois de parler d’aller « à la découverte d’un lieu aimé », je me suis d’abord demandé si, cette fois-ci, je participerais au projet. D’une part je me demandais si j’aurais le temps de rédiger un billet dans les jours précédant la date et l’heure de mise en ligne (j’ai du mal à rédiger à l’avance des billets ; ma névrose me fait toujours attendre au dernier moment). D’autre part, et cela me semblait plus inquiétant encore, je me suis demandé quel lieu je pourrais bien vous présenter. Contrairement à plusieurs collègues dont je lis les blogues, je ne suis pas un grand voyageur (dans les liens d’Olivier, je suis classé dans « les sédentaires »), ce qui limite l’étendue géographique des lieux que je peux vous présenter. Bien entendu, j’aurais pu choisir New York, dont je garde de très beaux souvenirs, ou encore des villes françaises ou belges ; j’aurais pu choisir tel ou tel coin de Paris, comme un petit coin de Montparnasse ou du Marais ; ce sera pour une prochaine fois. Mon hésitation à participer venait surtout du fait que dans le sujet proposé il y a le mot « lieu » et le mot « aimé » : si je peux parler de plusieurs lieux, je ne suis pas sûr du tout d’aimer encore ce que j’ai aimé ; je ne suis pas sûr même d’aimer beaucoup en ce moment ; ma seule certitude, c’est d’avoir aimé.

J’ai longtemps cru que si j’en avais les moyens, j’aurais un appartement à Paris, un appartement à Montréal et une maison de campagne dans l’Estrie, vers Frelighsburg, par exemple. Il y a d’autres coins du Québec que j’aime beaucoup : la ville de Québec, le Bas-Saint-Laurent, la Matapédia, la région de Charlevoix. J’aurais cependant du mal à en parler intelligemment ou avec un minimum de passion qui pourrait faire oublier l’absence de propos intelligents. Je vous présenterai donc un coin de Montréal, mon quartier et, surtout, mon jardin.

Photo personnelle

J’ai déjà parlé de mon quartier dans ce billet du 18 janvier dernier, puis dans celui-ci, et ici encore, puis ici, et encore là.

Photo personnelle

J'habite au sixième étage d'un immeuble qui en compte sept, en plein centre de Montréal. Quand je déménagerai, je ne vois pas où j’irai, si ce n’est un peu plus haut sur la même rue ou sur une rue voisine. Il manque quelque chose à mon bonheur : un peu plus d’espace pour travailler à la maison, puis un balcon ou une terrasse et, si possible, l’accès à une piscine dans l’immeuble. Comme je n’ai pas de balcon, si j'ai envie de prendre l'air, je pense immédiatement au parc le plus près.

Photo personnelle

S'il fait beau et que j'ai envie de prendre l'air, je saute sur mon vélo et je me dirige vers le mont Royal ; le vélo, c'est la liberté : il me pemet de redescendre rapidement et sans effort dès que je suis fatigué. J'en ai parlé un peu dans ce billet, l'été dernier.

Photo personnelle

Une fois sur le mont Royal, j'attache mon vélo quelque part et je vais marcher dans les sentiers. J'évite les « autoroutes » qu'a tracées la municipalité pour indiquer aux piétons où ils devaient marcher ; je préfère marcher dans les sentiers boisés, sentir le sol moelleux sous mes pieds, frôler les branches et les feuilles des arbres. J'apporte toujours de l'eau, un livre, un carnet ; parfois je m'installe sur une grosse pierre ou sur un arbre tombé ou encore je m'adosse au tronc d'un arbre de manière à sentir l'énergie circuler. Il m'arrive de rester immobile à observer les petits animaux ou des oiseaux que je n'ai jamais vus ailleurs ; l'heure du coucher du soleil est un moment magique pour apercevoir des oiseaux qu'on ne voit jamais de la journée. J'ai souvent joué avec les écureuils et les petits suisses, mais aussi avec des ratons-laveurs et des putois.

La photo vient d'ici

Si je vis des moments difficiles, ma première réaction est encore de me diriger vers le mont Royal. Le calme, la solitude, la présence de la nature rétablissent rapidement en moi une certaine harmonie. C'est ce que j'ai fait il y a quelques années, par exemple, lorsque deux petites filles se sont noyées dans la piscine de l'immeuble et que j'ai dû me jeter à l'eau.

Photo personnelle
Je cherche habituellement cete partie boisée
où l'on ne rencontre presque personne

Ce parc, c'est « mon jardin et mon refuge », comme le titre qui m'est venu à l'esprit en pensant au lieu dont je parlerais dans ce billet. En relisant le billet « Jeux d'eau », écrit en novembre 2005, je me suis rendu compte que j'avais utilisé exactement ces mots pour désigner le mont Royal.

Photo personnelle

Photo personnelle

Note : Je suis désolé : j'avais écrit un autre billet et en voulant effacer une seule phrase, tout le texte a disparu, avec toutes les images et tous les liens que j'avais insérés ; je n'ai pu récupérer que le tout début de ce texte. Je n'ai pas eu le courage de refaire le premier billet, mais comme je m'étais engagé à le faire, j'ai tout de même voulu publier quelque chose. Et puisqu'il est tard et que je suis fatigué, je vais tricher quelque peu en mettant en ligne ce billet un peu plus d'une heure avant l'heure convenue.

dimanche 11 février 2007

Frustrations !

Ceux qui me connaissent ou qui m'ont déjà rencontré au moins une fois me reconnaîtront bien dans ce portrait.

L'image vient d'ici.

J'ai du mal en ce moment à m'intéresser à ce blogue... et aux autres. Je lis pourtant ceux qui apparaissent dans ma liste, à droite, plus quelques autres. Je ne laisse pas beaucoup de commentaires parce que je n'ai pas grand-chose à dire. J'ai toutefois, aujourd'hui, tenté de laisser quelques lignes chez certains et même, dans deux ou trois cas, des commentaires plus élaborés : aucun de ces deux (ou trois, je ne sais plus) n'a été publié car des problèmes techniques sont survenus au moment d'enregistrer les commentaires. Résultat : mes profondes rélexions se sont perdues.


La frustration la plus grande vient pourtant de la perte d'un long texte que j'ai rédigé en réponse à un courriel reçu et qui demandait mon opinion sur un sujet dont on parle assez souvent dans les blogues des collègues français vivants au Québec et de ceux qui y sont venus et qui maintiennent un quelconque intérêt pour ces quelques arpents de neige : la langue des Québécois.

Le sujet me semblait trop vaste pour que j'entreprenne d'exprimer mon opinion à ce sujet, surtout quand je suis déjà fort occupé par bien d'autres dossiers. Ce soir, cependant, j'ai voulu répondre à un lecteur qui m'avait posé la question il y a déjà quelque temps et qui m'écrivait encore pour me poser deux brèves questions qui demandaient une réponse très simple. En lui donnant l'information voulue, j'ai amorcé une réponse à la question de la langue et je ne sais pas où j'ai trouvé cette énergie pour exprimer ma pensée sur ce sujet qui est loin de me laisser indifférent, mais j'ai rédigé une réponse très élaborée.

En écrivant, je ne me rendais pas compte du temps qui passait. Mais au moment d'envoyer ma réponse, mon service de messagerie m'a affiché un message d'erreur et... j'ai tout perdu !!! C'est alors que j'ai regardé l'heure et que je me suis rendu compte que cette réponse m'avait pris presque trois heures. Je n'ai pas eu le courage de recommencer. Mais j'avais perdu trois heures et il ne restait absolument rien de ces trois heures consacrées à une réflexion sérieuse sur un sujet important. Après quelques heures employées à faire autre chose, j'avais besoin d'exprimer ici cette frustration.

Oui, je sais : je pourrais d'abord écrire mes commentaires dans un traitement de texte puis les recopier dans la fenêtre d'enregistrement du commentaire ; de me le faire redire ne changera rien au fait que j'ai écrit pour rien et ne m'apprendra rien non plus. J'exprime simplement ma frustration pour pouvoir me souvenir, d'ici quelques jours ou quelques semaines, que s'il ne me reste rien de bon de ce dimanche, ce n'est pas parce que je n'aurai rien fait.

samedi 10 février 2007

... or not to be

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Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa*.

Frederico Garcia Lorca

*Mais moi je ne suis plus moi
et ma maison n'est plus la mienne.

*Extrait de ce poème, Romance somnambule.