mercredi 6 juillet 2011

Cy Twombly (1928-2011)

L'un des grands peintres abstraits du XXe siècle, Edwin Parker (Cy) Twombly, est décédé à Rome le 5 juillet 2001, à l'âge de 83 ans, des suites d'un cancer.


J'avais écrit un article en août 2007 après l'agression au rouge à lèvres qu'avait fait subir à l'un de ses tableaux une pseudo-artiste, dans une galerie d'Avignon. L'article avait suscité un échange assez vif dans les commentaires entre l'auteur et l'un des lecteurs. Après son procès, cette pseudo-artiste illuminée avait été condamnée à 18 840 euros d'amende pour son trop grand « amour de l'art »..

samedi 2 juillet 2011

Un week-end à la campagne anglaise



Pink Floyd - Grantchester Meadows

lundi 27 juin 2011

L'absent



Qu'elle est lourde à porter l'absence de l'ami,
L'ami qui tous les soirs venait à cette table
Et qui ne viendra plus, la mort est misérable,
Qui poignarde le coeur et qui te déconstruit.

Il avait dit un jour: "Lorsque je partirai
Pour les lointains pays au-delà de la terre,
Vous ne pleurerez pas, vous lèverez vos verres
Et vous boirez pour moi à mon éternité."

Dans le creux de mes nuits, pourtant, je voudrais bien
Boire à son souvenir pour lui rester fidèle,
Mais j'ai trop de chagrin et sa voix qui m'appelle
Se plante comme un clou dans le creux de ma main.

Alors je reste là au bord de mon passé,
Silencieux et vaincu, pendant que sa voix passe
Et j'écoute la vie s'installer à sa place,
Sa place qui pourtant demeure abandonnée.

La vie de chaque jour aux minuscules joies
Veut remplir à tout prix le vide de l'absence
Mais elle ne pourra pas, avec ses manigances,
Me prendre mon ami pour la seconde fois.

Qu'elle est lourde à porter l'absence de l'ami!
Qu'elle est lourde à porter l'absence de l'ami!

Paroles : Louis Amade
Musique : Gilbert Bécaud

dimanche 26 juin 2011

Naufrage

Dans l'un des nombreux livres sur le sujet que j'ai consultés ces derniers mois, j'ai lu que pour certains, la perte d'un être cher est un épisode, alors que pour d'autres, c'est une tragédie qui engendre le naufrage du survivant.

Ai-je besoin d'ajouter que je n'appartiens pas du tout au premier groupe ?
Et que, parmi les proches d'Alexander, je ne suis pas le seul à risquer le naufrage ?

vendredi 24 juin 2011

Que s'ouvrent enfin les roses...

Les blogues permettent de belles émotions, de beaux moments, de belles rencontres, on l'a dit et écrit très souvent, depuis 2005 en ce qui me concerne.
J'ai abondamment parlé d'Alexander et je pourrais parler de lui encore et encore, si je n'étais pas soucieux de préserver un peu de son jardin secret, et surtout sa vie privée, qui concerne plusieurs membres de sa grande famille officielle (que nous distinguions de notre petite famille merveilleuse, composée des êtres choisis que nous aimons, qui nous aiment)... J'ai dit et redit à quel point ce garçon qui a découvert mon blogue en cherchant des images sur Internet a bouleversé ma vie. Et je n'aurai sans doute pas assez du reste de cette vie pour essayer de comprendre pourquoi j’ai été choisi. « Ce n’est pas un hasard, m’écrit sa grande amie ; il a été dirigé vers vous par quelqu’un qui veille sur lui. »
Grâce à ce blogue qu’ils ont découvert après son départ, des amis d'Alexander m’ont écrit, m’ont fait des confidences si bouleversantes. L’histoire de chacun de ces amis est à la fois magnifique et tragique...


Puis, tout récemment, un autre lecteur a laissé en commentaires sous l'article du 7 juin dernier une histoire qui m'a vivement ému, bouleversé. Sachant que bien des lecteurs ne reviennent pas, après avoir lu l'article du jour, vérifier les nouveaux commentaires qui s'y sont rajoutés... Avec sa permission, je veux reprendre ici l’histoire de Colin et de son jeune soldat allemand. Avec beaucoup moins, Marguerite Duras a fait un film dans lequel elle raconte la mort d'un aviateur anglais ; imaginons ce que pourrait faire Colin avec son histoire.
Je ne connais de Colin que ce qu'il a écrit en commentaires depuis quelques semaines, rien de plus.
Il est aussi un ami du Petit Prince. Je suis certain qu'Alexander aurait aussi été très ému par l'histoire qu'il raconte ici, après avoir envoyé les paroles d’une chanson que lui chantait une vieille dame chez qui il passait quelques semaines l’été et que l’on peut lire en commentaire à cet article du 7 juin dernier.
Je n’ai rien changé, même pas une virgule, au texte de Colin, que voici :

Je ne sais plus les mots perdus ce matin, il m'en est venu d'autres, différents surement, mais les souvenirs sont bien les mêmes.
Pour vous donner des nouvelles de ma rose.

Il y a un petit cimetière caché par de grands arbres en surplomb d'un petit village. Petit village où je passais quelques semaines l'été.
Là, il y a une tombe abandonnée. Les chaînes qui l'entourent sont rouillées, l'inscription sommaire, mangée par la mousse. Il n'y a pas de croix, il n'y en a jamais eu, je pense. J'ai dechiffré l'épitaphe usée par le temps, un soir d'été, attiré par l'ombre, la solitude de l'endroit, la douceur de la pierre encore chaude.
C'est la tombe d'un jeune soldat allemand, mort en 1917.
Je ne sais pas pourquoi il est enterré là, pourquoi personne ne l'a ramené chez lui, pourquoi personne n'a jamais réclamé son corps.
J'ai pensé alors que nous avions peut être eu la même enfance.
Personne dans le village n'a jamais pu me raconter son histoire. Les plus anciens, déjà en ce temps là, le temps de mes étés, ne savaient plus, ou ne voulaient plus savoir.
Mais moi, je ne sais qu'une chose. Si on a prit le soin de donner à ce jeune homme, si près encore de l'enfance, une sépulture dans ce petit cimetière si loin de chez lui, dans ces temps troublés, c'est qu'il méritait qu'on le traite en soldat, pas en ennemi.
Il s'appelait Günther Von Rosenwald.
Nom prédestiné.
Il n'avait personne pour le pleurer. J'ai été celui là.
Il a été mon ami, mon confident. Par delà le temps, les circonstances tragiques de cette guerre. Et je veux croire que dans une autre dimension, je ne sais où, là où les gens peuvent s'aimer, j'ai été le sien.
C'est près de lui, où je passais mes après midi d'été, à dessiner, à lire, à pleurer souvent, à lui parler, que l'on venait parfois me récupérer le soir quand j'en oubliais de rentrer.
On me grondait, me menaçant de me renvoyer au Foyer si je n'étais pas plus obéissant. Alors je devenais sage pour ne pas abandonner Günther trop tôt, trop vite. Il n'avait que moi...et je n'avais que lui.
J'imaginais qu'il m'attendait chaque été avec la même impatience que la mienne, sanglé dans son uniforme.
Je serais mort de chagrin si l'on m'avait envoyé dans une autre famille d'accueil pour l'été, mais celà n'est heureusement, jamais arrivé.
Le reste de l'année je lui écrivais des poèmes que je lui lisais lors de nos retrouvailles. De grandes lettres aussi.
Avant je lui apportais des fleurs des champs, des coquelicots mêlés d'épis de blé, de grandes marguerites arrachées aux fossés. Maintenant, comme la forêt de roses qui témoigne de son nom, ne fleurit plus depuis si longtemps, je lui en apporte.
Cette année, j'ai enfin son âge.
J'ai écrit son histoire. Avec rien. Deux dates, et les mots soufflés par les grands arbres qui ombragent son tombeau depuis toutes ces années.
Je viens de faire le voyage jusqu'à lui pour lui donner ma rose.
Il y avait une petite pancarte sur sa tombe. La mairie veut recupérer sa place à moins que quelqu'un ne se réclame de sa famille. C'est le lot de toutes les plus vieilles tombes qui ne sont plus à personne.
Je suis entrain d'essayer de réunir les papiers nécessaires pour que personne ne touche à cette tombe. Le maire m'a promit son soutien. J'ai effectué de nombreuses recherches dans son pays. J'ai rencontré des gens portant son patronyme. Epluché de poussiéreux dossiers militaires. Personne ne sait qui il est. Qui il était.
Ce texte que je vous ai envoyé précédemment, c'est la grand'mère de la famille qui me le chantait parce qu'elle savait, elle aussi bien sur où je passais mes après midi. Elle était la seule à me comprendre. J'aurais aimé qu'elle soit ma vraie grand'mère, comme celle de votre Alexander si tendrement chéri.
Je ne sais pas si Günther Von Rosenwald a une étoile dans le ciel, mais dans mon cœur il sait qu'il peut trouver des milliers de roses.

lundi 20 juin 2011

Rendez-vous manqués

J'avais l'intention d'écrire un billet pour souligner, ce dimanche, la fête des Pères mais, vraiment, je n'étais pas inspiré. Je n'aurais pu que rappeler cette fête du 15 juin 2008, la première que j'aie soulignée avec Alexander, sans savoir qu'elle serait aussi la dernière. Je retiens principalement l'amour d'Alexander pour son père, la fidélité envers ceux qu'il aime. Je suis encore très ému en pensant que, sur la tombe de son père, Alexander lui avait parlé de moi ; il m'avait dit au retour que son père approuvait son choix car il voulait d'abord que son fils soit heureux et qu'il était persuadé qu'il le serait avec moi.

J'ai été tenté de rédiger quelques lignes pour évoquer notre dernière conversation en direct, le 20 juin 2009, sans savoir qu'elle serait la dernière, mais c'est encore trop douloureux. Non que la conversation elle-même ait été difficile ; ce qui fait si mal c'est de penser que nous avions mis fin à cette conversation, persuadés que nous allions la poursuivre le lendemain, le surlendemain, les jours, les semaines, les mois suivants... Le dialogue s'est poursuivi jusqu'au 7 juillet, mais pas directement : Docteur Jane lui imprimait les longs messages que je lui écrivais quelques fois par jour, accompagnés toujours d'une rose virtuelle et, souvent, de photos que je prenais au cours de mes promenades et qui le faisaient rêver à sa venue à Montréal. Chaque jour, plusieurs fois par jour à l'occasion, Docteur Jane me rédigeait ses réponses et me donnait des nouvelles de toute notre petite famille.

Je ne peux pas oublier non plus qu'un autre Alexander, qui connaissait notre Petit Prince, m'écrivait l'année dernière à cette date pour me dire qu'il allait subir une opération et qu'il ne pourrait pas m'écrire durant quelques semaines. Je n'ai pas de nouvelles depuis. Chaque jour, je pense aussi à lui, à son ami Maurice.

Je m'inquiète au sujet de la santé de personnes que j'aime. Je crois que je devrais aussi commence à m'inquiéter au sujet de ma propre situation.

mardi 7 juin 2011

23

23 mois déjà ! 23 mois depuis son départ.


Mais ces chiffres qui représentent des mois n'ont aucun sens car c'est à chaque seconde que je constate que je suis resté sur terre quand Alexander a regagné son étoile.

dimanche 5 juin 2011

Un moment d'Obama... ou plutôt : d'embarras

En fin d'après-midi, samedi (je croyais que nous étions vendredi), je suis sorti faire une course et je m'étonnais de voir la plupart des magasins fermés... Je n'ai pas dépensé beaucoup d'argent mais en marchant, comme je le fais la plupart du temps quand mes neurones le permettent, je réfléchissais ou, plutôt, je dialoguais avec moi-même, en silence bien sûr. Un petit incident survenu quelques minutes plus tôt a entraîné ma pensée sur des questions de politesse, de courtoisie. Et, bien évidemment, j'ai songé à Alexander, que je pouvais imaginer dans toutes sortes d'événements, de situations, et qui jamais, jamais, n'aurait été pris en défaut. Il avait reçu une excellente éducation ; il connaissait toutes les bonnes manières, tous les codes, tous les protocoles auxquels il pouvait être exposé un jour ou l'autre. Plus important que toutes les règles, tous les codes, il possédait une noblesse naturelle, une très grande attention aux autres, la politesse du coeur.

Si la courtoisie naturelle est précieuse dans les relations personnelles, privées ou intimes, la connaissance des codes, des protocoles est indispensable dans certaines circonstances, dans les cérémonies officielles, par exemple. J'aurais aimé voir Alexander, concrètement, dans ce genre de situation : je sais qu'il aurait toujours été impeccable, mais le voir de mes yeux n'aurait fait qu'augmenter la part d'admiration que contient mon amour. Sa timidité lui aurait fait éviter de devoir prononcer une allocution comme celle que prononçait le président des États-Unis dans un dîner officiel en son honneur au Palais de Buckingham mais il aurait très bien su s'interrompre s'il avait été à la droite de la reine à la place de Barack Obama.


Cela vaut la peine, si on regarde la vidéo,
d'agrandir l'image au plein écran

Cette vidéo ne montre que la dernière minute de l'allocution du président Obama, mais une minute vraiment très embarrassante. Je ne sais pas comment lui-même a pris l'incident devant tout ce monde mais l'entourage de la reine ne savait plus où se mettre. Les joues de la duchesse de Cornouailles, sous son maquillage, étaient aussi rouges que l'uniforme de style tudor du Beefeater qui se tenait debout à l'arrière ; elle aurait eu envie de lui tirer la manche, comme on touche un chien pour le distraire d'un comportement à corriger. La reine elle-même, la seule qui pouvait vraiment faire quelque chose pendant « son » hymne national, a bien essayé de l'interrompre mais je pense que Barack Obama a voulu voir dans les gestes discrets de la reine un intérêt pour les derniers mots de son allocution, comme il a voulu croire que l'orchestre voulait donner plus d'emphase à ses derniers mots.

L'orchestre a sans doute attaqué un peu trop tôt l'hymne national britannique (et peut-être bien que le président des États-Unis a reçu des excuses pour cela) mais, dès les premières mesures, le président Obama aurait dû savoir se taire et attendre la fin de l'hymne national pour porter son toast. On ne parle pas, et surtout pas à la reine elle-même, durant le « God Save the Queen » ! Quoi qu'il arrive, le protocole veut que l'on ne mette jamais la reine dans l'embarras.

samedi 4 juin 2011

Plume d'ange

Je ne me souviens plus de la dernière que j'avais vu les étoiles. Quand il ne pleuvait pas, le ciel était couvert depuis longtemps et les étoiles n'étaient plus visibles. Je me suis senti encore plus séparé de mon Petit Prince. Cette nuit, je suis sorti et j'ai vu quelques étoiles dans le ciel. Tout va bien, alors.


Durant une dizaines de jours, alors que les étoiles n'étaient pas visibles, je voyais des petites plumes blanches partout dans l'appartement. En les voyant flotter dans l'air de ma chambre, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait de duvet d'oie provenant de la couette sur mon lit. Mais je les voyais aussi bien dans le cuisine, dans la salle de bain que dans le salon. Puisqu'il y a des moustiquaires aux fenêtres, ces plumes ne venaient pas de l'extérieur. Il est fort possible qu'elles viennent de ma couette de duvet d'oie, mais alors, puisque cette couette se trouve sur mon lit depuis des années, pourquoi n'ai-je pas vu auparavant les plumes dans l'air ? Et si l'usure de la couette permet aux plumes de s'enfuir, pourquoi n'y en a-t-il plus dans l'air depuis quelques jours ?

J'écoutais l'autre soir Lisa Williams, cette Britannique qui vit en Californie, qui parle avec les personnes disparues et qui anime à la télévision une émission hebdomadaire au cours de laquelle elle sert d'interprète entre des personnes disparues et leurs proches curieux d'avoir de leurs nouvelles. Lisa Williams demandait à quelqu'un si elle avait remarqué des plumes autour d'elles, à la maison et même à l'extérieur ; c'était, semble-t-il l'un des moyens utilisés par une personne chère disparue pour exprimer sa présence. J'ai alors pensé que, puisqu'il n'y avait pas d'étoiles depuis quelque temps, Alexander avait aussi adopté ce moyen de manifester sa présence.

lundi 30 mai 2011

De qui s'agit-il ? réponse


Quelques personnes ont trouvé la réponse à la question posée au billet précédent. Certaines n'ont pas vraiment de mérite car elles ont trouvé le nom de l'image (que j'avais oublié de changer), mais je les remercie tout de même, comme les autres, de leur participation.

Il y avait longtemps que nous n'avions pas joué à ce jeu de trouver le nom d'une personne dont on voit le portrait. Je n'y aurais pas pensé si je n'étais pas tombé, en mettant de l'ordre dans mes papiers, sur ce portrait de Schubert. J'avais conservé ce portrait du compositeur, depuis plusieurs années : je cherchais des images de personnes qui pourraient inspirer des participants à un atelier de création littéraire, sans savoir qui étaient vraiment ces personnes. J'avais aimé cette image de Schubert car je crois qu'on ne l'avait jamais vue ailleurs...

Il n'y aurait pas pas beaucoup d'intérêt à proposer d'identifier une image très connue. Celles de Schubert sont habituellement très bien reconnaissables.

dimanche 29 mai 2011

De qui s'agit-il ?

Le reconnaissez-vous ?

Vous vous doutez bien qu'il ne s'agit pas de quelqu'un qui vit encore.
Un indice : si vous n'avez pas déjà une bonne idée, cherchez dans le monde de la musique.

Nouveaux indices :
- Il n'est pas resté aussi séduisant.
- Il n'a pas eu une vie amoureuse très satisfaisante.
- On a dit de lui qu'il devait aimer les garçons, mais on ne s'entend pas sur ce point.
- Il était entouré d'amis masculins.
- Ce n'est pas Beethoven, mais il commencé à avoir vraiment du succès après la mort de Beethoven.
- Ses cendres ont été transférées dans le même cimetière que celles de Beethoven, Brahms, Gluck, Giörgy Ligeti, la famille des Strauss, etc.

samedi 28 mai 2011

Fragilité


« Pour vous qui aimez aussi le petit prince, comme pour moi, rien de l'univers n'est semblable si quelque part, on ne sait où, un mouton que nous ne connaissons pas a, oui ou non, mangé une rose...
« Regardez le ciel. Demandez-vous : le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ? Et vous verrez comme tout change...
« Et aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement d'importance ! »

Et, sur Terre, chaque bouton de rose est une promesse qui remplit d'espoir les coeurs tendres.
Comment alors ne pas s'inquiéter de leur fragile bien-être ?

vendredi 27 mai 2011

Fête des voisins

C'est aujourd'hui, en France, la Fête des Voisins. Je ne sais pas si vous connaissez ce événement qui revient chaque année au printemps, depuis 1999 en France et depuis 2006 au Québec.

Le principal objectif de la fête est de favoriser les échanges entre des personnes qui se côtoient tous les jours sans se connaître, sans se parler. La fête se déroule souvent autour d'un cocktail, d'un repas que l'on prépare et que l'on apporte afin de partager avec d'autres. Je trouve l'idée intéressante mais je dois dire que je ne crois pas avoir moi-même participé à un événement du genre.

Je connais tous les voisins dans mon immeuble. Je sais à peu près ce que chacun fait dans la vie, ce qui l'intéresse, etc. Plusieurs d'entre eux ont souvent et longuement entendu parler d'Alexander, par exemple. Je vais voir certains d'entre eux en spectacle ou à d'antres occasions, mais en général, dans l'immeuble, on ne se rend pas visite les uns aux autres. Ça me suffit comme vie sociale avec mes voisins. Il ne me déplairait pas d'aller à l'occasion prendre un verre ou manger avec certains d'entre eux, au restaurant de préférence (il m'est arrivé de le faire), mais les horaires souvent incompatibles des uns et des autres ne favorise pas ce genre de rencontre.

Au Québec, l'événement aura lieu la semaine prochaine, le 4 juin. Je dois dire que je ne sais pas du tout s'il y a quelque chose d'organisé dans mon quartier.



Et vous ? Connaissez-vous cette fête ? Y avez-vous déjà participé ? Le ferez-vous cette année ? Si oui, comment ça se passe ?

vendredi 20 mai 2011

Dyslexie

À entendre la lecture de cette Lettre de saint Paul aux Romains que fait ce jeune homme, vous viendrait-il à l'esprit que le jeune homme en question (James Middleton) est dyslexique ?



Sans être dyslexique, quand je viendrai à Londres, j'espère pouvoir prononcer l'anglais (« the Brit », comme disait Alexander) aussi bien que James Middleton.

I appeal to you, brothers and sisters,
by the mercies of God,
to present your bodies as a living sacrifice,
holy and acceptable to God,
which is your spiritual worship.

Do not be conformed to this world,
but be transformed by the renewing of your minds,
so that you may discern what is the will of God
- what is good and acceptable and perfect.

Let love be genuine;
hate what is evil, hold fast to what is good;
love one another with mutual affection;
outdo one another in showing honour.

Do not lag in zeal,
be ardent in spirit, serve the Lord.
Rejoice in hope,
be patient in suffering,
persevere in prayer.

Contribute to the needs of the saints;
extend hospitality to strangers.
Bless those who persecute you;
bless and do not curse them.

Rejoice with those who rejoice,
weep with those who weep.
Live in harmony with one another;
do not be haughty,
but associate with the lowly;
do not claim to be wiser than you are.

Do not repay anyone evil for evil,
but take thought for what is noble in the sight of all.
If it is possible,
so far as it depends on you,
live peaceably with all.


Lettre de saint Paul aux Romains, ch.12 v. 1-2, 9-18

Je vous exhorte donc, frères,
par les compassions de Dieu,
à offrir vos corps comme un sacrifice vivant,
saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Ne vous conformez pas au siècle présent,
mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence,
afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu,
ce qui est bon, agréable et parfait.

Que la charité soit sans hypocrisie.
Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien.
Par amour fraternel,
soyez pleins d'affection les uns pour les autres;
par honneur, usez de prévenances réciproques.

Ayez du zèle, et non de la paresse.
Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur.
Réjouissez-vous en espérance.
Soyez patients dans l'affliction.
Persévérez dans la prière.

Pourvoyez aux besoins des saints.
Exercez l'hospitalité.
Bénissez ceux qui vous persécutent,
bénissez et ne maudissez pas.

Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent;
pleurez avec ceux qui pleurent.
Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres.
N'aspirez pas à ce qui est élevé,
mais laissez-vous attirer par ce qui est humble.
Ne soyez point sages à vos propres yeux.

Ne rendez à personne le mal pour le mal.
Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.
S'il est possible,
autant que cela dépend de vous,
soyez en paix avec tous les hommes.

lundi 16 mai 2011

État d'esprit - 2

dimanche 8 mai 2011

Bonne Fête des mères


Quelques semaines en retard
pour les amies britanniques et
quelques semaines en avance
pour les amies françaises,
je veux souhaiter une
bonne fête à toutes les mamans.

samedi 7 mai 2011

Tu connaissais tous les secrets de la nuit



« Le Petit Prince »

On ne sait pas qui il est
On ne sait pas d'où il vient
Il est né avec la rosée du matin
Une rose entre ses mains
Voyageur de l'infini
Jeune Prince de la lumière
Tu connaissais tous les secrets de la nuit
Les chemins de l'univers

J'attendrai ton retour
Jusqu'à la fin des jours
J'attendrai ton retour
Ma splendeur d'amour

Il est venu sur la terre
Et n'a vu qu'un grand désert
Quelques fleurs sauvages,
Un renard argenté et un poète égaré
Il s'ennuyait bien souvent
De sa rose de ses volcans
Il a demandé au serpent son ami
De le ramener chez lui

J'attendrai ton retour
Jusqu'à la fin des jours
J'attendrai ton retour
Prince blond* de l'amour
Paroles et musique: R. Seff, D. Seff, 1971

*Lorsque l'on cherche sur Internet les paroles de cette chanson, on trouve partout le même texte. Toutefois, lorsqu'on écoute bien la chanson, on se se rend compte que les derniers mots écrits ne correspondent pas aux mots chantés. En fait, un seul des derniers mots est différent ; j'ai toujours entendu « Prince blond de l'amour » (et non pas « Prince don de l'amour », même si c'est très beau aussi, le don).

Mon Petit Prince n'avait pas les cheveux blonds ni les yeux bleus. Il avait plutôt de superbes cheveux noirs, longs, et de grands yeux verts, pleins de tendresse et brillants comme des étoiles... S'il avait la nostalgie d'un monde sans méchanceté, sans bêtise, sans cruauté, il ne s'ennuyait jamais, ayant toujours trop à explorer, à découvrir, à savourer...  Il me manque terriblement, à chaque instant du jour et de la nuit.


On peut voir et entendre ici Gérard Lenorman interpréter « Le Petit Prince »

vendredi 6 mai 2011

Étoiles du soir


« Le soir est une grande plaine
Où les anges jouent aux billes
Avec les étoiles. »

Maurice Carême, Poèmes de gosses

mercredi 4 mai 2011

Des ratons laveurs

Dans ma circonscription électorale, on a toujours dit qu'un cochon serait élu, à condition d'être rouge  (Libéral)...

« Vous avez raison: lundi, un raton laveur se serait présenté pour le NPD, il aurait été élu... » Cette phrase du chroniqueur de La Presse, Pierre Foglia, exprime bien ce qui s'est passé au Québec lundi, lors des élections fédérales.


Même si Foglia ajoute immédiatement : « C'est pas une raison pour dire que c'est tous des ratons laveurs », il n'en reste pas moins que le Nouveau Parti Démocratique (NPD) a fait élire lundi 58 ou 59 députés (il y aura au moins un dépouillement judiciaire) dont la très grande majorité avait simplement l'intention de servir de « poteaux » au NPD, sans aucun espoir d'être élus.

L'une de ces personnes, qui a passé tout le temps de la campagne électorale à Las Vegas, sans rien connaître de la circonscription qu'elle devrait représenter, sans jamais y mettre les pieds, est introuvable encore aujourd'hui. De plus, des personnes dont le nom apparaît sur le bulletin de candidature de ce fantôme affirment n'avoir jamais signé ce bulletin. Son élection pourrait être annulée.



Dans un autre article de La Presse, Patrick Lagacé raconte comment une personne voulant travailler comme bénévole s'est retrouvée candidate et... députée.

Il est normal que le NPD, qui n'avait aucune organisation au Québec, doive recruter ses candidats là où il peut les trouver, sans trop se préoccuper de leur expérience, de leurs références, de leur sérieux. Ce qui est moins compréhensible, c'est que les Québécois aient voté pour des candidats qu'ils n'ont jamais vus, dont ils n'ont jamais entendu parler. Des Québécois auraient voté pour des ratons laveurs ; ils sont nombreux à avoir voté pour des fantômes, du moment qu'ils étaient orange. Un fantôme orange reste un fantôme.

mardi 3 mai 2011

Imprévisibles Québécois !


Je n'avais pas l'intention de commenter ici le résultat des élections canadiennes d'hier. J'ai eu envie de commenter ce qu'en a dit RPL sur son blogue, Choses vues, et j'ai pensé qu'il serait peut-être temps que je publie ici un commentaire politique, ne serait-ce que pour indiquer que si la politique m'intéresse de moins en moins, mes convictions n'ont pas changé.

Les Québécois ont élu hier 60 députés au parlement canadien dont, à l'exception d'un seul, ils ne connaissaient absolument rien. Le Nouveau Parti Démocratique (NPD) n'avait qu'un seul député au Québec et aucune organisation ; pour pouvoir présenter des candidats dans toutes les circonscriptions électorales, il a demandé à environ 70 bénévoles de mettre leur nom et leur photo sur une affiche. Un très grand nombre de ces candidats sont des étudiants. L'une d'entre eux est une anglophone unilingue qui n'a jamais mis les pieds dans la circonscription où les Québécois « éclairés » l'ont élue, alors qu'elle-même était, durant la campagne, en vacances à Las Vegas. De nombreux autres n'ont absolument pas fait campagne et, maintenant qu'ils sont élus, ont annoncé qu'ils s'intéresseraient à leur circonscription... Voilà les députés que se sont choisis hier les Québécois!

Voici donc le commentaire spontané que j'ai laissé chez RPL il y a quelques minutes :

Je savais les Québécois masochistes et moutonniers, mais je n'aurais pas osé imaginer qu'ils pouvaient à ce point manquer d'intelligence et de jugement.


Avaient-ils vraiment conscience au moment de voter qu'ils allaient se donner non pas un mais deux rouleaux compresseurs (Conservateur et NPD) qui, durant les quatre prochaines années, s'emploieront à niveler toute volonté d'expression du caractère distinctif du Québec. Avec la complicité du premier ministre du Québec, Jean Charest, et du chef de l'ADQ, ils n'auront pas trop de mal.
Les Québécoises et Québécois ont-ils volontairement renoncé au droit à l'avortement, à l'abolition de la loi sur l'enregistrement des armes de chasse, au mariage des couples de même sexe, à la Commission des valeurs mobilières du Québec qui sera déménagée à Toronto, etc. ?


Déjà, en ce lendemain des élections, le premier ministre canadien Harper s'attribue le mérite d'avoir vaincu les séparatistes. Quelle hypocrisie ! Il n'a pas de quoi pavoiser, lui dont le parti n'a reçu que moins de 40 % des votes, qui a donc été rejeté par 60 % de la population canadienne, et dont le parti a été pratiquement chassé du Québec. Il est déjà à l'œuvre pour enfin mettre en place son programme inspiré des fondamentalistes, disciples de George W. Bush.


Le nouveau « chéri » des Québécois, le souriant chef de la nouvelle opposition officielle canadienne a clairement affirmé aujourd'hui qu'il n'est pas question de changer quoi que ce soit à son programme « puisque les Québécois ont voté pour ce programme. »
Masochistes les Québécois, ils auront de quoi jouir au cours des prochaines années : ils ont fait élire un gouvernement majoritaire d'extrême droite et ils ont choisi le parti le plus centralisateur du Canada comme opposition officielle.


Depuis quelques années, sans renoncer à mes valeurs, à mes convictions et à mon objectif de souveraineté du Québec, j'ai cessé de me rendre malade devant l'indécision chronique des Québécois. Sans nuire aux projets collectifs, j'ai choisi depuis quatre ans de penser un peu à moi avant de penser à l'action politique. Le jour où je sentirai un peu plus de maturité chez l'ensemble de mes concitoyens, je joindrai peut-être mes forces à celles des autres pour faire avancer les choses.


Cela dit, je ne crois pas que la flamme souverainiste soit sur le point de s'éteindre. Les Québécois se sont peut-être défaits d'une paire de bretelles à Ottawa mais il reste une ceinture à Québec pour tenir en place le pantalon des intérêts de ceux qui, parmi les Québécois, ne sont pas près de se fondre dans la sauce canadienne.


Je ne crois pas que les Québécois aient voté hier pour s'approprier une partie des Rocheuses ou qu'ils aient choisi de protéger leur passeport canadien. Ils n'ont pas été stratégiques à ce point.
Le Bloc ne survivra peut-être pas au tsunami, mais les défenseurs des intérêts de la nation québécoise sauront utiliser d'autres moyens pour atteindre les objectifs.


Comme toi, je suis dégoûté des résultats des élections d'hier ; j'ai peu d'estime pour une grande partie de mes concitoyens, mais j'ai confiance qu'avec les autres qui, comme toi et moi, refusent de s'identifier au pays de Stephen Harper, nous saurons, le temps venu, reprendre d'un pas assuré la marche vers la souveraineté du Québec.
 Dans les salles où le premier ministre canadien et le nouveau chef de l'opposition officielle célébraient avec leurs partisans leur victoire respective, il y avaient plusieurs centaines de drapeaux canadiens mais... aucun drapeau québécois. À mon avis, cela donne un bon aperçu de la façon dont les Québécois seront maintenant perçus dans la politique canadienne.

dimanche 1 mai 2011

Joyeux premier mai




Je sens que le Petit Prince n'est pas loin.

vendredi 29 avril 2011

William et Kate, duc et duchesse de Cambridge





« La jeunesse est la vraie souveraine de la vie ;
un royaume l’attend »
Oscar Wilde



William et Kate




samedi 23 avril 2011

Avril, riche en célébrations

Le martyr de Saint-Georges, par Véronèse (1564)


Depuis trois ans, le mois d'avril est devenu pour moi l'un des mois les plus riches en fêtes et anniversaires.

Il y a d'abord l'anniversaire de naissance d'Alexander. Le 10 avril 2008, il découvrait l'existence de mon blogue, qu'il a lu au complet, commentaires compris. Le 11 avril, il m'écrivait, attendant impatiemment une réponse...

Le 22, c'est la Saint-Alexandre, sa fête, et l'anniversaire de naissance de son chien, l'adorable Alexander Bull (qui m'a écrit hier le plus touchant message en réponse à la carte de voeux que je lui ai envoyée).

Le 23, la Saint-Georges (George est aussi l'un des prénoms d'Alexander), fête nationale de l'Angleterre.

Alexander aimait faire remarquer que la Saint-Fidèle n'interrompt pas du tout les célébrations entre toutes les fêtes précédentes et ma fête, la Saint-Marc, puisque notre amour a été, est et sera toujours sous le signe de la fidélité.

Cette fête de Pâques n'aura pas beaucoup d'importance pour moi ; j'y pense surtout parce que je sais qu'Alexander lui aurait accordé une certaine importance.

Dans quelques jours, ce sera le mariage du prince William de Galles et de Catherine (Kate) Middleton. Alexander aimait beaucoup les deux jeunes princes et pour rien au monde il n'aurait voulu manquer ce mariage, ne serait-ce qu'en voisin immédiat de l'abbaye de Westminster... J'en regarderai à la télévision tout ce que je pourrai en sachant que, du haut de son Étoile, Alexander verra tout et fera sentir sa présence.

Jusqu'à la fin du mois, l'émotion sera à son comble.

vendredi 22 avril 2011

Saint-Alexandre



C'est aujourd'hui la Saint-Alexandre. Je ne pense pas avoir besoin de dire ce que cette journée évoque pour moi. Mon Petit Prince s'appelle Alexander. Un autre ami britannique, dont j'aimerais beaucoup avoir des nouvelles, s'appelle aussi Alexander.

Et puis, ce n'est pas étranger à la fête du jour, c'est aussi l'anniversaire de mon chien préféré, mon ami Alexander Bull.

Happy Birthday, my sweet
Alexander Bull !

samedi 9 avril 2011

Amitié « contre nature » ?



Cette perruche est vraiment trop mignonne !
Si j'en adoptais une autre, j'en voudrais une comme celle-ci.

jeudi 7 avril 2011

Sept

J'ai toujours considéré le chiffre sept comme mon chiffre chanceux. Toutefois, c'est le septième jour du septième mois (2009) qu'Alexander est retourné sur son étoile : le moins que je puisse dire, ce n'était pas un jour de chance, ni pour moi ni pour qui que ce soit qui a connu Alexander.

Je ne crois pas que le chiffre sept ait eu pour Alexander une signification particulière. Plusieurs fois par jour, cependant, je suis surpris de constater à quel point le chiffre sept est associé à Alexander, de diverses façons, et notamment en rapport avec l'heure. Par exemple, lorsque je regarde l'heure, pour remplacer les bougies allumées depuis un moment devant des photos de lui ou lorsque je me réveille la nuit : si j'additionne les chiffres de l'heure, j'obtiens presque toujours un sept (19 h 06, 22 h 30, 2 h 41, etc.). Et cela se manifeste de diverses autres façons, que ce soit dans mes lectures, lorsque j'écoute de la musique ou que je regarde une émission de télévision qui évoque des thèmes qui auraient intéressé Alexander.

Et en ce moment, en raison de la sortie d'un nouveau film, je revois un peu partout (dans des extraits du film, en entrevue dans de nombreuses émissions, etc.) un ami d'Alexander. Je ne peux m'empêcher de penser à cet acteur disant à Alexander, en riant bien sûr, à quel point j'étais casse-pied car, pratiquement chaque fois qu'il invitait Alexander à sortir avec lui, Alexander lui répondait qu'il était en conversation avec son Alcib. Je me souviens en particulier d'un dimanche après-midi où R. avait téléphoné pour inviter Alexander à aller manger une glace en France ; Alexander était déjà en conversation avec moi. Quelques heures plus tard, le téléphone avait sonné encore chez Alexander et, avant même de répondre, Alexander m'avait dit : « Je suis persuadé que c'est R. qui veut me dire qu'il est arrivé en France... » C'était le cas... Puisque R. était curieux de faire ma connaissance, j'avais promis à Alexander d'améliorer ma conversation anglaise car l'acteur ami, tout le contraire d'Alexander, est plutôt exubérant et verbomoteur...

Le décalage horaire me permet de lire ce sept avril le billet qu'Élizabeth a publié le huit avril au sujet d'une exposition consacrée au Fantôme d'Hervé Guibert. Je n'ai pas lu tous les livres d'Hervé Guibert, loin de là ; j'en ai cependant lu quelques-uns et j'aime cet écrivain. Mais Alexander l'aimait beaucoup plus que moi : il a tout lu de lui, il avait tous ses livres. Nous parlions souvent de lui. L'exposition qui se tient à Paris à la Maison Européenne de la Photographie se termine le 10 avril ; s'il était là, je suis convaincu qu'Alexander m'aurait dit, comme il l'avait fait pour une autre exposition : « Je t'envoie un billet d'avion et nous nous retrouvons à Paris pour voir ensemble cette exposition. »

L'une des photos de l'exposition aurait plu à Alexander comme elle m'a ému. Je ne sais pas si le bulldog est celui d'Hervé Guibert...



Les photos proviennent du site consacré à Hervé Guibert.

Depuis quelques mois, je ne voyais plus l'un des bulldogs dont j'avais fait la connaissance au parc près de chez moi. J'avais beau me trouver là à l'heure habituelle de sa promenade, je ne le voyais plus. Or, aujourd'hui, je l'ai aperçu de loin ; j'imagine qu'il sort maintenant faire sa promenade plus tôt que d'habitude.

Pour souligner l'anniversaire de naissance d'Alexander, le 5 avril, Alexander Bull et son ami Gus ont partagé un gâteau aux carottes et aux épinards confectionné pour eux afin que cette journée soit pour eux aussi une journée tout à fait spéciale.

mardi 5 avril 2011

Son anniversaire de naissance

Depuis que je tiens ce blogue, j'ai souvent souligné l'anniversaire de personnes qui, d'une façon ou d'une autre, ont compté pour moi : Alexandre le Grand, Héphaistion, Franz Pforr, et tant d'autres.

Si je ne devais désormais me souvenir que d'un seul anniversaire de naissance, ce serait celui d'un garçon merveilleux, tout à fait exceptionnel, tout aussi important pour moi qu'Héphaistion pour Alexandre, que Patrocle pour Achille, qu'Antinoüs pour Hadrien, .. un garçon anglais qui a bouleversé ma vie et lui a donné tout son sens.


Pas besoin d'un anniversaire pour penser à Alexander. Au réveil, ma première pensée est pour lui ; avant de sombrer dans le sommeil, c'est lui encore qui occupe mes pensées ; entre les deux, il est là, présent dans tout ce que je pense, tout ce que je dis, tout ce que je fais. En plaisantant, Alexander disait que c'était du thé qui circulait dans les veines des Anglais. De la même manière, je peux affirmer que c'est Alexander qui circule dans mes voies respiratoires et dans mes veines...

En ce 5 avril, je veux remercier le Ciel de nous avoir envoyé sur Terre ce Petit Prince merveilleux et de m'avoir permis de me trouver sur sa route. Je pense à ceux et celles qui l'ont connu bien avant moi et qui restent inconsolables : Charles, leur grand-mère, Jane, Abigail, son cousin préféré, des amis, ... et en particulier à ceux et celles qui se souviennent de l'arrivée de ce petit ange, un 5 avril, il y a déjà... 29 ans.

lundi 4 avril 2011

Le printemps des uns et des autres...


Comme la beauté, la santé ou la richesse, le printemps n'est pas le même pour tout le monde.

Alors que les fleurs sont sorties depuis un bon moment déjà dans les jardins européens, il y a encore de la glace dans les jardins de Montréal. Ce 4 avril, il neigeait et demain, le mercure descendra encore.



Je me souviens très bien des premiers jours d'avril 2008 (en fait, je suis convaincu que je ne les oublierai jamais) ; il fallait alors une grande dose d'optimisme pour croire qu'un jour nous verrions les pâquerettes...

samedi 26 mars 2011

Une heure (seulement une heure)...

pour la Terre.




Ce soir, de 20 h 30 à 21 h 30, plus d'un milliards de personnes sur la Terre éteindront les lumières pour souligner l'importance de réagir énergiquement aux changements climatiques. Une heure, c'est peu, mais c'est un geste symbolique qui, multiplié partout sur la Terre, contribuera à sensibiliser les gens au besoin de modifier nos habitudes de consommation d'énergie afin de donner un peu de répit à notre planète.

Amorcé en Australie en 2007, l'événement Une heure pour la Terre avait alors obtenu la participation d'environ deux millions deux cent mille personnes ; en 2011, plus de 130 pays et un milliards de personnes devraient participer.


Si nous continuons à polluer ainsi, le Petit Prince sur son étoile ne pourra plus apercevoir la Terre... et c'est nous, Terriens, qui y perdrons.

dimanche 20 mars 2011

L'Aiglon : 200 ans et toujours jeune


Puisqu'il lit toujours le blogue par dessus mon épaule, Alexander aurait été déçu que je ne souligne pas aujourd'hui le deux centième anniversaire de naissance du duc de Reichstadt, dit l'Aiglon, qui fut sans doute le premier avec qui Alexander aurait voulu « se marier ». Il a par la suite aimé d'autres personnages historiques, le principal étant Héphaistion, mais il n'a jamais oublié l'Aiglon, dont il avait chez lui un portrait encadré.



En cherchant l'Aiglon sur Internet, Alistair est tombé sur ce blogue, le 7 octobre 2009 et, dans les mots où je parle d'Alexander, il y a reconnu son camarade de pension et ami. Alistair a laissé quelques commentaires sur ce blogue, mais il m'a surtout écrit pratiquement tous les jours, pour partager son chagrin du départ d'Alexander et pour me parler un peu de lui. Véritable petit frère d'Alexander, Alistair a été victime d'un terrible accident le 12 décembre 2009 et je n'ai plus eu de ses nouvelles.
Quelques semaines plus tard, un jeune Gallois enseignant à Londres et à Paris, a aussi reconnu dans mes mots le garçon qu'il lui arrivait d'apercevoir dans les rues de Londres, dont il connaissait l'identité sans jamais lui avoir encore adressé la parole et qui le fascinait... Je n'ai pas eu l'occasion de demander à Alexandre le Gallois comment il était arrivé sur ce blogue ; j'espère qu'il pourra bientôt me le dire. Il se pourrait bien que ce soit aussi par l'Aiglon.

samedi 19 mars 2011

Notre « Super-Lune »


Éblouissante, magnifique !
Depuis la fin de la journée, je surveillais son arrivée.
La Lune arrivait ce soir dans la forme la plus aplatie de la forme elliptique de son orbite. Pour la première fois depuis dix-huit ans, elle était ce soir plus près de la Terre. Elle paraissait plus grande et plus lumineuse.
Vers 20 h 15, je l'ai vu surgir derrière un immeuble. J'ai éteint les lumières du salon et je me suis installé pour l'admirer, fasciné par sa taille, par l'intensité de sa lumière et par... je ne sais quoi.
Après quelques minutes, j'ai cru y apercevoir un petit garçon, un Petit Prince en fait, un arrosoir à la main et qui m'envoyait des baisers.

J'ai hésité à parler d'elle car j'étais persuadé que RPL écrirait ce soir quelque chose à son sujet.

mercredi 9 mars 2011

Les amis de Barcelone


Je crois que ce qu'il y avait de plus plus douloureux, de plus intolérable pour Alexander, dans l'idée qu'il pourrait devoir « partir sur la Lune » ou retourner sur son étoile, c'était de devoir laisser derrière lui son ami Alexander Bull. Lorsqu'il était allé le chercher chez l'éleveur, il avait promis à son nouvel ami qu'il serait toujours là pour s'occuper de lui, pour le soigner, pour le rendre heureux. Une promesse était pour lui un engagement sacré, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le vérifier. S'il devait partir, il ne pourrait pas respecter son engagement envers Alexander Bull et cela lui était insupportable. « Je ne peux plus le regarder dans les yeux », me disait-il parfois. Bien sûr, j'essayais de le rassurer, de le déculpabiliser, mais je sentais si bien ce qu'il pouvait ressentir... Après le départ d'Alexander, j'espérais qu'Alexander Bull aille vivre chez Docteur Jane, qu'il connaissait très bien et qui l'aimait déjà depuis son arrivée chez Alexander. Il vit maintenant à la campagne où il a vraiment tout pour être heureux, avec des chevaux, des chats, d'autres chiens qui, plus grands que lui, l'impressionnent tout de même un peu...

Il y a quelques jours, Alexander Bull était à Barcelone. Comme il est très sociable et généreux, toujours prêt à offrir ou à partager ses jouets, il se fait facilement de nouveaux amis. Il a sympathisé avec Gus, un bulldog de son âge, et ils sont devenus inséparables. Gus vivait en France, chez une dame récemment décédée du cancer ; son fils qui vit à Barcelone s'est chargé du chien. Voyant qu'Alexander Bull et Gus s'entendaient si bien, le jeune Français a proposé à Docteur Jane de ramener Gus en Angleterre où il serait sûrement plus heureux, avec son nouvel ami, et surtout dans un climat plus agréable pour lui. Les bulldogs ne supportent pas la chaleur ; l'été de Barcelone pourrait leur être fatal. Une fois tous les papiers en ordre, Gus a pu rentrer en Angleterre et, depuis quelques jours, il y découvre la superbe campagne avec son ami Alexander Bull.



Alexander non plus n'aimait pas la chaleur ; je ne crois pas qu'il aurait été heureux en Espagne. Je sais qu'il est allé déjà à Madrid pour y poursuivre des recherches pour la rédaction de son livre sur Héphaistion, mais je ne crois pas qu'il soit déjà allé à Barcelone. Il aurait pourtant eu au moins une bonne raison d'y aller : celle d'aller y entendre son ami Freddie, mais il n'était alors qu'un petit enfant (il n'avait que cinq ans en 1987), ou pour aller y célébrer après coup la rencontre inoubliable de Freddie et de Montserrat Caballé.

lundi 7 mars 2011

Au souffle de la nuit...

Le cher ange dormait les lèvres demi-closes. -
(Les lèvres des enfants s'ouvrent, comme les roses,
Au souffle de la nuit.) -

Musset, La Coupe et les lèvres, acte III


L'image vient d'ici

Je sais, Alexander, que tu as lu, quand tu étais adolescent, ces vers d'Alfred de Musset. Je suis certain que ces mots sont restés bien ancrés dans ta mémoire, bien présents dans ton coeur... Et ceux qui ont eu le privilège de te côtoyer savent que l'enfant en toi n'était jamais très loin.

J'ai toujours l'impression que le 7 juillet 2009, c'était hier. Le rêve que j'ai fait avant-hier, empreint d'amour et de sérénité, me permet de croire que tu es maintenant en paix, avec ceux qui t'ont précédé dans les étoiles.