vendredi 29 avril 2011

William et Kate, duc et duchesse de Cambridge





« La jeunesse est la vraie souveraine de la vie ;
un royaume l’attend »
Oscar Wilde



William et Kate




samedi 23 avril 2011

Avril, riche en célébrations

Le martyr de Saint-Georges, par Véronèse (1564)


Depuis trois ans, le mois d'avril est devenu pour moi l'un des mois les plus riches en fêtes et anniversaires.

Il y a d'abord l'anniversaire de naissance d'Alexander. Le 10 avril 2008, il découvrait l'existence de mon blogue, qu'il a lu au complet, commentaires compris. Le 11 avril, il m'écrivait, attendant impatiemment une réponse...

Le 22, c'est la Saint-Alexandre, sa fête, et l'anniversaire de naissance de son chien, l'adorable Alexander Bull (qui m'a écrit hier le plus touchant message en réponse à la carte de voeux que je lui ai envoyée).

Le 23, la Saint-Georges (George est aussi l'un des prénoms d'Alexander), fête nationale de l'Angleterre.

Alexander aimait faire remarquer que la Saint-Fidèle n'interrompt pas du tout les célébrations entre toutes les fêtes précédentes et ma fête, la Saint-Marc, puisque notre amour a été, est et sera toujours sous le signe de la fidélité.

Cette fête de Pâques n'aura pas beaucoup d'importance pour moi ; j'y pense surtout parce que je sais qu'Alexander lui aurait accordé une certaine importance.

Dans quelques jours, ce sera le mariage du prince William de Galles et de Catherine (Kate) Middleton. Alexander aimait beaucoup les deux jeunes princes et pour rien au monde il n'aurait voulu manquer ce mariage, ne serait-ce qu'en voisin immédiat de l'abbaye de Westminster... J'en regarderai à la télévision tout ce que je pourrai en sachant que, du haut de son Étoile, Alexander verra tout et fera sentir sa présence.

Jusqu'à la fin du mois, l'émotion sera à son comble.

vendredi 22 avril 2011

Saint-Alexandre



C'est aujourd'hui la Saint-Alexandre. Je ne pense pas avoir besoin de dire ce que cette journée évoque pour moi. Mon Petit Prince s'appelle Alexander. Un autre ami britannique, dont j'aimerais beaucoup avoir des nouvelles, s'appelle aussi Alexander.

Et puis, ce n'est pas étranger à la fête du jour, c'est aussi l'anniversaire de mon chien préféré, mon ami Alexander Bull.

Happy Birthday, my sweet
Alexander Bull !

samedi 9 avril 2011

Amitié « contre nature » ?



Cette perruche est vraiment trop mignonne !
Si j'en adoptais une autre, j'en voudrais une comme celle-ci.

jeudi 7 avril 2011

Sept

J'ai toujours considéré le chiffre sept comme mon chiffre chanceux. Toutefois, c'est le septième jour du septième mois (2009) qu'Alexander est retourné sur son étoile : le moins que je puisse dire, ce n'était pas un jour de chance, ni pour moi ni pour qui que ce soit qui a connu Alexander.

Je ne crois pas que le chiffre sept ait eu pour Alexander une signification particulière. Plusieurs fois par jour, cependant, je suis surpris de constater à quel point le chiffre sept est associé à Alexander, de diverses façons, et notamment en rapport avec l'heure. Par exemple, lorsque je regarde l'heure, pour remplacer les bougies allumées depuis un moment devant des photos de lui ou lorsque je me réveille la nuit : si j'additionne les chiffres de l'heure, j'obtiens presque toujours un sept (19 h 06, 22 h 30, 2 h 41, etc.). Et cela se manifeste de diverses autres façons, que ce soit dans mes lectures, lorsque j'écoute de la musique ou que je regarde une émission de télévision qui évoque des thèmes qui auraient intéressé Alexander.

Et en ce moment, en raison de la sortie d'un nouveau film, je revois un peu partout (dans des extraits du film, en entrevue dans de nombreuses émissions, etc.) un ami d'Alexander. Je ne peux m'empêcher de penser à cet acteur disant à Alexander, en riant bien sûr, à quel point j'étais casse-pied car, pratiquement chaque fois qu'il invitait Alexander à sortir avec lui, Alexander lui répondait qu'il était en conversation avec son Alcib. Je me souviens en particulier d'un dimanche après-midi où R. avait téléphoné pour inviter Alexander à aller manger une glace en France ; Alexander était déjà en conversation avec moi. Quelques heures plus tard, le téléphone avait sonné encore chez Alexander et, avant même de répondre, Alexander m'avait dit : « Je suis persuadé que c'est R. qui veut me dire qu'il est arrivé en France... » C'était le cas... Puisque R. était curieux de faire ma connaissance, j'avais promis à Alexander d'améliorer ma conversation anglaise car l'acteur ami, tout le contraire d'Alexander, est plutôt exubérant et verbomoteur...

Le décalage horaire me permet de lire ce sept avril le billet qu'Élizabeth a publié le huit avril au sujet d'une exposition consacrée au Fantôme d'Hervé Guibert. Je n'ai pas lu tous les livres d'Hervé Guibert, loin de là ; j'en ai cependant lu quelques-uns et j'aime cet écrivain. Mais Alexander l'aimait beaucoup plus que moi : il a tout lu de lui, il avait tous ses livres. Nous parlions souvent de lui. L'exposition qui se tient à Paris à la Maison Européenne de la Photographie se termine le 10 avril ; s'il était là, je suis convaincu qu'Alexander m'aurait dit, comme il l'avait fait pour une autre exposition : « Je t'envoie un billet d'avion et nous nous retrouvons à Paris pour voir ensemble cette exposition. »

L'une des photos de l'exposition aurait plu à Alexander comme elle m'a ému. Je ne sais pas si le bulldog est celui d'Hervé Guibert...



Les photos proviennent du site consacré à Hervé Guibert.

Depuis quelques mois, je ne voyais plus l'un des bulldogs dont j'avais fait la connaissance au parc près de chez moi. J'avais beau me trouver là à l'heure habituelle de sa promenade, je ne le voyais plus. Or, aujourd'hui, je l'ai aperçu de loin ; j'imagine qu'il sort maintenant faire sa promenade plus tôt que d'habitude.

Pour souligner l'anniversaire de naissance d'Alexander, le 5 avril, Alexander Bull et son ami Gus ont partagé un gâteau aux carottes et aux épinards confectionné pour eux afin que cette journée soit pour eux aussi une journée tout à fait spéciale.

mardi 5 avril 2011

Son anniversaire de naissance

Depuis que je tiens ce blogue, j'ai souvent souligné l'anniversaire de personnes qui, d'une façon ou d'une autre, ont compté pour moi : Alexandre le Grand, Héphaistion, Franz Pforr, et tant d'autres.

Si je ne devais désormais me souvenir que d'un seul anniversaire de naissance, ce serait celui d'un garçon merveilleux, tout à fait exceptionnel, tout aussi important pour moi qu'Héphaistion pour Alexandre, que Patrocle pour Achille, qu'Antinoüs pour Hadrien, .. un garçon anglais qui a bouleversé ma vie et lui a donné tout son sens.


Pas besoin d'un anniversaire pour penser à Alexander. Au réveil, ma première pensée est pour lui ; avant de sombrer dans le sommeil, c'est lui encore qui occupe mes pensées ; entre les deux, il est là, présent dans tout ce que je pense, tout ce que je dis, tout ce que je fais. En plaisantant, Alexander disait que c'était du thé qui circulait dans les veines des Anglais. De la même manière, je peux affirmer que c'est Alexander qui circule dans mes voies respiratoires et dans mes veines...

En ce 5 avril, je veux remercier le Ciel de nous avoir envoyé sur Terre ce Petit Prince merveilleux et de m'avoir permis de me trouver sur sa route. Je pense à ceux et celles qui l'ont connu bien avant moi et qui restent inconsolables : Charles, leur grand-mère, Jane, Abigail, son cousin préféré, des amis, ... et en particulier à ceux et celles qui se souviennent de l'arrivée de ce petit ange, un 5 avril, il y a déjà... 29 ans.

lundi 4 avril 2011

Le printemps des uns et des autres...


Comme la beauté, la santé ou la richesse, le printemps n'est pas le même pour tout le monde.

Alors que les fleurs sont sorties depuis un bon moment déjà dans les jardins européens, il y a encore de la glace dans les jardins de Montréal. Ce 4 avril, il neigeait et demain, le mercure descendra encore.



Je me souviens très bien des premiers jours d'avril 2008 (en fait, je suis convaincu que je ne les oublierai jamais) ; il fallait alors une grande dose d'optimisme pour croire qu'un jour nous verrions les pâquerettes...

samedi 26 mars 2011

Une heure (seulement une heure)...

pour la Terre.




Ce soir, de 20 h 30 à 21 h 30, plus d'un milliards de personnes sur la Terre éteindront les lumières pour souligner l'importance de réagir énergiquement aux changements climatiques. Une heure, c'est peu, mais c'est un geste symbolique qui, multiplié partout sur la Terre, contribuera à sensibiliser les gens au besoin de modifier nos habitudes de consommation d'énergie afin de donner un peu de répit à notre planète.

Amorcé en Australie en 2007, l'événement Une heure pour la Terre avait alors obtenu la participation d'environ deux millions deux cent mille personnes ; en 2011, plus de 130 pays et un milliards de personnes devraient participer.


Si nous continuons à polluer ainsi, le Petit Prince sur son étoile ne pourra plus apercevoir la Terre... et c'est nous, Terriens, qui y perdrons.

dimanche 20 mars 2011

L'Aiglon : 200 ans et toujours jeune


Puisqu'il lit toujours le blogue par dessus mon épaule, Alexander aurait été déçu que je ne souligne pas aujourd'hui le deux centième anniversaire de naissance du duc de Reichstadt, dit l'Aiglon, qui fut sans doute le premier avec qui Alexander aurait voulu « se marier ». Il a par la suite aimé d'autres personnages historiques, le principal étant Héphaistion, mais il n'a jamais oublié l'Aiglon, dont il avait chez lui un portrait encadré.



En cherchant l'Aiglon sur Internet, Alistair est tombé sur ce blogue, le 7 octobre 2009 et, dans les mots où je parle d'Alexander, il y a reconnu son camarade de pension et ami. Alistair a laissé quelques commentaires sur ce blogue, mais il m'a surtout écrit pratiquement tous les jours, pour partager son chagrin du départ d'Alexander et pour me parler un peu de lui. Véritable petit frère d'Alexander, Alistair a été victime d'un terrible accident le 12 décembre 2009 et je n'ai plus eu de ses nouvelles.
Quelques semaines plus tard, un jeune Gallois enseignant à Londres et à Paris, a aussi reconnu dans mes mots le garçon qu'il lui arrivait d'apercevoir dans les rues de Londres, dont il connaissait l'identité sans jamais lui avoir encore adressé la parole et qui le fascinait... Je n'ai pas eu l'occasion de demander à Alexandre le Gallois comment il était arrivé sur ce blogue ; j'espère qu'il pourra bientôt me le dire. Il se pourrait bien que ce soit aussi par l'Aiglon.

samedi 19 mars 2011

Notre « Super-Lune »


Éblouissante, magnifique !
Depuis la fin de la journée, je surveillais son arrivée.
La Lune arrivait ce soir dans la forme la plus aplatie de la forme elliptique de son orbite. Pour la première fois depuis dix-huit ans, elle était ce soir plus près de la Terre. Elle paraissait plus grande et plus lumineuse.
Vers 20 h 15, je l'ai vu surgir derrière un immeuble. J'ai éteint les lumières du salon et je me suis installé pour l'admirer, fasciné par sa taille, par l'intensité de sa lumière et par... je ne sais quoi.
Après quelques minutes, j'ai cru y apercevoir un petit garçon, un Petit Prince en fait, un arrosoir à la main et qui m'envoyait des baisers.

J'ai hésité à parler d'elle car j'étais persuadé que RPL écrirait ce soir quelque chose à son sujet.

mercredi 9 mars 2011

Les amis de Barcelone


Je crois que ce qu'il y avait de plus plus douloureux, de plus intolérable pour Alexander, dans l'idée qu'il pourrait devoir « partir sur la Lune » ou retourner sur son étoile, c'était de devoir laisser derrière lui son ami Alexander Bull. Lorsqu'il était allé le chercher chez l'éleveur, il avait promis à son nouvel ami qu'il serait toujours là pour s'occuper de lui, pour le soigner, pour le rendre heureux. Une promesse était pour lui un engagement sacré, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le vérifier. S'il devait partir, il ne pourrait pas respecter son engagement envers Alexander Bull et cela lui était insupportable. « Je ne peux plus le regarder dans les yeux », me disait-il parfois. Bien sûr, j'essayais de le rassurer, de le déculpabiliser, mais je sentais si bien ce qu'il pouvait ressentir... Après le départ d'Alexander, j'espérais qu'Alexander Bull aille vivre chez Docteur Jane, qu'il connaissait très bien et qui l'aimait déjà depuis son arrivée chez Alexander. Il vit maintenant à la campagne où il a vraiment tout pour être heureux, avec des chevaux, des chats, d'autres chiens qui, plus grands que lui, l'impressionnent tout de même un peu...

Il y a quelques jours, Alexander Bull était à Barcelone. Comme il est très sociable et généreux, toujours prêt à offrir ou à partager ses jouets, il se fait facilement de nouveaux amis. Il a sympathisé avec Gus, un bulldog de son âge, et ils sont devenus inséparables. Gus vivait en France, chez une dame récemment décédée du cancer ; son fils qui vit à Barcelone s'est chargé du chien. Voyant qu'Alexander Bull et Gus s'entendaient si bien, le jeune Français a proposé à Docteur Jane de ramener Gus en Angleterre où il serait sûrement plus heureux, avec son nouvel ami, et surtout dans un climat plus agréable pour lui. Les bulldogs ne supportent pas la chaleur ; l'été de Barcelone pourrait leur être fatal. Une fois tous les papiers en ordre, Gus a pu rentrer en Angleterre et, depuis quelques jours, il y découvre la superbe campagne avec son ami Alexander Bull.



Alexander non plus n'aimait pas la chaleur ; je ne crois pas qu'il aurait été heureux en Espagne. Je sais qu'il est allé déjà à Madrid pour y poursuivre des recherches pour la rédaction de son livre sur Héphaistion, mais je ne crois pas qu'il soit déjà allé à Barcelone. Il aurait pourtant eu au moins une bonne raison d'y aller : celle d'aller y entendre son ami Freddie, mais il n'était alors qu'un petit enfant (il n'avait que cinq ans en 1987), ou pour aller y célébrer après coup la rencontre inoubliable de Freddie et de Montserrat Caballé.

lundi 7 mars 2011

Au souffle de la nuit...

Le cher ange dormait les lèvres demi-closes. -
(Les lèvres des enfants s'ouvrent, comme les roses,
Au souffle de la nuit.) -

Musset, La Coupe et les lèvres, acte III


L'image vient d'ici

Je sais, Alexander, que tu as lu, quand tu étais adolescent, ces vers d'Alfred de Musset. Je suis certain que ces mots sont restés bien ancrés dans ta mémoire, bien présents dans ton coeur... Et ceux qui ont eu le privilège de te côtoyer savent que l'enfant en toi n'était jamais très loin.

J'ai toujours l'impression que le 7 juillet 2009, c'était hier. Le rêve que j'ai fait avant-hier, empreint d'amour et de sérénité, me permet de croire que tu es maintenant en paix, avec ceux qui t'ont précédé dans les étoiles.

mardi 15 février 2011

Priorités


Le gouvernement du Québec n'a pas d'argent pour garantir les soins de santé aux citoyens.

Mais le premier ministre Charest, en grand visionnaire, doit croire que la santé, ça doit venir après le pain et les jeux : si les Québécois s'amusent, ils ne seront pas malades. Il vient d'accorder au mégalomane Régis Labeaume, maire de Québec, deux cent millions de dollars pour financer la construction d'un amphithéâtre qui devrait être construit par l'entreprise privée.

La popularité du premier ministre du Québec ne peut pas descendre plus bas qu'elle l'a été depuis plusieurs mois. Au point où il en est, il doit penser que s'il pouvait gagner quelques votes dans la région de Québec (ville), ce serait déjà ça de gagné. Je ne crois pas, cependant, que ce cadeau de deux cents millions de dollars au maire de Québec aidera ce premier ministre et son gouvernement à rebâtir la crédibilité perdue par des années d'improvisation, de mauvaises décisions, d'entêtement systématique, de reculs après s'être mis tout le monde à dos, par les allégations de corruption, de collusion avec le crime organisé, etc.


Les Québécois (citoyens du Québec, État) sont « patients » (pour être gentil) .

lundi 14 février 2011

Saint-Valentin 2011


Google 14 février 2011


Bonne fête, les amoureux !



Mon Petit Prince a toujours aimé les roses, surtout les roses anglaises roses.

Je n'ai pas trouvé de vraies roses anglaises, mais j'ai tout de même trouvé de belles roses roses, que j'ai déposées sur un petit secrétaire ancien qu'aimait Alexander, entourées de petites théières brodées et encadrées par Alexander, de quelques photos du plus beau garçon du monde et de quelques lampions dans de jolis photophores de verre taillé.

jeudi 10 février 2011

Cynisme


Entre ses intérêts personnels et ceux de l'Égypte, le président Mubarak vient de choisir les siens.
En trente ans de pouvoir, son clan familial aurait amassé entre trente et 50 milliards d'euros. Ne serait-ce pas suffisant ? Surtout quand on sait que le salaire annuel moyen, en Égypte, est de 50 €.
Mubarak semble n'avoir rien compris de ce qui se passe dans le pays. Son cynisme risque d'embraser l'Égypte.

lundi 7 février 2011

L'enfant en soi

C'est un enfant qui prend le jour
pour en faire sa cabane de feuillage
Il arrive à l'horizon de la mémoire
sans aucun bruit
sans aucune page

Il n'a rien à nous dire

Il est la Présence même

Il éclate de tous les rires de la terre
C'est un enfant pareil à la mer
et pourtant c'est un enfant soleil
Il fait chanter toutes les colombes
Il adoucit les serpents du rouge vif
Il boit la rage et donne le rêve

Un jour nous le rencontrerons
Entre deux portes
coquille de l'instant
Il arrêtera notre visage
Il prolongera notre regard
dans la surprise du torrent

Nous prendrons le temps du partage
C'est un enfant qui arrondit l'espoir
pour le faire rouler et bleuir le monde
Il est la femme et il est l'homme
entrelacés
Hélice de toute vie

Avec lui nous devenons plus humains
Avec lui
fulgurante
l'existence est royauté


En lisant ce texte de René Barbier, intitulé « L'enfant intérieur », je me disais qu'il avait, lui aussi, rencontré notre Petit Prince, Alexander, lors de son passage sur Terre, car dans chacun des mots de ce poème, je croyais que c'était de lui qu'il parlait.


Alexander, mon merveilleux Petit Prince, il y a dix-neuf mois que tu es retourné sur ton étoile. Sans toi, la nôtre n'est plus la même.

samedi 5 février 2011

Vive l'hiver !


La tempête du début de la semaine a causé pas mal d'ennuis au Québec, en particulier aux automobilistes.


Pourtant, dès jeudi, le soleil était magnifique et, en dépit du froid, il était très agréable de marcher dans la neige encore blanche. Et c'était une excellente occasion de prendre un grand bain de lumière.


Même l'écureuil est sorti un moment de son lit pour admirer de son balcon le paysage urbain.

vendredi 7 janvier 2011

Claudia et l'Étoile du Petit Prince


Avant-hier, je suis allé saluer Claudia, une autre amie qu'Alexander aimait beaucoup. Son premier commentaire sur ce blogue, le 11 avril 2008, était pour Claudia et, dès ce moment, il démontrait son amour des bêtes.

N'ajustez pas votre appareil ! En dépit des apparences, ces deux photos sont en couleurs ; elles reflètent les couleurs de cette journée.

En rentrant chez moi, en fin de journée, j'ai pensé à l'étoile du Petit Prince. Alexander m'avait dit à quelques reprises que si jamais il devait retourner sur son étoile, je n'aurais qu'à regarder la Lune ou les étoiles et que je le verrais m'envoyer des baisers. Puisqu'il neigeait mardi soir, je ne m'attendais vraiment pas à voir une étoile dans le ciel. Or, en regardant dans la direction où j'aurais regardé si le ciel avait été dégagé, j'ai été surpris de voir un petit cercle bleu nuit dans ce ciel de coton blanc, comme si quelqu'un avait essuyé de sa main une partie du pare-brise d'une voiture couvert de neige et, dans ce cercle, une étoile, unique, qui me souriait. Plusieurs fois au cours des mois précédents il m'est arrivé d'apercevoir une étoile, une seule, dans un ciel couvert d'où tombait de la pluie ou de la neige, et cette étoile n'était visible que durant quelques brèves minutes au moment où je le voulais. J'ai alors ce sentiment que quelqu'un lit dans mes pensées et qu'il tient à me le faire savoir. Dix-huit mois après son départ, il n'oublie pas sa promesse et il sait que je ne l'oublierai jamais.




La nuit dernière, juste après avoir écrit à Docteur Jane, l'amie d'Alexander, je suis tombé par hasard sur ce vidéoclip du groupe musical préféré d'Alexander, 30 Seconds to Mars, dont le chanteur principal, Jared Leto (qui célébrait son anniversaire le 26 décembre) interprétait dans le film d'Oliver Stone, Alexandre, le personnage préféré d'Alexander. parmi tous ses préférés, au point de lui avoir consacré un livre (presque terminé) : Héphaistion. Quand il avait rencontré Jared Leto, à Londres, Alexander avait salué en lui l'interprète d'Hépaistion ; Jared lui avait répondu : « Je ne suis plus Héphaistion mais, si vous le voulez, je le serai pour vous. »

J'ai été ému de cette coïncidence, d'autant plus que je n'avais jamais vu ou entendu à la télévision une chanson de
30 Seconds to Mars.

mercredi 5 janvier 2011

Des ballons sur la place

Avant-hier, en fin d'après-midi, je suis sorti pour faire une course dans le quartier et, en arrivant sur la Place des festivals, j'ai cru que quelqu'un avait oublié de rentrer les ballons.


Ces ballons changeaient de couleur.









De la musique se dégageait de chacun et...



certains d'entre eux semblaient habités d'univers lointains, avec des bateaux, des avions, des moulins à vent...

lundi 3 janvier 2011

Il y a deux ans, Harry

La photo vient d'ici

Il y a deux ans déjà, Harry, que tu faisais comprendre à Alexander qu'il était temps de partir. Tu savais que ton ami tiendrait la promesse qu'il t'avait faite d'être avec toi quand ce jour arriverait et qu'il aurait le courage d'accomplir lui-même ce geste d'amour ultime.

Depuis le 4 janvier 2009, ton corps repose dans ce parc où une femme merveilleuse t'avait recueilli treize ans plus tôt pour te confier à Alexander.

Tes amis ne t'oublient pas, Harry. Repose en paix.

vendredi 31 décembre 2010

London New Year Fireworks

Bonne année !



London Fireworks on New Year's Day 2011

Alexander aurait beaucoup aimé être là, d'autant plus qu'on entend un extrait de chanson du groupe Queen, avec son ami Freddie Mercury.




Londres - Nouvel an 2010




London Fireworks on New Year's Day 2009

Celui-ci, il aurait été possible que j'y sois avec Alexander. Mais j'étais à Montréal et Alexander, comme je lui avais suggéré de le faire, était resté chez sa grand-mère, à la campagne. Nous étions tout de même en communication.

La vieille se meurt...

... et ce n'est pas moi qui vais la regretter.


Fin d'année

Sous des cieux faits de filasse et de suie,
D'où choit morne et longue la pluie,
Voici pourrir
Au vent tenace et monotone,
Les ors d'automne ;
Voici les ors et les pourpres mourir.

O vous qui frémissiez, doucement volontaires,
Là-haut, contre le ciel, tout au long du chemin,
Tristes feuilles comme des mains,
Vous gisez, noires, sur la terre.

L'heure s'épuise à composer les jours ;
L'autan comme un rôdeur, par les plaines circule ;
La vie ample et sacrée, avec des regrets sourds,
Sous un vague tombeau d'ombre et de crépuscule,
Jusques au fond du sol se tasse et se recule.

Dites, l'entendez-vous venir au son des glas,
Venir du fond des infinis là-bas,
La vieille et morne destinée ?
Celle qui jette immensément au tas
Des siècles vieux, des siècles las,
Comme un sac de bois mort, l'année.

Émile Verhaeren, poème tiré du recueil Toute la Flandre.





Une autre année se termine. À la fin de ce chapitre, avant de tourner la page, il conviendrait que je m'attarde un peu sur ce que m'a apporté l'année 2010. Le bilan serait toutefois si négatif que je n’ai pas très envie de m’y arrêter.

Je ne parlerai pas de ma vie professionnelle, ni de ma situation économique ; quelle que soit la situation, on n’en meurt pas.

Je suis plus inquiet au sujet de ma santé mais j’attends d’aller un peu mieux avant d’aller voir mon médecin. J’ai reporté à la fin de janvier 2011 un rendez-vous qui avait été fixé au 29 décembre dernier.

Si l’année 2009 avait été très éprouvante, avec le départ du plus extraordinaire garçon que j’aie pu rencontrer, la disparition d’autres amis, dont certains sont sans doute montés rejoindre le Petit Prince et d’autres sont simplement partis sans laisser d’adresse ou se sont fondus dans le silence. 2010 n’a pas été tellement différente.

Une amie très chère a vu récemment sa maison ancestrale incendiée. Non seulement les pertes matérielles sont inestimables, les précieux souvenirs détruits, irremplaçables, mais le feu et l’eau ont fait disparaître, en plein hiver, peu de temps avant Noël, le lieu où l’on refait ses forces physiques, émotionnelles, morales. Cette nouvelle tragédie est venue anéantir une importante partie de sa vie. Elle a ainsi perdu ses repères, une partie de son identité, une partie de son âme. Je ne saurais dire exactement quoi (il sera bien assez tôt pour le savoir), mais une partie de moi a aussi été emportée dans ces flammes.

Un point positif : des amis précieux sont restés bien présents, attentifs et affectueux. D’autres se sont ajoutés, qui devraient prendre davantage de place dans ma vie en 2011.

Je ne ferai pas ici une liste de résolutions ; je rédigerai sur papier ma courte liste personnelle. La principale, qui englobe toutes les autres, ce sera de vivre davantage encore en conformité avec les valeurs partagées avec Alexander, dans le respect de tout ce qui vit et dans la tendresse pour les êtres et pour les choses.

Je souhaite à tous une joyeuse Saint-Sylvestre, un bon passage de la vieille à la nouvelle année, entourés si possible d’êtres aimés.

J’espère que 2011 vous apportera la santé, la joie de vivre et de partager, la curiosité et la créativité, la capacité d’apprécier ce qui existe et la réalisation de vos rêves les plus chers, et que la tendresse touche ce qui vient vers vous, tout ce qui vous entoure, y compris bien entendu les animaux, quels qu’ils soient.

vendredi 24 décembre 2010

Esprit de Noël

Photo : Alcib

Chaque année, c'est la même chose : je m'aperçois au matin du 24 décembre, que nous sommes à la veille de Noël et que je n'ai pratiquement rien accompli de ce que je me promettais de faire avant d'aller réveillonner en famille. Mon psychanalyste, si j'en avais un, donnerait sûrement une excellente explication à cela...
Je n'ai pourtant pas été inactif : à l'exception des moments de grande fatigue où je me suis contenté de lire ou de regarder quelques films et séries d'émissions britanniques, il me semble avoir été assez occupé ces dernières semaines. Il faut croire que, sur ma liste d'activités, peu d'entre elles concernaient la préparation de Noël. Cela pourrait s'expliquer, je crois, par le fait que je pense davantage aux célébrations de Noël auxquelles je voudrais participer qu'à celles que je connaîtrai vraiment...

Des amis très chers sont encore terriblement éprouvés et pour eux cette fête ne ressemblera en rien aux célébrations qu'ils ont connues dans le passé. « Ne pensez pas à nous, soyez heureux », m'écrivait quelqu'un il y a quelques jours. Je reste sans nouvelles d'autres personnes que j'aime beaucoup. Je penserai aux uns et aux autres en souhaitant à chacun un peu de calme, de réconfort et beaucoup d'amour. Je me réjouirai avec ceux qui sont joyeux et je serai de tout mon cœur avec ceux pour qui ces moments de réjouissances sont plus difficiles et plus douloureux.

J'ai reçu de certains lecteurs et lectrices fidèles de très beaux et très émouvants messages personnels auxquels je répondrai ; en attendant ma réponse personnelle, qu'ils en soient publiquement remerciés. Un ami lointain vient de m'appeler. Je me prépare à aller rejoindre certains membres de ma famille... Peu à peu, j'entre dans l'esprit de Noël.

Ce matin, au moment où j'allais ouvrir les stores du salon, j'ai entendu un bruit à la fenêtre, comme si quelqu'un voulait entrer (j'habite un appartement au sixième étage). Puisque le store de ce côté était à moitié fermé, il m'a fallu un petit moment avant d'apercevoir, perchés sur le bord de la fenêtre, deux oiseaux que je ne connais pas et que je n'ai jamais vus d'aussi près (ce n'étaient ni des mouettes, ni des pigeons, ni des mésanges ou des moineaux). Je suis resté plusieurs minutes à les observer faire leur toilette et se chauffer au soleil. Je veux croire qu'ils étaient porteurs d'un message de paix et de tendresse.

Je souhaite à tous, à chacun de vous, de très joyeuses fêtes, sous le signe de la sérénité, de la joie, de l'amour et du partage. Que la tendresse accompagne chacune de vos pensées, chacune de vos paroles, chacun de vos gestes.


Alexander avait depuis longtemps fait sienne cette règle de vie qui peut englober toutes les dimensions de la vie terrestre ; il en était lui-même une excellente illustration : « Bonne pensée. Bonne parole. Bonne action. »

lundi 20 décembre 2010

Jacqueline de Romilly - 1913-2010

Les amis de la Grèce antique, des lettres classiques, sont en deuil. Je reproduis ici un article de l'Agence France-Presse.


1913-2010 - L'éminente helléniste Jacqueline de Romilly
rejoint ses « chers Grecs »


Photo : Agence France-Presse Bertrand Guay
Jacqueline de Romilly, photographiée en 2008 à l’occasion de l’hommage
qui lui était rendu par le gouvernement grec pour
sa «contribution exceptionnelle» à la littérature grecque


Associated Press 20 décembre 2010 Actualités culturelles

Paris — Elle a rejoint ses «chers Grecs», Thucydide, Hérodote, Eschyle, Euripide ou Sophocle. Première femme professeure au Collège de France, l'académicienne Jacqueline de Romilly avait lié sa vie à la Grèce antique, partageant ses émerveillements pour les trésors de sa littérature et la naissance d'idées majeures.

L'immense helléniste s'est éteinte samedi à l'hôpital Ambroise-Paré, à Boulogne-Billancourt, selon son éditeur, Bernard de Fallois. Elle avait 97 ans.

Toute sa vie, la philologue avait mené un combat en faveur de l'apprentissage des langues anciennes et de la connaissance des mots pour faire barrage à la violence de la société. À ses yeux, l'enseignement des humanités donnait la possibilité de «retrouver l'élan intérieur, la simplicité première et l'éveil».

Sa carrière est jalonnée de nombreux ouvrages sur les auteurs de l'époque classique (comme Thucydide et les tragiques) ou sur l'histoire des idées et leur analyse dans la pensée grecque, particulièrement la loi et la démocratie, la douceur, la psychologie.

En 1995, elle avait reçu la nationalité grecque, avant d'être nommée six ans plus tard ambassadrice de l'hellénisme. «J'ai beaucoup plus rencontré Périclès et Eschyle que mes contemporains, confiait-elle au magazine Lire à 91 ans. Ils peuplent ma vie, de mon réveil à mon coucher.»

Sa carrière

Née à Chartres le 26 mars 1913, la fille de Jeanne Malvoisin, auteure de romans et de contes, et de Maxime David, professeur de philosophie tué pendant la Première Guerre mondiale, se passionne très vite pour les lettres classiques. Alors au lycée Molière, elle obtient des prix de grec et de latin au concours général en 1930, première année où les filles peuvent concourir. «Rien par la suite ne m'a jamais rendue aussi heureuse», dira-t-elle plus tard.

Ses études la conduiront à Louis-le-Grand, à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et à la Sorbonne. Et c'est un «hasard» — une lecture d'été — qui l'a-mènera à travailler sur Thucydide, historien du Ve siècle avant Jésus-Christ. «En phrases denses, chargées de sens, hautaines, subtiles, Thucydide pensait pour moi, en avant de moi», écrira-t-elle dans Pourquoi la Grèce? (1992).

Agrégée de lettres (1936), docteure ès lettres (1947), la jeune femme, qui épousera en 1940 Michel Worms de Romilly — dont elle divorcera — enseigne quelques années durant dans des lycées, puis se voit contrainte d'arrêter, le statut des juifs appliqué en octobre 1940 l'empêchant de dispenser des cours. La guerre finie, elle deviendra professeure de langue et de littérature grecques à l'Université de Lille (1949-1957), avant de rejoindre la Sorbonne de 1957 à 1973, date à laquelle elle sera la première femme nommée professeure au Collège de France, où sa chaire s'intitulera La Grèce et la formation de la pensée morale et politique.

En 1975, Jacqueline de Romilly sera aussi la première femme à devenir membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, qu'elle présidera en 1987. Et, huit ans après Marguerite Yourcenar, elle sera la deuxième femme à rejoindre, en 1988, l'Académie française.

«C'est incontestable, j'ai été gâtée, avouait-elle en 2007 au Point. J'ai eu la chance d'appartenir à une génération où les femmes accédaient pour la première fois au podium, où les portes s'ouvraient enfin.»

Sa connaissance de la Grèce ancienne lui vaudra des honneurs à l'étranger: elle est membre de nombre d'académies et docteur honoris causa de plusieurs universités en Europe, au Canada et aux États-Unis. Plusieurs distinctions lui seront décernées, dont le Grand Prix de l'Académie française (1984) et le prix Onassis pour la culture (Athènes, 1995).

La cause de l'enseignement

Le grand public la découvrira en 1984 à l'occasion de son passage à l'émission télévisée Apostrophes pour son livre intitulé L'Enseignement en détresse. Un cri d'alarme qu'elle ne cessera de lancer, fondant Sauvegarde des enseignements littéraires et Élan nouveau des citoyens, deux associations pour «réveiller les valeurs de la démocratie» et les «remettre au coeur du débat citoyen».

En 2007, cette femme à la formidable énergie avait signé un appel lancé aux candidats à la présidentielle pour dénoncer la «catastrophe éducative». «Pas très optimiste», elle espérait un sursaut, sinon, prévenait-elle, «nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie».

Invitée à dévoiler son secret de jouvence, Jacqueline de Romilly se disait habitée par la «conviction» et portée par la «force» que cela procure. Mais la vieillesse est un «terrible combat», «tout se dégrade, se défait, pouah, affreux!», lançait la philologue, pratiquement devenue aveugle.

L'helléniste, qui «n'aimait l'histoire que dans la mesure où elle explique la littérature», se déclarait passionnée, dans les textes grecs, par «la rencontre avec la naissance de la pensée raisonnée» et «l'irruption de la lumière» dans «un monde encore confus et obscur».

En marge de ses ouvrages savants, Jacqueline de Romilly avait écrit des livres grand public, des nouvelles et un roman, Ouverture à coeur, à 75 ans. Dans l'un de ses derniers livres, paru en 2008, Sourire innombrable — des «mémoires pour rire» — elle évoquait sa mère avec tendresse. Un livre loin de la Grèce ancienne mais dont le titre même rappelait la puissance des liens qui l'unissaient à ses auteurs. À sa source, un vers d'Eschyle: «Le sourire innombrable de la vague marine».

Hommages

Le président Nicolas Sarkozy a salué sa mémoire, jugeant qu'avec elle s'éteint «une grande humaniste dont la parole nous manquera».

«Jacqueline de Romilly a contribué autant à l'édification intellectuelle des jeunes générations, à l'instruction du grand public par ses nombreux ouvrages, qu'à la libération de la femme par l'exemple qu'elle a donné de sa propre élévation», indique-t-il dans un communiqué.

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a rendu hommage à «l'un des très grands esprits de notre temps».

«La Grèce aujourd'hui est en deuil, a indiqué le ministère grec de la Culture dans un communiqué. Dans des moments difficiles pour le pays, dont la réputation est souvent mise à l'épreuve, sa voix et son oeuvre furent déterminants pour mettre en valeur la culture grecque [...], notre pays a rarement eu de tels alliés.»

«C'est une perte pour notre pays», a estimé, sur France Info, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse, jugeant que le meilleur hommage à lui rendre «serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque, dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays».

«Elle faisait la conquête de beaucoup de gens parce qu'elle était extrêmement simple, mais en même temps elle était assez ferme dans sa manière d'être, a écrit Bernard de Fallois. Elle désarmait par son espèce d'autorité naturelle. Elle avait ce mélange de simplicité, de sérieux et de gaieté des grands professeurs», a-t-il ajouté.

***
Avec l'Agence France-Presse

On peut en savoir davantage sur Jacqueline de Romilly

dimanche 12 décembre 2010

Douglas and Friends...


En rentrant chez lui, après la représentation dont il faisait partie dans un théâtre de Londres, le 12 décembre 2009, Alistair a trouvé son ami Douglas inanimé. Le jeune bulldog venait à peine d'avoir un an !

Alistair adorait son jeune ami, qui était un cousin ou un neveu d'Alexander Bull. En voyant le chien d'Alexander, devant le British Museum où Alexander lui avait donné rendez-vous, Alistair avait immédiatement voulu adopter un bulldog et il était important pour lui que celui-ci provienne du même éleveur que l'ami d'Alexander.

Après avoir découvert par hasard l'existence de ce blogue et avoir reconnu dans les mots qui parlent d'Alexander le merveilleux garçon qu'il a connu à l'adolescence alors que tous deux fréquentaient le même collège, Alistair a écrit un premier commentaire l'automne dernier. Je lui ai demandé de m'écrire en privé et nous avons entretenu durant deux mois une correspondance pratiquement quotidienne. Il pleurait aussi le départ du Petit Prince. Je reconnaissais en Alistair un ami vraiment digne d'Alexander. Je l'ai mis en contact avec la meilleure amie d'Alexander qui s'est rendue à Londres pour rencontrer, à deux reprises, ce charmant jeune homme qui était pratiquement le jeune frère de notre Petit Prince.

Comme lui, il adorait la lecture et à peu près tout ce qu'aimait Alexander. Malgré son air fragile, Alistair aimait partir en excursion dans les pays les plus lointains, dans les régions les moins fréquentées du Monde, d'où il rapportait de magnifiques photos.


L'automne dernier, il m'avait envoyé de nombreuses photos de son ami Douglas dont il était si fier, si heureux. Le chien était superbe, si attendrissant, et les photos, prises à différentes occasions, étaient vraiment magnifiques. J'aime la photo que j'ai mise en tête de ce billet, trouvée sur Internet, mais les photos faites par Alistair, que j'ai imprimées en grand format, sont absolument incomparables.


Le dernier message que j'ai reçu d'Alistair remonte au 10 décembre 2009. Je m'inquiétais de de ne rien recevoir de sa part car il m'écrivait presque tous les jours. Le 27 décembre 2009, j'ai appris que Douglas était décédé le 12 décembre et que peu de temps après Alistair avait eu un terrible accident et que depuis deux semaines Alistair était aux soins intensifs dans un hôpital de Londres. Jane s'est immédiatement rendue à Londres pour voir Alistair mais comme elle n'était pas de sa famille officielle, l'hôpital n'a pas voulu la laisser voir Alistair ni donner de ses nouvelles. Tout ce qu'ils ont accepté de faire, c'est de remettre la lettre qu'a écrite Jane avant de quitter l'hôpital. Quelques jours plus tard, nous avons appris par des collègues de travail que sa famille était venue chercher Alistair. Depuis, nous sommes sans nouvelle et comme nous ne connaissons sa famille que de nom et que nous n'avons pas ses coordonnées, il n'y a pas moyen de communiquer avec elle.


Les bulldogs ont un système respiratoire fragile. S'ils sont à l'aise dans le froid et s'ils aiment jouer dans la neige, ils ne supportent pas du tout la chaleur (l'été dernier, en visite à Paris, Alexander Bull a dû passer trois jours sous observation dans une clinique à cause de la chaleur). Ils peuvent faire de l'apnée du sommeil. C'est probablement ce qui a emporté Douglas : il dormait en attendant son ami et il ne s'est tout simplement pas réveillé...


Chaque jour, je continue de penser à Douglas. Il me serait impossible de l'oublier : de magnifiques photos de lui entourent ma table de travail et je porte toujours l'une d'elles sur moi.

Je pense aussi à Alistair bien sûr. L'image d'un très beau garçon qui lui ressemble accompagne les photos qu'il m'a envoyées de son ami Douglas. Je ne me résigne pas à son silence et à ne pas avoir de ses nouvelles. J'espère qu'il m'écrira lui-même bientôt... Si par hasard quelqu'un le connaissait...

La vie est parfois difficile. Mais ce qui est le plus insupportable, c'est l'absence, le silence et l'inquiétude pour ceux que l'on aime. Je pense à Alexander, je pense à Alistair, je pense à Alexandre le Gallois... Je pense évidemment à Jane à qui il vient d'arriver une épouvantable catastrophe (comme si elle avait besoin d'une nouvelle épreuve !!!) ; les conséquences se feront sentir durant les mois à venir et, de toute façon, les choses ne seront plus comme avant...

mardi 7 décembre 2010

Le cheval du Petit Prince


« Pour l'éducation d'un jeune prince, la fréquentation des chevaux
est ce qu'il y a de mieux, car jamais un cheval ne le flattera. »
Plutarque (v. 50 - v. 125)

« Ne donnez pas d'argent à vos enfants, donnez-leur un cheval. »
Winston Churchill (1874-1965)

Voilà deux citations qu'Alexander n'hésiterait pas à reprendre à son compte. S'il n'avait pas « besoin » d'un cheval pour parfaire son éducation, Alexander ne voulait en être séparé le moins longtemps possible. Les chevaux ont été ses amis dès sa première enfance et il leur est resté fidèle. Quelques mois avant son départ, il jouait au polo (et il voulait que son équipe remporte la partie car il jouait pour son Alcib). Et lorsqu'il gagnait, il en accordait tout le mérite au cheval. Après la partie, disait-il, ce sont les chevaux qui étaient félicités et récompensés.

Parmi les cadeaux de son dernier Noël, il y avait un magnifique poulain d'à peine trois mois, qui avait reçu le nom de « Montréal ». Ce poulain est devenu un magnifique pur-sang qui ne saura jamais quel extraordinaire ami il a eu.

Les images et les citations proviennent de ce très beau livre :

jeudi 2 décembre 2010

L'Amour médecin

En fin d'après-midi je revenais d'une course dans le quartier quand j'ai vu, quelques mètres devant moi, un petit attroupement de personnes qui semblaient bouleversées. En regardant plus attentivement, j'ai vu deux ou trois personnes penchées au-dessus d'un jeune homme couché sur la chaussée. En arrivant à leur hauteur, j'ai vu le visage du jeune homme tout ensanglanté (en fait, on ne voyait que du sang). Je ne me suis pas arrêté. Je me suis dit que parmi la dizaine de personnes qui étaient là, il y avait sûrement quelqu'un qui avait appelé les services d'urgence. J'ai poursuivi ma route, bouleversé, en essayant de comprendre ce qui avait pu se passer. Ce qui me semble le plus probable, c'est que ce jeune homme qui rentrait chez lui avec son sac de provisions avait sans doute fait un faux mouvement, glissé sur la bord du trottoir, et s'était cassé la figure sur le pavé ou sur l'arête du trottoir...

En marchant, je ne pouvais pas m'empêcher de penser qu'Alexander était médecin. S'il était passé par là, il se serait arrêté pour prodiguer les premiers soins à ce jeune homme qui était peut-être attendu pour préparer le repas du soir... Je n'arrivais pas à oublier le visage ensanglanté de ce jeune homme... Je repensais aux longues heures de travail d'Alexander qui, à la salle d'urgence voyait chaque jours arriver tant de personnes qui souffraient ou dont la vie était menacée...

Je me souviens d'une nuit où nous nous parlions sur MSN ; Harry le siamois et Alexander le bulldog dormaient paisiblement près de lui. Dans le silence de la nuit, Alexander avait cru entendre un coup de feu près de chez lui. Même s'il était fatigué, malade même, son premier réflexe a été de penser qu'il était médecin et qu'il y avait peut-être dans la rue quelqu'un de grièvement blessé... J'ai réussi à le dissuader de s'habiller et de sortir dans la nuit froide sans savoir s'il pouvait vraiment être utile.

J'ai déposé mes provisions chez moi et je suis reparti marcher vers le mont Royal. Les images continuaient de tourner dans ma tête, les émotions se bousculaient... Je pensais au plus adorable des jeunes médecins qui s'inquiétait si je ne me sentais pas bien et dont l'amour me faisait oublier tous mes maux. Je sentais monter en moi la même angoisse qui accompagnait mes promenades lorsque Alexander, sur un lit d'hôpital, combattait lui-même une fièvre intense qui durant des jours ne voulait pas diminuer et que, de ce côté de l'Atlantique, j'attendais les nouvelles que me donnerait « Docteur Jane » aussitôt qu'elle pourrait laisser sa main un moment...

lundi 29 novembre 2010

Réjouissances royales


C'est officiel : c'est exactement dans cinq mois, le 29 avril 2011, que le prince William épousera son amie de quelques années déjà, Kate Middleton. La famille royale britannique a confirmé la semaine dernière la date du mariage ainsi que le lieu de la cérémonie.


Alors que ses parents, le prince Charles et Lady Di, s'étaient mariés à la cathédrale Saint-Paul, en 1981, le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, a plutôt choisi l'abbaye de Westminster.

Sachant qu'Alexander était voisin de l'abbaye de Westminster, je me souviens qu'au début de nos conversations, au printemps 2008, j'avais mentionné que je savais que c'était l'église la plus célèbre de Londres et que de très nombreuses cérémonies, souvent grandioses, y avaient été tenues au cours des siècles. Alexander avait précisé que malheureusement il y avait eu là, aussi, les plus tristes, les plus déchirantes cérémonies au monde. Je n'avais pas demandé de précision, mais j'avais deviné ce qu'il avait en tête.

Alexander était fier d'être né en Angleterre : il en aimait sa culture, ses traditions, ses institutions... Je regrette qu'il n'ait pas pu voir l'éventuel couronnement du prince Charles. Il aurait été heureux d'être témoin du mariage du prince William, né à peine deux mois après lui.



Pour ses fiançailles, William a offert à Kate la bague de fiançailles portée par sa mère. C'est une bague magnifique !


En cette période de morosité économique et politique, ce mariage à venir apportera un peu de rêve, viendra nourrir l'imaginaire des Britanniques, cimenter l'affection pour la famille royale, resserrer les liens entre les Britanniques, stimuler une partie de l'économie, etc.


Fervente admiratrice de Lady Di, dont elle s'inspire dans ses tenues vestimentaires, notamment, Kate Middleton inspirera aussi bien des jeunes filles. Déjà, on peut commander une copie de sa robe de fiançailles...



Le zoo de Chester, en Grande-Bretagne, a profité des fiançailles de William et Kate pour présenter son nouveau couple aviaire royal : il s'agit de Spéos royaux ou de Choucadors royaux. Ceux-ci ont été nourris au biberon. Ils sont originaires du Kenya, où le prince William a demandé Kate Middleton en mariage. Si vous pensez que l'on a donné à ce couple d'oiseaux, devenus célèbres, le prénom de Kate et de William... vous aurez raison.