
Depuis quelques jours, je réfléchis aux arguments que je pourrai donner pour ne pas participer aux célébrations qui auront lieu dans mon entourage, tant dans le milieu professionnel que dans le milieu familial. Quant aux amis, ils sont tous assez dispersés ; certains, parmi les plus chers, ne sont même pas au pays (j'appelle « pays » le Québec, cet espace géopolitique où je vis). Je pourrai difficilement refuser de perpétuer la tradition établie depuis plusieurs années ; un couple d'amis m'invitera à venir monter avec eux l'arbre de Noël et nous dégusterons ensuite le sublime repas qu'aura préparé Laure pendant que Marc et moi aurons accroché au sapin les multiples décorations, colorées et lumineuses. J'irai sans doute dîner aussi chez un autre ami qui, comme moi, n'a pas tellement l'esprit de famille ; le repas sera simple, mais il y aura du très bon vin. Au cours de la semaine prochaine, je devrais aussi manger avec « mon voisin » avant qu'il ne retourne à Las Vegas...
J'en étais donc là de ces réflexions en fin d'après-midi quand je suis sorti pour aller faire quelques courses. Je devais passer à la Poste prendre livraison d'un envoi qui m'était destiné ; on avait sonné à la porte ce matin et je me doutais bien que ce devait être le facteur, mais je n'avais pas envie de répondre à cette heure si matinale : je me suis dit que si c'était important, je le saurais bien assez tôt et, pour être tout à fait franc, je n'attendais rien de bon qui puisse venir par la poste et qui exige une signature. J'avais déjà reçu un colis au début de la semaine...
C'était donc un colis qui m'attendait à la Poste : j'ai immédiatement reconnu l'écriture du Premier Grand Amour de ma vie ; j'ai cru qu'il pouvait s'agir d'une cassette vidéo ou d'un DVD de ses dernières émissions de télévision. Je verrais bien en arrivant à la maison... Je me suis arrêté chez le marchand de journaux du coin pour faire vérifier si le billet de loterie acheté mardi rapportait quelque chose ; surprise : je gagnais un petit montant, pas assez pour faire des folies, pas même pour acheter un billet d'avion, mais c'était déjà quelque chose. En rentrant, j'ai écouté les messages sur le répondeur : il y avait encore des invitations tardives pour des repas du temps des fêtes ; même chose dans le courrier électronique, en plus des très belles cartes électroniques venant notamment de Bruxelles.... Parmi la correspondance, il y avait aussi une lettre de l'un de mes anciens professeurs d'université, un mentor, pour qui j'ai beaucoup d'admiration et je dirai pourquoi un jour prochain ; sa lettre est accompagnée d'un texte qu'il présentera dans quelques mois lors d'un colloque réunissant des universitaires et des professionnels des communications ; il me demande mon avis sur son texte et des suggestions pour l'améliorer : c'est plutôt flatteur, non ?

Et, curieusement, le colis que j'ai fini par ouvrir, provenant de Toronto, contenait... dans une boîte métallique si joliment emballée, des savons à l'huile d'olive, au miel, à la verveine et à la lavande, des produits de la Savonnerie de l'Occitane, de Manosque en Provence. Je ne sais pas pourquoi cette référence à la Provence de la part de ce Premier Grand Amour de ma vie ; souvenir de vacances récentes dans ce pays merveilleux, peut-être ? Il y avait bien une carte magnifique avec le colis, contenant quelques mots et... autre chose ; mais rien qui explique la raison de ce choix. Je le saurai bientôt.

3 commentaires:
S'il est quelque chose qui ne se commande pas, c'est bien l'affection. D'habitude, c'est même plutôt elle qui commande :-)
Je suis heureuse de la tournure agréable de ta journée! Je crois que tous ces témoignages, ils t'arrivent parce que tu les mérites!
Je te remercie Magique, du commentaire et de la pensée que je sais sincère... Je te ferai une confidence : j'ai aussi beaucoup pensé à toi en écrivant ce billet.
hehehehe! C'estle titre j'imagine? :)
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